violence et education nationale
Publié : 25 sept. 2004 11:46
En Haute-Saône, un bambin turbulent a été attaché à deux reprises et privé de goûter toute l'année. L'aide maternelle de l'école a dénoncé les faits. Il n'y a pas eu de sanction.
VESOUL. _ C'est vrai, elle a quelque peu remonté la pente. Mais subsiste ce sentiment d'amertume. Directement lié à celui d'impunité. Car si Catherine (1) n'a pas repris son poste après que le maire, son patron, l'a mis en arrêt maladie au début de juin dernier, histoire de calmer les esprits, l'institutruce, elle, est toujours là. Dans cette école maternelle de Haute-Saône dont nous tairons le nom, comme le sien, pour protéger l'identité de l'enfant. « J'ai l'impression que tout me retombe dessus », dit-elle.
Catherine était agent territorial spécialisé des écoles maternelles (ATSEM). Mission : assister l'enseignante dans ses tâches quotidiennes. Six années qu'elle reprenait le chemin de l'école à chaque rentrée scolaire. Pas en 2004.
Certes seulement titulaire du CAP petite enfance, elle avait raté deux fois son concours de la fonction publique, sésame pour sa titularisation. Mais le non-renouvellement de son contrat en juillet, Catherine ne peut s'empêcher de le mettre au crédit des faits qu'elle a dénoncés durant les dernières vacances de Pâques, lorsque, rongée par un mal-être depuis de longues semaines, elle décida d'en référer à l'Inspection d'académie (IA). Ainsi avait-elle observé en silence l'instit' nouer les bras du bambin de 4 ans afin qu'il se tienne tranquille durant la sieste, tandis que le lendemain l'enseignante récidivait, entravant les pieds « avec la chemise du petit ». « Je n'ai pas osé intervenir, je n'ai pas à le faire de toute façon ».
« On m'a traité comme une bête »
Le bambin, Catherine en convient, « est un peu plus difficile que les autres ». Est-ce pour autant justifié qu'il soit privé du goûter matinal, exclu des anniversaires de ses petits camarades, sans parler des fessées dénudées, théoriquement interdites ?
Pour Catherine c'en était trop. L'enquête diligentée par l'Inspection d'académie débute le 5 mai. Les faits sont rapidement établis.
L'enseignante avoue lors d'une réunion trois semaines plus tard, poussée dans ses retranchements par l'aide maternelle revenant tout juste de son arrêt maladie. Le lendemain, soit le 8 juin, le maire lui en délivre un nouveau courant jusqu'aux vacances scolaires. Deux jours passés à l'école durant lesquels « on m'a traité comme une bête », dit Catherine, « plus personne ne m'adressait la parole ».
L'inspectrice d'académie explique à Catherine : « Elle a avoué, qu'est-ce que vous voulez de plus ? »
« Carrière exemplaire »
Pour l'inspecteur d'académie de Haute-Saône, « une sanction ne se justifiait pas ». Bernard Colinet reconnaît dans les faits « une mauvaise réponse à un vrai problème ». Celui d'un bambin de 4 ans mettant « la sécurité des autres enfants en danger » selon lui. Au vu de la « carrière exemplaire » de l'enseignante, l'Education nationale s'est plutôt sentie « préoccupée par l'enfant », désormais suivi par un psychologue scolaire.
Catherine, elle, recherche un emploi."
extrait EST REPUBLICAIN de ce jour (25/9/04)
(sans verifications autres que les dires du journaliste!)
commentaire: une honte, depuis quand un ins d'académie se prend pour Dieu et décide pour les parents , se substitue à la justice.......
VESOUL. _ C'est vrai, elle a quelque peu remonté la pente. Mais subsiste ce sentiment d'amertume. Directement lié à celui d'impunité. Car si Catherine (1) n'a pas repris son poste après que le maire, son patron, l'a mis en arrêt maladie au début de juin dernier, histoire de calmer les esprits, l'institutruce, elle, est toujours là. Dans cette école maternelle de Haute-Saône dont nous tairons le nom, comme le sien, pour protéger l'identité de l'enfant. « J'ai l'impression que tout me retombe dessus », dit-elle.
Catherine était agent territorial spécialisé des écoles maternelles (ATSEM). Mission : assister l'enseignante dans ses tâches quotidiennes. Six années qu'elle reprenait le chemin de l'école à chaque rentrée scolaire. Pas en 2004.
Certes seulement titulaire du CAP petite enfance, elle avait raté deux fois son concours de la fonction publique, sésame pour sa titularisation. Mais le non-renouvellement de son contrat en juillet, Catherine ne peut s'empêcher de le mettre au crédit des faits qu'elle a dénoncés durant les dernières vacances de Pâques, lorsque, rongée par un mal-être depuis de longues semaines, elle décida d'en référer à l'Inspection d'académie (IA). Ainsi avait-elle observé en silence l'instit' nouer les bras du bambin de 4 ans afin qu'il se tienne tranquille durant la sieste, tandis que le lendemain l'enseignante récidivait, entravant les pieds « avec la chemise du petit ». « Je n'ai pas osé intervenir, je n'ai pas à le faire de toute façon ».
« On m'a traité comme une bête »
Le bambin, Catherine en convient, « est un peu plus difficile que les autres ». Est-ce pour autant justifié qu'il soit privé du goûter matinal, exclu des anniversaires de ses petits camarades, sans parler des fessées dénudées, théoriquement interdites ?
Pour Catherine c'en était trop. L'enquête diligentée par l'Inspection d'académie débute le 5 mai. Les faits sont rapidement établis.
L'enseignante avoue lors d'une réunion trois semaines plus tard, poussée dans ses retranchements par l'aide maternelle revenant tout juste de son arrêt maladie. Le lendemain, soit le 8 juin, le maire lui en délivre un nouveau courant jusqu'aux vacances scolaires. Deux jours passés à l'école durant lesquels « on m'a traité comme une bête », dit Catherine, « plus personne ne m'adressait la parole ».
L'inspectrice d'académie explique à Catherine : « Elle a avoué, qu'est-ce que vous voulez de plus ? »
« Carrière exemplaire »
Pour l'inspecteur d'académie de Haute-Saône, « une sanction ne se justifiait pas ». Bernard Colinet reconnaît dans les faits « une mauvaise réponse à un vrai problème ». Celui d'un bambin de 4 ans mettant « la sécurité des autres enfants en danger » selon lui. Au vu de la « carrière exemplaire » de l'enseignante, l'Education nationale s'est plutôt sentie « préoccupée par l'enfant », désormais suivi par un psychologue scolaire.
Catherine, elle, recherche un emploi."
extrait EST REPUBLICAIN de ce jour (25/9/04)
(sans verifications autres que les dires du journaliste!)
commentaire: une honte, depuis quand un ins d'académie se prend pour Dieu et décide pour les parents , se substitue à la justice.......