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Pourquoi l'éducateur spécialisé est-il si silencieux?

Publié : 18 août 2008 18:14
par patrice
Le 18.08.2008

Si les conférences en "travail social" ne semblent être que l'apanage des scientifiques du social alors l'éducateur spécialisé y a toute sa place.
L'apanage, ce "Lot attribué aux princes qui n'avaient pas accès à la couronne" doit désormais revenir entre les mains de ceux qui face au défi que nous lance la mondialisation sont depuis des décennies des familiers de la pensée complexe.
Lorsque se profile discrètement au loin le risque qu'apporte avec elle la nébuleuse "travailleur social",coutumière de la régurgitation des masses indifférenciée, voire in- différenciable, l'éducateur spécialisé se doit de faire valoir la rigueur de son approche épistémologique. Il en va du devenir de son identité professionnelle.
Comme toute identité, pour exister elle doit pouvoir se raconter par le récit... Racontons.
Patrice.

Re: Pourquoi l'éducateur spécialisé est-il si silencieux?

Publié : 18 août 2008 20:42
par yerda
Patrice, pourquoi n'utilises tu pas une formulation de phrases et des mots plus simples. En toute franchise, je ne comprends rien a ton post pourtant le sujet m'a interpellé et semblait intéressant. Je t'invite à m'éclairer un peu...

Re: Pourquoi l'éducateur spécialisé est-il si silencieux?

Publié : 19 août 2008 08:34
par pierre
Yerda
tout à fait d'accord avec toi
Je n'ai rien compris!!!
et je me demande Patrice, si ce que tu dis veux dire quelque chose!!! Tu te masturbes en paroles
Même le langage des médecins est plus clair et pourtant....

Re: Pourquoi l'éducateur spécialisé est-il si silencieux?

Publié : 19 août 2008 11:38
par titi
Bonjour patrice,
en lisant ton message , je me suis demandé si c'est moi qui comprends rien à la langue française ou si c'était vraiment incompréhensible!! les autres messages me rassurent , alors expliques-nous un peu ce que tu as voulu dire, merci.

Re: Pourquoi l'éducateur spécialisé est-il si silencieux?

Publié : 19 août 2008 14:51
par sd
Ce que je comprends du post de Patrice (dis moi si je me trompe), c'est que l'éducateur spécialisée n'écrit pas, n'échange que très peu sur sa pratique te surtout n'élabore que très peu. En effet, l'éducateur investit très peu les colloques, les séminaires... Il relate très rarement son travail, ne produit que très peu, voire pas du tout d'écrit sur son expérience, il ne donne que très peu de matière pour faire avancer les choses.. Il ne réfléchit que très peu dès lors qu'il est diplômé ? Pourquoi ?

Re: Pourquoi l'éducateur spécialisé est-il si silencieux?

Publié : 19 août 2008 17:03
par fred
Maître Yoda! je t'ai reconnu, que la force soit avec toi!

Re: Pourquoi l'éducateur spécialisé est-il si silencieux?

Publié : 19 août 2008 21:06
par marie
Voici ce que j'ai trouvé en post face d'un livre de la collection perspectives Sociales de Stéphane Rullac directeur de collection:
"Si l'action social amène souvent les professionnels à rédiger, cet exercice concerne rarement leur savoir-faire et le sens de leurs actions.
Le propos se heurte à la difficulté d'écrire sur la relation d'aide et se limite trop souvent à l'expression oral qui demeure le moyen de communication
traditionnel de ces métiers.
Cette utilisation trop modeste de l'écriture limite la prise de distance pourtant nécessaire pour l'évaluation et améliorer l'action. Aussi, les écrits disponibles ne permettent pas aux travailleurs sociaux, malgré leur expertise, de participer au débat public et scientifique;
l'engagement professionnel des auteurs de cette collection produit une connaissance forgée dans l'action sociale. Ces regards offrent la possibilité de partager leurs expériences, de questionner pour contribuer à l'évolution des pratiques, tout en proposantune mise en lumière en particulier de notre société et de ses fronts les plus fragiles."

J'approche ou pas???

Re: Pourquoi l'éducateur spécialisé est-il si silencieux?

Publié : 20 août 2008 17:58
par yout
assez d'accord, délicat de te comprendre.....L'emploi de mots abordable, de phrases simples est necessaire, les personnes accompagnées ne comprennent pas toujours notre jargon...se référer à des écrits d'ADT quart monde...le regard de certaines personnes sur le travail social est pertinent et à prendre en considération....
bonne soirée

Re: Pourquoi l'éducateur spécialisé est-il si silencieux?

Publié : 20 août 2008 21:08
par FARAH
Patrice, t'es éduc?? Je ne comprends rien à ta façon de t'exprimer!! Pourtant je ne suis pas débile!!
J'espére pour toi que ds le boulot tu ne t'exprimes pas comme ça sinon je plainds tes collégues et les usagers. N'y vois aucune attaque perso mais tout de même fichtre je suis estomaquée??!!

Re: Pourquoi l'éducateur spécialisé est-il si silencieux?

Publié : 21 août 2008 01:59
par eviltween
Avé,Patrice et les zotres
On va croir que par provoqu' j'approuve la prose de Patrice mais je trouve assez clair son post: alors pour les demeurés (du moins ceux qui manquent de vocabulaire ou de l'exercice du dictionnaire, qu'ils se fadent des théoriciens de la psy ou de la philo et il trouveront sans doute trés abordable le Patricien.

Donc,
Rares sont les éducs qui sont présents dans la salle voir sur l'estrade des conférences pour défendre une position éducative (même si elle n'est certes pas générales et unique à tous les travailleurs du social, on s'en doute). Mais où sont les les éduc chante le disco Patric?
A oeuvrer en toute dépendance de la société comme son bras armé, non pour réduire les inégalités mais parfois plutôt permettre la machine de poursuivre son travail acharné de destruction des individus pourvu qu'il soient faibles ou considéré comme des minorités négligeables par nos indispensables représentant politiques?...

On pourrait le croire mais non.
Disons que les éducs font de leur mieux pour accompagner (du moins la plupart, crois-je), mais s'il ne défendent pas bec et ongles leur place dans la société il arrivent peut-être à apaiser (mais pas à éteindre) le feu qui couve (celui du désenchantement des ignorés, des sans grades, des non-productifs, en somme des inutiles).
Atention il ne s'agit pas défendre une posture politique ou syndicale mais de valoriser un regard accru de l'éduc au contact de "la misère" sociale, de ses outils pour lutter. C'est une position militante que de pouvoir élaborer des diagnostiques sur le terrain, sur la situation d'un individus, sur un groupe, sur un quartier, de pouvoir évaluer les politiques urbaines et les moyens donnés au public concerné par l'action sociale (mandat ou non, j'ajoute).

Qui peut mieux que nous éduc et affiliés (Mission local, Maison de l'ado, MDH, CAT, CER, Préfecture, région, CVS, Foyers, ASE, SEAT, écoles spécialisées, éducation nationnale, organismes de solidarité, divers lieux de formation, ANPE, et tant d'autres......) rendre compte du trauma social dans lequel on s'enfonce, en se mentant ou en acceptant les illusions de lendemains qui chantent gràce à la consommation et tout autres diarrée satellitodiffusé?
Nous somme à la pointe de cette exception intelectuelle parce que contrairement à nombre de théoricien nous avons les mains dans le cambouis tout en réflechissant pour en limiter les effets nocifs. Nous sommes dedans (jusqu'au cou parfois) et en dehors de cette misère sociale (dont on arrive même pas à savoir si elle croît ou baisse, à mon avis elle se diversifie). Un étonant silence est instauré, par les gouvernants trop préocupés par le risque d'un mouvement de masse vindicatif plutôt que de nous instruire pédagogiquement sur le contrat social.
Alors qu'il est possible ne serait-ce qu'en prenant la parole occasionnellement, à tour de rôle, de poser les bases d'une identité éducative:
Je travail dans un foyer oscillant ente la MECS et le FAE (en raison d'une culture d'entreprise antédéluviene), j'accompagne de jeunes garçons de 15 à 17 ans (5 en co-référence avec mon collègue) qui, soit, ont été victime du jeu de la patate chaude, soit, ont trouvé porte close ailleurs avant d'attérir dans notre maison (dernier recour, cela fait un peu agence tout risque mais c'est ainsi que nous sommes souvent considéré dans le milieu).

Nous fonctionnons suivant le principe de non-renvoie (qui n'est pas un vain mot, AUCUN RENVOIE, c'est une question éthique, en revanche la réorientation est possible comme la mise à pied mais il ne s'agit pas de renvoie déguisé, va falloir me croire sur parole). L'équipe a décrété qu'en raison d'un abandonisme plus ou moins prégant chez les jeunes l'objectif premier est de favoriser la stabilisation de ces futurs adultes. Beaucoup sont descolarisé, rejeté de tout modèle de groupe admis (mis à part le quartier); favoriser une relation est le premier défis.

Nous oeuvrons collectivement à permettre à ces personnes de se sentir comme des "êtres" à part entière et pas seulement des "objets". Et ce depuis les agents de popreté (je me refuse à dire maitresse de maison tant qu'elles ne seront pas installées réellement dans cette fonction), jusqu'aux cadres en passant par les éducateurs techniques et sportifs, jusqu'aux ouvriers sous-traitants pour un travail de réfaction dans le foyer.
Et lorsqu'une accroche s'élabore le travail de "socialisation, ou resocialisation d'intégration" (pour moi de stratégie vers une autonomie et individualisation) peut commencer.

Parfois, le séjour du jeune ne lui permet pas qu'une relation s'instaure dans nos murs, et conscient de cette impossible rencontre nous forcons toutefois cette personne à se conformer à des règles, cette sorte de pavlovisme light (car le jeune a toujours la possibilité de la fuir, de la rejeter, de la discuter même si nous tenons fermement le cap) a pour but que des règles essentielles en collectivité soient intégrées. Car le temps est une donnée preignante, si le jeune ne peut se fixer aujourd'hui, demain peut-être y arrivera-t-il, et les bases que nous lui avons "imprimés" lui permettront de s'y retrouver.
Par ailleurs parfois, nous copions sans vraiment comprendre seulement parce que celui qui nous sert de modèle revêt assez de bienveilance pour que l'on croye que c'est juste et bon.
Dans tous ce que j'ai écris, je n'énonce pas de verité absolue, seulement un ensemble de constat et de choix professionnels que nous tentons de suivre chacun avec nos spécificités.

Maintenant je crois vraiment que nous sommes pas loin de faire de notre mieux au regard de nos pratiques, de nos choix, de nos discours, de notre volonté et de nos moyens. Toutefois tout ce que nous mettons en oeuvres est systématiquement mis à mal par le système:
Comment tenter d'accompagner des personnes vers l'autonomie quand la machine broie toute véléïté/volonté du jeune, qualifié de délinquant, racaille, de trop foncé ou trop limité dans son vocabulaire?... exemple: l'accés au logement entre racisme patent, conditions impossibles...; l'emploi avec les sous-qualifications, le chomage...; l'école avec les violences institutionalisées et induites (voir Bourdieu)...

Et ce ne sont que les bases de la société qui sont sapées! Travail, école, foyer et famille (çà c'est souvent la raison de leur placement).

Je suis éduc pas un représentant en commerce chargé de leur faire mirroiter les avantages de l'ascention sociale avec ces bons vieux tuyaux troués: si tu travailles bien à l'école tu auras un bon métier (car cela ne suffit plus et les travailleur pauvre aolrs?!). Je suis mandaté pour qu'il puisse s'exprimer en tant que personne (indépendante) et citoyen (autonome).
Alors plutôt que de gacher une marchandise frelatée de conseils de oisifs, je leur promet une révolte à laquelle ils devront prendre part s'ils veulent profiter du meilleur de la société. En d'autres termes, utiliser le système pour ne plus être des moutons mais pour faire valoir leurs intérêts, l'activité plutôt que le travail, les relation plutôt que les échanges commerciaux....
Par exemple en étant procédurier, en répondant à l'abusif imbécile qui tente de les faire tourner en bourrique; Parfois cela n'apporte rien mais cela leur donne une place : celle de celui qui se dit, j'existe, je pense et j'ai des sensations et personne ne peut me l'enlever! En servant d'exemple, comme le soir ou face à un guichetier de cinéma qui me demande des papiers du foyer pour qu nous obtenions un tarif préférentiel alors que jamais auparavant cela n'a été le cas et où il refuse tout argument ni mêm en parler à son autorité, ce à quoi je répond par son nom afin de me plaindre de lui auprés de la direction. Puis je fais un scandale pour voir immédiatement son patron. On a eu nos tickets à prix réduits au final, aprés bien 13 minutes d'attentes et de "trop la honte" suivant les jeunes, mais je leur expliquait que lorsqu'on est dans son droit on va jusqu'au bout sinon cela implique que l'on abandonne ce droit (au risque souvent de se couvrir de ridicule dit-on, et j'en suis même pas sur de çà, tien).

Aussi tout l'enseignement et ma faconde éducative se fonde entre ce, en quelque sorte, militantisme (teinté d'héroisme politique anarcho-socialo-valétudinaire) et de maïeutique "in vivo" en offrant un modèle de personne (en le jouant, parfois le surjouant mais toujours de manière authantique). Car en donnant une assise à ces (mes) jeunes, je veux leur donner l'envie de vivre, de se battre pour leur conviction tout en leur montrant que c'est possible et cela passe d'abord par mon honnète altruisme.

Mais, il y a un mais, seul je ne peux rien, pas plus que l'équipe, ou l'association. Ce pénible et néanmoins enrichissant travail se partage à travers tout un résaux loin d'être institutionnalisé et en outre souvent en marge des ambitions politiques. Aussi je souhaite faire passer un autre message, en parallèle à celui de Patrice dépité de l'absence de patriciens sur les espaces de reflexions: Mais où sont les éducs dans le combat social de l'humain contre la machine inhumaine?
Est-ce normal que les références se soient: la malbouffe, la mondialisation prévue pour n'enrichir que l'élite, la publicité mensongère, l'ère du Bling-bling, et autres outrencières bilevisées?...
Est-ce normal que l'éduc n'intervienne pas dans les choix sociaux? Est-ce normal que la société se décident entre quatre murs grecs (Hélyséens) plutôt qu'au forum entre plébéens et aristocrates, qui tous ne veulent qu'une chose mieux vivre (ce n'est pas démagogique comme interrogation). Est-ce logique de devoir écraser les autres pour s'en sortir dans notre société utopique? Est-ce là des valeurs que nous acceptons malgres nous?...
Comment des foyers peuvent admettre le renvoie? Le non-renvoi devrait être un minima éducatif, mince.

PS à ceux qui croyent que la pensée est simple avec des mots simplistes je leur dit cessez de faire semblant de réflechir z'etes déjà mort.
Patrice n'hésite pas sur l'inflation sémentque,je fait de mon côté de la surchauffe et cela ne pas qu'apporté des ennuis.

eviltween «Les risques du métier : son menton a soudainement quitté la paume de sa main droite posée grâce à un coude et sa tête est venue frapper lourdement le bureau. Une fois encore, un fonctionnaire s’est tué au travail.»
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