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famille d accueil

Publié : 03 août 2008 13:46
par sam
onjour , je voulais savoir quel est le role et le travaille d'un educateur specialisé travaillant au sein de famille d'accueil permanante ou assistante familliale? Est ce qu'on attend des educ une action de formatage des enfants placées (deja en difficulté)afin qu'ils rentre dans une norme acceptable par ces familles?

Re: famille d accueil

Publié : 04 août 2008 09:04
par marion
bonjour Sam,
dans un service d'accompagnement d'enfants et situation de placement familial, l'éducateur assure le suivi de la situation dans une dimension: famille (parents) enfants et assistante familiale.
l'éduc accompagne l'enfant dans son projet , il a un rôle de tiers, de médiateur entre l'enfant, les parents et la famille d'accueil.
L'éducateur ne perd pas de vue les objectifs du placement qui sont fixés soit par le juge pour enfants soit dans le doc de prise en charge (exp placement administratif).
Je ne comprends pas très bien, (ou j'interprète mal) ta deuxième question... l'action de formatage....
Bien sur l'enfant arrive dans une famille avec un fonctionnement, des règles, des habitus.... il va devoir découvrir et accepter un fonctionnement qui lui est parfois et souvent étranger. En particulier autour du quotidien. Repas, rythme de sommeil, sortie (horaires!) et interactions du groupe d'accueil.
Exemple d'un enfant qui me confiait: " dans cette famille, ils parlent tout bas et j'entends rien, c'est pour ça que je réponds pas... "
En fait, dans sa famille, les parents hurlaient des injonctions courtes...
Le placement est avant tout un déplacement! mais la question à se poser est peut-être: "pourquoi l'enfant est en situation de placement" risque de danger, danger avéré, maltraitance.... incapacité passagère du ou des parents à assurer les fonctions, leurs rôles...
l'éducateur travail en étroite relation avec la famille d'accueil dans l'intérêt de l'enfant et éduquer, si on suit la logique c'est aussi conduire vers...
c'est donc un role autour d'une meilleure connaissance de l'enfant dans son identité propre qui est à respecter. En développant la relation éducative, en passant des moments privilègier avec l'enfant, l'éducateur développe une meilleurs connaissance de ce qui fait la personnalité du "sujet".
après, chaque famille d'accueil a son type de fonctionnement. L'une mettra l'accent sur l'école, l'autre sur le rangement de la chambre, encore une autre sur l'attitude... c'est par une bonne connaissance de la famille d'accueil que l'éduc peut apporter une aide afin que l'accueil soit le plus aidant pour l'enfant.
Une autre dimension à prendre en compte est dans la relation affective qui va se développer! Bien souvent les enfants sont en situation de carences affectives et ou éducatives. Mais cet "amour là", (de la famille d'accueil) ils n'en veulent pas. ( ref: jai mal à ma mère de lemay)
l'éducateur accompagne aussi les parents... (la parentalité) la blessure du placement pour eux, pour l'enfant. Si tu as besoins de lire sur le sujet je peux te conseiller quelques ouvrages....
Enfin, la norme. Vaste sujet qui dérange ou pas, cependant elle pose la question de l'insertion ou pas...
A bientôt

Re: famille d accueil

Publié : 04 août 2008 13:05
par gwen
bonjour, moi je voulais savoir si les familles d accueil ont reelement les capacités pour faire face aux enfants placées lorsqu ils sont perturbées? Mes parents ont eux un enfant avec des problemes d ordre emotionnels (abandon), un psy le suivait mais rien a fait on leur a proposer de l amener rencontrer un educ spé a la drass mais entre les divers rdv ils n ont pas pu. Ne pensez vous pas que l educ devrais rencontrer l enfant dans la maison de la famille d'accueil car il n est pas psy, je ne vois pas ce qu il peut faire dans un bureau, d'ou la question quel est son travail sur le terrain?! Merci

Re: famille d accueil

Publié : 04 août 2008 15:02
par Marion
Bonjour Gwen,
Si, il y a placement , il y a problèmatique.... ne serait-ce que le placement en lui même.
ëtre assistant familial est un métier à part entière. Il existe une formation succinte mais une formation quand même et en fonction des structures, des temps de formation et réflexion autour de thématiques.
Le sentiment le plus commun aux personnes assistants familiaux reste l'idée de se sentir isolés, démunis et sans ressources pour faire face aux situations.
Pour répondre plus précisement à la question Gwen, du travail de terrain c'est en fonction des établissement... la plupart du temps, l'éduc va dans la famille d'accueil, mais aussi reçoit l'enfant au bureau ou en dehors (un petit repas ensemble ) par exemple un mercredi! Parfois l'enfant est reçu seul, parfois avec l'assistant familial. Parfois au bureau , parfois non... c'est le travail de l'éduc (aussi) de choisir les lieux et avec qui les rdv.
Le quotidien , est du domaine de l'assistante familiale, de part son impliquation, son observation et l'échange avec l'éduc spé elle aide à un meilleurs suivi de la situation.
l'un des rôles de l'éduc sera de centraliser les infos pour une analyse de l'évolution de l'enfant, du jeune. Il est censé rencontrer l'ensemble des partenaires qui assurent le suivi et rend compte aux instances. Voili Voilou!

Re: famille d accueil

Publié : 04 août 2008 23:32
par tof68
Merci Marion pour cette précision. Ton avant dernier post, j'avoue qu'il m'a laisser un peu perplexe mais bon.

Les assistants familiaux... peu malheureusement connaisse. La faute à qui?

Je dois bien l'avouer des anecdotes, j'en aurai des centaines à vous raconter parce que dans une famille , il y a toujours des choses à dire des histoires à raconter. S'il est vrai que beaucoup de personnes voient l'acceuil familial comme une solution simple et naturelle parcequ'elle met l'enfant à l'abri du danger, il faut savoir qu'elle ne le met pas forcement à l'abri de la souffrance, parce que vivre dans une famille autre que la sienne c'est angoissant et vivre avec une famille quin'est pas la sienne , ça n'est pas si simple que cela (cf JEan Cartry les parents symboli) Myriam David le dit le vivre avec expose chacun à autrui , dans son identité et sa différence.

L'accueil familial est riche, complexe et ne peux pas s'arreter à de vagues concepts n'en deplaise à certains... c'est une veritable profession et oui nous sommes formés pour recevoir chez soi les enfants. Il serait par aiulleurs suicidaire pour tous que de ne pas l'être.
Marion je suis tout à fait d'accord avec toi quand tu dis : "Le quotidien , est du domaine de l'assistante familiale, de part son impliquation, son observation et l'échange avec l'éduc spé elle aide à un meilleurs suivi de la situation.
l'un des rôles de l'éduc sera de centraliser les infos pour une analyse de l'évolution de l'enfant, du jeune. Il est censé rencontrer l'ensemble des partenaires qui assurent le suivi et rend compte aux instances."

Vous avez deviné je suis assistant familial tout comme mon épouse.
Pour Gwen, pour savoir si les ASS FAM sont suffisament formés il faut aller les rencontrer voir passer une à deux journées chez eux... vous comprendrez.

Personnellement, en plus des formations que mon employeur organise, j'ai décidé il y a trois an de suivre une formation d'éducateur spécialisé et j'ai obtenu mon diplôme cette année. Ce qui est rigolo dans l'histoire , c'est que sur la protection de l'enfance, les placements etc.. j'ai beaucoup plus appris en formationd'assistant familial qu'à l'école d'educ spé.....

Je pars demain avec la tribu passer quelques jours de vacances sur la plage puisque les enfnats veulent voir la plage.

A très bientôt

Tof

Re: famille d accueil

Publié : 05 août 2008 11:56
par une réaction
bonjour,

Je tiens à rebondir sur vos commentaires, moi je n'ai qu'une question (surtout pour marion et tof) pensez vous que les AF et les éduc de placement se considerent comme des collégues? et que des consertations soient faites dans le bien etre et l'évolution de l'enfant? N'y a t il pas un rapport hierachique entre l'éduc et l'AF du faite comme le prétends marion du peu de qualifications? (je tiens à dire qu'il faut également prendre en compte l'expérience et le vécu de l'AF et maintenant avec la VAE je pense que les AF doivent être considérées comme des collégues)
merci pour vos commentaires et réactions.
J'attends vos réponses.

Re: famille d accueil

Publié : 05 août 2008 16:17
par marion
Bonjour,
Pour tenter de répondre à ta question Auteur "Une réaction" qui comporte aussi ta réponse je reprends. Le temps de formation des Assistants et assistantes familiaux qui tourne autour de 300 heures initiales et souvent par alternance dont 60h en amont du premier accueil après l'agrément. Bien souvent j'entends en retour de la part des A/F une demande de formation complémentaire, voilà ce que je voulais exprimer. Le contenu de la formation de base est : accueil et intégration de l'enfant ou de l'ado dans sa F/A (140H)
accompagnement éducatif de l'enfant ou de l'ado (60H° communication professionnelle (40h). Le DEAF n'est pas obligatoire et comme le rappel Christian Allard auteur de "pour réussir le placement familial" page 222 : "Le législateur reconnait ainsi que ce qui est important pour un ou une A/F ce n'est pas de savoir passer avec succès les épreuves d'un examen, mais de savoir se former, réfléchir, s'articuler avec une équipe pour dépasser les épreuves du quotidien; "
la formation est une chose, le savoir faire et le savoir être compte tout autant.
Tof 68 ne va sans doute pas m 'en vouloir d'avoir croiser théorie et pratique et de continuer dans ce sens pour accompagner l'enfant, la famille d'acceuil et les parents de l'enfant. Il faut lire Cartry, il faut lire Myriam David pour avoir un regard éclairé sur ce métier qui fait parti de ce que Freud nommé du domaine de l'impossible. Il est important de lire aussi l'histoire de la protection de l'enfance et de ce vieux métier de nourrice qui trimbale les casseroles du passé, comme parfois la protection de l'enfance comme rapteur d'enfants!
Pour donner mon avis sur la question de l'assistant familial et le rapport hiérarchique entre éduc et A/ F c'est bien entendu un travail d'équipe (pluridiciplinaire) qui co-existe et qui se bouge les méninges... dans l'intérêt de qui? Hein ??? de qui ??? qu'est-ce qui peut bien nous réunir et nous motiver????
une question de place, mais oui bien sur ... mais la place de qui???

de l'enfant oui, de l'enfant.

Re: famille d accueil

Publié : 06 août 2008 09:44
par une réaction
bonjour Marion,

Je suis ravie de lire ta réponse. Je n'ai pas posté ce msg pour te mettre en colére (enfin c'est l'impression que j'en ai) mais simplement je me posais cette question. J'ai évidemment lu M. David et Carty, je trouve ces livres très interressant et passionnant. Je posais cette réflexion tout simplement par rapport à mon vécu, mes parents sont assistants familiaux et il existait un rapport hiérarchique entre l'éduc et l'AF, ils ne travaillent pas tous dans le même intéret, celui du bien être de l'enfant et également celui de l'accueillant. Voilà je n'ai pas souhaité généralisé les choses (peut etre me suis je mal exprimé) mais simplement faire remarquer que lorsqu'on se lance de ce métier il faut pouvoir avoir les nerfs solides et je pense savoir trouver auprés de ses collegues de l'écoute et ainsi faire avancer les situation. Je suis Travailleur social, cette question de l'accompagnement m'interroge.
Merce d'avoir répondu,
A bientôt

Re: famille d accueil

Publié : 06 août 2008 11:43
par eviltween
Avé,
Marion, je te soumet quelques opinions divergeantes d'avec les tiennes. Je rappelle que des contradictions naissent les plus riches idées et que par ailleurs une opinion en vaut bien un autre et je n'engage que moha dans ce que j'ecris (donc cela ne devrait pas créer d'ennuis); Val apour la présentation.
Pour en revenir au familles d'Accueil, je crois qu'il n'y a ar principe pas de lieux plus adapté au regard de notre société et des ses valeurs famillialles (on ne peut pas dire que les phallenstère et kiboutz ont le vent en poupe, et pourtant il y aurait de quoi s'en inspirer).

Si demain on démontait les MECS et autres foyers pour que les enfants aillent en familles d'Accueil, je serais le premier à mettre des coups de pioches dans les murs de ces bâtiments-prison bien que ce soit mon gagne-pain. Mais la famille d'Accueil n'est pas qu'un espace idéal au nom de l'utopie sociale... Non parceque le discours éducatif s'abrite derrière des valeurs de protection dénigrant le fonctionnement famillial (d'autant qu'il en pose pas une recette, encore heureux!). Là je crois que probablement nous ne sommes pas en désacord.
C'est plus sur certaines formulations que je voulais revenir: car lorsque tu définis les fA tu les présentes, selon moi, comme un tel organe éducatif que j'y lis le retour du foyer. Je m'explique; pour moi la distinction essentielle entre foyer et fA revient aux concepts de disponibilité et vécu partagé.
De toute évidence les fA disposent d'une disponibilité qui leur permet d'être présent à tous les moments dans l'accompagnement de l'enfant à l'image d'une famille idéale, ce qui ne peut-être le cas en foyer (turn-over, équipe, référence partagé...). Cette disponibilité est l'assise de la relation d'abord temporelle puis émotionnelle. Ensuite pour moi et c'est là sans doute toute la difficulté de ce système, la fA peut alors jouer plus facilement le rôle de famille de substitution.
Car il ne faut pas se leurrer même si les fA tentent de ne pas se distinguer avec les famille d'origine par une forme de compétion substitutive dans l'esprit de l'enfant il ne peut que se construire une substitution devant laquelle les parents de fA devront lutter pour permettre la coexistence du modèle qu'il offrent et celui de la "vrai famille " du placé. Et c'est là où je trouve qu'il y a une richesse des fA tellement parfaite qui autorise l'enfant à se reconstruire. Car cette famile de subsitution n'est pas parfaite elle a ses qualités, ses défauts, ses spécificités qui offrent un modèle dont peut se saisir l'enfant, de la même manière qu'il le fait avec sa famille d'origine, mais cette fois-ci le climat est propice à cette réflexion. Et pour répondre à Gwen et Sam (relativement proche de ta propre réponse Marion) l'éducateur est le garant de ce travail.
La fA est la seule dans notre modèle sociétale qui soit habilitée à s'ouvrir à des sentiments avec les enfants de telle sorte que les conflits enfants/parents ordinaires puissent s'élaborer avec un discours claire autant symbolique que factuellement. En foyer ces conflits existent mais la question se limite au symbolique parce que la distance (occasionée entre autre par le fonctionnement même de tout établissement bientraitant) renforce la difficulté de verbalisation et de mise sous sens.
Dans ma pratique je prend la place de parent (du moins je l'accepte à travers ses enjeux, de toute façon dit la psy je n'ais pas trop le choix). Mais si j'arrive à m'en saisir pour accompagner "mes" jeunes il n'en demeure pas moins que leur compréhension est plus difficile et exacerbée que par rapport à l'espace d'une fA. Evidemment le système fA n'est pas parfait mais il est possible de se dire parent, même si ce n'est que par contrat et non par les liens du sang.
Anecdote: un enfant qui devenu adulte demandant à son père non-géniteur de l'adopter réalise à mon sens la plus "honnète" relation car il peut dire qu'il a choisi son père.
C'est dans ce sens que l'enfant peut choisir ses relations, or en foyer cela est extrèment difficile à plus long terme, et quant au vécu partagé il n'offre pas le même rapport car reconnaissons-le qu'il est complexe de dire à un enfant en foyer qu'on l'aime par rapport à une fA.

En ce sens l'éduc qui accompagne la famille d'accueil vient créer du tiers comme dans la famille d'origine en posant des balises en permettant cette distanciation. Alors oui il est dans un rapport hierarchique parce que non contaminé par les mêmes débordements émotionnels que la fA (et je tiens à dire que ces débordements renforcent pour moi le fait qu'en aillant du désir pour l'autre celui-çi peut reprendre vie). Parce qu'il est en dehors, l'éduc a un regard (à priori) objectif, mais ce n'est pas à lui de définir le fonctionnement famillial (sauf abus) il devrait faciliter le travail (à l'image d'un chef de service en MECS). De même il disposera plus facilement des éléments pour argumenter l'évolution au sein de la fA, ce qui en somme est proche de ce que tu dis Marion. Chacun son rôle, si ce ne sont pas des relations professionnelles/partenariales, que doit surtout travailler l'éduc. Il entre dans l'univers de la famille (à lui de s'adapter) sinon ce n'est pas la peine de confier le môme.

Aprés j'avoue que cela n'est pas évident en réalité ni même que la formatiojn suffise car on ne devient pas fA on l'est par son rapport à la disponibilité et à ce que l'on a à partager. La formation ne vient pour moi qu'alimenter cette pratique et renforcer les moyens d'accueillir des enfants. Ainsi je crois ferment que tout enfant peut aller en famille d'accueil pour eut que cette dernière soit équipée, et que l'on ait commendité un travail de socialisation.

Gwen, si l'objet de l'accompagenement n'introduit aucune socialisation tendant vers une retour dans al société ordinaire parce que l'enfant survit à un état psychotique alors peutêtre n'est-il pas lui même équipé pour resister à la tension famillialle et sans doute des centre de contentions sont plus habilité à limiter sa soufrence. Mais je crois qu'il s'agit de situation limite où comme le disait Deligny on en fait plus face à des être humains mais des "personnes d'un autre genre" pour lesquels nous disposons d'aucun moyen actuellement pour les aider.

eviltween "on choisi rarement sa famille" (Séchan)

Re: famille d accueil

Publié : 06 août 2008 12:42
par une réaction
EVILTWENN,

Je tiens à te remercier pour ta réponse elle me semble juste, je pense que tu pointes des choses importantes qui font la richesse de ce métier. Je suis convaincu que moi aussi la famille d'accueil est un lieu qui semble le plus adapté aux enfants. Cependant il faut que l' AF puisse mettre des limites dans ses sentiments et je pense que l'expérience du métier , l'aide et le soutien aporté par les collégues et l'équipe encadrante (éduc, psy) permet aux AF de se situer et à long terme de ne pas mélanger travail et sentiment même si ce métier ne peux se faire sans ce facteur. Tout est la difficulté à mon gout de ce métier : comment rester à sa place de professionnel et savoir prendre du recul sur la situation quand les sentiments s'enmellent?
Je rajouterai aussi, qu'il faut penser à l'entourage de l' AF qui accpete les enfants les considérent comme ses feres ou soeur parfois.. Comment nous en tant que professionnel pouvons nous les accompagner??Ils sont souvent mis à l'écart..alors qu'ils ont certainnement un rôle ou une place symbolique pour l'enfant placé!
Bien entendu je te rejoins " on choisi rarement sa famille"