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Handicap mental+Animation
Publié : 12 juin 2008 10:08
par léa
bonjour à tous!
Je préparer une anquête en vue de monter un dossier sur le handicap mental et l'animation...
Selon-vous quels sont les meilleures activités pouvant être proposées à ses personnes?
En quoi l'animateur peut-il aider des personnes en situation de handicap mental et comment?
Merci de vos réponses et à bientôt
Re: Handicap mental+Animation
Publié : 12 juin 2008 11:52
par Angelik
Bonjour,
Faire des animations pour passer le temps, ca n'a aucun interet...par conséquent chaque animation aura un but bien précis...
De même chaque animation sera adapté au public (type de handicap, capacité a participer...)
Tu veux monter un dossier sur quoi? tu veux montrer quoi? C'est un peu vague ce que tu demandes!
Re: Handicap mental+Animation
Publié : 16 juin 2008 15:56
par Milimil
Bonjour Léa,
Comme Angélique, je me pose la même question : quel but à ton dossier.
Par ailleurs, pour répondre aux questions que tu te poses, ne serait-il pas mieux de rencontrer directement le public concerné (SAVS pou ESAR par exemple) car c'est quand même d'eux qu'il s'agit en priorité et notre avis importe peu. Le professionnel agit en fonction du projet de la personne.
Re: Handicap mental+Animation
Publié : 16 juin 2008 16:25
par Milimil
Je voulais dire SAVS ou ESAT pardon !
Re: Handicap mental+Animation
Publié : 25 juin 2008 14:56
par anne
J'ai réalisé un projet pour personnes présentant un handicap mental, peut etre qu'il peut t'aider, je te le soumets.
Atelier créatif :
L’art du cirque
1. Le Projet
Je souhaite développer avec les résidents un projet autour des arts du cirque. Il tient compte principalement de deux éléments. Le premier étant le cadre donné par l’institution (temps d’activité, période, lieu, finances…). Deuxièmement, le projet et les activités développés, dépendent des bénéficiaires (adapté aux personnes et selon les envies). Dans le descriptif suivant, je suppose que ce projet est basé sur une période d’une année et qu’il a été discuté avec les membres de l’équipe. Il est adapté aux bénéficiaires.
2. Les raisons du projet, les objectifs
Le cirque est riche dans la mesure où les disciplines y sont multiples. Il permet le développement de l’activité physique en sollicitant le corps de manière inhabituelle. L’aspect ludique de l’activité sollicite l’imaginaire. Le tout, permet aux personnes qui le pratiquent un développement sur le plan physique et mental. Les progrès sont alors une prise de conscience corporelle (développement moteur, coordination, équilibre, schémas corporel), un développement de la confiance en soi (créativité, communication) et un développement de l’esprit collectif (observation, écoute de l’autre).
3. Développement du projet
Le projet se déroule sur une période d’une année. Il est composé de trois cycles de trois mois. Chacun des cycles est centré sur les thèmes suivants : Le clown, la jonglerie, l’acrobatie. Un spectacle donné aux autres résidents et membres de l’équipe sera proposé à chaque fin de cycle. Une exposition photo pourra finaliser le projet entier et nous pourrons peut être aussi nous rendre à un spectacle de cirque (réfléchir s’il est préférable de s’y rendre en début, en moitié ou à la fin du projet cirque, ceci ayant pour but de susciter l’envie, se donner confiance ou finaliser le projet).
Afin d’éclairer au mieux le projet je détaillerai davantage l’un des cycle.
4. L’activité clown
L’activité nécessitant de la concentration,il faut veiller à la fatigue des personnes, les séances se déroulent sur un temps d’une heure et demi maximum, avec une pause.
Chaque séance se compose d’un « rituel » et les exercices proposés sont étoffés au fur et à mesure selon la progression des résidents. J’entends par « rituel » le fait que chaque séance débute par des échauffements physiques et se clôture par un temps de relaxation suivi d’une partie commentaire ou chacun pourra exprimé son ressenti, par exemple concernant la séance et les exercices effectués. Je pense que ce rituel est important dans la mesure où il se veut rassurant pour les bénéficiaires. D’autre part, je signale que personne n’est obligé de participer à chaque exercice même si l’éducateur prend soin de solliciter les personnes et de susciter leur envie.
Exemples d’exercice lors de séance :
◘ Les échauffements se déroulent en cercle accompagné d’un fond musical
- Echauffement position debout : de bas en haut : - on tourne les chevilles, puis les jambes, les bras...
- Etirement de bas en haut du corps.
◘ Le clown : travail du corps et émotions :
- Travail du corps : petits gestes, attitudes qui s’accentuent pour terminer sur des gestes plus exagérés (sauter, servir une tasse de café, éternuer…).
- Travail des émotions : l’éducateur propose une émotion que tout le monde reproduit (tristesse, peur, joie, colère)
- Une personne se rend au milieu du cercle, propose un geste ou une émotion que les autres reproduisent ou exagèrent avec soin.
◘ On brise le cercle pour se rendre dans un côté de la pièce. Différents exercices sont proposés, par exemple :
- Le jeu du miroir : deux personnages déambulent dans le pièce l’un reproduit les gestes de l’autre.
- Le jeu de mimes : l’éducateur donne à mimer des situations ou des objets
- Le jeu du mime peut évoluer en proposant aux spectateurs de trouver l’objet ou la situation mimée.
◘ Puis, au fur et à mesure des séances, s’orienter vers l’atelier clown avec des exercices plus spécifiques, par exemple :
- Avec une scène délimitée par un cordage et sur de la musique, l’éducateur raconte des histoires courtes, reprises ou brodées par les résidents. Un matériel est mis à disposition (nez de clown, ou support en rapport avec les histoires).
- Ces exercices peuvent se faire en demandant aux personnes de suivre l’histoire ou de la broder, laissant place à l’improvisation (tendre vers « le lâcher prise »).
Chaque fin de scène ou d’improvisation se signale par une cloche que les acteurs activent.
◘ Enfin, pour clôturer la séance, des exercices d’étirement, de respiration sont effectués, suivis d’un temps de discussion.
◘ D’autre part, suite à chaque séance, l’éducateur prendra soin de noter ce qui a été réalisé ou dit lors de l’activité, pour réaliser un suivi.
◘ Pour clôturer le projet clown, il me paraît intéressant de réaliser quelques scènes dont la trame et le jeu sont réfléchis et réalisés par les résidents et l’éducateur, puis jouées devant les autres résidents et l’équipe.
En aparté, je tiens à signaler que l’atelier doit être innovant, rassurant pour les résidents. Enfin, l’éducateur doit veiller à garder son rôle (malgré « l’effet clown ») notamment concernant certains débordements (attitude violente, discours déplacé).
5. Les mots de la fin
Ce descriptif établit le cadre dans lequel je souhaiterais mettre en place ce projet. Les exercices proposés ne sont que des exemples montrant la progression du rythme lors d’une séance, ainsi que l’évolution des exercices au cours des trois mois d’activité. L’éducateur doit veiller à ce que les séances évoluent selon les sensibilités et les aptitudes des bénéficiaires. Les notes des préparations de séances et celles prises à la suite de chacune des séances lui permettront de déterminer la progression du projet. Une évaluation sera réalisée en cours et en fin de projet par les bénéficiaires et l’éducateur afin d’apprécier si les objectifs ont été atteints.
Les activités jonglerie et acrobatie se déroulent sur un schéma approximativement identique. C'est-à-dire avec une évolution, un rituel, une finalité…Les règles de sécurité sont réfléchies en conséquence de l’animation proposée, notamment pour l’activité acrobatie.