Page 1 sur 1

rencontrer des CESF pour mémoire

Publié : 15 mars 2005 13:54
par lily
Bonjour,
je commence mon mémoire qui va traiter des jeunes de 18 à 25 ans en situation d'errance. en fait, j'ai constaté pendant mon stage en CHRS, que plus d'un tiers des jeunes accueillis retournaient dans la rue après un temps très court sans qu'un projet d'insertion n'est pu se mettre en place. A partir de là j'imagine que ces personnes ne trouvent pas dans ce dispositif les réponses à leurs besoins qui sont certainement en amont de l'insertion.( les exigences minimum ne leur sont pas supportables...)Je pense qu'il manque un pallier entre la rue ou le squat et l'entrée en CHRS. je suis au début de mon questionnement et je cherche à rentrer en contact avec des travailleurs sociaux connaissant ce public et travaillant avec lui dans tous les domaines. merci à toutes celles qui pourront m'aider à avancer dans mon projet et bon courage à toutes celles qui sont dans ces démarches. Au fait, j'habite sur lyon, mais suis très motivée si il faut se déplacer pour vous rencontrer.

Re: rencontrer des CESF pour mémoire

Publié : 16 mars 2005 17:24
par kat
Salut lily,

J'ai eu mon diplome en 2003, et j'ai également fait mon mémoire sur l'errance des jeunes de 18 à 25 ans. Je te conseille d'aller rencontrer des associations qui accueillent des Sans abris ( les jeunes y sont très présents), les missions locales, les points jeunes, les CCAS...
Désolée mais je suis dans le nord, pour me rencontrer c'est un peu loin.
N'hésites pas si tu as besoin
Bon courage

Re: rencontrer des CESF pour mémoire

Publié : 16 mars 2005 19:05
par vanessa
Salut
J'ai fait mon mémoire sur le logement des jeunes travailleurs saisonniers. La plupart sont des jeunes errants qui viennent le temps d'une saison, se faire un peu de sous pour raider. J'ai surtout approfondi la question psychologique, à savoir pourquoi le logement que nous, on considère précaire en station de ski, leur convient. Et effet, on ne peut pas leur apporter les réponses qu'ils attendent car elles ne correspondent pas à ce que la société est prête à donner. Ils veulent de la liberté et pas de contrainte. Or, même si la rue ou le squat est un mode de vie un peu rude, c'est toujours mieux qu'au CHRS, où on retrouve les exigences du foyer familial (du quel on vient de fuir), à savoir "faut que tu nous dises quel projet tu décides de suivre, et que tu te prennes en main pour prendre ton autonomie (financière)". Bien sur, je caricature, mais c'est un peu cela, la société,et la CESF ne sont pas prêtes à dire "oui, un travail saisonnier intérimaire sans logement fixe pendant 5 ans c'est génial, viens, on fonce, je vais d'aider à réaliser ton projet". Pourtant, les jeunes que j'ai rencontré c'était cela leur projet de vie "non projeté d'ailleurs!". Une psy de la région me disait que ce comportement se modifiait après 30 ans (seulement!)
Enfin, en gros, je te dirai de chercher par rapport à leur façon actuelle de concevoir la vie pour mettre en avant que ce n'est pas celle que la société essaie d'imposer et donc qu'il y a inadéquation entre l'offre des CHRS (soumis aux objectifs des financeurs) et les besoins spécifiques de cette population. Mais peut être qu'il existe des équipes de travailleurs sociaux qui arrivent à retenir ses jeunes grâce à une intervention innovante?
Bon courage