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Fonction publique vs Privé

Publié : 08 août 2007 10:16
par le sociologue en bois
Bonjour à toutes et à tous ! C'est mon premier post sur ce forum, et je voudrais tout d'abord féliciter les participants pour la pertinence de leurs propos (si si... j'insiste).

Alors voila, je suis diplômé depuis le mois de juin et je souhaite travailler en MECS. Après quelques démarches, j'ai eu deux réponses favorables : une MECS du secteur privé, et une "MECS" du CDE. Le public est le même (adolescentes et jeunes majeures âgées de 15 à 21 ans), et les 2 postes débouchent sur un CDI.

Or, je ne sais pas vraiment quelle structure choisir... Les avis de personnes plus expérimentées divergent : pour les uns, la fonction publique représente la panacée (au niveau de l'évolution de carrière, des congés etc.), alors que les autres ne jurent que par le privé en incriminant -à tort ou à raison je ne sais pas- un salaire moindre, et un certain "immobilisme" au sein de la fonction publique.

Bref, je ne vous demande évidemment pas de choisir à ma place, mais je serais trés heureux si certains d'entre vous pouvaient me faire part de leur expérience, et m'indiquer les éventuels "avantages-inconvénients" de ces deux "secteurs".

Je vous remercie d'avance pour vos réponses.

A bientôt.

Re: Fonction publique vs Privé

Publié : 08 août 2007 10:56
par Charlotte
Pour le salaire, j'ai bossé dans la fonction publique (8 mois) et je gagnais nettement moins qu'un de mes collègues de promo qui lui bossait dans le privé avec le même public (il gagnait 300€ de plus)

Après dans la fonction publique, tu peux demander ta mutation et ainsi changer plus facilement de région (voir de service)

Re: Fonction publique vs Privé

Publié : 08 août 2007 12:47
par dom
Un critère est aussi à retenir, c'est la conception même que l'on peut avoir du sytème en général et de l'éducatif en particulier.
Je me suis trouvé dans la même situation il y a quelques années, et malgrè le salaire moindre en début de carrière (que j'ai d'ailleurs compensé depuis, l'évolution de carrière à l'ASE était meilleure que celle de mes confrères en milieu associatif), la refléxion qui m'a permis de choisir le public tenait simplement dans l'image que j'en avais.
Pour moi, il était "naturel" de considérer l'éducatif comme une mission de service public, comme un job financé par la solidarité nationale, donc comme quelquechose qui concerne tout le monde. Je trouve que c'est l'aboutissement légitime du système de répartition et d'imposition, un peu comme la plupart des instit' ne se voient pas travailler ailleurs qu'en école publique, détaché de toute idéologie ou politiques internes qu'on peut plus facilement retrouver dans le privé, historiquement plutôt confessionnel.

Re: Fonction publique vs Privé

Publié : 10 août 2007 13:40
par le sociologue en bois
Merci Charlotte et Dom pour vos réponses...

Ce qui "m'effraie" surtout dans le public n'est pas tant le salaire (si on l'évalue sur une année il équivaut aux salaires du privé), mais plutôt -à ce que j'ai pu en voir ou entendre- la "mentalité" de certains "fonctionnaires-éducateur" qui s'estiment indéboulonnables et ont perdu une grande partie de leurs motivations. Evidemment cela se retrouve dans le privé, mais la pression hierarchique semble quelque peu limiter ce phénomène. Est-ce une légende ? Suis-je tombé sur des mauvais exemples ? En bref, avez-vous d'autres infos ou réponses à ma question de départ ?

Merci encore.

Re: Fonction publique vs Privé

Publié : 11 août 2007 09:29
par dom
malheureusement, je crains que l'on retrouve à peu près partout des psuedo-collègues démobilisés ou démotivés dans leur pratique, adeptes de l'arrêt-maladie ou de la pause à rallonges...

au-delà de la représentation qui nous ferait penser que ce sont ceux qui se sentent protégés par leur statut (titulaires dans la fonction publique ou CDI dans le privé)qui dérappent, je constate que mêmes des éducs en contrats moins stables (contractuels en CDD à l'ASE, remplaçants en CDD dans les établissements privés avec lesquels je travaille) peuvent être dans le même comportement : ça tiens plus aux personnes qu'à leur lieu d'exercice, ou en tout cas à leur mentalité qui a fait dériver leur stratégie d'évolution davantage vers leur confort personnel que vers l'intérêt des enfants que l'on accompagne.
Cela dit, je ne me plains pas : je suis actuellement dans une équipe très dynamique, avec des collègues d'expérience très impliqués et avec des collègues plus jeunes très motivés, ce qui créé une belle émulation et un travail d'équipe très enrichissant.