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a toi personne

Publié : 08 nov. 2005 11:25
par camelia
salut je m'apel camelia et je suis du nord de roubaix,et je voulé te dire que je te comprend car il y a pas trop lomptemps j'etais a ta place.je me senté tres mal dans mon corps et personne ne me comprené alors j'ai cessé de parlé.on se sent rejeté .on pris de nous aidé dans notre de tete mais tout croient que je suis folle lol.mais maintenant c'est fini je me suis repris en main j'ai trouvais un travaillle en tant que amp .et j'ai un homme qui m'aime.fait comme moi ne pense plus a se mal etre

Re: a toi personne

Publié : 08 nov. 2005 12:27
par TheD
Bonjour Camelia,

Tu sais, mon mal être est aussi lié à une réalité, et fait réponse à des événements réels (qui me concernent directement, je n'ai pas envie de faire l'erreur d'utiliser la situation macro sociale pour expliquer mon "cas"), donc je fais comme il faut faire, en ce moment, j'use de la distanciation par rapport aux événements. Il y a des choses à dire et à changer en profondeur pour éviter d'amplifier les dépressions. Je "sais" maintenant mieux appréhender ma situation, je me suis aperçu que je vivais très mal le fait d'être "suspendu" car c'est comme une "condamnation" de ma personne dans son entièreté, du fait qu'on m'assène de ne pas avoir accompli mes devoirs... alors que durant mes recherches j'estimais que d'accéder à une qualification professionnelle puis un travail, c'était UN DROIT. Six années de luttes jusqu'au RMI (que je n'ai pas pris de suite, j'ai attendu plus d'un an, donc l'ai perçu à 26 ans passé) ceci pour noter que "en rien" je ne me sens profiter de cette situation (il faudrait être maso je crois, avec si peu, de dire profiter)... et puis voilà, plein d'autres choses à dire, à noter, mais ce n'est pas le lieu, ce n'est plus l'endroit. Je déplore simplement le fait que, vraisemblablement, la discussion n'est possible que sporadiquement, et impossible dans un CMP sans prise de substance. Je ne trouve pas cette réponse comme adéquate et c'est la facilité, en ce sens qu'on devrait analyser mon parcours et "voir pourquoi ça n'a pas fonctionné". Alors, bien, je devais avoir quelques difficultés à me présenter, à me représenter, on me reprochait notamment ma tenue vestimentaire qui ne "correspond pas à la tête de l'emploi" selon le dire du psychologue qui m'avait suivi à l'AFPA (il y a environ 8 ans) voilà comment les choses ont commencé pour moi. Sachant que 1 - je ne disposais de nul moyen pour me vêtir et ne demandais rien à mes parents, et 2 - je trouvais son argument absurde dans la mesure où avec un travail il est possible de se vêtir correctement, par la suite.

Globalement, je trouve qu'aux petits jeunes, on en demande trop, on veut qu'ils soient beaux, blanc, grand, lookés, intelligent, orateur, discret, d'ailleurs les gens "réservés" aujourd'hui sont plutôt avantagés, etc...

Dans mon cas, ce sont finalement pleins de "petites choses" qui, ajoutées, prirent une ampleur considérable, mais surtout le fait que cela me renvoyait au fait que par le passé, j'avais autant du mal à m'intégrer (scolairement)... dans les groupes. Ce n'était pas forcément ma volonté (je suis plutôt solitaire) mit à part un entourage plus ou moins malveillant, etc... je ne rejette pas ma faute, ma responsabilité... peut être que je "nourrissais" le phénomène. Aujourd'hui, je sais que "mes bourreaux", n'étaient pas plus "conscients" que moi même... j'ai pas mal avancé dans mon esprit. Donc, aujourd'hui, j'essaie d'être "conscient" et de "véhiculer cette conscience", de la "transmettre" et de rendre "mon entourage conscient"... là encore, cela demande une "manifestation", une "présence", que je ne suis pas encore en mesure de communiquer, dans le cadre du dispositif rmi. Gageons que cela viendra, en l'heure "acte" est le mot, mais un "acte conscient". Le "mal être" dont tu parles et ce "mauvais" qu'on faisait de moi plus jeune, ce dans de nombreux registres. Je fus trop dépendant de mon environnement et de ce que "les autres" me définissaient. J'en venais à m'exclure par la suite, avant même d'aller "à la rencontre de l'autre"... du tout autre, pas "des autres"... aujourd'hui, par ce fait, "les autres" n'existent plus dans mon esprit. Ma "conscience collective" est devenue plus fine...

Je pense que pour nombre de "gens en mal être", notamment jeunes, la "rupture" est nécessaire, mais il faudrait toutefois "un cadre"... il en existe certainement. Pour ma part, le fait d'être cloisonné a certainement pulvérisé l'habitus, puisque aujourd'hui mon "identité" est réduite à son stricte minimum. Je me sens pourtant "être humain", et dirais-je même "être une personne", pour ne dire "quelqu'un" ? J'attendais peut être celle réponse de Karen, c'était sans prétention, c'était juste le souhait de partager quelque chose, d'être rassuré, de "trouver la confiance". Surtout suite à ma radiation de l'anpe, je savais que ma faute était néant, que c'était juste le fait d'alléger les stats, que ne percevant nulle allocation, je ne trouve pas d'autre explication, notamment suite aux mots prononcés par cette personne à l'anpe qui me recevait pour la première fois, mais dont c'était mon troisième "point" (on connaît les gens comme vous, on sait dans quel paquet vous êtes, au revoir à dans 6 mois)... je me suis dis "anpe, bye bye"... plus jamais ça... plus jamais.

Quant à la personne dont je suis amoureux, je me manifesterai un jour nouveau, mais véritablement "autre"... lorsque je ne serai plus dans cette situation. En attendant, je dois noter souhaiter l'entendre, la revoir, la lire...

Merci à toi, pour ce message, bon courage à toi.

ThY.

Re: a toi personne

Publié : 08 nov. 2005 15:47
par TheD
"je me suis aperçu que je vivais très mal le fait d'être "suspendu" car c'est comme une "condamnation" de ma personne dans son entièreté"

Je tiens à préciser que en l'heure je n'ai pas été suspendu... j'ai l'impression de l'avoir vécu cependant, en fait, c'est "le possible" qui me fait poids et barrage à mes actions, à ce que j'aimerais dire, etc... je l'ai compris... alors évidemment, la situation d'un bénéficiaire du rmi ne doit pas "être confortable", mais je pense que dû à la somme perçu, elle ne l'est de toute façon aucunement. Je pense que le système répressif aboutit sur un renfermement en soi, surtout lorsque par le passé, les recherches actives n'aboutissaient pas. Alors j'entends bien le fait de manquer à présent de volonté, et pourquoi pas d'intelligence... enfin, de toute façon, à un moment donné, vous le savez, il n'y a plus d'intelligence, de courage, de volonté, ni même de lâcheté... plus rien, autre que peut être trouver une certaine loyauté "pour ses droits, accomplir son devoir", alors qu'à la base, accéder à la possibilité d'accomplir une formation est un droit. Je rappelle que j'ai vécu des "moments de bonheur", et que ceux ci était lié à stage à l'afpa, au fait aussi d'être accepté pour une formation d'une durée de 10 mois (que je devais accomplir après mon service militaire, mais étrangement je n'ai jamais pu la réaliser, on m'a "rayé" de la liste... pourquoi ? Je n'en sais rien, je sais seulement que j'avais un homonyme et qu'une erreur a du être produite, néanmoins jamais pu le faire dire)... j'ai connu d'autres "moments de bonheur" lorsque j'ai été accepté pour suivre au lycée St Joseph de Château Thierry (je réside à Reims mais mes recherches n'avaient pas de limites géographiques), pour suivre en CONTRAT DE QUALIFICATION un BTS informatique de gestion... ne possédant pas le bac... mais pour ce bts en contrat de qualif, le niveau bac ou bac était acceptables... ayant réussi un petit "test" de passage, je n'ai néanmoins pu suivre ce BTS, car n'ayant pas trouvé dans les délais une entreprise prête à m'accueillir, malgré mes très vives démarches.

etc... etc... (j'en ai fais, croyez-moi)

Et pendant ce temps, le "trou" se creuse mais j'accepte le fait que je n'avais pas d'activité sociale en parallèle, je ne connaissais personne, pas d'amis, etc... disons que je "misais tout" sur le plan que je m'étais tracé...


Puis... la chute...


A l'époque, je percevais la vie d'une façon très humaine, mais j'essayais de m'investir à fond et d'autant plus, à 19 ans, j'ai laissé tomber l'écriture et le dessin (jusqu'à 25 ans)... cela m'a, au bout du compte, en parallèle à mes "tentatives d'insertion" par une voie néanmoins désirées et parce qu'il fallait "un job normal", m'a rendu très malheureux.

Lorsqu'à 26 ans, j'ai rencontré Karen pour la première fois... je n'ai pas osé lui dire que je devais tout recommencer, ma vie, tout, depuis zéro... que j'étais "néant"... que dans le domaine du dessin, etc... j'avais tout à refaire et à apprendre, que je ne pouvais pas passer par "une voie diplômante", ni quoi que ce soit (dans le privé, trop cher)... que j'étais là, devant elle, mais devait me former moi même, dans mon coin... j'étais conscient que "ça ne compte pas", quand on choisi la voie autodidacte pour se donner la chance (elle existe, je me suis renseigné, c'est fort possible par ce biais là, tout comme d'autres voies)... mais bon, ce n'est pas si simple... il y a d'autres facteurs aussi, vous savez que c'est un tout.

J'embrasse Karen au passage, si elle me lit.

Merci Camelia,
Au revoir.