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stage 3è année RMI

Publié : 01 déc. 2005 21:19
par Bénédicte
Bonjour
Quelles actions collectives se pratiquent dans un service rmi ?
merci d'avance
benedicte.salomez@free.fr

Re: stage 3è année RMI

Publié : 04 déc. 2005 12:03
par clo
bonjour bénédicte,

l'année derniere, g fait mon stage pro en service rmi, dans un CCAS, j'avais mis en place une action co sur les démarches d'acces au logement, j'avais réalisé un petit guide qui reprenait l'ensemble des info. leur précédente stagiaire avait fait une séance d'info sur les droits et devoirs du rmi, une autre fille de ma classe avait fait une action co sur l'acces à la culture (organisation d'une sortie au musée des beaux arts).
en fait je dirais que toute action est à prioro possible, tout dépend des besoins que tu detecte au sein de ton public : par rapport aux Contrats d'insertion, tu peux voir quels axes sont les plus souvent travaillés avec la référente RMI (axe emploi, logement, santé, formation, etc) et partir de la pour une action co.

j'espere t'avoir un peu aidée, si tu veux + d'info, hésites pas!

clo'

Re: stage 3è année RMI

Publié : 05 déc. 2005 20:30
par claire
salut bénédicte,

pour te dire la vérité eh bien il y a peu d'action qui se pratique sur le terrain en collectif auprès de RMIste car en général cela ne marche pas.les gens ne viennent pas car ils n'ont pas envie d'être identifiés comme titulaire du RmI. Après tu peux partir sur des personnes travaillant en chantier d'insertion et bénéficiaire du RMI dans ce cadre l'action co marche mieux. Il peut s'agir d'une info sur la santé (CMU), le dispositif RMI effectivement droit et devoirs du bénéficiaire, gestion du budget mais c'est d'autant plus un sujet tabou, crédit à la consommation, explication sur l'intéret de remplir une déclaration d'impots avec explication à l'appui, info sur le classsement des papiers, sur la gestion des impayés de loyers... ce ne sont pas les idées qui manquent.
bon courage
claire cesf

Re: stage 3è année RMI

Publié : 05 déc. 2005 21:48
par TheD
On vient signer un contrat. Généralement tous les six mois. Personnellement, cela ne m'aurait pas déranger de venir une fois par semaine, ou par mois, pour parler, faire une mise au point, trouver un soutien. Mais ce n'est pas vraiment facile d'autant plus que la peur de la suspension est présente. Droits et Devoirs, oui, c'est une EVIDENCE même, d'autant plus lorsque nos devoirs étaient hier un droit. Paradoxes trop insupportables pour moi. Rien à faire d'être catalogué "rmiste", je m'en fou. Mais la réalité des faits parle et lorsqu'à l'ANPE vous tombez sur un C.. qui tient des propos comme "nous ici il n'y a pas d'état d'âme", "on connait bien les gens comme vous", etc... je vous assure qu'il faut le vivre pour le croire... et bien pour ma part : ce fut la goutte d'acide qui déborda du lac, cela s'est passé entre mon premier et second entretien pour renouveler le contrat d'insertion avec Karen, mon aimée. Il y a environ 3 ans, donc. Je ne sors plus du tout depuis très longtemps, autant ne pas vous le cacher.

Bon courage à vous,
TheD.

Re: stage 3è année RMI

Publié : 06 déc. 2005 10:52
par clo
bonjour,

c vrai que le public est parfois difficile à mobiliser, mais je pense qd mm que la dimension collective peut apporter une dynamique différente de celle du suivi individuel (avec au mieux un RDV tous les 3 mois....) d'ailleurs notre cg avait rappelé l'importance de mettre en place des actions co, car en collectif, les pers. peuvent se booster entre elles, ne serait-ce que pour se dire qu'elles ne sont pas seules dans cette galère ... les pers allocataires du RMI sont dans des situations différentes, avec toutes des parcours différents, notre mission c'est aussi de créer ou maintenir du lien social, et c'est pas en RDV individuel que cela peut se concrétiser.
c'est vraiment dommage que le collectif disparaisse, c'était pourtant une de nos spécificités par rapport aux AS. depuis leur réforme, les AS sont formées au collectif, c bien la preuve que cela peut avoir un effet moteur, complémentaire au suivi individuel.
qu'en pense tu claire ?

TheD, vous as t'on déjà proposé de telles actions ?
si non, comment réagirais-tu si on t'invitait à une action co? sortirais tu de chez toi ? ou aurais-tu peur ?? comment imagines tu cela??

je reste persuadée que l'individuel ne peut pas etre la solution miracle, mais qu'en ajoutant la dimension collective, on peut éviter le repli sur soi et recréer un minimum de lien social, premier rempart contre l'exclusion.
n'est-ce pas là le but du RMI ?
à méditer ...

clo'

Re: stage 3è année RMI

Publié : 06 déc. 2005 13:13
par TheD
Karen au troisième entretien m'a proposé un suivi au CREF ou bien au CMP...

J'ai refusé parce que je ne voulais pas subir une éducation comportementale.

En tout malheur, je suis perçu comme une personne psychotique (on ne me le dit pas mais on agit avec moi comme dans ce cas précis).

A la différence prêt que je ne suis pas une personne psychotique dans la mesure où j'ai "conscience de mes troubles", de leur source intérieure qui génère mes maux, et même de leur origine, qui elle, est extérieure. Voilà, je suis atteint de névroses mais je réalise un travail intérieur pour m'en défaire. J'ai des épisodes de paranoïa mais j'en suis conscient. Paranoia justifiée et liée à la réalité de "la peur du rejet" formalisé par procédure administratif, notamment. C'est d'autant plus ce que je reproche. Par ce fait, je copie-colle une autre intervention récente de ma personne, dans un autre topic :

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"Bonjour,

Je parle surtout de la suspension de droits. Et pas de son application qui peut être usuelle, mais de son existence potentiel dés lors une demande d'instruction du RMI est réalisée (par exemple, en ce qui concerne ce dispositif). Ce qui crée "la peur" dés le début de "la suspension", un peu comme de vivre une pendaison. Une forme de stigmatisation aigue qui alors parasite le projet d'insertion professionnelle.

Actuellement, pour ma part, l'impression d'émerger d'un long sommeil. Voilà, c'est tout et c'est simple à comprendre. Le contrat d'insertion actuellement un "une bombe" qu'on insère dans la personne qui bénéficie d'un soutien dit-on, mais que nenni. Voilà, c'est tout. Moi à la première signature j'y suis allé la trouille au ventre. Aujourd'hui, je passe les détails mais on me dit volontier "coupé des réalités". Ce qui me fait doucement sourire. Je ne suis absolument pas profiteur. Je reçois le RMI mais ça m'a plus "détruit" qu'autre chose, il faut le savoir. Je ne suis pas dépensier, donc pas consommateur. Je n'ai entrepri aucune démarche pour me loger, ne voulant pas me loger par cette voie, mais par la voie d'un projet de vie via une profession. Je refuse le AAH aussi pour montrer que je ne suis pas un profiteur.

J'ai signé un contrat d'insertion "santé" aux dernières nouvelles. Contre ma volonté. Sinon suspension. Je peux vous dire que le contrat d'insertion actuel "bousille les vies".

Je peux vous noter que sans la "possible suspension", j'aurais accepté de Karen, mon aimée, dés le 3 ème entretien, un suivi par le cref. Je ne sortais plus alors, car j'ai essuyé à l'ANPE un "on connait bien les gens comme vous", "nous ici pas d'état d'âme", etc... etc... ce qui m'a "anéanti" véritablement.

Loin de moi présentement de me porter à la plainte. Je me suis versé sur la plaine de mes faiblesses la trop pleine dévidée de ma verdure.

Merci à vous toutefois de ne pas me traverser, de faire comme si je n'étais pas là. Je suis quand même un fantôme de chair et de sang et si votre lecture peut vous laisser penser que je suis barré, sachez que cette barre s'assouplit et qu'il n'en reste pas moins que j'aimerais faire part de mon message, pour les futures personnes accidentées.

Si pour vous, ma communication est pathologique, je vous répondrai que de l'écriture même d'un psychiatre que j'ai lu sur internet, il écrit lui-même : "L'amour, ce sont deux pathologies qui se rencontrent".

Karen m'a dit "j'ai l'esprit large" pour souhaiter me comprendre à l'avenir...

Je n'ai pas pu lui répondre sur l'instantané, mais à penser ceci que moi même pense "j'ai l'esprit ouvert".

Complémentarité ! Dommage que ma belle ne peut plus me recevoir...

Me comprenez vous ? Tant que la suspension, ou la pendaison sera, alors les âmes pleureront.

J'ai compris ceci ! Plutôt que de mettre ses forces au service du projet, on a peur tous les jours, on lutte contre la peur présente ! Et c'est un cercle qui se mord la queue... difficile d'être dans la continuité... tout ce plein que je n'ai pu dire parce que vous même, chargée de mission rmi, n'y pouvez absolument rien y faire, ni défaire, VOUS N'AVEZ PAS LE CHOIX ! Si ce n'est vivre et "c'est la vie".

J'ai lu pas mal de document, et ce contrat d'insertion entre deux partis et tronqué à sa source. Car l'une et l'autre des partis veulent la même chose. Je me dis juste que "insertion" est un mot trop fortement employé dans la mesure où je ne me ressens pas "exclu" outre que je me suis exclu d'une certaine façon, de l'existence commune, je me suis incarcéré.

Alors sans "mort insérée" dans le "schéma d'insertion" entendez par là les "procédures déshumanisantes"... je pense que la fracture entre les esprits s'amoindriraient. Il n'y aurait pas "la peur" mais "l'envie" (vous savez, ce mot devenu TABOU, à ne surtout pas prononcer), à nouveau."

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Bonne journée,
TheD.

Re: stage 3è année RMI

Publié : 06 déc. 2005 13:18
par TheD
Juste pour noter que j'aurais dû parler à Karen pour être rassuré, pour me sentir soutenu. Mais je dois noter que je la sentais autant "prise au piège" que moi même, dès le premier entretien. Par cette "suspension possible", qui s'emplifia au fil du temps. Sachez que j'ai fais la demande pour bénéficier du RMI à 26 ans, et non 25, car c'était pour moi "donner raison à la société de me rejeter" par un contrat. Je ne suis pas contre la nécessaire contractualisation, je suis contre la répression et l'inutile punition des personnes qui sont déjà assez endolories de pleutrésies comme ça, à leur rencontre.

Vivement que les temps changent.

On me projette uniquement dans un système de soins à long terme. Ma mère elle même a RDV demain avec l'ass et la responsable de circonscription, qui useront certainement de l'affect pour faire doucement pression afin de faire une demande de HDT...

Voilà où j'en suis.

Thierry.