Educ en aemo
Publié : 04 janv. 2006 03:00
Au printemps dernier ma fille -15 ans, scolarisée en 3e qui ne posait jusque là aucune difficulté, ni scolaire ni personnelle- s'est laissée entraîner dans une fugue par une adolescente placée en famille d'accueil -mais très perturbée- qu'elle avait rencontrée dans un centre de vacances. J'en ai parlé à l'assistante sociale du collège, espérant qu'elle remettrait les pendules à l'heure à ma fille, et qui, à la place, a fait un "signalement" sans prononcer ce mot devant moi et a préconisé, dans son rapport, un placement, sans m'en avertir non plus. Le juge pour enfants, après nous avoir écouté, a dit "ce n'est pas trop grave" mais nous a placé sous Aemo judiciaire pour six mois. Comme je n'avais pas compris la gravité de la procédure qui se mettait en place, je suis venue sans avocat et je n'ai pas fait appel.
Depuis, nous avons une éducatrice sur le dos. Pöurtant, ma fille est en seconde, réussit bien, rentre à l'heure, mais est assez révoltée contre moi dont elle juge les principes éducatifs "trop rigides". Toutes les trois semaines environ, elle voit l'éducatrice qui a jugé utile de lui "offrir un espace de parole". L'ennui, c'est que ma fille (c'est elle qui me le rapporte) en profite pour ses régler ses comptes avec moi et avec son frère dont elle est terriblement jalouse. A la question de l'éducatrice : "si d'un coup de baguette magique, tu pouvais changer quelque chose chez toi, qu'est ce que tu changerais ?", ma fille a répondu : soit que mon frère n'habite plus à la maison, soit que je n'habite plus chez moi. Je précise encore, pour en avoir discuté avec elle, que ma fille ne désire pas aller en foyer mais qu'elle ne mesure pas non plus la portée de ses paroles. Depuis des semaines, je n'ai aucun contact avec l'éducatrice qui ne juge plus utile de me voir ni de m'informer de ce qu'elle fait, bien qu'elle m'ait, au départ, promis de travailler en transparence. Je crains la suite. Je n'oublie pas la suggestion de l'assistante sociale (le placement en foyer). Bien sûr, il existe un conflit avec ma fille, c'est la raison pour laquelle j'avais entraîné toute la famille dans un centre de thérapie familiale, démarche qui se poursuit et qui me parait adaptée à la situation conflictuelle familiale, laquelle n'est pas aussi épouvantable que les propos de ma fille peuvent le donner à penser. Dans notre cas, il ne me semble pas que ma fille soit "en danger" au sens de l'article 375 et je ne comprends ni l'intérêt ni le but de l'Aemo que je vis comme infamante, stigmatisante (comme prévu dans la procédure, l'éducatrice a pris contact avec le service social du lycée où ma fille vient d'entrer et ne pose, je le précise, aucun problème, mais voilà, avec ce signalemnt supplémentaire, nous sommes transformés en "cas social". Heureusement, cette année, je ne suis pas déléguée au conseil de classe, je n'oserai plus regarder les responsables de l'établissements dans les yeux).
Je suis séparée du père de mes enfants qui ne s'en occupe pas et ne les a pas reconnu. Mais je suis parfaitement intégrée dans la société, occupe un poste de responsabilité dans une entreprise privée, et ne pense pas être un parent particulièrement défaillant. Je précise encore que l'un des enfants avec qui ma fille avait fugué (la fugue s'était faite à quatre) s'est simplement vue infliger par le juge chargé du 18e arrondissement de Paris, l'obligation de prendre par écrit des engagements de rentrer à l'heure, d'aller à l'école, etc. Sa situation était pourtant bien plus grave que celle de ma fille puisqu'après s'est fait virer d'un premier lycée, cette adolescente avait cessé de fréquenter le second lycée que sa mère lui avait trouvé en cours d'année scolaire. Pourquoi cette différence de traitement ? Et que va-t-il advenir à l'issue de cette mesure d'Aemo décidée pour six mois ? J'ai pris un avocat mais dans le cadre d'une Aemo,son intervention est très limitée. Plus grave, j'ai l'impression d'être sous contrôle judiciaire sans raison valable. Or, au cours des deux RV que j'ai eu avec l'éducatrice, dès que j'ai ouvert la bouche pour émettre une réserve ou faire une analyse différente de la sienne, l'éducatrice m'aremis à ma place, m'expliquant que j'avais tort et mettant toute réserve à mon débit. Le juge à qui j'ai demandé de me recevoir a refusé de m'accorder un rendez-vous.
La loi, désormais, offre aux "usagers des services sociaux" (des usagers contraints, quand même !!!) la possibilité d'un procès contradictoire et celle d'être entendu, mais il me semble que l'on attend surtout que l'acquiesse à tout ce qui est décidé pour "votre bien". Moi, j'ai l'impression que c'est la justice et ses auxilliaires (les éducateurs) contre les familles sous couvert de les "aider". En efeft, qu'est ce que une "aide" ? Et peut-il y avoir "aide" quand on n'adhère pas à la pertinence de ce qui vous est imposé. Le seul choix que j'ai, c'est de me la fermer et de subir. Moi, j'ai envie de hurler ma révolte.
Depuis, nous avons une éducatrice sur le dos. Pöurtant, ma fille est en seconde, réussit bien, rentre à l'heure, mais est assez révoltée contre moi dont elle juge les principes éducatifs "trop rigides". Toutes les trois semaines environ, elle voit l'éducatrice qui a jugé utile de lui "offrir un espace de parole". L'ennui, c'est que ma fille (c'est elle qui me le rapporte) en profite pour ses régler ses comptes avec moi et avec son frère dont elle est terriblement jalouse. A la question de l'éducatrice : "si d'un coup de baguette magique, tu pouvais changer quelque chose chez toi, qu'est ce que tu changerais ?", ma fille a répondu : soit que mon frère n'habite plus à la maison, soit que je n'habite plus chez moi. Je précise encore, pour en avoir discuté avec elle, que ma fille ne désire pas aller en foyer mais qu'elle ne mesure pas non plus la portée de ses paroles. Depuis des semaines, je n'ai aucun contact avec l'éducatrice qui ne juge plus utile de me voir ni de m'informer de ce qu'elle fait, bien qu'elle m'ait, au départ, promis de travailler en transparence. Je crains la suite. Je n'oublie pas la suggestion de l'assistante sociale (le placement en foyer). Bien sûr, il existe un conflit avec ma fille, c'est la raison pour laquelle j'avais entraîné toute la famille dans un centre de thérapie familiale, démarche qui se poursuit et qui me parait adaptée à la situation conflictuelle familiale, laquelle n'est pas aussi épouvantable que les propos de ma fille peuvent le donner à penser. Dans notre cas, il ne me semble pas que ma fille soit "en danger" au sens de l'article 375 et je ne comprends ni l'intérêt ni le but de l'Aemo que je vis comme infamante, stigmatisante (comme prévu dans la procédure, l'éducatrice a pris contact avec le service social du lycée où ma fille vient d'entrer et ne pose, je le précise, aucun problème, mais voilà, avec ce signalemnt supplémentaire, nous sommes transformés en "cas social". Heureusement, cette année, je ne suis pas déléguée au conseil de classe, je n'oserai plus regarder les responsables de l'établissements dans les yeux).
Je suis séparée du père de mes enfants qui ne s'en occupe pas et ne les a pas reconnu. Mais je suis parfaitement intégrée dans la société, occupe un poste de responsabilité dans une entreprise privée, et ne pense pas être un parent particulièrement défaillant. Je précise encore que l'un des enfants avec qui ma fille avait fugué (la fugue s'était faite à quatre) s'est simplement vue infliger par le juge chargé du 18e arrondissement de Paris, l'obligation de prendre par écrit des engagements de rentrer à l'heure, d'aller à l'école, etc. Sa situation était pourtant bien plus grave que celle de ma fille puisqu'après s'est fait virer d'un premier lycée, cette adolescente avait cessé de fréquenter le second lycée que sa mère lui avait trouvé en cours d'année scolaire. Pourquoi cette différence de traitement ? Et que va-t-il advenir à l'issue de cette mesure d'Aemo décidée pour six mois ? J'ai pris un avocat mais dans le cadre d'une Aemo,son intervention est très limitée. Plus grave, j'ai l'impression d'être sous contrôle judiciaire sans raison valable. Or, au cours des deux RV que j'ai eu avec l'éducatrice, dès que j'ai ouvert la bouche pour émettre une réserve ou faire une analyse différente de la sienne, l'éducatrice m'aremis à ma place, m'expliquant que j'avais tort et mettant toute réserve à mon débit. Le juge à qui j'ai demandé de me recevoir a refusé de m'accorder un rendez-vous.
La loi, désormais, offre aux "usagers des services sociaux" (des usagers contraints, quand même !!!) la possibilité d'un procès contradictoire et celle d'être entendu, mais il me semble que l'on attend surtout que l'acquiesse à tout ce qui est décidé pour "votre bien". Moi, j'ai l'impression que c'est la justice et ses auxilliaires (les éducateurs) contre les familles sous couvert de les "aider". En efeft, qu'est ce que une "aide" ? Et peut-il y avoir "aide" quand on n'adhère pas à la pertinence de ce qui vous est imposé. Le seul choix que j'ai, c'est de me la fermer et de subir. Moi, j'ai envie de hurler ma révolte.