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recherche témoignagne de travailleurs sociaux victimes de violence des usagers
Publié : 05 juin 2007 12:57
par lilas
Bonjour a tous et a toutes, dans le cadre de mon mémoire, je recherche des témoignages de travailleur sociaux victimes de situation de violence ( quelle soit physique ou non) de la part des usagers. Je vous remercie par avance de me laisser vos témoignages sur le forum ou sur mon email.
PS: quelle est la structure dans laquelle vous travaillez?
Re: recherche témoignagne de travailleurs sociaux victimes de violence des usagers
Publié : 05 juin 2007 13:52
par Angelik
Lilas
Je me suis fait agresser verbalement quand je bossais dans un CCAS et physiquement à l'UNAFAM
Si je peux t'aider....tu as mon mail...
Re: recherche témoignagne de travailleurs sociaux victimes de violence des usagers
Publié : 05 juin 2007 20:39
par Dominique
Lilas,
Je te fait part d'un témoignange que j'ai écris voilà deux ans. Il est à l'état brut, il m'a servi pour une conférence sur la violence... bonne lecture c'est assez long....
Janvier 2003, Frédo est parti en internat. Ça y est, c’est sûr, une place est disponible pour celui que nous redoutons avant même qu’il ne franchisse le seuil de l’institut. Et oui, depuis deux mois déjà la C.D.E.S nous parle avec insistance d’un jeune garçon : Son nom résonne partout dans les couloirs de l’éducation nationale, plus personne n’en veut, il faut trouver une solution. « L’Ange et la Bête » me revient en tête rien qu’en entendant parler de ses actes, de son allure, de « son air » à mille facettes.
Je ne sais pas ce qui m’attend, son dossier est certes chargé, mais pourquoi ne pas lui donner une chance ? A l’applaudimètre de l’Institut et des collègues de l’Education Nationale, il ne fait pas l’unanimité. Les oreilles des uns ont déjà entendu parler de lui. Un petit monstre, un fouteur de trouble. Il a déjà été renvoyé de deux écoles primaires, il a frappé un enseignant, il est connu dans son quartier, le directeur de l’école où il se trouve actuellement est au bout du rouleau.
Lundi 13 janvier 2003. A l’écoute des réactions des uns et des autres, nous établissons un accueil particulier, programmé. On l’attend de pied ferme pour une observation avant de nous prononcer (En avions nous la possibilité dans la mesure où nous avions une place de disponible) (Au fait Frédo ne pourrait pas revenir ?) enfin bref, il ne nous aura pas si facilement….
Pourtant le doute est présent, que va-t-il se passer ? Un autre jeune de l’institut, qui le connaît, nous en parle en des termes terribles. « Je vous aurai prévenu, s’il vient ici ce sera terrible. Moi je fais des "conneries" mais ce n’est rien à côté de ce qu’il est capable de faire, vous allez voir… » Parole d’enfant contre parole de praticien. Il ne va quand même pas, en plus, nous dire ce que l’on doit faire …
Attendu depuis le jeudi 16 janvier, il ne se présentera que le lundi 20 janvier. Tiens ! Visiblement il fait ce qu’il veut.
Lundi 20 janvier 2003 : Premier constat : Effectivement ça ne va pas être simple…. Et puis, il se contient, il ne fait rien exploser, les autres survivent… Après 4 jours de contact avec lui, au lieu de 2 réservés habituellement pour les journées d’observation, il s’avère être un enfant d’I.R comme nous en connaissons. Un poil insolent, agité, instable mais avec de bonnes capacités intellectuelles. Chaque soir, avant son départ avec son frère, en scooter (nous ne verrons jamais les parents sur cette période), il demande au directeur si nous allons le prendre, le supplie.
Vendredi 24 Janvier 2003, L’heure de la décision a sonné. Une première réunion de synthèse pour ce jeune garçon. Avec beaucoup de réticences, beaucoup d’interrogations, mais surtout avec l’idée d’un renvoi possible en cas de non respect du cadre (Thème argumenté par le psychiatre de l’institut) nous l’acceptons à la Tremblaie et en plus sur le groupe de Sortants et en compagnie de l’un de ses pairs pour le moins pervers. (Ce n’est peut-être pas ce que l’on a fait de mieux)
Ça y est, S. (C’est comme ça que je le nommerais pour aujourd’hui) est admis, la C.D.E.S est contente, tout comme l’A.S qui suit le dossier depuis longtemps, témoin d'actes de violence de S. à l’égard du corps enseignant, et à qui l’on demandait de trouver une solution et surtout d’appuyer le dossier de ce dernier à l’I.R (D’ailleurs, à l’exception d’une visite de Madame à l’institut pour une pré-inscription, nous n’entendrons plus jamais parler d’elle) S. est donc admis sur le groupe de sortants. Groupe ayant la particularité d’accueillir des jeunes ayant un projet de sortie et étant déjà impliqués dans une démarche d’intégration partielle. Intégration sollicitée par l’équipe, la famille, bien sûr le jeune et entérinée par la C.C.S.D.
21 février 2003. 5 heures du matin. Voilà seulement un mois que S. est là. Je ne dors plus, j’ai tellement de choses dans la tête, tellement à dire à la synthèse prévue pour lui. Je me lève, je me bouscule et je file à mon clavier taper ces quelques lignes. Je n’ai aucune envie de me rendre à la synthèse, j’ai l’impression de n’avoir parlé que de lui depuis un mois qu’il est dans nos murs. Si j’en ai le courage, je donnerai cet écrit et je foutrais le camp. Et puis, les mots ont défilé tellement vite sur mon écran que cela m’a fait du bien. J’ai vidé mon sac, j’ai aligné les mots tels qu’ils me venaient sans jamais revenir en arrière, sans jamais éprouver le moindre remords sur ce que j’écrivais. Cette sensation ne m’était pas inconnue, je l’avais ressentie un an auparavant pour un autre jeune de l’institut Ce matin là en écrivant, j'écoutais SOLYMA.
La suite arrive
Dominique
Re: recherche témoignagne de travailleurs sociaux victimes de violence des usagers
Publié : 05 juin 2007 20:46
par Dominique
Lilas
Voilà la suite promise :
Educatif
Synthèse intervenant après 1 mois de présence de S. à l’institut de Rééducation. Ceci dit, il n’a pas été un vendredi où nous n’en avons pas parlé.
S. a considérablement bousculé le cadre institutionnel depuis son arrivée. Ceci a nécessité entre autre la mise en place d’un «régime » particulier pour un autre jeune. A savoir, l’exclusion des temps de classe cet autre jeune tous les matins pour que lui soit testé en classe avec les autres. Mesure intervenant suite à une première semaine difficile pour lui et «deux jeunes moutons »
Sur les temps éducatifs, S. et son compère (qui nous avait prévenu que ça allait être terrible) ne doivent pas être ensembles, ce qui nous a encore amené à modifier notre organisation et par la même nos projets communs : Théâtre, musique, sport, vie de classe, et les horaires du Service d'accompagnement.
Globalement, on pourrait dire que ce fonctionnement a permis à S. de s’inscrire à minima dans les activités. Mais il ne faut pas oublier qu’il est incapable d’accepter la moindre frustration, la moindre remarque et ce dès que l’on touche à ce qui fait mal : son attitude ou son vocabulaire. Tout comme un jeune l’an passé, ça se passe bien si l’on ne dit rien et s’il règne en maître, s’il fait ce qu’il veut quand il veut dès qu’il veut.
S. ne sait pas faire la différence entre l’adulte et le jeune de son âge voire le plus petit. D’ailleurs est-ce que le plus petit existe pour lui ? Son discours est toujours le même dès qu’il se sent et/ou qu’il est pris à défaut. « Ouais, ouais, c’est ça, vas-y, vas-y, va te faire enculer, t’es qu’un sale bâtard, t’as jamais dit ça, j’ai jamais dit ça, t’es qu’un sale menteur, tu vas voir, je vais le dire à mon père, à mon frère, vous allez voir, vous allez tous voir, demain vous êtes morts …. » C’est toujours le même discours, les mêmes menaces, et pour lui sa condition ne fait aucun doute : « Nous sommes tous des racistes qui ne le comprenons pas… » D’autant que l’alliance avec ses pairs était trop simple : « On vit tous la même chose dans ce monde de français, de sales f. qui nous en veulent. » (C’est évident). L’inverse n’est surtout pas vrai.
S. vit dans un climat social et familial qui le pousse à exprimer cette toute puissance dont il fait preuve à l'I.R. L’idée de lui faire signer ses devoirs par ses parents, c’est bien, encore faudrait-il qu’il les emporte à la maison…. L’idée de le retenir s’il est insolent, vulgaire, s’il n’a pas respecté le cadre imposé, c’est très bien, mais encore faudrait-il pouvoir téléphoner, les lignes sont coupées, les téléphones ont changé…. Et surtout, s’assurer que quelqu’un peut venir le chercher (nous fonctionnons déjà comme ça pour les autres qui sont retenus, Non ?). L’idée de ne rien laisser passer, c’est bien, mais avons-nous les moyens d’être toujours, tous disponibles pour le faire, sans oublier les autres tâches qui nous incombent… L’idée de le faire s’excuser, c’est très bien, mais visiblement cela ne rentre pas dans sa culture de quartier. L’idée de le séparer de K., c’est bien, mais c’est nous (moi) qui ne tiendrons (tiendrais) pas longtemps.
La suite dans quelques instants
Dominique
Re: recherche témoignagne de travailleurs sociaux victimes de violence des usagers
Publié : 05 juin 2007 20:58
par Dominique
Lilas,
Comme promis la suite
Et puis, il y a les autres enfant du groupe , à commencer par K., qui depuis l’arrivée de S. se permet tout et n’importe quoi. Y. qui tient de moins en moins en classe, il est nouvellement arrivé, à peine installé, on lui impose ce qu’il haïssait le plus lorsqu’il était dans un autre I.R, la violence. G., qui déjà se mobilisait peu et qui semble lâcher prise. J.P que nous aurions pu un peu plus accompagner dans sa démarche de recherches et de solutions quant à son obésité. J. qui ne bénéficie plus de temps de parole avec moi pour exprimer son malaise face à l’arrêt maladie de sa prof principale au collège et qui en souffre. B. qui fuit la Tremblaie et qui demande à être au collège tout le temps pour ne plus avoir d’histoires. M., qui n’ose même plus taper dans un ballon sans avoir l’œil sur S. et qui l’évite dans le jeu, A. qui se fait tout petit et qui n’ose plus donner ses idées dans le groupe (enfin lui il nous quitte en mars alors tant pis). B. qui prend position physiquement…Lui, celui qui n’ose rien … L’identité du groupe, avant l’arrivée de S. était déjà difficile à avoir, on n’en parle même plus. Il y a 11 individus qui se cherchent, 8 qui croient encore en leurs projets, parce qu’entamés et plein de réussites ailleurs. (Heureusement pour eux) Mais quel souvenir garderont-ils de l'I.R !…
Accueillir un enfant comme S. est possible s’il y en a qu’un seul compte tenu des moyens dont nous disposons et si nous souhaitons travailler les projets que nous nous sommes fixés. Oui je sais un projet n’est pas quelque chose d’immuable mais, il ne faut pas, et c’est mon sentiment, finir par le bousculer dans sa quasi-totalité suite à l’arrivée d’un jeune difficile. Je ne pense pas que ce soit, pour nous, un moyen de gagner de la crédibilité face aux instances décisionnelles. En ce qui concerne S., j’ai cru comprendre, comme pour tous les jeunes accueillis à l’I.R, «c’est à lui de se conformer et non pas à l'institution de se conformer à » ….
Nous avons à l’institut de rééducation des jeunes, pour qui la loi, le cadre familial fait défaut, et nous pensons, quasi systématiquement, qu’une orientation vers un internat spécialisé est souhaitable, en motivant ce choix par un souci de continuité dans l’accompagnement éducatif, de mise en place d’un cadre sécurisant et contenant. En regardant S. évoluer c’est à cela aussi que je pense. Mais je ne peux m’empêcher d’aller plus loin et d’affirmer que ce jeune a besoin d’une protection que nous sommes en incapacité de lui offrir. Je pense que S. est passé à l’acte délictueux en tapant sur des personnes de l’éducation nationale, en violentant des jeunes, à l’institut et ailleurs. Il y a des raisons pour lesquelles il a été interdit de piscine et de patinoire. NON ? N’a-t-il pas déjà signé quelque chose de l’ordre du refus. Refus de se conformer à ce qui lui était imposé, refus d’entendre la parole d’un adulte différent de ses parents comme une parole sécurisante. Quand je parle de protection, je pense aussi au judiciaire. Le rôle de la justice, nous le savons assez, n’est pas qu’un rôle de répression (même si M. Sarkozy fait tout pour), il est aussi dans la prévention et je pense sincèrement qu’il en a besoin si nous ne voulons pas l’imaginer dans quelques temps à se justifier gravement devant un juge. Il va avoir 11 ans dans 5 jours, encore deux ans et ce sera sans doute différent.
Il faut admettre que nous ne pourrons pas tout régler, qu’il y a des institutions qui savent mieux faire que nous, et qui, en plus, ont les moyens de le faire. A ma connaissance, nous n’avons pas d’habilitation justice. S. n’en relève pas encore … Serait-il trop jeune ….. ? Ou tout simplement parce que le travail fait avec le Service d'investigation n’a pas aboutit ou a été irréalisable. Plus j’entends parler de la famille comme béquille, plus je me dis que cette béquille est bien trop fragile pour s’appuyer dessus. (Ça va péter ! ) Franchement, entre la maman qui ne parle pas le Français, le papa qui fait des séjours prolongés a l'étranger et un frère qui a fait de la prison ….. Le soutien est un simple soutien de façade, sans doute parce qu’on ne sait plus quoi faire avec lui. L’abandon de l’institution judiciaire est là, et on pense pouvoir faire mieux ! ! ! !..
Enfin, il y a du positif. Les temps de paroles. De petits moments agréables avec lui. Un enfant capable de reconnaître ses difficultés, capable de s’émouvoir devant un lapin écrasé sur la route, capable de se mettre en projet. En écho au projet d’un autre certes mais c’est un début. Dans ces tête-à-tête que nous avons (1/4 d’heure par semaine), il est moins sur la défensive que face à un groupe. Et c’est là aussi une de ses difficultés. Le travail en individuel est possible. En groupe, et en plus avec K., le travail est trop incertain. Son projet de rester à la Tremblaie me semble sincère, cependant il est très loin de se mobiliser pour.
Et puis dans tout cela, il y a nous. Le temps des synthèses est aussi un temps d’analyse de la pratique à l'I.R, et bien aujourd’hui je vais essayer d’en profiter et de faire partager mes impressions d’un point de vue institutionnel, parce que je pense que cet état ne concerne pas qu’un groupe . L’arrêt de Karine est là aussi pour le signifier ne l’oublions pas… Alors voilà, les nuits sont difficiles, les réveils nocturnes trop fréquents avec des images parfois terribles de blessures. Aurais-je peur ? Je me le suis demandé, est-ce que je pourrais protéger les autres, en cas de grande bagarre comme celles qui défilent dans mes cauchemars ? Pourquoi suis-je venu travailler à l'I.R. Si j’avais fait le choix de travailler avec des jeunes violents, je saurais pourquoi. Aujourd’hui je doute beaucoup. Je me dis que si c’est cela le travail qui nous attend, avec les moyens que nous avons aujourd’hui, les arrêts maladies n’ont pas fini de pleuvoir. Et puis viennent les questions, qu’est-ce que je vais pouvoir proposer aujourd’hui, dans quel état d’esprit vont-ils venir à l’I.R, et si ça pète, et si …. et Si, …. Et si….. Ca y est , Paris est en bouteille. Je peux me rendormir, pour une heure qui me reste avant que le réveil ne sonne. Et puis, au réveil c’est reparti. Je pars au travail avec une telle motivation qu’en y allant en reculant j’arriverai certainement plus vite. Les questions reviennent : Dans quelles dispositions vont-ils être ce matin, qu’est-ce que je vais bien pouvoir leur proposer ? … Et si seulement ils étaient malades ou absents. Face à eux, c’est dur, j’en ai parfois marre, au point de me poser des questions quant à mon envie de leur en coller une mais aussi quant à ma raison d’être éducateur dans de telles conditions. Peut-être qu’il me faudra prendre des décisions plutôt que de me poser des questions.
Peut-être à bientôt
Dominique
Re: recherche témoignagne de travailleurs sociaux victimes de violence des usagers
Publié : 05 juin 2007 21:01
par Dominique
Et puis il y a eu l’après….
Les cinq mois qui restent vont être difficiles. Plus le temps passe, plus j’ai ce sentiment d’impuissance qui grandit en moi. Et puis, le temps de l’aménagement horaire refait surface mi-mars. S. ne supporte plus du tout la classe, il met tout en échec. Tout y compris les temps éducatifs. Il est dans un tel état que sa présence physique auprès des autres jeunes devient dangereuse. Lui aussi sera donc exclu de la classe. A-t-il gagné ? Nous ne le pensons pas. Nous faisons ce choix pour épargner les autres. J’ai alors le sentiment d’occuper un poste pour lequel je suis payé beaucoup trop cher et surtout non formé : « surveillant de prison » (enfin c’est comme cela que je le définissais sur le moment). 1h30 avec K., 1h30 avec S., les repas en commun trois fois sur quatre et l’après-midi on re-sépare le groupe entre éducatif et classe. Tout un emploi du temps bousculé pour deux jeunes d’un groupe de 11. On finira par abandonner totalement certains projets (théâtre, sculpture…). Le directeur sera de plus en plus sollicité, sa présence est de plus en plus fréquente, les relations entre professionnels deviennent tendues : A qui le tour… Et puis, la marmite explose en Avril. L’alliance est trop forte entre ces jeunes et un midi, 7 adultes sont nécessaires au contrôle physique de 3 jeunes. Tous mettent la main à la pâte. (Belle expérience M. Charpak mais épuisante). On mesure de plus en plus notre impuissance institutionnelle mais personne ne se renvoi la balle. Curieusement un nouveau travail d’équipe semble naître, les collègues comprennent, il nous faut nous souder pour résister, intervenir auprès des collègues qui lâchent prise, apporter si besoin notre concours même par un relais temporaire. Enfin les parents des autres réagissent soit par courrier anonyme, soit en se déplaçant eux-mêmes à l’institut pour venir en parler. C’est grave, très grave, la sécurité ne semble pas présente. Certains nous menacent de retirer leur enfant et de se plaindre aux instances de tutelle. C’est bien, mais il ne le feront pas…Alors, je me souviens de cet écrit de notre grand Psy-Psy : « N’ayons pas peur du chaos… Pensions nous, en venant travailler à la Tremblaie que nous ne serions jamais confronté à la violence… »
La fin de l’année scolaire approche. Crevés, vannés, épuisés, nous trouvons encore l’énergie nécessaire pour organiser un séjour de randonnée. Mais là, pas question, mais alors pas question d’y faire participer nos fouteurs de trouble. Ils iront en stage sous la responsabilité de leurs parents, où ils viendront à l’institut mais pour faire des travaux bien spécifiques. L’effort n’étant pas leur tasse de thé, l’un d’eux tombera malade, l’autre partira rejoindre sa famille, quant au dernier, il sera en stage sous la responsabilité de son père.
Voilà, un petit témoignage d'une expérience encore douloureuse
Dominique
Re: recherche témoignagne de travailleurs sociaux victimes de violence des usagers
Publié : 06 juin 2007 16:09
par myliie
salut !!
moi je travaile dans un accueil de jour pour toxicos et jai souvent pris des menaces injures et violence verbales de la part des usagers...
en y réfléchissant et en discuttant avec mes collègues, j'ai compris que cette violence ne métais pas adressée, mais que la personne souffrait beaucoup et c comme ca kel traduisait son malheur ...
cela dit, si on est un tantinet à fleur de peau, on en prend plein la figure et c'est dur de faire face à cela... heureusment que les collègues sont la !!!
Re: recherche témoignagne de travailleurs sociaux victimes de violence des usagers
Publié : 06 juin 2007 23:01
par lili
salut, je te parlerais de mon expèrience en remplacement en IME avec des autistes trés violents... mais pas ce soir je suis trop crevée ! en tout cas ça me fera du bien d'en parler ! alors à la prochaine !!
bye
Re: recherche témoignagne de travailleurs sociaux victimes de violence des usagers
Publié : 07 juin 2007 00:54
par lilas
Merci bcp pour vos témoignages!! j'en attends encore de vous tous lol et Lili je serai très intéressée d'avoir ton témoignage dès que tu le pourras. Merci a tous
Re: recherche témoignagne de travailleurs sociaux victimes de violence des usagers
Publié : 07 juin 2007 13:42
par Gé
salut lilas
J'ai travaillé dans une MECS en tant qu'aide éducatrice (non diplomée) et un jeune m'a mis les deux mains autour de la gorge et m'a