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Y-a-t'il des actes bienveillant chez certains éducs ?
Publié : 12 juil. 2008 10:06
par Xav
Petit clain d'oeil au sujet opposé qui est assez alarmant.
Peut-on contre balancer avec des témoignages d'observations positives de nos pratiques (expériences, petits échanges surprenants, retours particuliers d'ex-bénéficiaires...).
A votre bon coeur !
Perso, cela tient plus à une rencontre. Une éduc lors d'un stage m'a particulièrement marqué dans sa capacité d'apaisement, de contenance et sa qualité d'écoute. Elle savait percevoir l'indicible et déployer une infinie douceur par ses mots et sa gestuelle.
C'était un réel plaisir de travailler à ses côtés auprès d'enfants en situation de surhandicaps.
Re: Y-a-t'il des actes bienveillant chez certains éducs ?
Publié : 13 juil. 2008 22:18
par Noisette
surhandicap??
Re: Y-a-t'il des actes bienveillant chez certains éducs ?
Publié : 15 juil. 2008 00:46
par Baleste
Bonne idée ce forum...
bon, je n'ai pas un acte bienveillant comme ça, quoique toute ma vie a été une suite d'actes bienveillants... si ! si !
Tiens le dernier : j'ai fait passer grâce à la VAE dix CAP d'Aide Cuisiner à des travailleurs handicapés profonds dont un groupe de trisomiques et ils l'ont eu...
Non, mais une attitude bienveillante et ferme et parfois beaucoup de patience...
je viens de retrouver un de mes anciens, grand cambrioleur de villas lorsqu'il était plus jeune et aujourd'hui il est... expert auprés des tribunaux pour tout ce qui touche les timbres postes et les autographes anciens... Bon, si je l'avais chargé dès le départ, qu'est-ce qu'il se serait passé ???
Re: Y-a-t'il des actes bienveillant chez certains éducs ?
Publié : 05 août 2008 09:51
par James59
Euuuuh, faudrait peut être redéfinir ce qu'est un acte de bienveillance. Moi personnellement, je préfére la bientraitance à la bienveillance... (même si la bientraitance est en général plutôt utlisé dans le domaine de la petite enfance)
Parce que faire passer un diplome à quelqu'un peut ne pas être un actes de bienveillance du tout du tout ! Si vous en doutez je peux vous parler de ma prof de math en terminale ! lol
Re: Y-a-t'il des actes bienveillant chez certains éducs ?
Publié : 05 août 2008 12:13
par zorra
le 24 septembre 2001, archives, mot de la fin et alain rey, a analysé sur la chronoque en ligne le mot malveillance.
Si on inverse, on a la bienveillance,vient aussi de vouloir, de veuillant Disposition à la gentilesse, être plein de civilité pour quelqu"un.
c'est l'Altruisme , la disposition favorable pour une personne, bonté et indulgence. C'est bien toutes ces qualité qui font qu'une personne aura un bon souvenir d'un travailleur social.parfois un sourire peut suffire, un respect,etc
Re: Y-a-t'il des actes bienveillant chez certains éducs ?
Publié : 05 août 2008 16:23
par eviltween
Avé,
Le sujet m'interrese d'autant plus que nous somme prompt plus à critiquer (dans son assertion ordinaire) ce que nous voyons plutôt que de lire à travers des sensibilités diférentes de nos pratiques l'immenses richesse du métier et le bien-être à l'origine duquel nous pouvons être (pour ceux que nous accompagons, comme nos collègues, nos cadres, le quartier et plus généralement la collectivité). NB je ne parle pas de confort!
Donc pour faire simple, heureusement qu'il y a des actes de bienveillance ou bientraitance! Je n'entrerais pas dans le débat de quel mot faut-il choisir; tant au final l'idée seule est déjà difficile à mettre en oeuvre (ceci dit je penche pour de la bientraitance car veille a une racine commune avec la surveillance... sinon je m'en cogne).
Allors donc, bis, s'il est difficile de définir une procedure globale de bientraitance-bienveillance (le Bienbien) car fondé avant toute chose sur l'outil humain c'est-à-dire soi-même (l'éduc, ME, AMP, ASS, ES...) il reste serieusement possible de définir sa pratique, voir même de proposer des dispostifs partagés par une équipe.
- Ma pratique de l'internat au regard du public et de la structure qui m'emploient (et oui je considère que les deux sont mes "missionneurs"), repose sur un certain contact et la demonstration que ces jeunes sont des personnes. A partir d'une mutuelle reconaissance, la rencontre, un échange peut et doit s'élaborer pour que la relation (de confiance) naisse. Pour moi, "ma" Bienbien s'elabore autour de ma manière de pratiquer le shéma que j'ai donné à peine plus haut.
Mais en même temps ce canevas est lui aussi fondé sur de la Bienbien: en ce que je m'inscrit dans ce dispositif afin de permettre à ces jeunes d'être des personnes à part entière pour elle autant que pour les autres, en effectuant des choix qui sont les leurs et les assumant. Je défend un modèle social, mais ce dernier n'est pas un fin en soi puisque "le" jeune peut s'en libérer en choisissant de l'appliquer peu ou prou et à sa manière. Pour cette raison la séparation entre le jeune et son éduc fait partie du dispositif, en d'autre terme comment l'accompagner à exprimer son autonomie et indépendance apres un passage necessairement soutenant (voir dans certains cas délicats, douloureux, déstructurant, à tendance fusionnel...).
Par aileurs le bien-être n'est pas une photographie bloquant le temps et l'espace, il est la conséquence d'un savoir et de son aplication; or on le sait tous "toute vérité n'est pas bonne à dire".
Mais j'ajouterais que c'est le savoir qui libère, car s'il permet, probablement illusoirement, d'offrir la liberte de choix (le libre arbitre) il permet surtout de se confronter à ses choix et de les assumer si ce n'est les accepter (ce qui ne se fait pas sans mal car il n'est pas facile de tout assumer, chacun a ses petites fait-blesses et la pub s'en delecte).
Bon je me suis quelque peu enflammé dans mes concept (comme d'hab'), donc, trismegiste, je reverge.
Pour en revenir au Bienbien, travailler avec des principes qu'on met au coeur de sa pratique parce qu'il me fonde comme personne comme travailleur, comm ererésentant social, il renforcent mon autenticité, mon honnèteté intellectuelle et rendent possible l'acceptation de mes imperfections.Car lutter pour le Bienbien (avant même de s'enflammer contre la maltraitance, plus insidieuse, car souvent à notre insu) c'est d'abord lutter contre la toute puissance, "le nez dans le guidon", "aller au conflit pour son bien",... Toutes ces expressions qui sont autant de démons qui nous guèttent lorsque qu'on croit perdre le contrôle de la situation.
Admettons que c'est par des "bonnes" pratiques que l'on conserve le cap et sans doute cela passe par le Bienbien plutôt que de vouloir envoyer sur les bûcher les malmal.
Cepedant ce Bienbien, pour moi ne peut être que collectif, même si à titre personnel je peux devenir un élément de résilience pour l'accueilli. En effet à quoi cela sert si je me démène pour liver des outils de socialisation mais qu'en même temps ce travail est remis en cause pas des systèmes sociaux qui renvoient les personnes à l'état d'objet. D'une certaine manière, je leur enseigne à être et on leur resserre la vice en leur disant "reste à ta place parasite"!
Alors je remet mon travaille en cause afin de trouver des astuces pour contrer ses murailles déshumanisantes mais seul ce sont de véhéments coups d'épée dans l'eau fataliste (et toute l'energie à faire le fanfaron durant les manifs c'est ça de moins pour ces personnes...ou presque).
PS je ne remet pas les manif en causes (encore que du point de vue du resultat...). Je m'égare à nouveau.
Ce que je veux expliquer c'est qu'en maintenant un partenariat en me créant des contacts si j'accrois mon éfficacité je peux surtout augmenter la collectivisation du travail et du coup inscrire la personne dans un système, un groupe, un collectif, une tendance Bienbien plutôt que l'enfermer dans ma personne Bienbien.
Donc le travail d'équpie est aussi la démonstration d'une volonté Bienbien, face à la déviance de l'omnipotence d'un être de droit même pas divin.
Enfin assumer une parole pour la retranscire en acte est sans doute une part extrèmement complexe du job, mais pour cela on ne peut évaluer que sur pièce.
Mon papa m'a toujours dit "on juge les actes pas les paroles" et pour se faire il faudra se contenter de mes mots, héhéhéhé;
PS ter, mon discours peut être compliqué car des idées sont liées sans disposer pour autant des transitions classiquement souhaitées (c'est voulu pour que chacun en fasse sa version) mais si besoin exprimé je peux dévellopper (par ailleurs si je l'avais fait il y en aurait trois pages de plus...)
eviltween "c'est celui qui dit qui est"
Re: Y-a-t'il des actes bienveillant chez certains éducs ?
Publié : 05 août 2008 17:58
par louli
c'est etonnant comme tout le monde se met rapidement d'accord sur ce qu'est le mal (surtout chez les autres) mais que dès que l'on parle de bien, on n'est plus d'accord sur la définition, on y met des degrés, des bémols, des oui mais...
pas un seul récit d'un truc chouette perso ou chez les collègues. cela voudrait-il dire qu'on percoit plus facilement le mal chez les autres que le bien chez soit ?
allons ne soyez pas timides, il n'y a pas de petits bienfaits.
moi aujourd'hui, j'ai pas fait grand chose, juste me démener une partie de l'après-midi afin de refaire une paire de lunette pour qu'une patiente puisse sortir de l'isolement dans lequel elle se trouve sans. j'ai tout fait pour qu'une autre, atteinte d'une terrible et incurable tumeur au visage puisse prendre un bain, un vrai, avec des bulles, de la mousse et tout et tout.
ça peut paraitre dérisoire, minable, mais moi j'ai le sentiment de ne pas avoir perdu ma journée, j'ai pas honte de mes (petites) actions parceque c'est ça qui rempli une vie.
bye
Re: Y-a-t'il des actes bienveillant chez certains éducs ?
Publié : 05 août 2008 19:59
par sylvain
Seul petit problème !!! c'est qu'à ce rythme il va y avoir le concours de celui qui sera le meilleur ?
Re: Y-a-t'il des actes bienveillant chez certains éducs ?
Publié : 05 août 2008 23:36
par ariane
Bravo Louli, voilà une belle conception de la relation d'aide, des petits "riens", que je met entre guillemets, car ce sont des actes qui, au regard de l'institution, ne coûtent rien, si ce n'est un peu de notre temps, mais qui représentent tellement!. Cela devrait être une donnée essentielle: être à l'écoute des gens.
Re: Y-a-t'il des actes bienveillant chez certains éducs ?
Publié : 06 août 2008 09:38
par Baleste
Et ce que vous ne confondez pas bientraitance avec, simplement, ce qui doit être fait.
faire refaire des lunettes c'est normal, necessaire et ordinaire. Sans plus.
La bientraitance serait de faire plus que le normal.
J'ai l'exemple du veilleur de nuit qui fait recoucher la petite dame alzhermerienne. Elle s'est levée la nuit sa ET MERDE VOICI LE TROISIEMME COUP QUI SERA J'ESPE3RE COMPLET CETTE FOIS-CI
Donc la vieille dme n'a plus conscience de l'heure et elle s'est levé la nuit. Le veilleur l'a recouchée. Bon, c'est ce qui devait se faire.
Mais le veilleur en fait plus : il s'est habillé d'un pyjama et le voir en pyjama a permis a la vieille dame de mieux cfomprendre que c'était la nuit et qu'il était normal qu'elle soit au lit.
Me suis-je fait comprendre ?
De la même manière, dans un foyer, les adultes handicapés peuvent aller en ville. en groupe avec LEUR moniteur. Pourquoi les trois éducs de service n'arrivent pas à proposer trois dstinations différentes afin qu'en plus de "la ville" ils aient un choix du genre "la ville et le superma