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Comment gérez vous la violence?
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Margot
Comment gérez vous la violence?
Bonjour à tous, j'aimerai avoir quelques témoignages si certains d'entre vous vivent des situations similaires.
Je travaille en foyer de vie avec personnes atteintes de graves troubles du comportement. Il y a des périodes relativement calmes mais en ce moment et ce depuis quelques semaines, la violence verbale mais surtout physique est présente au quotidien. Les éducateurs se font agresser et subissent des coups d'une éxtrême violence qui laissent bien souvent des marques (griffes, bleus). Beaucoup de ces situations sont difficilement gérables voir ingérables même si nous tentons de faire au mieux.
Cela arrive tous les jours et je trouve ca difficile psychologiquement. Je part souvent avec le stress au boulot mais une fois arrivée là bas j'ai l'impression de me créer une armure, une carapace prête à en voir de toutes les couleurs. J'ai pris conscience que j'en arrivais quasiment à banaliser les "petits coups" lorsque j'en ai été victime devant un éducateur qui parraissait choqué et me demandais d'un air inquiet si ca allait et oui en effet j'allais même très bien et de ce fait n'ai peut être pas eu le comportement adéquat envers le résident qui venait de me frapper.
Et pourtant j'intervient à chaque fois mais entre la violence et l'éxtrême violence j'ai un peu de mal à m'y retrouver.
Notemment lorsque certains résidents sont conscients de ce qu'ils font et d'autres non, nous ne pouvont réagir de la même manière, mais vis à vis des autres résidents nous ne pouvont cautionner aucune violence sous quelque forme que ce soit.
J'aimerai savoir comment vous gérez l'après coup lorsque vous vous êtes grièvement fait agresser, comment vous le vivez, si vous arrivez à gérer aussitôt avec le résident ou pas.
Je ne sais pas si j'ai été très claire car c'est aussi un peu confus dans ma tête, je me pose tellement de questions.
Merci de vos réponses.
Je travaille en foyer de vie avec personnes atteintes de graves troubles du comportement. Il y a des périodes relativement calmes mais en ce moment et ce depuis quelques semaines, la violence verbale mais surtout physique est présente au quotidien. Les éducateurs se font agresser et subissent des coups d'une éxtrême violence qui laissent bien souvent des marques (griffes, bleus). Beaucoup de ces situations sont difficilement gérables voir ingérables même si nous tentons de faire au mieux.
Cela arrive tous les jours et je trouve ca difficile psychologiquement. Je part souvent avec le stress au boulot mais une fois arrivée là bas j'ai l'impression de me créer une armure, une carapace prête à en voir de toutes les couleurs. J'ai pris conscience que j'en arrivais quasiment à banaliser les "petits coups" lorsque j'en ai été victime devant un éducateur qui parraissait choqué et me demandais d'un air inquiet si ca allait et oui en effet j'allais même très bien et de ce fait n'ai peut être pas eu le comportement adéquat envers le résident qui venait de me frapper.
Et pourtant j'intervient à chaque fois mais entre la violence et l'éxtrême violence j'ai un peu de mal à m'y retrouver.
Notemment lorsque certains résidents sont conscients de ce qu'ils font et d'autres non, nous ne pouvont réagir de la même manière, mais vis à vis des autres résidents nous ne pouvont cautionner aucune violence sous quelque forme que ce soit.
J'aimerai savoir comment vous gérez l'après coup lorsque vous vous êtes grièvement fait agresser, comment vous le vivez, si vous arrivez à gérer aussitôt avec le résident ou pas.
Je ne sais pas si j'ai été très claire car c'est aussi un peu confus dans ma tête, je me pose tellement de questions.
Merci de vos réponses.
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wilve
Re: Comment gérez vous la violence?
je suis égalment dans un foyer de vie où parfois règne une violence importance.
quand tu es agressé le plus important est de pouvoir en parler, en réunion de coordination, en entretien individuel avec la direction, ou encore avec le psy du foyer. extérioriser pour comprendre et éviter l'escalade de la violence, pour se parer contre la prochaine fois.
notre protocle est de protéger l'indidvidu, le collectif et l'équipe encadrante.
quelques outils sont d'isoler la personne agresseur, la conduire hors de la vue des autres pour éviter qu'elle se sent regardé et par la même flatté de tenir tête à un éduc, isoler pour éviter l'imitation, et la permission d'agresser.
ne pas être seule, avoir un collègue qui jouera le rôle tiers, un rôle différent (le gentil conciliateur ou celui qui va se faché tout rouge biensur tout est théatre). l'humour coupe la parole de la personne, parvenir à la sidérer.
ces outils sont utilisables jusqu'à un certain point. parfois mieux vaut partir en précisant que lorsqu'il sera calmé, on pourra en reparler
car c'est un point essentiel en reparler,trouver réparation, repréciser la loi, reconstruire, car l'agresseur est aussi mal que toi dans cette histoire
attention la colère engendre la colère, prend une grande bouffée d'air pour éviter de s'emporter (d'où l'importance d'être deux)
essayer de comprendre quelle est l'origine du conflit pour éviter que cela se reproduise.
la violence est dure mais elle ne doit pas te faire culpabiliser. on est toujours surpris quand cela arrive mais la communication dans l'équipe permet de se recentrer.
n'hésite pas à me demander des précisions
en espérant avois plus ou mopins répondu
quand tu es agressé le plus important est de pouvoir en parler, en réunion de coordination, en entretien individuel avec la direction, ou encore avec le psy du foyer. extérioriser pour comprendre et éviter l'escalade de la violence, pour se parer contre la prochaine fois.
notre protocle est de protéger l'indidvidu, le collectif et l'équipe encadrante.
quelques outils sont d'isoler la personne agresseur, la conduire hors de la vue des autres pour éviter qu'elle se sent regardé et par la même flatté de tenir tête à un éduc, isoler pour éviter l'imitation, et la permission d'agresser.
ne pas être seule, avoir un collègue qui jouera le rôle tiers, un rôle différent (le gentil conciliateur ou celui qui va se faché tout rouge biensur tout est théatre). l'humour coupe la parole de la personne, parvenir à la sidérer.
ces outils sont utilisables jusqu'à un certain point. parfois mieux vaut partir en précisant que lorsqu'il sera calmé, on pourra en reparler
car c'est un point essentiel en reparler,trouver réparation, repréciser la loi, reconstruire, car l'agresseur est aussi mal que toi dans cette histoire
attention la colère engendre la colère, prend une grande bouffée d'air pour éviter de s'emporter (d'où l'importance d'être deux)
essayer de comprendre quelle est l'origine du conflit pour éviter que cela se reproduise.
la violence est dure mais elle ne doit pas te faire culpabiliser. on est toujours surpris quand cela arrive mais la communication dans l'équipe permet de se recentrer.
n'hésite pas à me demander des précisions
en espérant avois plus ou mopins répondu
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aurélie31
Re: Comment gérez vous la violence?
Merci d'avoir créé cette discussion.
nous y sommes bien souvent confronté, parfois je me demande si je vais continuer,car nouvelle sur le poste, j'ai peur de la violence physique et culpabilise d'en avoir peur.
je culpabilise car j'y était prévenu mais entre thèorie et pratique il y a un sacré écart.
est ce tout simplement ma propre limite, dois je continuer dans ces conditions telles sont le squestions que je me pose.
vos éclairage et discussion m'aideron beaucoup.
nous y sommes bien souvent confronté, parfois je me demande si je vais continuer,car nouvelle sur le poste, j'ai peur de la violence physique et culpabilise d'en avoir peur.
je culpabilise car j'y était prévenu mais entre thèorie et pratique il y a un sacré écart.
est ce tout simplement ma propre limite, dois je continuer dans ces conditions telles sont le squestions que je me pose.
vos éclairage et discussion m'aideron beaucoup.
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wilve
Re: Comment gérez vous la violence?
la peur vient de l'inconnu, de l'incompréhensible;
j'avoue, au départ, j'en menais par large mais le fait d'échanger, d'en parler, m^me de mes ressentis me faisait prendre confiance en moi, et me fait sentir moins seule
accrochez vous
j'avoue, au départ, j'en menais par large mais le fait d'échanger, d'en parler, m^me de mes ressentis me faisait prendre confiance en moi, et me fait sentir moins seule
accrochez vous
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manu
Re: Comment gérez vous la violence?
je bosse en centre pour délinquants multi-récidivistes et la violence est ici un mode d'être. Pour la gérer, il faut se blinder d'une carapace zen : c'est une exigence de notre travail car les publics en difficulté nécessitant des éduquants ont pour dénominateur commun cette fragilité où peut s'exprimer cette violence.
Le bon truc c'est de se parer: ici, tu es au travail à aider le sujet dans sa multitude...
Le bon truc c'est de se parer: ici, tu es au travail à aider le sujet dans sa multitude...
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Nordine
Re: Comment gérez vous la violence?
Bonjour, à toutes et à tous je dois faire un exposé sur l'impacte de la violence sur les educateurs, y'a t'il des personnes ici qui souhaitent m'aider en apportant des témoignages ou des pistes littéraires, articles ou autres ?
Merci d'avance, voila mon mail : kab78@live.fr
Merci d'avance, voila mon mail : kab78@live.fr
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Margot
Re: Comment gérez vous la violence?
Je viens donner des nouvelles et aimerai si possible que les expériences soient partagées étant donné que nous cotoyons la violence sous quelque forme que ce soit au quotidien.
Personnellement, cette éxperience m'a en quelque sorte "blindée", la Direction et l'équipe ne soutenant pas et chacun gardant ses "petits" tracas pour soi (comme si c'était une faiblesse d'en parler et de reconnaître que nous pouvons parfois être démunis face à certaines situations).
Il a bien fallu trouver un moyen de venir travailler sans apréhenssion, de garder son sang froid dans toute situation.
C'est malheureux de dire cela mais j'ai du apprendre à ne plus compter que sur moi même. Les autres membres de l'équipe commencaient même à trouver suspect que je "tape du poing" sur la table en réunion ou ailleurs pour les amener à réfléchir sur la violence que nous rencontriions tous au quotidien, comme si cela était tabou.
Ils en venaient à déduire que c'était de ma faute si je recevais des coups car selon eux j'étais génératrice d'angoisses (eh oui, ils mettaient mon insistance sur le compte de la peur, ce qui en soi est très réducteur et ne mène à rien).
Moi, je cherchais tout simplement à comprendre, analyser pour mieux anticiper de telles situations et ce pour le bien être du résident avant tout!
Cela a fini par se retourner contre moi, voyez vous cela.
Mes moyens donc (sans vouloir m'éparpiller) pour supporter cette situation ont été d'approndir mes recherches sur les différentes problématiques rencontrées chez les résidents, de creuser avec la psychologue et de faire part tout de même à l'équipe des différentes solutions que je pouvais proposer tout en restant neutre.
Ma démarche m'a permi de mieux comprendre les situations de violence, les résidents dans ces moments difficiles et ma vision des choses a changé.
J'ai continué à recevoir les coups mais je l'ai accepté. Le fait de l'accepter m'a évidemment aidé psychologiquement, mais est ce la solution?
C'est comme si au moment des coups je ne ressentai rien, comme si je reniais ma propre personne. J'avais l'impression qu'il était bon d'en être arrivée là car cela aidait à gérer. Qu'en pensez vous?
Est il normal d'en arriver à accepter les coups ?
Peut on dire que cette situation est "normale"?
Et vous, que ressentez vous dans les situations difficiles?
Je me demande si je ne suis pas tombée dans la banalisation de la violence et ai besoin de vos rélexions qui me permettrons de réfléchir et peut être prendre un peu de recul.
Merci de vos réponses
Personnellement, cette éxperience m'a en quelque sorte "blindée", la Direction et l'équipe ne soutenant pas et chacun gardant ses "petits" tracas pour soi (comme si c'était une faiblesse d'en parler et de reconnaître que nous pouvons parfois être démunis face à certaines situations).
Il a bien fallu trouver un moyen de venir travailler sans apréhenssion, de garder son sang froid dans toute situation.
C'est malheureux de dire cela mais j'ai du apprendre à ne plus compter que sur moi même. Les autres membres de l'équipe commencaient même à trouver suspect que je "tape du poing" sur la table en réunion ou ailleurs pour les amener à réfléchir sur la violence que nous rencontriions tous au quotidien, comme si cela était tabou.
Ils en venaient à déduire que c'était de ma faute si je recevais des coups car selon eux j'étais génératrice d'angoisses (eh oui, ils mettaient mon insistance sur le compte de la peur, ce qui en soi est très réducteur et ne mène à rien).
Moi, je cherchais tout simplement à comprendre, analyser pour mieux anticiper de telles situations et ce pour le bien être du résident avant tout!
Cela a fini par se retourner contre moi, voyez vous cela.
Mes moyens donc (sans vouloir m'éparpiller) pour supporter cette situation ont été d'approndir mes recherches sur les différentes problématiques rencontrées chez les résidents, de creuser avec la psychologue et de faire part tout de même à l'équipe des différentes solutions que je pouvais proposer tout en restant neutre.
Ma démarche m'a permi de mieux comprendre les situations de violence, les résidents dans ces moments difficiles et ma vision des choses a changé.
J'ai continué à recevoir les coups mais je l'ai accepté. Le fait de l'accepter m'a évidemment aidé psychologiquement, mais est ce la solution?
C'est comme si au moment des coups je ne ressentai rien, comme si je reniais ma propre personne. J'avais l'impression qu'il était bon d'en être arrivée là car cela aidait à gérer. Qu'en pensez vous?
Est il normal d'en arriver à accepter les coups ?
Peut on dire que cette situation est "normale"?
Et vous, que ressentez vous dans les situations difficiles?
Je me demande si je ne suis pas tombée dans la banalisation de la violence et ai besoin de vos rélexions qui me permettrons de réfléchir et peut être prendre un peu de recul.
Merci de vos réponses
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ANBAR
Re: Comment gérez vous la violence?
Bonjour Margot
Je suis profondément touché par ton post. La résignation qui en émane m'interpelle et m'effraie.
Je prendrai un peu plus de temps pour comprendre ta situation et te répondre adéquatement.
Je m'en excuse.
respectueusement.
Je suis profondément touché par ton post. La résignation qui en émane m'interpelle et m'effraie.
Je prendrai un peu plus de temps pour comprendre ta situation et te répondre adéquatement.
Je m'en excuse.
respectueusement.
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éducfaché
Re: Comment gérez vous la violence?
Bonjour,
maintenant je gére un peu mieux les situation de violence.
Ce qui me révolte c'est l'indifférence de hiérarchie.
j'ai des exemples parlant : une collégue c'est fait démonté le bras par un résident elle a du attendre la fin de son service pour partir et aucun cadre n'est venu la voir.
elle revient de son congé un autre résident la démonte, la hiérarchie a la même réaction.
avec une collégue on s'est retrouvé en difficulté face une situation diffcile, un cadre est venu mais il a fallu insisté +++.
Ce n'est pas les éducs qui banalise forcément mais on se résigne face à l'attitude de la hièrarchie.
Comment les faire réagir. ils disent effectivement que c'est nous qui généront des situation d'angoisse, mais comment faire quand on est en sous effectifs?
j'ai pas choisi ce métier pour me faire taper et en plus subir les reproches d'une hièrarchie.
Nouvelle face à ce handicap mais pas nouvelle dans le travail social et ça ne ressort pas.
Je suis révolté
maintenant je gére un peu mieux les situation de violence.
Ce qui me révolte c'est l'indifférence de hiérarchie.
j'ai des exemples parlant : une collégue c'est fait démonté le bras par un résident elle a du attendre la fin de son service pour partir et aucun cadre n'est venu la voir.
elle revient de son congé un autre résident la démonte, la hiérarchie a la même réaction.
avec une collégue on s'est retrouvé en difficulté face une situation diffcile, un cadre est venu mais il a fallu insisté +++.
Ce n'est pas les éducs qui banalise forcément mais on se résigne face à l'attitude de la hièrarchie.
Comment les faire réagir. ils disent effectivement que c'est nous qui généront des situation d'angoisse, mais comment faire quand on est en sous effectifs?
j'ai pas choisi ce métier pour me faire taper et en plus subir les reproches d'une hièrarchie.
Nouvelle face à ce handicap mais pas nouvelle dans le travail social et ça ne ressort pas.
Je suis révolté
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ANBAR
Re: Comment gérez vous la violence?
Bonsoir éduc faché
Peux tu, stp me décrire dans quel type d'établissement tu interviens? La taille de la structure. Son projet, à quelle association appartient elle?
Quel type de public? Depuis quand tu y interviens?
Ces questions ne sont peut-être pas intéressantes pour toi mais elles sont fondamentales pour aider à la compréhension de ta situation.
Une autre question peut faire un préambule à notre échange à savoir: quelles sont les faits susceptibles de générer la violence?
Je souhaiterai que tu me transmettes ton adresse mail pour pouvoir continuer cet échange,si tu es d'accord bien entendu.
Peux tu, stp me décrire dans quel type d'établissement tu interviens? La taille de la structure. Son projet, à quelle association appartient elle?
Quel type de public? Depuis quand tu y interviens?
Ces questions ne sont peut-être pas intéressantes pour toi mais elles sont fondamentales pour aider à la compréhension de ta situation.
Une autre question peut faire un préambule à notre échange à savoir: quelles sont les faits susceptibles de générer la violence?
Je souhaiterai que tu me transmettes ton adresse mail pour pouvoir continuer cet échange,si tu es d'accord bien entendu.