Page 1 sur 1

gestion de budget et addiction...

Publié : 01 juil. 2008 17:14
par Cecilia
Bonjour,
Accompagnatrice insertion en association, je viens à vous car je me trouve face à une impasse.
En effet, "j'accompagne" une personne dans les démarches liées à la gestion de son budget (inexistante), et donc la mise en place future d'un dossier de surendettement.
Mon problème étant que cette personne ne paie aucune facture car ses prestations sociales passent dans sa consommation de cannabis plutot que dans ses factures. Il est donc impossible de mettre en place un quelconque échéancier, ni de faire actuellement le dossier de surendettement car elle jette tous ses papiers au fur et à mesure, etc. Elle avait presque accepté de faire une demande de tutelle, mais au dernier moment elle s"est rétractée, prétextant que si elle est sous tutelle elle ne pourra pas régler ses dettes de "@!#$"...
En gros, je ne sais plus quoi faire, et les autres personnes chargées de la suivre non plus.
Si vous avez des pistes susceptibles de m'aiguiller, je suis preneuse

Re: gestion de budget et addiction...

Publié : 01 juil. 2008 18:20
par ????
BONJOUR

peut etre pour regler ces problemes lies au cannabis , lui suggerer de suivre un traitement de subtitution, dans une anpaa
( asso nationale de prevention alcologie et addictologie )
des professionnels pouuront d' aider face a ce probleme ....?
a vous de les contacter

Re: gestion de budget et addiction...

Publié : 03 juil. 2008 13:55
par Martina
Pour la demande de tutelle, c'est peut-être possible de faire une demande par un tiers et ton association étant le tiers.
Meme si c'est sûr que ta relation sera compliquée car il risque d'avoir un pb à faire confiance à l'assoc.

Voilà pour l'instant à quoi je pense.

Bon courage.

Re: gestion de budget et addiction...

Publié : 03 juil. 2008 19:02
par louis

Bonjour Cecilia,

Accompagnateur au sein d'une association d'insertion, je suis aussi amené à effectuer des suivis budgétaires avec des personnes qui rencontrent des problèmes d'addiction. Je te donne mon avis sur cette situation en me fiant à mon expérience (en éspérant que ça puisse t'aider). Apparemment, tu as déjà tenté plusieurs pistes d'action avec cette personne. Si elle persiste à ne pas payer ses charges courantes, à jeter ses papiers et à ne pas accepter d'entamer une démarche de soins, tu ne peux plus faire grand chose dans le sens où la personne n'adhère pas au suivi. La mise sous tutelle peut être efficace mais est ce la bonne solution? Sans ce problème d'addiction, la personne saurait peut être autonome. Selon moi, dans ce genre de situations où "les personnes sont hors réalité", il faut insister sur le conséquences de ce 'laissez aller" (expulsion, tribunal, huisser etc.) pour tenter de faire réagir la personne. Tant que la personne n'aura pas pris conscience de la situation dans laquelle elle se met, tu épuiseras ton énergie. Je pense qu'il faut parfois accepter de laisser la personne "toucher le fond" pour qu'elle puisse rebondir. Par contre, toujours lui signifier que tu restes disponible et prête à reprendre le suivi. Voilà mon avis. Tiens nous au courant.

Re: gestion de budget et addiction...

Publié : 03 juil. 2008 19:43
par Cecilia
Tu as tout compris, Louis, c'est exactement ça : en ce qui me concerne, je suis totalement dépassée, je ne peux strictement rien faire.
Là, avec sa RSI, on l'a orientée vers une asso pour un suivi psy, en espérant que ça pourra l'aider. Elle s"est rendue au premier rdv, mais m'a laissé sous entendre qu"elle n'allait certainement pas continuer dans cette voie. A suivre...
En revanche, elle est tout à fait au courant des histoires d'huissier et de tribunal qui lui pendent au bout du nez, mais y ayant déjà eu affaire, cela ne l'impressionne pas du tout. (à savoir que le suivi a été mis en place pour lui éviter une expulsion car elle a presque 10.000E de dette de loyer)
Elle n'a pas conscience de sa situation, la seule chose qui l'effraie, c'est de ne pas pouvoir payer son dealer à temps.
En tout cas, merci pour vos réponses.

Re: gestion de budget et addiction...

Publié : 17 mai 2010 19:12
par eve
Mesdame
pour le DE ,je recherche un contrat en alternance ou un stage de 4 mois pour la rentrée prochaine .
Merci d'avance à celles qui acceptent de m'aider .
J'ai 40 ans et je suis de la region parisienne ,je suis prête à me deplacer.J'ai envoyé des centaines de lettres mais que des reponses negatives.

Re: gestion de budget et addiction...

Publié : 17 mai 2010 22:02
par emi
bonjour célia,

je suis tout à fait d'accord avec Louis. je lui indiquerai ces risques, les conséquences et les solutions qui pourrait peut-etre y remedier , à partir de là la personne est libre de faire son choix.
certaines personnes doivent aller jusqu'au bout pour réagir meme si bien des fois c'est bcp plus compliqué après.
moi à vouloir trop m'investir, j'ai fait un burn out y'a un an. et je peux te dire que j'ai changer de comportement, je fais tjs aussi bien mon boulot , enfin je pense, j'arrive à prendre bcp plus de recul et à ne pas y penser en rentrant.
je leur conseille, je les laisse réfléchir, je leur explique les risques.............; et c'est eux qui prennent leur responsabilité et qui doivent assumer.
il ne peuvent pas dire qu'il était pas averti.
sinon tu portes les personnes et quand tu pars ca n'a rien changer au problème et ca ce casse la figure. il faut les soutenir, les encourager, etre là kan c difficile mais c eux qui sont acteur de leur projet , pas nous, nous on les guide

Re: gestion de budget et addiction...

Publié : 23 mai 2010 01:09
par Ines
Bonjour,

Ce sujet m'interpelle car c'est notre quotidien de travailleur social. Comment intervenir aupres de personnes qui refusent l'aide? Le travailleur social peut se sentir démuni car l'usager n'adhère pas à nos propositions.

Je travaille actuellement dans un organisme de tutelle et pour mon mémoire, je m'étais également interroger sur l'intervention sociale aupres de "ceux qui ne demandent rien" Comment réagir face à ces individus qui n'osent pas ou ne puevent plus/pas tendre la main? Que doit-on comprendre de ce silence? En tant que travailleur social, doit on leur proposer de l'aide ou doit on respecter ce silence et le fait qu'il n'adhere pas à nos propositions?

Par mes recherches pour mon mémoire et mon poste actuel, je contaste qu'en tant que travailleur social, il est important d'aller au rythme de la personne et d'accepter les retours en arriere posibles. Pour accompagner véritablement la personne, il faut qu'elle y adhere. En tant que travailleur social, nous sommes là pour l'accompagner, la guider, lui proposer des solutions....mais nous ne pouvons et ne devons pas faire à sa place (enfin, c'est bien le cas en cas de tutelle, mais c'est une situation particuliere). Il est important de faire attention au mode de vie de la personne, d'aller à son rythme, de ne pas confondre nos désirs en tant que travailleur social et la réalité de la personne.

L'échec peut aussi faire partie de l'accompagnement. Ce n'est pas parce que la personne n'adhere pas à nos propositions, que "nous faisons mal notre métier", en tant que travailleur social, on travaille sur de l'humain, et il faut parfois laisser les personnes évoluer d'elle-même, tout en laissant la porte ouverte. Il est parfois nécessaire de toucher le fond pour mieux rebondir apres.

La mise sous mesure de protection peut etre tres mal vécu par certaines personnes,perçu comme une privation de liberté. D'autres personnes au contraire seront soulagées que quelqu'un les aide à gérer leur argent et tout l'adminstratif. Tu peux peut etre réabordé le sujet de la mesure de protection (curatelle simple ou renforcée) ou d'une MASP, selon la situation de la personne en question.

Je rejoins donc tout à fait l'avis de Louis.

Voila, bon courage et j'espere que nos reflexions pourront t'éclairer et t'aider un peu.

Re: gestion de budget et addiction...

Publié : 23 mai 2010 09:42
par eve
ines
je suis tout à fait d'accord avec toi.je ne suis pas encore conseillere ,mais je fais du benevolat auprès de mon entourage depuis de nombreuses années.Avec le temps je me suis rendu compte qu'on ne pouvait pas faire les choses à la place ,respecter le rythme ; accepter aussi de temps en temps l'echec,après avoir donner les marches à suivre laisser les gens decider de leur choix de vie etaient une façon de leur apprendre l'autonomie et aussi de se proteger soi même.