De la peur endurée à la négation endurcie : les paradoxes.
Publié : 11 déc. 2005 17:16
De la peur endurée à la négation endurcie : les paradoxes.
La contradiction dans le contrat d'insertion (RMI)
Début de réflexion.
Le jour où la peur de perdre ne sera plus manifestement présente dans la pratique institutionnelle, nous aurons - tous - tout à gagner. Tant sur le plan de l'accompagnement, de l'adhésion à ses devoirs, que celui du projet de vie. De l'économie à venir serait levée par l'abolition d'une pratique répressive qui ne reconnaît pas la vie de son prochain et ne permet pas la mise en place d'une confiance mutuelle. L'un est professionnel, partiellement public et travailleur, l'autre est entièrement là, tout son être est mit en JE présent. Il est dans la nature humaine de projeter lorsqu'un espace de confiance est présent. Suspendre revient à se battre contre le présent, à entretenir ses peurs plutôt que d'user son énergie à la reformulation d'une volonté, mais d'abord de l'acception de soi en passant par l'accueil des accueillants en tant qu'acteur de sa situation mais autant metteur en scène de sa vie future, "pour passer" dans une société devenue meilleure de par son humanité, reconnue dans sa globalité par une pratique productrice et non castratrice. La révolution se trouve en chacun, et il n'est nullement question de révolution d'une société, mais d'en porter le message. Tant le fossé entre inclu est exclu se trouve dans la faille même de ce qui nous manque à tous, ce chaînon manquant qui nous permet d'avancer à sa recherche pour l'évolution humaine. De l'abolition institutionnelle de ce paradoxe évident, dans la pratique procédurière, dure, naîtrait alors une vision Autre de l'autre quelque soit sa situation, en dehors ou bien en dedans, quelque soit sa position sociale. L'abolition de la suspension dans le dispositif du RMI permettrait en conclusion une économie publique non négligeable par la reconnaissance même de ce pourquoi JE est là, sans un besoin forcené de raconter sa vie pour devoir justifier son droit à l'existence. Le gain de temps ne serait pas immédiat mais soulagerait par la manifestation volontaire des bénéficiaires un système social actuellement en crise. L'économie serait d'autant plus visible dans la santé, et les situations d'urgences décroitraient. Tenant compte que le bénéficiaire ne lutterait plus contre une peur présente de perte, avec les crises d'angoisses et une dépression souvent source de naissance pathologique sévère, tenant compte que le bénéficiaire userait de ses ressources pour se constituer dans son modèle et serait en confiance pour permettre de prendre en compte pleinement ce pourquoi Je est LA pour un temps de passage, sans craintes, donc sans souffrance supplémentaire endurée. L'être soi ne serait plus, alors, de la nature paradoxale de nier un dispositif tout en acceptant la perception d'un montant - comme le fait d'être dédommager - par une société où la place pour tous n'existe pas. La suspension revient à pendre ceux qui ne sont pas coupables d'échouer là pour un temps. La suspension abolie du contrat permettrait de libérer les tensions présentes, d'inverser les énergies souvent auto-destructrices en énergies créatrices et actantes. Le public ne passerait pas systématiquement à terme dans un système de soin. Celui-ci n'aboutirait pas forcément dans la rigidité négative et serait apte à porter un regard autre sur une pratique devenue juste et réciproque, pour un objectif commun évident, celui de permettre à la personne d'accéder à son autonomie.
Ne plus contenir dans le modèle du contrat la suspension, c'est fabriquer à terme des individus responsables et autonomes de décider ce qui pourrait animer leur vie. Maintenir la suspension, c'est fabriquer des personnes en mal-être et les obliger au terme de ces souffrances inutiles à passer dans un système de soins autrement plus coûteux et contraignant. La psychiatrie française en crise n'est pas en mesure de répondre à des histoires individuelles qui ne relève pas forcément d'une intervention psychiatrique mais relèvent bien d'une société qui n'accepte pas tout le monde dans la vie active.
Permettre de signer un contrat sans crainte de suspension c'est gagner du temps et de l'argent. La personne n'aurait plus de "raison" d'avoir peur d'un échec à venir, puisqu'elle est en situation de préparer au mieux son avenir. Je me base sur le fait que tout humain a un projet de vie, qu'il relève de la santé, du social plus globalement, de la profession.
L'abolition de la suspension permettrait un changement progressif du public accueilli. Celui-ci serait d'avantage constitué de personnes qui SDF, souhaiteraient à nouveau faire confiance dans la nature même de l'insertion qui serait alors une réponse adaptée, car nullement répressive, à la nature humaine.
J'aimerais élaborer ma réflexion.
La contradiction dans le contrat d'insertion (RMI)
Début de réflexion.
Le jour où la peur de perdre ne sera plus manifestement présente dans la pratique institutionnelle, nous aurons - tous - tout à gagner. Tant sur le plan de l'accompagnement, de l'adhésion à ses devoirs, que celui du projet de vie. De l'économie à venir serait levée par l'abolition d'une pratique répressive qui ne reconnaît pas la vie de son prochain et ne permet pas la mise en place d'une confiance mutuelle. L'un est professionnel, partiellement public et travailleur, l'autre est entièrement là, tout son être est mit en JE présent. Il est dans la nature humaine de projeter lorsqu'un espace de confiance est présent. Suspendre revient à se battre contre le présent, à entretenir ses peurs plutôt que d'user son énergie à la reformulation d'une volonté, mais d'abord de l'acception de soi en passant par l'accueil des accueillants en tant qu'acteur de sa situation mais autant metteur en scène de sa vie future, "pour passer" dans une société devenue meilleure de par son humanité, reconnue dans sa globalité par une pratique productrice et non castratrice. La révolution se trouve en chacun, et il n'est nullement question de révolution d'une société, mais d'en porter le message. Tant le fossé entre inclu est exclu se trouve dans la faille même de ce qui nous manque à tous, ce chaînon manquant qui nous permet d'avancer à sa recherche pour l'évolution humaine. De l'abolition institutionnelle de ce paradoxe évident, dans la pratique procédurière, dure, naîtrait alors une vision Autre de l'autre quelque soit sa situation, en dehors ou bien en dedans, quelque soit sa position sociale. L'abolition de la suspension dans le dispositif du RMI permettrait en conclusion une économie publique non négligeable par la reconnaissance même de ce pourquoi JE est là, sans un besoin forcené de raconter sa vie pour devoir justifier son droit à l'existence. Le gain de temps ne serait pas immédiat mais soulagerait par la manifestation volontaire des bénéficiaires un système social actuellement en crise. L'économie serait d'autant plus visible dans la santé, et les situations d'urgences décroitraient. Tenant compte que le bénéficiaire ne lutterait plus contre une peur présente de perte, avec les crises d'angoisses et une dépression souvent source de naissance pathologique sévère, tenant compte que le bénéficiaire userait de ses ressources pour se constituer dans son modèle et serait en confiance pour permettre de prendre en compte pleinement ce pourquoi Je est LA pour un temps de passage, sans craintes, donc sans souffrance supplémentaire endurée. L'être soi ne serait plus, alors, de la nature paradoxale de nier un dispositif tout en acceptant la perception d'un montant - comme le fait d'être dédommager - par une société où la place pour tous n'existe pas. La suspension revient à pendre ceux qui ne sont pas coupables d'échouer là pour un temps. La suspension abolie du contrat permettrait de libérer les tensions présentes, d'inverser les énergies souvent auto-destructrices en énergies créatrices et actantes. Le public ne passerait pas systématiquement à terme dans un système de soin. Celui-ci n'aboutirait pas forcément dans la rigidité négative et serait apte à porter un regard autre sur une pratique devenue juste et réciproque, pour un objectif commun évident, celui de permettre à la personne d'accéder à son autonomie.
Ne plus contenir dans le modèle du contrat la suspension, c'est fabriquer à terme des individus responsables et autonomes de décider ce qui pourrait animer leur vie. Maintenir la suspension, c'est fabriquer des personnes en mal-être et les obliger au terme de ces souffrances inutiles à passer dans un système de soins autrement plus coûteux et contraignant. La psychiatrie française en crise n'est pas en mesure de répondre à des histoires individuelles qui ne relève pas forcément d'une intervention psychiatrique mais relèvent bien d'une société qui n'accepte pas tout le monde dans la vie active.
Permettre de signer un contrat sans crainte de suspension c'est gagner du temps et de l'argent. La personne n'aurait plus de "raison" d'avoir peur d'un échec à venir, puisqu'elle est en situation de préparer au mieux son avenir. Je me base sur le fait que tout humain a un projet de vie, qu'il relève de la santé, du social plus globalement, de la profession.
L'abolition de la suspension permettrait un changement progressif du public accueilli. Celui-ci serait d'avantage constitué de personnes qui SDF, souhaiteraient à nouveau faire confiance dans la nature même de l'insertion qui serait alors une réponse adaptée, car nullement répressive, à la nature humaine.
J'aimerais élaborer ma réflexion.