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cas de conscience

Publié : 23 févr. 2005 21:43
par poly
Je suis cesf depuis trois ans, je travaille pour une association qui s'occupe de logement pour les jeunes de 18-25 ans (cllaj + foyer de jeunes travailleurs, +urgences, + service fsl, + ateliers d'insertion etc...), personnellemnt au début mon poste a été créé pour faire face à une augmentation du nombre de suivi en urgence de 10places à 30. ce travail je l'ai effectué pendant un an, suite au départ d'une de mes collégues on m'a demande de prendre en charge en plus un demi poste fsl ce qui veut dire 30 suivi en accompagnement social lié au logement, je n'étais pas tout à fait d'accord mais on me l'a imposer, sachant que d'autres travailleurs sociaux ont été embauché en même temps que moi sur un poste d'urgences, rien ne leur a été imposer en terme de fsl.
je me pose beaucoup de questions sur la moralité de l'affaire j'aimerais savoir si d'autres cesf ont eu ce genre de mésaventure? existe-t-il un texte de loi qui peu clarifier cette situation ? car le poste en urgence est financé par la ddass tandis que le fsl est pris en charge pour un demi poste fsl. actuellement je me demande s'il ne vaudrait mieux pas démissionner de mes deux fonction afin de pouvoir m'épanouir sur un autre poste car l'actuel ne ressemble plus à du social mais à travail à la chaine.
merci à toutes celles et à tous ceux qui m'enverront une réponse.

Re: cas de conscience

Publié : 24 févr. 2005 08:44
par laet
bonjour poly!
je tiens à te rendre hommage car ton travail ne doit pas être de tout repos!
je comprends bien que tu te sentes lésée par rapport aux autres travailleurs sociaux. le travail aurait pu être réparti.
qu'on t'impose des choses est très arbitraire de la part de la sructure, en as tu discuté avec la direction et tes collègues qui ont peut être envie de te déléguer d'un poids?
je suis en préparation du DE; je n'ai donc aucune idée de textes de loi qui pourraient mettre en lumière ce qui est acceptable et ce qu'il ne l'est pas. je souhaite donc que d'autres te viennent en aide.
je vois le côté positif des choses en me disant que tu dois sans doute être très compétente et professionnelle pour que l'on te donne autant de suivis.
maintenant le travail social ne doit pas être un travail de quantité mais de qualité et si tu ne t'épanouis plus dans ce que tu fais alors à toi de voir s'il n'est pas plus raisonable de cesser ces 2 activités avant d'être ecoeurée de la profession.
j'ai cru comprendre que les places sont chères et il faut également penser à retrouver autre chose avant de foncer tête baissée. peut être qu'en leur donnant un ultimatum, la direction peut se montrer plus claimante et les collègues plus solidaires!
je me permets de te demander si tu ne sais pas quels sont les ouvrages propres à l'accès aux logements des jeunes. par rapport à ton travail, quels sont les problématiques que rencontrent les jeunes par rapport aux ménages peut être. merci beaucoup et bonne suite!

Re: cas de conscience

Publié : 24 févr. 2005 18:32
par claire
Salut Poly,

je te rassure je suis à peu près dans la meme situation que toi mais en pire. Je travaille en milieu rural et je suis dans une structure qui n'arrête pas de se développer du coup, étant la seule TS on me mets tout sur le dos. je suis à la fois chargée d'insertion RMI (55 dossiers), agent relais Mission Locale (20 jeunes environ), animatrice de Relais ass. mat (à 75 %), responsable du point emploi, et tenue d'assurer une fois par semaine une perm habitat+ d'autres taches ponctuelles de com, secrétariat... C'est riche mais lourd car je passe du coq à l'ane en permanence et cela me demande une remise à jour de mes connaissances perpétuelles ce que tu te doutes n'est pas simple car je n'ai pas le temps. Le pire de tout c'est que mon poste est financé à 150 % au moins et mon salaire loin d'^tre terrible. Je ne sais pas non plus comment m'en dépatouyer car au dessus on ne veut rien entendre. Pas drole tout ca.

claire

Re: cas de conscience

Publié : 25 févr. 2005 09:21
par vanessa
Salut Poly,
Tu as raison de dire stop car ils te mentent. Je suis sur un poste d'ASLL à temps plein, ce qui représente 31 ménages ! En effet, un temps plein FSL est de 25 ménages si l'habitat est diffus et 31 s'il est regroupé. A mon avis, soit tes heures sont financées en double pour ton assoc (là, c'est une arnaque pour les financeurs), soit ton assoc a veut faire travailler n+1 personnes sur l'urgence ou ils n'ont des financcements que pour n personnes (ce qui signifie qu'ils t'ont bien trouvée pour te faire bosser double alors que ton poste n'est financé que par le FSL). Dans tous les cas, c'est clair que j'aurais le même cas de conscience que toi. Personnellement, ayant une ethique professionnelle et un respect des résidents, je démissionnerais si l'assoc ne veut rien entendre (et puis, j'ai pas de famille à nourrir, juste un loyer et en région parisienne les postes ne manquent pas! )
Bises

Re: cas de conscience

Publié : 25 févr. 2005 14:48
par marilou
Bonjour aux CESF du logement. Je suis actuellement en préparation au DE par le CNEd, et je réalise mon mémoire sur l'insertion sociale des jeunes par le biais du logement, et je recherche quelques heures de stage à effectuer auprès d'un TS et du public des jeunes en difficulté d'insertion sociale ou à la recherche d'un logement, de 18 à 25 ans, sur Lyon ou macon (71). Merci d'avance et bon courage à toutes

Re: cas de conscience

Publié : 28 févr. 2005 17:37
par poly
merci pour les infos je pense effectivement demander un entretien avec les chefs, et ensuite je verrais peut-être pour une démission.