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Mobilisation contre le CPE, 7 mars!
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Catastrophe sociale
Re: Mobilisation contre le CPE, 7 mars!
Catastrophe sociale pour les jeunes...
* 64% des -26 ans débutent leur vie professionnelle par un contrat temporaire. Ils doivent attendre 8 à 11 ans avant d'obtenir un emploi stable.
* Entre 1973 et 2002, 35 dispositifs différents pour l'emploi des jeunes ont été utilisés en France. 40% des travailleurs de - 26 ans «bénéficient» de l'un d'entre eux.1
* Dans les entreprises de moins de 20 personnes, 80% des contrats de nouvelle embauche (première version des CPE) n'ont pas été renouvelés.2
* La France compte 5 millions de chômeurs. Un quart des - 25 ans ne trouve pas d'emploi. Un tiers des sans-abri ont un travail avec un salaire qui ne leur permet pas de se loger.3
* 64% des -26 ans débutent leur vie professionnelle par un contrat temporaire. Ils doivent attendre 8 à 11 ans avant d'obtenir un emploi stable.
* Entre 1973 et 2002, 35 dispositifs différents pour l'emploi des jeunes ont été utilisés en France. 40% des travailleurs de - 26 ans «bénéficient» de l'un d'entre eux.1
* Dans les entreprises de moins de 20 personnes, 80% des contrats de nouvelle embauche (première version des CPE) n'ont pas été renouvelés.2
* La France compte 5 millions de chômeurs. Un quart des - 25 ans ne trouve pas d'emploi. Un tiers des sans-abri ont un travail avec un salaire qui ne leur permet pas de se loger.3
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Catastrophe sociale
Re: Mobilisation contre le CPE, 7 mars!
Contrat première embauche': bosse et tais-toi!
Le «contrat première embauche» qui vient d'être imposé en France prévoit une période d'essai de deux ans, pendant laquelle le patron peut licencier sans motif, du jour au lendemain. Les jeunes ne l'acceptent pas.
Officiellement, le "contrat première embauche" (CPE), qui concerne désormais en France tous les moins de 26 ans, est un contrat de travail à durée indéterminée. Mais il est plein de vices cachés.
Le plus énorme: la période d'essai est de 2 ans, pendant laquelle le patron peut licencier sans motif (ce qui est contraire au droit du travail et aux conventions internationales), sans indemnité et avec un préavis quasi inexistant. "Deux longues années où les CPE seront corvéables, exploitables, flexibles à volonté devant le patron tout puissant. Chaque matin, chaque soir à l'entrée de l'entreprise, le patron aura le pouvoir d'agiter l'épée de Damoclès et de trancher celle ou celui qui n'aura pas été à la hauteur de ses exigences de production. Refuser de travailler le soir, la nuit, le samedi, le dimanche, en juillet, en août, à Noël, de laver les carreaux ou de faire les "chiottes" ou oser demander un bleu, des gants, une journée, sera le prétexte et la cause de votre mise à la rue" écrit l'Union locale de la Confédération générale du travail (CGT) dans un tract distribué aux lycéens d'Arras (nord de la France). Inutile d'espérer, dans ces conditions, pouvoir acheter une voiture ou trouver un logement...
En cas de licenciement, le travailleur n'a aucun droit au chômage jusqu'au 4ème mois. Ensuite, 460 euros par mois seulement, pendant ... deux mois.
Par contre, tous les CPE signés au profit de jeunes de moins de 26 ans au chômage depuis plus de 6 mois sont totalement exonérés de charges patronales.
A 25 ou 57 ans, la même précarité
Le gouvernement français dit vouloir réduire le chômage en flexibilisant les contrats de travail. Aubaine pour les employeurs, qui préfèrent embaucher des CPE plutôt que des CDI, sans que les chômeurs puissent refuser. Le gouvernement souhaite aussi maintenir les quinquagénaires au travail, par une succession de deux CDD (contrat à durée déterminée) de 18 mois à partir de 57 ans. Sinon, on leur retire leurs indemnités.
Résultat: le nombre de candidats pour un même poste de travail augmentera et les travailleurs seront obligés d'accepter des conditions d'embauche de plus en plus précaires.
Au delà du CPE, c'est en fait le droit du travail en général qui est visé. Le but est d'obliger tout le monde à accepter la précarité. Il est probable qu'au bout des deux ans "d'essai", peu de CPE seront transformés en CDI. D'autres CPE seront embauchés, voilà tout. Et l'organisation patronale française, le Medef, a déjà demandé la généralisation de ce type de contrats à tous les travailleurs, quel que soit leur âge. Laurence Parisot, nouvelle présidente du Medef, a d'ailleurs déclaré récemment: "La vie, la santé, l'amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ?"
Le gouvernement et les patrons veulent dès maintenant habituer les jeunes à travailler dans la précarité. Les CPE font d'ailleurs partie d'un plan plus large, soi-disant "pour l'égalité des chances", qui prévoit aussi le retour du travail des enfants, avec l'apprentissage à 14 ans et le travail de nuit possible dès 15 ans. Voilà le nouveau modèle social: travail des enfants, emploi précaire et sans garantie jusqu'à un âge de plus en plus avancé. Un modèle qui se rapproche de plus en plus de la société à l'américaine.
Le «contrat première embauche» qui vient d'être imposé en France prévoit une période d'essai de deux ans, pendant laquelle le patron peut licencier sans motif, du jour au lendemain. Les jeunes ne l'acceptent pas.
Officiellement, le "contrat première embauche" (CPE), qui concerne désormais en France tous les moins de 26 ans, est un contrat de travail à durée indéterminée. Mais il est plein de vices cachés.
Le plus énorme: la période d'essai est de 2 ans, pendant laquelle le patron peut licencier sans motif (ce qui est contraire au droit du travail et aux conventions internationales), sans indemnité et avec un préavis quasi inexistant. "Deux longues années où les CPE seront corvéables, exploitables, flexibles à volonté devant le patron tout puissant. Chaque matin, chaque soir à l'entrée de l'entreprise, le patron aura le pouvoir d'agiter l'épée de Damoclès et de trancher celle ou celui qui n'aura pas été à la hauteur de ses exigences de production. Refuser de travailler le soir, la nuit, le samedi, le dimanche, en juillet, en août, à Noël, de laver les carreaux ou de faire les "chiottes" ou oser demander un bleu, des gants, une journée, sera le prétexte et la cause de votre mise à la rue" écrit l'Union locale de la Confédération générale du travail (CGT) dans un tract distribué aux lycéens d'Arras (nord de la France). Inutile d'espérer, dans ces conditions, pouvoir acheter une voiture ou trouver un logement...
En cas de licenciement, le travailleur n'a aucun droit au chômage jusqu'au 4ème mois. Ensuite, 460 euros par mois seulement, pendant ... deux mois.
Par contre, tous les CPE signés au profit de jeunes de moins de 26 ans au chômage depuis plus de 6 mois sont totalement exonérés de charges patronales.
A 25 ou 57 ans, la même précarité
Le gouvernement français dit vouloir réduire le chômage en flexibilisant les contrats de travail. Aubaine pour les employeurs, qui préfèrent embaucher des CPE plutôt que des CDI, sans que les chômeurs puissent refuser. Le gouvernement souhaite aussi maintenir les quinquagénaires au travail, par une succession de deux CDD (contrat à durée déterminée) de 18 mois à partir de 57 ans. Sinon, on leur retire leurs indemnités.
Résultat: le nombre de candidats pour un même poste de travail augmentera et les travailleurs seront obligés d'accepter des conditions d'embauche de plus en plus précaires.
Au delà du CPE, c'est en fait le droit du travail en général qui est visé. Le but est d'obliger tout le monde à accepter la précarité. Il est probable qu'au bout des deux ans "d'essai", peu de CPE seront transformés en CDI. D'autres CPE seront embauchés, voilà tout. Et l'organisation patronale française, le Medef, a déjà demandé la généralisation de ce type de contrats à tous les travailleurs, quel que soit leur âge. Laurence Parisot, nouvelle présidente du Medef, a d'ailleurs déclaré récemment: "La vie, la santé, l'amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ?"
Le gouvernement et les patrons veulent dès maintenant habituer les jeunes à travailler dans la précarité. Les CPE font d'ailleurs partie d'un plan plus large, soi-disant "pour l'égalité des chances", qui prévoit aussi le retour du travail des enfants, avec l'apprentissage à 14 ans et le travail de nuit possible dès 15 ans. Voilà le nouveau modèle social: travail des enfants, emploi précaire et sans garantie jusqu'à un âge de plus en plus avancé. Un modèle qui se rapproche de plus en plus de la société à l'américaine.
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culture générale
Re: Mobilisation contre le CPE
La pensée libérale a toujours utilisé la rhétorique des effets pervers pour critiquer les réformes sociales. L'idée que l'enfer est pavé de bonnes intentions a servi contre les institutions les plus emblématiques de l'Etat-providence : par exemple la protection des travailleurs, poussée trop loin, se retournerait contre l'emploi en décourageant les nouveaux recrutements.
Pour la première fois peut-être, avec le contrat première embauche (CPE), la rhétorique des effets pervers pourrait bien s'appliquer à une réforme libérale. En effet, il y a un risque élevé que le CPE aggrave, au lieu de le diminuer, le chômage des jeunes, contrairement aux intentions de ses promoteurs. Et ce pour deux raisons techniques, non encore mentionnées dans le débat public.
Voici la première. Admettons pour le moment qu'il y ait bien une catégorie spécifique et homogène sur le marché du travail appelée "jeunes de moins de 26 ans". On sait que le taux de chômage de cette catégorie d'âge est beaucoup plus élevé que celui de la tranche d'âge immédiatement suivante. L'erreur commence quand on en déduit immédiatement que les jeunes seraient moins employables que les autres.
Or que nous disent les statistiques sur la durée moyenne de chômage des "jeunes" ? Elle est significativement plus faible que celle de toutes les autres classes d'âge : trois mois de 20 à 24 ans, contre dix mois de 40 à 44 ans (ancienneté médiane de chômage, selon l'enquête emploi 2003). C'est-à-dire que les "jeunes", toutes choses égales par ailleurs, sortent du chômage, en moyenne, plus vite que les autres salariés. Autrement dit, ils ne sont pas moins employables, ils sont plus employables (toujours en acceptant de raisonner sur une moyenne). Comment est-ce compatible avec un chômage relativement plus important des jeunes ? La réponse est cachée dans l'autre variable composant le taux de chômage : à chaque période, les jeunes qui sortent en moyenne plus vite du chômage, sont, proportionnellement, encore plus nombreux à entrer en chômage. La réconciliation de ces deux constats tient en une seule expression : emplois précaires. Les jeunes passent plus souvent que les autres sur le marché du travail, parce qu'on leur propose et qu'ils acceptent, plus souvent que les autres, des emplois de courte durée.
Dans ces conditions, il faut faire preuve d'un optimisme scientifiquement infondé pour voir dans le CPE un remède miracle contre la précarité à l'origine du chômage des jeunes. Bien au contraire, le CPE rajoute, à une liste déjà bien fournie (CDD, intérim, contrats aidés, etc.), un nouveau facteur de rotation des emplois : le droit de licencier sans explication à tout moment pendant un délai maximum de vingt-quatre mois ! Cette façon de rechercher la flexibilité au niveau des jeunes risque de produire plus de précarité qu'elle n'en éliminera.
Mais il y a une deuxième raison de douter de l'efficacité du remède proposé. Tout ce qui précède suppose, comme le fait explicitement le CPE, que l'on doit mettre à part dans le fonctionnement du marché du travail les jeunes de moins de 26 ans : ceux-ci formeraient une catégorie statistique homogène. Or il n'en est rien. L'approche institutionnaliste du marché du travail nous a appris que le chômage est associé à une dynamique de sélection de salariés, et qu'il est concentré sur les actifs peu qualifiés, avant toute considération d'âge. Il conviendrait donc (au minimum) de distinguer, au sein des jeunes de moins de 26 ans, ceux qui sont peu ou pas qualifiés, ceux qui ont une qualification décalée par rapport aux demandes des entreprises et ceux qui sont très qualifiés. Leurs problèmes éventuels de chômage appelleraient chaque fois un traitement spécifique. Les promoteurs les plus avertis du CPE en conviendraient volontiers. Malheureusement, cela n'empêchera pas le CPE de produire son impact déstructurant. Cela passe par deux mécanismes bien connus.
Il y a d'abord un effet de signalement et de stigmatisation, qui confirme à tous les recruteurs qu'embaucher un jeune de moins de 26 ans est une opération tellement aventureuse qu'il faut des avantages exceptionnels pour la rendre économiquement rationnelle - en l'occurrence rien de moins qu'une suspension d'une partie du code du travail ! Il y a ensuite un effet de coordination et d'institutionnalisation : cette catégorie nouvelle, dans la mesure même de son succès, va s'intégrer aux pratiques de gestion des effectifs par les entreprises. Sur quelle base ?
La probabilité est élevée que ce soient les peu ou pas qualifiés qui déteignent sur les autres segments, plutôt que l'inverse : on verra des jeunes, qui auraient pu accéder à un CDI standard, devoir se contenter d'un CPE ; inversement on ne voit pas pourquoi la situation des jeunes les moins qualifiés tirerait un quelconque bénéfice de la dégradation du sort de leurs congénères mieux lotis. A nouveau, cette façon de concentrer la recherche de la flexibilité sur l'ensemble des jeunes risque de se révéler contre-productive, cette fois en créant de la précarité là où il n'y en avait pas. Certes le principe du vaccin consiste à inoculer le mal pour mieux s'en protéger. Ainsi (peut-être) de la flexibilité et de la précarité. Encore faut-il ne pas se tromper de dose.
Olivier Favereau, économiste, est professeur de sciences économiques à l'université Paris-X.
Pour la première fois peut-être, avec le contrat première embauche (CPE), la rhétorique des effets pervers pourrait bien s'appliquer à une réforme libérale. En effet, il y a un risque élevé que le CPE aggrave, au lieu de le diminuer, le chômage des jeunes, contrairement aux intentions de ses promoteurs. Et ce pour deux raisons techniques, non encore mentionnées dans le débat public.
Voici la première. Admettons pour le moment qu'il y ait bien une catégorie spécifique et homogène sur le marché du travail appelée "jeunes de moins de 26 ans". On sait que le taux de chômage de cette catégorie d'âge est beaucoup plus élevé que celui de la tranche d'âge immédiatement suivante. L'erreur commence quand on en déduit immédiatement que les jeunes seraient moins employables que les autres.
Or que nous disent les statistiques sur la durée moyenne de chômage des "jeunes" ? Elle est significativement plus faible que celle de toutes les autres classes d'âge : trois mois de 20 à 24 ans, contre dix mois de 40 à 44 ans (ancienneté médiane de chômage, selon l'enquête emploi 2003). C'est-à-dire que les "jeunes", toutes choses égales par ailleurs, sortent du chômage, en moyenne, plus vite que les autres salariés. Autrement dit, ils ne sont pas moins employables, ils sont plus employables (toujours en acceptant de raisonner sur une moyenne). Comment est-ce compatible avec un chômage relativement plus important des jeunes ? La réponse est cachée dans l'autre variable composant le taux de chômage : à chaque période, les jeunes qui sortent en moyenne plus vite du chômage, sont, proportionnellement, encore plus nombreux à entrer en chômage. La réconciliation de ces deux constats tient en une seule expression : emplois précaires. Les jeunes passent plus souvent que les autres sur le marché du travail, parce qu'on leur propose et qu'ils acceptent, plus souvent que les autres, des emplois de courte durée.
Dans ces conditions, il faut faire preuve d'un optimisme scientifiquement infondé pour voir dans le CPE un remède miracle contre la précarité à l'origine du chômage des jeunes. Bien au contraire, le CPE rajoute, à une liste déjà bien fournie (CDD, intérim, contrats aidés, etc.), un nouveau facteur de rotation des emplois : le droit de licencier sans explication à tout moment pendant un délai maximum de vingt-quatre mois ! Cette façon de rechercher la flexibilité au niveau des jeunes risque de produire plus de précarité qu'elle n'en éliminera.
Mais il y a une deuxième raison de douter de l'efficacité du remède proposé. Tout ce qui précède suppose, comme le fait explicitement le CPE, que l'on doit mettre à part dans le fonctionnement du marché du travail les jeunes de moins de 26 ans : ceux-ci formeraient une catégorie statistique homogène. Or il n'en est rien. L'approche institutionnaliste du marché du travail nous a appris que le chômage est associé à une dynamique de sélection de salariés, et qu'il est concentré sur les actifs peu qualifiés, avant toute considération d'âge. Il conviendrait donc (au minimum) de distinguer, au sein des jeunes de moins de 26 ans, ceux qui sont peu ou pas qualifiés, ceux qui ont une qualification décalée par rapport aux demandes des entreprises et ceux qui sont très qualifiés. Leurs problèmes éventuels de chômage appelleraient chaque fois un traitement spécifique. Les promoteurs les plus avertis du CPE en conviendraient volontiers. Malheureusement, cela n'empêchera pas le CPE de produire son impact déstructurant. Cela passe par deux mécanismes bien connus.
Il y a d'abord un effet de signalement et de stigmatisation, qui confirme à tous les recruteurs qu'embaucher un jeune de moins de 26 ans est une opération tellement aventureuse qu'il faut des avantages exceptionnels pour la rendre économiquement rationnelle - en l'occurrence rien de moins qu'une suspension d'une partie du code du travail ! Il y a ensuite un effet de coordination et d'institutionnalisation : cette catégorie nouvelle, dans la mesure même de son succès, va s'intégrer aux pratiques de gestion des effectifs par les entreprises. Sur quelle base ?
La probabilité est élevée que ce soient les peu ou pas qualifiés qui déteignent sur les autres segments, plutôt que l'inverse : on verra des jeunes, qui auraient pu accéder à un CDI standard, devoir se contenter d'un CPE ; inversement on ne voit pas pourquoi la situation des jeunes les moins qualifiés tirerait un quelconque bénéfice de la dégradation du sort de leurs congénères mieux lotis. A nouveau, cette façon de concentrer la recherche de la flexibilité sur l'ensemble des jeunes risque de se révéler contre-productive, cette fois en créant de la précarité là où il n'y en avait pas. Certes le principe du vaccin consiste à inoculer le mal pour mieux s'en protéger. Ainsi (peut-être) de la flexibilité et de la précarité. Encore faut-il ne pas se tromper de dose.
Olivier Favereau, économiste, est professeur de sciences économiques à l'université Paris-X.
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pepette
Re: Mobilisation contre le CPE, 7 mars!
stopper les articles de journaux et forger vous une opinion personnelle et evitez d'avoir une vision médiatique du conflit
la vulgarisation de tous ces articles nous rend moins objectifs,
la réalité est telle que l'offre est inférieur à la demande
le gouvernement propose et la france descend dans la rue
et la majorité silencieuse qu'en pense t-elle, un cpe c'est mieux que rien alors comme la dit véro regardons autour de nous et soyons moins nombriliste
la vulgarisation de tous ces articles nous rend moins objectifs,
la réalité est telle que l'offre est inférieur à la demande
le gouvernement propose et la france descend dans la rue
et la majorité silencieuse qu'en pense t-elle, un cpe c'est mieux que rien alors comme la dit véro regardons autour de nous et soyons moins nombriliste
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Aurelie
Re: Mobilisation contre le CPE, 7 mars!
Pepette,
Regarde autour de toi aussi et vois tu beaucoup de monde heureux de sa situation... combien de personne travaille en etant sous payée, combien ont des emplois qui ne les interresse pas plus que ça, combien vont preferer etre aux chomage plutot que d'aller se faire exploiter.
Ok, le gouvernement propose et la france descend dans la rue, mais pourquoi les propositions sont elles toujours au dépend des plus jeunes... parce qu'on leur impose une dictature" travaille et taie toi."
Tu ne crois pas qu'avant de faire des propositions, il faudrai commencer par le commencement... Que les membres du gouvernement cessent d'utiliser l'argent publique betement. Ainsi ils pouuraient avoir suffisamment d'argent pour financer des projets coherents.
Il faut entendre ce qu'il ya derriere ces manifs, ce n'est pas que le CPE le probleme, c'est la France en general qui se regarde le nombril.
Le seul nombril que je regarde c'est celui de tous les enfants et jeunes qui vont devoir payer la retraite de 3 personnes, tout en ayant un emploi précaire, sans oublier la crise de l'immobilier...
IL faut se rendre à l'évidence, si rien n'est fait aujourd'hui, ce sera vraiment la "M...." dans pas si longtemps.
Regarde autour de toi aussi et vois tu beaucoup de monde heureux de sa situation... combien de personne travaille en etant sous payée, combien ont des emplois qui ne les interresse pas plus que ça, combien vont preferer etre aux chomage plutot que d'aller se faire exploiter.
Ok, le gouvernement propose et la france descend dans la rue, mais pourquoi les propositions sont elles toujours au dépend des plus jeunes... parce qu'on leur impose une dictature" travaille et taie toi."
Tu ne crois pas qu'avant de faire des propositions, il faudrai commencer par le commencement... Que les membres du gouvernement cessent d'utiliser l'argent publique betement. Ainsi ils pouuraient avoir suffisamment d'argent pour financer des projets coherents.
Il faut entendre ce qu'il ya derriere ces manifs, ce n'est pas que le CPE le probleme, c'est la France en general qui se regarde le nombril.
Le seul nombril que je regarde c'est celui de tous les enfants et jeunes qui vont devoir payer la retraite de 3 personnes, tout en ayant un emploi précaire, sans oublier la crise de l'immobilier...
IL faut se rendre à l'évidence, si rien n'est fait aujourd'hui, ce sera vraiment la "M...." dans pas si longtemps.
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Melissa
Re: Mobilisation contre le CPE, 7 mars!
Chui d'accord avec toi Aurelie!
Et la je ressens vraiment un sentiment de revolte naitre en moi. J'ai l'impression que ce gouvernement se fout ouvertement de notre gueule, evidemment, ils sont tres loin de la realité.
Ce qui s'est passé en Novembre dernier n'aura donc servi a rien...?
En plus, le gouvernement sait tres bien que tout ca va prendre (est deja en train de prendre) une ampleur inconsiderable, et ca c'est bon pour l'election de Sarkozy l'année prochaine.
Finalement moi aussi j'ai tres peur
ups!: J'ai honte aussi...
S'il faut en venir à soulever des pavés, alors malheureusement, du haut de mes 26ans et mes 52kg, je serais de la partie...
Et la je ressens vraiment un sentiment de revolte naitre en moi. J'ai l'impression que ce gouvernement se fout ouvertement de notre gueule, evidemment, ils sont tres loin de la realité.
Ce qui s'est passé en Novembre dernier n'aura donc servi a rien...?
En plus, le gouvernement sait tres bien que tout ca va prendre (est deja en train de prendre) une ampleur inconsiderable, et ca c'est bon pour l'election de Sarkozy l'année prochaine.
Finalement moi aussi j'ai tres peur
S'il faut en venir à soulever des pavés, alors malheureusement, du haut de mes 26ans et mes 52kg, je serais de la partie...
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elise
Re: Mobilisation contre le CPE, 7 mars!
le cpe est manifestement cohérent,
cependant un point reste à éclaircir, sur le '"l'optimisme scientifiquement infondé"
il me semble qu'en ce qui concerne le cpe,
il serait judicieux d' avoir un regard pragmatique sur la situation et non empirique.
en effet le chômage touche les jeunes et ce depuis des générations, effectivement ils acceptent tous les petits boulots peut-il en être autrement?
lorsqu'un jeune se trouve dans une situation
précaire au bas de l''échelle, il n'a pas d'autre alternative que de grimper le premier pallier de l'échelle de manière à diminuer sa précarisation et ce jusqu'à qu'il ait atteint le dernier pallier de l'échelle
.
Autrement la précarité est un chemin certes épineux qu'il est difficile de contourner, mais il est aussi similaire à l"enfer pavé de bonnes intentions" qui aboutira certainement à un résultat pas dans l'immédiat, mais dans quelques années. combien de jeunes ont du "galérer" avant d'atteindre le sommet, comme par exemple azouz bégag, , ou bien le directeur marketting d'EDF, etc...
alors la précarité fait partie inégrante de notre histoire personnelle
A moins que certains d'entre vous n'en saisissent pas le sens exact et bien dommage parce que c'est un etat certes douloureux , elle exprime par la suite une formidable résilience qui construit une capacité à surmonter les épreuves de l'existence telle qu'elle se trouve à l'heure actuelle
cette reforme est peut-être perverse mais n'est elle pas le miroir d'une société pervertie,
Freud disait que l'être humain était une être pervers,
la descente dans la rue nous renvoie à cette perversion qu'il nous est difficile d'accepter par notre gouvernement qui n'est que l'image de la société dans laquelle nous vivons, dont nous avons accepté les règles, et le jeu
ce type de contrat est appliqué chez nos voisins européens, et les résultats sont sans appel
la pensée liberal a bien des effets pervers mais l'être humain n'est il pas empreint de perversion
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Aurelie
Re: Mobilisation contre le CPE, 7 mars!
Elise, l'exprimentation fait en effet partie de la formation personnelle, cela n'est absolument pas un probleme... ce qui me gene c'est que le CPE demande une periode d'essai de 2 ans, 2ANS, 2ANS !!!!!
Personne n'a besoin d'une periode d'essai de 2ans. Oui il faut une forme de contrat telle que le CPE mais les conditions d'applications sont absolument incoherentes.
Je pense que tu as deja fait des periodes d'essai, sincerement, as tu mis 2ans à trouver tes marques, ou est ce que ton superieur a eu besoin de 2ans pour te connaitre et se faire une idée de ton professionnalisme?
Par rapport aux personnes ciblées par le CPE, un mois meme 3mois peuvent paraitre un peu court mais 6 mois semble etre une bonne alternative.
Mais une fois de plus, je me repete, le probleme aujourd'hui n'est pas seulement situé autour du CPE mais bien le cri du ras-le bol de la population francaise.
Personne n'a besoin d'une periode d'essai de 2ans. Oui il faut une forme de contrat telle que le CPE mais les conditions d'applications sont absolument incoherentes.
Je pense que tu as deja fait des periodes d'essai, sincerement, as tu mis 2ans à trouver tes marques, ou est ce que ton superieur a eu besoin de 2ans pour te connaitre et se faire une idée de ton professionnalisme?
Par rapport aux personnes ciblées par le CPE, un mois meme 3mois peuvent paraitre un peu court mais 6 mois semble etre une bonne alternative.
Mais une fois de plus, je me repete, le probleme aujourd'hui n'est pas seulement situé autour du CPE mais bien le cri du ras-le bol de la population francaise.
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elise
Re: Mobilisation contre le CPE, 7 mars!
aurélie,
Bonjour,
es tu certaine que le peuple
cri au ras le bol,
j'en doute fort, il a tout simplement peur du changement , et ce dernier quand il s'introduit dans un système bien établi génère des resistances,
visiblement tu sembles camper sur tes positions c'est tout à ton honneur,
je veux dire que nous français avons peur de tout et surtout de ce que nous ne connaissons pas,la preuve en est avec les étrangers,
nous nous complaisons dans notre routine dans nos acquis, et la moindre intrusion
nous conduit à nous insurger
le cpe fait appel à l'égalité des chances pour tous
et les enfants d'immigré qui sont d'ailleurs français sont beaucoup moins lotis que toi et moi alors que beaucoup d'entre eux ont fait des études supérieurs,
malheureusement au nom de la différence ils sont brimés (voir le plafond de verre de yamina benguigui)
alors ce cpe leur permettra d'accéder un emploi effectivement deux ans c'est long, je te l'accorde, mais au moins l'employeur pourra tout autant recruter un jeune des banlieues, et l'intégrer même si le contrat est rompu au bout de 6 mois, alors qu aupravant il n'aurait pas eu la possibilité d'intégrer une entreprise,
c'est l'EGALITE DES CHANCESpour tous que l'on habite la courneuve ou Vincenne.
Bonjour,
es tu certaine que le peuple
cri au ras le bol,
j'en doute fort, il a tout simplement peur du changement , et ce dernier quand il s'introduit dans un système bien établi génère des resistances,
visiblement tu sembles camper sur tes positions c'est tout à ton honneur,
je veux dire que nous français avons peur de tout et surtout de ce que nous ne connaissons pas,la preuve en est avec les étrangers,
nous nous complaisons dans notre routine dans nos acquis, et la moindre intrusion
nous conduit à nous insurger
le cpe fait appel à l'égalité des chances pour tous
et les enfants d'immigré qui sont d'ailleurs français sont beaucoup moins lotis que toi et moi alors que beaucoup d'entre eux ont fait des études supérieurs,
malheureusement au nom de la différence ils sont brimés (voir le plafond de verre de yamina benguigui)
alors ce cpe leur permettra d'accéder un emploi effectivement deux ans c'est long, je te l'accorde, mais au moins l'employeur pourra tout autant recruter un jeune des banlieues, et l'intégrer même si le contrat est rompu au bout de 6 mois, alors qu aupravant il n'aurait pas eu la possibilité d'intégrer une entreprise,
c'est l'EGALITE DES CHANCESpour tous que l'on habite la courneuve ou Vincenne.
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que va dire le Président ?
Mobilisation contre le CPE
Lors d'un discours à Douai, Nicolas Sarkozy critique les méthodes de Dominique de Villepin et déclare : "il me semble utile qu'avant toute initiative d'application on prenne le temps que la négociation aboutisse."
28 mars Entre un et trois millions de personnes ont manifesté dans toute la France pour demander le retrait du CPE.
Dominique de Villepin exclut la possibilité de retrait et appelle les syndicats au dialogue. Les syndicats demandent le retrait du CPE comme préalable à la négociation.
29 mars L'intersyndicale appelle à une nouvelle journée de mobilisation le 4 avril.
30 mars Le Conseil constitutionnel valide le CPE sans aucune réserve. Jacques Chirac prendra la parole le 31 mars pour annoncer s'il promulguera ou non la loi.
28 mars Entre un et trois millions de personnes ont manifesté dans toute la France pour demander le retrait du CPE.
Dominique de Villepin exclut la possibilité de retrait et appelle les syndicats au dialogue. Les syndicats demandent le retrait du CPE comme préalable à la négociation.
29 mars L'intersyndicale appelle à une nouvelle journée de mobilisation le 4 avril.
30 mars Le Conseil constitutionnel valide le CPE sans aucune réserve. Jacques Chirac prendra la parole le 31 mars pour annoncer s'il promulguera ou non la loi.