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refus de l'accompagnement et positionnement professionnel

Publié : 28 sept. 2010 15:42
par Lucie
Bonjour à toutes et à tous,

voila j'ai accompagné une famille en situation de surendettement pour une demande d'aide financière.

Par la suite, lorsque j’ai passé la demande d’aide devant la commission, celle-ci a émis un refus lié à la non adhésion du couple.
Suite à cela le couple n’a pas souhaité poursuivre l’Accompagnement.

Ce refus de la famille est vraiment lié à l’attente très spécifique qu’il avait par rapport à mon accompagnement, c’est à dire l’obtention d’une aide financière.
Cet accompagnement m’a beaucoup posé question. En effet, quelle image l’usager a t-il du professionnel ? Je pense que dans ce cas, le ménage est venu à la rencontre d’un prestataire de service. Il ne s’est pas considéré comme usager, acteur au sein d’une relation d’aide mais comme un consommateur de l’aide.

Dans ce cas, comment me positionner entant que futur travailleur social dans cette situation?
je rencontre des difficultés pour me positionner car c'est une situation assez inconfortable. en effet, on a l'impression d'être un "guichet".

Merci

Re: refus de l'accompagnement et positionnement professionnel

Publié : 28 sept. 2010 18:03
par louli
Je pense que cette famille devait être dans une situation vraiment difficile, le refus de cette aide à mon avis à été vécu comme un échec, je ne pense pas que se soit un 'consommateur' de l'aide, ils doivent juste être abattu par la situation. Il y a peut être d'autres choses à mettre en place avec eux pour éviter cette non adhésion en cas de refus d'une aide.

Re: refus de l'accompagnement et positionnement professionnel

Publié : 28 sept. 2010 22:44
par Caroline
Tu as très bien analysé la situation ... Quand j'ai fait mon stage au service social d'un conseil général, j'ai également pu réaliser la place du travailleur social dans le regard des usagers ... cela fait partie du travail de la CESF dans certains lieux ! Il faut effectivement se poser des questions et tenter peut être de remobiliser cette famille pour mieux cibler leurs attentes et leur faire comprendre que nous sommes là pour trouver DES solutions AVEC eux, et que l'aide financière n'est qu'UNE solution parmis d'autres et qu'il y a peut-être d'autres choses possibles, mais que pour cela fonctionne, qu'ils soient aussi au coeur des démarches ...

Re: refus de l'accompagnement et positionnement professionnel

Publié : 14 févr. 2012 11:14
par Béné
Bonjour,

Je recherche des ouvrages sur la fuite du service social, le refus d'aide... Si quelqu'un a des éléments bibliographiques, je suis preneuse.

Merci d'avance.

fuite des services sociaux

Publié : 01 mars 2012 16:04
par socialmaisquellecasquette
Bonjour,


Je ne possède pas d'ouvrages sur la fuite des services sociaux mais mon propre témoignages appuyé par des écrits du non respect de certains services sociaux par rapport à la loi.En résumé le refus d'aider des personnes en face d'expulsion de leur domicile !!!UN "je m'en foutisme " total.
Le département concerné est celui de la haute Saone en région franche comté.

Re: refus de l'accompagnement et positionnement professionnel

Publié : 04 mars 2012 21:49
par sweet
J'ai bossé en CG, et bien souvent j'ai eu cette situation. Car oui, certains usagers sont consommateurs d'aide financière, et ils s'en cachent pas.
Alors il avait été mis en place, qu'à partir de la 2eme demande d'aide financière à une AS, un suivi avec la CESF devait être mis en place, et l'aide financière pouvait être étudiée. ben nombreux sont ceux que je n'avais jamais vu car un accompagnement ne les intéressait pas car il voulait pas qu'on mette les pieds dans leurs gestions budgétaires.

Par contre, certains s'accrochent et sont très actifs durant un accompagnement.

Il y a de tout parmi les usagers

Re: refus de l'accompagnement et positionnement professionnel

Publié : 07 mars 2012 15:05
par Lydie
Bonjour

Je fais actuellement mon stage de DE CESF dans le service logement d'une asso.

Ma conseillère référente fait le suivi de nombreuses familles (orientées vers notre services par divers travailleurs sociaux).

Ce que je peux constater de mon expérience: la mise en confiance est parfois difficile à mettre en place auprès des bénéficiaires de l'accompagnement (même si celui-ci est volontaire).
Il y a parfois une réticence dûe au fait que le suivi peut être ressenti comme intrusif.
Les bénéficiaires reçoivent en général à leur domicile (cf règlement FSL), et les conseillères doivent parfois demander certains papiers (notamment les relevés de comptes, sujet sensible.) La mise en confiance peut-être longue, mais au final, les bénéficiaires nous disent considérer l'accompagnement comme un plus positif. C'est même parfois difficile quand celui-ci prend fin avec le relais de l'assistante sociale, car en quelques mois, on s'habitue à l'autre.

Par ailleurs, nous avons aussi été confronté à des bénéficiaires qui CONNAISSENT le système et savent comment s'en servir, ou comment faire pression pour obtenir ce qu'ils veulent. A partir de là, cela dépend de ton positionnement professionnel et de comment tu considères ton rôle dans l'accompagnement.
De nôtre côté, les conseillères ne font des aides financières vraiment qu'en cas de besoin, car ce n'est parfois par aider quelqu'un alors que remettre en place un budget plus adapté ou trouver d'autres solutions aident plus à long termes. Et aussi parce que les commissions n'accordent pas d'aide indéfiniment. (Et comment font les bénéficiaires après??)

Voilà, j'espère que ma réponse t'aidera un peu, je sais que c'est difficile de se heurter à ce genre de comportement, mais ça fait partie de métier.

Bon courage!