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dictionnaire social
Publié : 27 févr. 2006 18:41
par benedicte
bonjour, bonjour,
que dit le dictionaire au mot "aide"?
Merci de ton aide!!!!!!
ciao
bénédicte
Re: dictionnaire social
Publié : 28 févr. 2006 08:04
par gwenn
salut!
justement je voudrais savoir si kelkun connait un bon dictionnaire social ou un livre ki regroupe plusieurs thème du social.
merci
Re: dictionnaire social
Publié : 28 févr. 2006 12:29
par Bianca
Le dictionnaire de la santé et de l'action sociale chez FOUCHER. Il est très bien et a des definitions précises.
au mot "aide" et bien il n'y a pas une definition du mot, il donne la def de toutes les aides existantes en France.
ça va de l'aide à domicile à l'aide sociale à l'enfance mais ce serait trop long de recopier les def ici, elles sont un peu longues.
Re: dictionnaire social
Publié : 28 févr. 2006 14:44
par axelle
Voici la définition du dictionnaire critique de l'action sociale (j'espère que ca répond à la question car j'ai copié en entier la déf !)
"aider", du latin adjutare signifie joindre ses efforts, soutenir, apporter son aide à quelqu'un. Il y a deux acceptions possibles du mot "aide" selon la position de l'aidant et de l'aidé. Au moyen âge l'aide consiste dnas l'assistance que doivent les vasseaux aux suzerains, et dont le rapport asymétrique indique que l'aidé ets en position haute et les aidants en position basse. On observe un renversement au 19e siècle, puisque l'aidant sera à son tour en posistion haute et l'aidé en position basse : l'aide est alors assimilable à la charité. Il faut noter la persistance au 20e siècle des deux acceptions : celle de la posistion basse de l'aidant (l'aide-cuisinier, l'aide-boulanger...) et la position haute de l'aidant dnas le cas de l'aide sociale, médicale, psychologique ou économique.
Dans l'action sociale, le mot "aide" est employé constamment car on peut considérer qu'il existe un large consensus parmi les travailleurs sociaux, leurs employeurs et les usagers pour assigner principalement aux travailleurs sociaux une fontion d'aide.
Aider, c'est faire avec, et pour quelqu'un, quelque chose qu'il ne peut pas faire seul. L'aide désigne à la fois l'action d'aider et son résultat; elle s'apparente au soutien, au secours, à l'assistance dont elle se distingue néanmoins. L'aide suppose généralement une action au long cours et sur des plans plus relationnels, alors que le secours est immédiat et concret.
C'est l'entraide spontanée qui reste le modèle le plus pertinent pour comprendre la vrai nature de l'aide. En effet, l'aide, bien que potentiellement réciproque, mais gratuite, innocente est bien la seule à garder sa vertu de refus de l'état de nature ou de l'ordre naturel. A peine l'aidant sait-il qu'il aide, qu'il perd sa naïveté, sa pureté, qu'il impose des conditions à l'aide et contribue à l'ordre social et à la normalisation de l'aidé. L'aide balance toujours entre une conception humaniste et une position radicale. Elle peut devenir conformiste ou subversive.
C'est pourquoi dans le champ de l'action sociale, l'aide donne lieu à de grands débats. Le premier est né sous l'influence des théories psychanalytiques à propos de la "demande d'aide", considérée comme indispensable au départ; s'il n'y a pas de demande du patient ou de l'usager, alors il ne peut y avoir de coopération volontaire et la mesure imposée ne peut avoir l'aide pour résultat. Cette conception a abouti à un courant du travail social qui consiste à ne pas intervenir d'office (hormis les cas d'urgence et de danger), et à se mettre à disposition des usagers.
Le second débat a eu lieu dnas les années 70 à la suite du livre "travail social" de J. Verdes-Leroux, mettant en évidence les fonctions de contrôle social assumées par les travailleurs sociaux. Il fit prendre conscience de l'importance de l'action élaborée avec l'usager, et non comme objet de l'aide.
Le troisième débat provient des effets de deux écoles de pensées différentes sur le statut de l'aide : l'école anglo-saxonne qui la considère plutôt sous l'angle de la thérapie, et l'école française pour laquelle l'aide est proche de la militance. Il en résulte des visions particulières de la position de l'aidant et de l'aidé. Dans la première, l'aidant est en position haute et l'aidé est considré comme n'étant pas en capacité de gérer convenablement ses affaires. Dans la seconde, l'aidant se veut en position horizontale, dans une éthique de solidarité, partageant l'action avec l'usager. L'aide, résidu des idéalismes, est ainsi contestée et rejetée par ceux qui se réclament d'une plus haute technologie ou de l'engagement solidaire auprès des usagers.
Ces discussions ont été utiles afin que l'aide, longtemps déconsidérée dans notre culture occidentale, n'entraine pas une stigmatisation de l'aidé et un jugement moral, voire une intolérance des aidants. Depuis, toute réflexion sur l'aide se développe sur les finalités telles que l'autonomie, les valeurs comme celles de fraternité et de solidarité, les formes allant de l'aide individuelle à l'aide collective, la durée de type transitoire ou permanent, la nature préventive, curative ou promotionelle, l'origine "endogène" de proximité, ou au contraire "exogène" provenant de l'extéreieur....
Re: dictionnaire social
Publié : 28 févr. 2006 16:14
par emi
Bonjour, si je peux oser demander une définition??? Je profite de ta charité. Pourrais tu me dire ce que signifie le mot destruction et reconstruction?
Merci infiniment.
Re: dictionnaire social
Publié : 28 févr. 2006 18:21
par benedicte
merci Axelle et Bianca pour votre gentillesse
bénée
Re: dictionnaire social
Publié : 01 mars 2006 15:44
par emi
Merci beaucoup Axelle d'avoir cherché pour moi.