Je suis en 3éme année (DE CESF) et je recherche des renseignements sur l'accompagnement social.
Je m'explique, en fait c'est pour mon mémoire et je voudrais savoir si il existe des livres (ou autre comme, site internet par ex)qui traite de l'accompagnement, du suivi social.
Si vous avez une bibliographie, je suis preneuse. (ou tout autres références qui tourne autour de se sujet)
Merci et bon courage à vous.
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accompagnement social
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nanou
Re: accompagnement social
Voila ce que j'avais mis dans mon mémoire d'ass:
Le concept d'accompagnement
B. Bouquet et C. Garcette rappellent que ce concept est apparu dans un contexte de lutte contre l'exclusion sociale, dans les années quatre-vingt.
L’idée ou représentation que se font professionnels et usagers de l’accompagnement induit l’usage d’autres termes de "remplacement" pour comprendre cette notion, et la volonté d’accompagner ou d’être accompagné pourra se moduler.
C’est ainsi que l’on parlera de suivi social individualisé, de soutien, d’action éducative, d’aide sociale, d’intervention, d’entretien semi-directif.
Accompagner, c'est accomplir un travail d'écoute, de compréhension, d'empathie, dans l'idée d'aider la personne à se reconstruire, à retrouver son identité par la communication avec autrui. Ce qui nécessite de la mettre au centre de la relation, de lui manifester un respect total.
1.5.1 Accompagnement et cadre institutionnel
La relation contractuelle suppose au départ un libre arbitre des futurs partenaires, ce qui permettra une relation volontaire où la place et le rôle de chacun sont définis. Mais ce pré-requis du choix initial n’est pas systématique.
La notion d’accompagnement est présente dans les textes de loi concernant les politiques sociales, dont le RMI fait partie. Elle y devient accompagnement social, accompagnement spécifique, nécessaire, et ne se pose pas en terme de choix : Le professionnel et l’usager entrent en relation car ils sont dans un domaine défini : l’institution.
Justifiée elle-même par un cadre législatif, l'institution ouvre un champ précis d’actions professionnelles; l’ensemble des dispositifs repose sur des lois et règlements.
Ainsi, l’institution permet une aide pour tous, dans une certaine limite.
L’accompagnement répond donc à des objectifs déterminés à l’avance par trois agents : l’usager, l’institution et les compétences du travailleur social.
Les procédures institutionnelles influencent le positionnement des acteurs.
Comment est alors comprise la relation contractuelle ?
Quels sont les enjeux, contraintes, pour l’organisme, pour le professionnel, pour l’intéressé ?
1.5.2 L’assistant de service social, facteur de changement dans l'accompagnement
La définition du travail social, proposée par la FITS précise:
"Le professionnel du travail social œuvre pour le changement social, en résolvant des problèmes (…) des personnes en vue d'améliorer leur existence."
Le code de déontologie énonce: "Il entre dans la mission de l'assistant de service social d'apporter aux responsables de son organisme employeur les éléments susceptibles d'éclairer les décisions en matière de politique sociale." (article 23)
Lorsque l’usager rencontre l’assistant social, il est dans un processus de changement ; sa situation ne lui convient pas ou plus. En ce sens, le professionnel est agent de changement : il accompagne la personne, sollicite des moyens et dispositifs en vue d’améliorer une situation, de soutenir l’autonomisation de l’usager, de le responsabiliser.
L’assistant social évalue dans ce même temps la portée de l’aide qui peut aller au-delà de l’usager et toucher les membres de son entourage.
Le savoir du travailleur social, ses compétences, sa technicité, n’ont de sens que s’ils sont utilisés en adéquation avec la réalité du terrain et de la personne. Le professionnel fait avec et non à la place de l’usager. Il travaille avec les capacités et motivations de la personne, afin que celle-ci se mobilise pour l’objectif préalablement fixé. L’aide professionnelle devient alors adaptée à l’usager car elle est déterminée par un ensemble d’éléments.
Le rôle du travailleur social est ici double : d’un côté, il doit soutenir la personne dans ses difficultés présentes; de l’autre, l’accompagner dans un processus dynamique, pour un changement futur.
Ne rien brusquer, accepter le rythme différent, parfois plus rapide, parfois plus lent. Et, parfois, faire pression pour qu’intervienne le changement.
Ceci est notamment posé dans l’élaboration du contrat d’insertion. Il est fréquent que des allocataires du RMI s’installent en milieu rural avec comme projet professionnel une activité artistique ou agricole.
Ici, l'accompagnement se tourne vers l’insertion professionnelle. Cet accompagnement ne signifie pas que le projet soit toujours réalisé. En effet, des formations sont indispensables et peu sont proposées. Par ailleurs, elles supposent l'accord d'un financement et la possibilité de débouchés. Or les projets sont financés selon leur faisabilité.
Comment alors travailler ce projet avec les personnes ?
L’accompagnement consiste à évaluer les possibilités et à faire comprendre à l'usager qu’une autre orientation serait plus appropriée. L'attitude de l'assistant social tend vers l’objectivité : Aider est différent de céder aux désirs de l’autre.
Par ailleurs une question se pose : Celle de la légitimité de celui qui aide. Face à la vulnérabilité, à la solitude, à l’absence et aux inégalités des droits qui touchent les personnes, quel est le positionnement du travailleur social ?
Ainsi, l'accompagnement social se met en place dans un champ défini: l'usager, porteur d'une demande, l'assistant social, agent de changement dans la situation de cet usager, et l'institution qui propose un cadre et des dispositifs.
Un des fondements de l'intervention des services sociaux est d'accompagner les personnes afin de leur permettre de retrouver ou de garantir leur autonomie sociale.
3.1 Notion d'accompagnement social
3.1.1 L’éthique professionnelle
La démarche est assortie, chez le professionnel, d'une éthique humaniste que vient renforcer le Code de déontologie. Celui-ci stipule en effet que l'intervention directe consiste à:
- Pratiquer une évaluation complète (article 10)
- Rechercher l'adhésion de l'usager (article 11)
- Informer des possibilités, des limites et des conséquences (article 12)
- Poursuivre une action (article 13)
- Maintenir cette intervention dans le temps; ne plus s'imposer lorsqu'elle prend fin (article 14)
3.1.2 Les différentes formes d'accompagnement social
B. Bouquet et C. Garcette distinguent deux formes d'accompagnement social :
- L'un, généraliste, se fonde sur le soutien et la solidarité. Le point de vue de l'assistant de service social sur les difficultés de l'usager est global et transversal. Il inclut des notions de réciprocité, de médiation avec les institutions. Cet accompagnement compose l'intervention d'aide à la personne; celle-ci vise la création de conditions rendant actrice la personne et la transformation d'une situation. Le postulat de départ est que chaque personne a une place et un rôle dans la société. Le travail du professionnel porte sur le rapport société/ sujet, et sur l'aptitude à être sujet, partenaire de dispositifs, citoyen.
- L'autre, de type spécifique, s'inscrit dans les dispositifs publics des politiques sociales, telles le RMI. L'accompagnement est pré-requis: ce dispositif le requiert, le réglemente, en définit les buts, moyens, modalités et financements. Cet accompagnement officiel est systématique.
Nous aborderons ici l'accompagnement social pratiqué au sein du Conseil Général.
3.2 Le cadre institutionnel
3.2.1 Les missions du Conseil Général
► Action sociale en faveur de l’enfance et de la famille.
► Aide sociale aux personnes âgées, aux personnes handicapées.
► Actions de prévention médico-sociales / Protection Maternelle et Infantile.
► Lutte contre la pauvreté et les exclusions : aides au logement, accès aux droits, RMI.
Une responsable de circonscription me précise : "Avec l'Acte II de la Décentralisation, on assiste (…) à un recentrage sur l'accompagnement social. Les départements (…) doivent nommer un référent de contrat d'insertion. L'assistant social de polyvalence peut être ce référent pour l'allocataire, notamment pour l'accompagnement social. Celui-ci est alors conçu comme un outil donnant à l'usager le moyen d'être acteur. L'accompagnement consiste à travailler sur les compétences de la personne, en fonction de la demande initiale. Celle-ci devra toutefois cadrer avec les missions du travailleur social et avec la loi. (…) L'accompagnement suppose que chaque rôle soit clairement défini."
L'accompagnement social doit permettre de soutenir la personne dans l'élaboration de son projet de vie et son inscription progressive dans les dispositifs de droit commun.
Les domaines d'intervention de l'accompagnement social sont les suivants :
▪ Accès aux droits : Informer l'usager, le soutenir dans ses démarches administratives ;
▪ Logement : Permettre à l'usager d'accéder à un habitat décent ou de s'y maintenir ;
▪ Santé: Favoriser l'accès aux soins: informer, orienter vers les établissements médicaux, affilier à un régime de protection sociale. Instaurer préventions et sensibilisations à la santé;
▪ Budget : Réduire les situations de précarité, permettre à l'usager l'accès aux minima sociaux, aider à la gestion budgétaire, soutenir dans les procédures: de surendettement, d'effacement de dettes, et saisir les dispositifs d'aides financières;
▪ Liens sociaux : Favoriser l'accès à l'éducation, à la culture, aux sports et aux loisirs et permettre l'exercice du droit à la citoyenneté ;
▪ Mobilité : Accompagner la personne dans la résolution des difficultés de déplacements;
▪ Prévention éducative : Soutenir les parents dans l'exercice de leurs fonctions et leur rôle éducatif, prévenir les situations de maltraitance et protéger les mineurs victimes de violence.
Le concept d'accompagnement
B. Bouquet et C. Garcette rappellent que ce concept est apparu dans un contexte de lutte contre l'exclusion sociale, dans les années quatre-vingt.
L’idée ou représentation que se font professionnels et usagers de l’accompagnement induit l’usage d’autres termes de "remplacement" pour comprendre cette notion, et la volonté d’accompagner ou d’être accompagné pourra se moduler.
C’est ainsi que l’on parlera de suivi social individualisé, de soutien, d’action éducative, d’aide sociale, d’intervention, d’entretien semi-directif.
Accompagner, c'est accomplir un travail d'écoute, de compréhension, d'empathie, dans l'idée d'aider la personne à se reconstruire, à retrouver son identité par la communication avec autrui. Ce qui nécessite de la mettre au centre de la relation, de lui manifester un respect total.
1.5.1 Accompagnement et cadre institutionnel
La relation contractuelle suppose au départ un libre arbitre des futurs partenaires, ce qui permettra une relation volontaire où la place et le rôle de chacun sont définis. Mais ce pré-requis du choix initial n’est pas systématique.
La notion d’accompagnement est présente dans les textes de loi concernant les politiques sociales, dont le RMI fait partie. Elle y devient accompagnement social, accompagnement spécifique, nécessaire, et ne se pose pas en terme de choix : Le professionnel et l’usager entrent en relation car ils sont dans un domaine défini : l’institution.
Justifiée elle-même par un cadre législatif, l'institution ouvre un champ précis d’actions professionnelles; l’ensemble des dispositifs repose sur des lois et règlements.
Ainsi, l’institution permet une aide pour tous, dans une certaine limite.
L’accompagnement répond donc à des objectifs déterminés à l’avance par trois agents : l’usager, l’institution et les compétences du travailleur social.
Les procédures institutionnelles influencent le positionnement des acteurs.
Comment est alors comprise la relation contractuelle ?
Quels sont les enjeux, contraintes, pour l’organisme, pour le professionnel, pour l’intéressé ?
1.5.2 L’assistant de service social, facteur de changement dans l'accompagnement
La définition du travail social, proposée par la FITS précise:
"Le professionnel du travail social œuvre pour le changement social, en résolvant des problèmes (…) des personnes en vue d'améliorer leur existence."
Le code de déontologie énonce: "Il entre dans la mission de l'assistant de service social d'apporter aux responsables de son organisme employeur les éléments susceptibles d'éclairer les décisions en matière de politique sociale." (article 23)
Lorsque l’usager rencontre l’assistant social, il est dans un processus de changement ; sa situation ne lui convient pas ou plus. En ce sens, le professionnel est agent de changement : il accompagne la personne, sollicite des moyens et dispositifs en vue d’améliorer une situation, de soutenir l’autonomisation de l’usager, de le responsabiliser.
L’assistant social évalue dans ce même temps la portée de l’aide qui peut aller au-delà de l’usager et toucher les membres de son entourage.
Le savoir du travailleur social, ses compétences, sa technicité, n’ont de sens que s’ils sont utilisés en adéquation avec la réalité du terrain et de la personne. Le professionnel fait avec et non à la place de l’usager. Il travaille avec les capacités et motivations de la personne, afin que celle-ci se mobilise pour l’objectif préalablement fixé. L’aide professionnelle devient alors adaptée à l’usager car elle est déterminée par un ensemble d’éléments.
Le rôle du travailleur social est ici double : d’un côté, il doit soutenir la personne dans ses difficultés présentes; de l’autre, l’accompagner dans un processus dynamique, pour un changement futur.
Ne rien brusquer, accepter le rythme différent, parfois plus rapide, parfois plus lent. Et, parfois, faire pression pour qu’intervienne le changement.
Ceci est notamment posé dans l’élaboration du contrat d’insertion. Il est fréquent que des allocataires du RMI s’installent en milieu rural avec comme projet professionnel une activité artistique ou agricole.
Ici, l'accompagnement se tourne vers l’insertion professionnelle. Cet accompagnement ne signifie pas que le projet soit toujours réalisé. En effet, des formations sont indispensables et peu sont proposées. Par ailleurs, elles supposent l'accord d'un financement et la possibilité de débouchés. Or les projets sont financés selon leur faisabilité.
Comment alors travailler ce projet avec les personnes ?
L’accompagnement consiste à évaluer les possibilités et à faire comprendre à l'usager qu’une autre orientation serait plus appropriée. L'attitude de l'assistant social tend vers l’objectivité : Aider est différent de céder aux désirs de l’autre.
Par ailleurs une question se pose : Celle de la légitimité de celui qui aide. Face à la vulnérabilité, à la solitude, à l’absence et aux inégalités des droits qui touchent les personnes, quel est le positionnement du travailleur social ?
Ainsi, l'accompagnement social se met en place dans un champ défini: l'usager, porteur d'une demande, l'assistant social, agent de changement dans la situation de cet usager, et l'institution qui propose un cadre et des dispositifs.
Un des fondements de l'intervention des services sociaux est d'accompagner les personnes afin de leur permettre de retrouver ou de garantir leur autonomie sociale.
3.1 Notion d'accompagnement social
3.1.1 L’éthique professionnelle
La démarche est assortie, chez le professionnel, d'une éthique humaniste que vient renforcer le Code de déontologie. Celui-ci stipule en effet que l'intervention directe consiste à:
- Pratiquer une évaluation complète (article 10)
- Rechercher l'adhésion de l'usager (article 11)
- Informer des possibilités, des limites et des conséquences (article 12)
- Poursuivre une action (article 13)
- Maintenir cette intervention dans le temps; ne plus s'imposer lorsqu'elle prend fin (article 14)
3.1.2 Les différentes formes d'accompagnement social
B. Bouquet et C. Garcette distinguent deux formes d'accompagnement social :
- L'un, généraliste, se fonde sur le soutien et la solidarité. Le point de vue de l'assistant de service social sur les difficultés de l'usager est global et transversal. Il inclut des notions de réciprocité, de médiation avec les institutions. Cet accompagnement compose l'intervention d'aide à la personne; celle-ci vise la création de conditions rendant actrice la personne et la transformation d'une situation. Le postulat de départ est que chaque personne a une place et un rôle dans la société. Le travail du professionnel porte sur le rapport société/ sujet, et sur l'aptitude à être sujet, partenaire de dispositifs, citoyen.
- L'autre, de type spécifique, s'inscrit dans les dispositifs publics des politiques sociales, telles le RMI. L'accompagnement est pré-requis: ce dispositif le requiert, le réglemente, en définit les buts, moyens, modalités et financements. Cet accompagnement officiel est systématique.
Nous aborderons ici l'accompagnement social pratiqué au sein du Conseil Général.
3.2 Le cadre institutionnel
3.2.1 Les missions du Conseil Général
► Action sociale en faveur de l’enfance et de la famille.
► Aide sociale aux personnes âgées, aux personnes handicapées.
► Actions de prévention médico-sociales / Protection Maternelle et Infantile.
► Lutte contre la pauvreté et les exclusions : aides au logement, accès aux droits, RMI.
Une responsable de circonscription me précise : "Avec l'Acte II de la Décentralisation, on assiste (…) à un recentrage sur l'accompagnement social. Les départements (…) doivent nommer un référent de contrat d'insertion. L'assistant social de polyvalence peut être ce référent pour l'allocataire, notamment pour l'accompagnement social. Celui-ci est alors conçu comme un outil donnant à l'usager le moyen d'être acteur. L'accompagnement consiste à travailler sur les compétences de la personne, en fonction de la demande initiale. Celle-ci devra toutefois cadrer avec les missions du travailleur social et avec la loi. (…) L'accompagnement suppose que chaque rôle soit clairement défini."
L'accompagnement social doit permettre de soutenir la personne dans l'élaboration de son projet de vie et son inscription progressive dans les dispositifs de droit commun.
Les domaines d'intervention de l'accompagnement social sont les suivants :
▪ Accès aux droits : Informer l'usager, le soutenir dans ses démarches administratives ;
▪ Logement : Permettre à l'usager d'accéder à un habitat décent ou de s'y maintenir ;
▪ Santé: Favoriser l'accès aux soins: informer, orienter vers les établissements médicaux, affilier à un régime de protection sociale. Instaurer préventions et sensibilisations à la santé;
▪ Budget : Réduire les situations de précarité, permettre à l'usager l'accès aux minima sociaux, aider à la gestion budgétaire, soutenir dans les procédures: de surendettement, d'effacement de dettes, et saisir les dispositifs d'aides financières;
▪ Liens sociaux : Favoriser l'accès à l'éducation, à la culture, aux sports et aux loisirs et permettre l'exercice du droit à la citoyenneté ;
▪ Mobilité : Accompagner la personne dans la résolution des difficultés de déplacements;
▪ Prévention éducative : Soutenir les parents dans l'exercice de leurs fonctions et leur rôle éducatif, prévenir les situations de maltraitance et protéger les mineurs victimes de violence.