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Quels sont les freins que les sourds rencontrent dans leur parcours d’insertion ?
Publié : 02 févr. 2005 12:06
par karine
Bonjour Didou,
Aurais-tu un peu de temps à me consacrer ???
Après les femmes séro (sujet de notre chère laurence à qui je souhaite en passant tout le bonheur possible pour ce premier accouchement), voici les personnes sourdes présentant des problèmes d'insertion socio-professionnel.
Voilà mon ébauche:
Voici mon questionnement de départ : "Quels sont les freins que les sourds rencontrent dans leur parcours d’insertion ?"
Réponse à ce questionnement et problématique étudiée : les personnes sourdes manquent d’estime de soi pour devenir autonome, (à noter que ce manque d'autonomie conforte leur mauvaise estime de soi), ce qui rend leur insertion difficile. Aussi, je me demande si l’accompagnement socio-professionnel traditionnel peut être un outil efficace face à ce problème ? »
Hypothèse à valider « un accompagnement socio-professionnel basé sur l'individuel, nécessitant la mise en place d'une relation professionnelle entre les travailleurs sociaux et les interprètes permettraient aux personnes sourdes d'acquérir progressivement de l'autonomie tout en s'appropriant simultanément une bonne estime de soi».
Qu'est ce que tu en penses ? n'hésite pas à me contre dire...et me proposer des pistes...
un grand merci d'avance à toi.
a te lire
amicalement
karine
Re: Quels sont les freins que les sourds rencontrent dans leur parcours d’insertion ?
Publié : 02 févr. 2005 19:58
par Didou
Bonjour Karine,
Karine: Quels sont les freins ...?
Didou : Quels sont tes premiers "repérages" ?
K : les personnes sourdes
D : qu'est -ce qui motive CE choix ?
K : parcours d’insertion
D: Comment définis -tu le concept "d'insertion" ?
K :les personnes sourdes manquent d’estime de soi pour devenir autonome
D : Sur la forme , ceci se rapproche davantage d'une hypothèse que d'une problématique. Sur le fond, sur quel éléments te bases -tu pour avancer cela ?
K : estime de soi.
D : Comment la définis -tu ?
Par "ce jeu" de questions/réponses, j'espère t'avoir un peu aidée dans ton cheminement ...
Bonne suite à toi,
Cordialement,
Didou (cesf)
Re: Quels sont les freins que les sourds rencontrent dans leur parcours d’insertion ?
Publié : 03 févr. 2005 11:13
par karine
Bonjour Didou,
Tout d'abord, un grand merci pour ta perspicacité et rapidité!!!
Je reprend:
Quels sont tes premiers "repérages" ?
Qu'est -ce qui motive CE choix ?
Commentdéfinis-tu le concept "d'insertion" ?
A partir de constatations directes (je travaille en tant qu'agent de développement pour une association de sourds), j'ai repéré diverses lacunes rencontrées par les personnes sourdes: illétrisme, communication orale impossible, manque d'informations, bas niveau de qualification...
Face à ces lacunes, les sourds réagissent différemment. Certains ont choisi de surpasser leurs lacunes en allant de l'avant, sollicitant les interprètes pour pallier leur problème de communication, je constate qu'ils sont sont autonomes et bien insérés dans la société. D'autres ont choisi de solliciter les travailleurs sociaux pour les accompagner dans tous les instants de leur vie,ils ne sont pas autonomes et rencontrent des difficultés d'insertions (difficultés importantes à trouver un emploi, peu de rapport sociaux...)
Didou tu as raison, je dois affiner ma réflexion sur la notion d'insertion et idem sur l'autonomie + lien entre les deux...
Je poursuis : ce constat me permet d'affirmer que ces lacunes ne sont pas des freins à l'insertion ou en tout cas pas à eux seuls.
C'est à partir de là, que ma recherche commence.
Pour mieux comprendre la situation. J'ai rencontré les travailleurs sociaux en quesion et rencontré les personnes sourdes.
Quel est le réel frein à leur insertion ?
(question de départ)
Je rappelle la poplation dont il est question : personnes sourdes (sévères et profonds)qui présentent des difficultés d'insertion en demande d'aide sociale.
L'étude du développement psychologique de l'enfant sourd à travers la prise en charge institutionnelle et les paroles des sourds euxmême : histoire de vie m'ont permis d'avancer.
Le diagnostic tombe : pour les personnes sourdes, devenir autonome est un vrai défi, ils se sentent dévalorisé par leurs lacunes et accumulation d'échec. ils manquent de confience en eux et d'estime de soi...or l'estime de soi est un facteur important dans le parcours d'insertion.
Donc pour moi, c'est un constat vu comme une problématique pour laquel j'emmet le questionnement suivant : l’accompagnement socio-professionnel peut être un outil efficace face à ce problème ? »
es-tu d'accord avec moi ?
Est-ce bien une problématique et pas une hypothèse ?
L'hypothèse doit répondre à la problématique. Donc j'emmet l'hypothèse suivante :
« un accompagnement socio-professionnel basé sur l'individuel, nécessitant la mise en place d'une relation professionnelle entre les travailleurs sociaux et les interprètes permettraient aux personnes sourdes d'acquérir progressivement de l'autonomie tout en s'appropriant simultanément une bonne estime de soi».
J'espere que tu pourras encore réagir à mon cheminement, j'ai vraiment besoin d'être fixé pour pouvoir avancer sereinement.
Le temps passe vite, je commence le stage professionel à la caf, fin février.
Merci de toute l'aide que tu pourras m'apporter !! Et me demande de quelle façon je pourrais te remercier....
karine
Re: Quels sont les freins que les sourds rencontrent dans leur parcours d’insertion ?
Publié : 03 févr. 2005 13:04
par Elodie
Salut Carine, je fais le DE via le cned, je trouve ta réflexion très interessante, je fais mon mémoir esur l'isolement des personnes bénéficiant du RMI. "rompre l'isolement et trouvons une voie professionnelle ensemble.
Tu fais ton stage de 3 mois à la CAF c'est ca?
Par ou fais tu la formation???
A bientot elodie
Re: Quels sont les freins que les sourds rencontrent dans leur parcours d’insertion ?
Publié : 03 févr. 2005 22:04
par Didou
Bonjour Karine,
Karine : "Face à ces lacunes, les sourds réagissent différemment. Certains ont choisi de surpasser leurs lacunes en allant de l'avant, sollicitant les interprètes pour pallier leur problème de communication, je constate qu'ils sont autonomes et bien insérés dans la société."
Didou : "qu'est -ce que tu entends par "en allant de l'avant" . Une illustration par l'exemple (ou les exemples ) me permettrait de mieux cerner sur quoi tu te bases.
Karine : "sollicitant les interprètes pour pallier leur problème de communication, je constate qu'ils sont sont autonomes et bien insérés dans la société."
Didou : L'interprétariat...Serait-ce donc là...LA solution miracle !!!
Karine : "D'autres ont choisi de solliciter les travailleurs sociaux pour les accompagner dans tous les instants de leur vie,ils ne sont pas autonomes et rencontrent des difficultés d'insertions (difficultés importantes à trouver un emploi, peu de rapport sociaux...)"
Didou : On serait alors tenter de donner raison à ceux qui affirment haut et fort "qu'ils ne foutent rien ces travailleurs sociaux"!!!...Font pas l'poids à côté des interprètes !...Et...tu persistes à vouloir continuer tes études dans cette voie ??? :hein?:
Karine : "ils ne sont pas autonomes et rencontrent des difficultés d'insertions (difficultés importantes à trouver un emploi, peu de rapport sociaux...)"
Didou :En quoi ces difficultés sont -elles spécifiques à ce public ?
Karine :" L'étude du développement psychologique de l'enfant sourd à travers la prise en charge institutionnelle et les paroles des sourds eux-même : histoire de vie m'ont permis d'avancer.
Le diagnostic tombe : pour les personnes sourdes, devenir autonome est un vrai défi, ils se sentent dévalorisé par leurs lacunes et accumulation d'échec."
Didou : Quel lien fais -tu entre "la prise en charge institutionnelle" et " le manque d'autonomie ...leurs lacunes...l'accumulation d'échec ...manque de confiance...manque d'estime d'eux -mêmes"?
Karine :" l’accompagnement socio-professionnel peut être un outil efficace face à ce problème ? »"
Didou : Comment définis -tu "l'accompagnement socio-professionnel"?
"En quoi l'accompagnement socio-professionnel pourrait -il être LA solution, là où de longues années institutionnelles n'auraient produit qu'une suite de lacunes et de manques ?
Karine : « un accompagnement socio-professionnel basé sur l'individuel, nécessitant la mise en place d'une relation professionnelle entre les travailleurs sociaux et les interprètes permettraient aux personnes sourdes d'acquérir progressivement de l'autonomie tout en s'appropriant simultanément une bonne estime de soi».
Didou : "Comment , selon toi, se construit l'estime de soi "? A partir de quand et sur quels éléments peut -on affirmer qu'une estime de soi est "acquise" ?
En espérant que ce retour de questions/réponses participeront quelque peu à ton cheminement...
Bonne suite à toi,
Didou (cesf)
Re: Quels sont les freins que les sourds rencontrent dans leur parcours d’insertion ?
Publié : 04 févr. 2005 16:02
par karine
Bonjour Didou,
Didou : "qu'est -ce que tu entends par "en allant de l'avant" . Une illustration par l'exemple (ou les exemples ) me permettrait de mieux cerner sur quoi tu te bases.
Karine : Tous les sourds, j'entend par là les sourds sévères et profonds qui ne maîtrisent pas suffisamment la lecture labiale et l'oralisation et qui ont pour seul communication la LSF, présentent des lacunes : illettrisme, manque d'information, niveau de qualification bas. Intégrés en milieu institutionnel pour la grande majorité d'entre eux (pour ne pas dire tous), ils ont passé la plus grande partie de leur temps entre sourds, la plupart ne rentrant chez eux que les week ends. Les témoignages relèvent que pour eux, les week ends et les vacances n'étaient pas des périodes appréciées. Même si le plaisir de retrouver sa famille était présente, le fait de pas pouvoir réellement communiquer rendait la situation ennuyeuse et dévalorisante (les repas de famille étaient un supplice....). A la fin de leurs études (CAP et/ou BEP), ils rentrent définitivement chez eux, dans un monde d'entendant, coupés de la communauté sourde...et doivent entrer dans la vie active.
Plusieurs façon d'y arriver :
- Ils restent dépendant de leurs parents. Ces sont les parents qui font et feront toutes les démarches pour eux (recherche d'un emploi, d'un appartement, demande d'APL, RV chez le médecin, gestion de l'argent.....) et ce tant qu'ils vivront : ces jeunes ne sont pas autonomes. Sont-ils bien inséré ? (Qu'en penses-tu didou ?) et que deviendront-ils à la mort de leurs parents ? dans quelle mesure élèveront-ils leurs propres enfants ?
- Ils sont pris en charge par les travailleurs sociaux du service de suite de leur institution. Si pour certains d'entre eux, cette aide va être un tremplin à l'insertion, pour d'autres il s'agira d'une prise en charge durant toute leur vie, incapable de vivre sans.
- Comme la majorité des jeunes adultes (sans handicap) entrant dans la vie active, ils acquièrent de l'autonomie naturellement avec le plus souvent le coup de pouce des parents ou des travailleurs sociaux.
Les témoignages des personnes vivant de leurs propres ailes et de façon autonome se regroupent sur un point essentiel : il faut avoir un fort caractère, se sentir bien dans sa peau, accepter son handicap et aller au delà. On sent à travers leur témoignage, qu'il faut se batte sans cesse pour pouvoir s'insérer.
Karine : "sollicitant les interprètes pour pallier leur problème de communication, je constate qu'ils sont sont autonomes et bien insérés dans la société."
Didou : L'interprétariat...Serait-ce donc là...LA solution miracle !!!
Karine : Attention, il faut savoir que l'interprète traduit de façon neutre et fidèlement ce qui est dit, autrement dit, il s'agit d'un palliatif à la communication, c'est tout !
Donc cela implique que le sourd soit autonome.
Didou : On serait alors tenter de donner raison à ceux qui affirment haut et fort "qu'ils ne foutent rien ces travailleurs sociaux"!!!...Font pas l'poids à côté des interprètes !...Et...tu persistes à vouloir continuer tes études dans cette voie ??? :hein?:
karine : Non, bien sûr, ce n'est pas ce que j'ai voulu dire....Bien au contraire. Mais attention entre assistance et assistanat ! Accompagner un jeune à la CAF pour demander une allocation, pour moi, ça implique de préparer le jeune pour cette démarche, puis une fois à la CAF, c'est le jeune qui exprime sa demande, le travailleur social étant là pour le soutenir et l'aider si besoin. Mais comment le jeune peut il s'exprimer ? réponse miracle comme tu dis : présence de l'interprète ! Donc trio : le jeune, le travailleur social et l'interprète. Progressivement, le jeune prend de l'assurance, et le travailleur social se retire peu à peu...
or aujourd'hui, c'est pas ça, le jeune et le travailleur social se rendent à la CAF, c'est le travailleur social qui "démarche" pour le jeune....et au plus simple le travailleur social passe un coup de fil, c'est plus rapide !!! Comment le jeune peut il devenir autonome dans ces conditions ???
Didou :En quoi ces difficultés sont -elles spécifiques à ce public ?
karine : Je ne suis pas certaine d'avoir compris ta question...
En quoi les difficultés d'insertions sont spécifiques aux sourds ....ces difficultés ne sont pas spécifiques aux sourds, ils sont les mêmes pour les "entendants" étrangers qui sont également illettrés et ne connaissant pas la langue étrangère par exemple, la spécificité concernant les sourds est la difficulté de maîtriser l'écrit pour faute de maîtriser l'oral...à savoir que la LSF a une syntaxe particulière. Alors que la personne étrangère pourra suivre une formation de français....
La communication est la base pour l'insertion, sans elle, la personne rencontrera forcément des difficultés à s'insérer.
Didou : Quel lien fais -tu entre "la prise en charge institutionnelle" et " le manque d'autonomie ...leurs lacunes...l'accumulation d'échec ...manque de confiance...manque d'estime d'eux -mêmes"?
karine : Je pense avoir répondu partiellement à cette question, concernant le manque d'autonomie. En ce qui concerne lacunes, cumulation d'échecs, manque de confiance en eux, mauvaise estime de soi.....le lien est évident, l'institution n'était il pas leur monde à eux, ils avaient une vraie identité à travers la communauté sourde présente dans cette institution, des lacunes, oui bien sûr, mais tous en avait, l'illettrisme, mauvaise oralisation...c'est typique sourd ! Mais en dehors de ce cocon, pas facile de s'intégrer dans une société basée sur la communication. Le fait de ne pas comprendre un courrier, une explication d'un médecin, une information qui circule au sein de son équipe professionnelle, de ne pas pouvoir maîtriser l'éducation scolaire des enfants, d'accumuler les refus des employeurs pour des postes soi disant qu'un sourd ne peux pas convenir....autant de situations considérées pour eux à des échecs, dévalorisé, ils perdent confiance en eux et perdent leur estime.
Didou : Comment définis -tu "l'accompagnement socio-professionnel"?
Karine : L'accompagnement socio-professionnel doit permettre à l'aidé de s'approprier ou de se réapproprier une place dans la société. Il s'agit d'un outil utilisé dans le parcours d'insertion.
Didou : "En quoi l'accompagnement socio-professionnel pourrait -il être LA solution, là où de longues années institutionnelles n'auraient produit qu'une suite de lacunes et de manques ?
karine : Je n'ai pas voulu dire que l'instition n'a produit qu'une suite de lacunes et de manques. Pour moi l'institution est une bonne chose, il permet aux enfants de s'approprier une identité et de s'épanouir pendant leur enfance. Les nouvelles lois, incitent l'intégration en milieu ordinaire quand cela est possible, or les premiers constats qu'on peut déjà faire aujourd'hui, est que ces jeunes souffrent de ne pas appartenir ni à la communauté entendante ni la communauté sourde...seront ils mieux insérés par la suite ? pour l'instant on ne peux pas répondre,faute d'outil d'évaluation.
D'autre part en milieu ordinaire,ces lacunes et manques sont les mêmes, donc elles ne sont pas du à l'institution mais à la surdité.
L'accompagnement socio-professionnel, est présente au sein des services de suite (institution), il s'agit de ne pas relâcher les jeunes dans un milieu hostile (si je puis dire) en fin de scolarisation. Comme son nom l'indique le service de suite accompagne les jeunes durant 3 ans. Mais devant les besoins, l'accompagnement c'est étendu à tous les sourds quel que soit leur âge.
Didou, un petit coup de pouce s'il te plaît, à quoi tu pensais en me posant cette question ?
Pour moi, l'acquisition de l'autonomie est une mission du travailleur social, j'ai pourtant l'impression que l'accompagnement que j'ai pu analyser dans un des services n'est pas efficace sur ce plan. Je ne veux pas critiquer le travail de ces services de suite, je veux comprendre où ça pêche, ne mettant pas en doute le travail des travailleurs sociaux, j'analyse les attentes et besoins des sourds, ne veulent-ils pas être autonome ? ne sont-ils pas capable de prendre des décisions et savoir quoi faire dans tous les moment de la vie quotidienne ??? Quel est le réel frein vers l'autonomie ??? le point sur mes rencontres montrent qu'ils aimeraient être autonome mais qu'ils s'en sentent incapable, ils manquent de confiance en eux, ont peur de faire des bêtises, ces services sont pour eux des refuges.
Didou : "Comment , selon toi, se construit l'estime de soi "? A partir de quand et sur quels éléments peut -on affirmer qu'une estime de soi est "acquise" ?
Karine : selon moi : estime de soi se construit à partir de l'appropriation d'une identité (appartenance) et de l'acceptation de soi et de ses handicaps. A partir de là, la confiance en soi peut se construire et l'autonomie de décision et d'exécution peut alors grandir. L'estime de soi est acquise quand la personne s'appréciera telle qu'elle est.
Le point sur mes rencontrent montre qu'ils se sentent dévalorisé par leur lacunes et échecs, ils manquent de confiance en eux, cependant ils ont acquis une identité, et appartiennent à la culture sourde, ils sont sourds et ont acceptés leurs handicap. Au sein des foyers, ils sont très différents, sûr d'eux même, ils se disent exister, revivre, être eux même. Ils semblent accepter leur handicap, contrairement à ce que je pensais, et solliciter les travailleurs sociaux leur semble naturel pour compenser leurs incapacités. Malgré tout, ils ont une petite pensée pour les sourds qui "réussissent", et une petite brèche semble être ouverte à devenir plus autonome...je vois là une force à exploiter.
Alors manquent-ils d'estime d'eux ou seulement de confiance en soi ? pour moi le fait qu'ils peuvent acquérir de l'autonomie mais qu'ils préfèrent être dépendant montre qu'ils n'ont pas assez d'estime en eux.
didou je suis dans le brouillard...qu'est ce que tu en penses ??
J'ai été très longue...
ton jeu question/réponse m'apporte beaucoup.
Penses-tu que je me plante dans la problématique et hypothèse ? est-ce que ça rentre dansle cadre d'un mémoire CESF ?
merci pour ton aide précieuse.
a bientôt
karine
Re: Quels sont les freins que les sourds rencontrent dans leur parcours d’insertion ?
Publié : 04 févr. 2005 21:44
par Didou
Bonjour Karine,
Dans un premier temps, je tiens absolument à t'encourager à poursuivre.
Je te rassure sur deux points :
- Il s'agit bien là d'un sujet de DE CESF...Que tu sois dans le flou...C'est normal à ce stade de la recherche...Comme il est tout à fait normal d'être en difficulté quand on est en situation d'apprentissage...Même si cela peut paraître angoissant...Mais reste Zen...Pas à pas, tu avances...Les retours en arrière, les doutes, les hésitations font partie intégrante du processus d'apprentissage.
Ton sujet demandera à être circonscrit puis structuré...Il te faudra donc opéré des choix...
Je te propose de reprendre la globalité du précédent message, de repérer les grands thèmes que tu y abordes, de faire des liens entre eux et de ne retenir ensuite que ce qui te semble nécessaire (voire primordial) de traiter.
Puis de construire un plan et de commencer à écrire
- Nul besoin de chercher comment me remercier...Je prends plaisir à t'aider et de surcroît ton sujet me passionne !
Re: Quels sont les freins que les sourds rencontrent dans leur parcours d’insertion ?
Publié : 21 févr. 2005 17:31
par christine
je réalise un mémoire sur les sourds profonds signeurs et l'accès aux droits, si je peux te servir à qque chose n'hésites pas
chris
Re: Quels sont les freins que les sourds rencontrent dans leur parcours d’insertion ?
Publié : 22 févr. 2005 22:30
par rémy
Si tu en as toujours l'utilité je peux te passer une étude faite par une personne diplômé d'une licence en AES et dont le dossier portait sur le statut du travailleur handicapé (malentendant) en milieu professionnel.
Si tu es toujours intéressée fais-moi signe. Cela dit c'est toujours intéressant à lire ces choses là !
Re: Quels sont les freins que les sourds rencontrent dans leur parcours d’insertion ?
Publié : 23 févr. 2005 11:02
par christine
Oui absolument!sympa,
je rencontre une difficulté dans l'élaboration de mon mémoire, je ne parviens pas à recueillir des témoignages de personnes sourdes signant. J'ai préparé un petit questionnaire de 6 questions concernant l'accès au Droit...mais visiblement ça ne plaît pô!! Si astuces ou liens pas d'hésitation! d'autant que j'ai contacté un bon nombre d'assoc et de sites sourds sans succès...
d'avance mille mercissss
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