Quand la formation vous remet en question
Publié : 20 avr. 2013 11:05
Je laisse ce message à tous les étudiants, qu’ils soient en BTS ou en DE, et qui doutent d’eux-mêmes du fait d’appréciations plus ou moins justifiées de leurs professeurs ou de leurs maitres de stage.
Ne laissez pas les autres vous dire qui vous êtes. Même si vous avez le sentiment qu’ils ont raison, que vous êtes en tort, que vous n’avez pas les compétences pour être un bon travailleur social, que vous avez un trop grand manque de confiance en vous.
Rien n’est figé, tout s’apprend, tout s’améliore, même si on vous fait penser le contraire, même si on vous rabaisse, même si on arrive toujours à vous faire dire ce que vous ne pensez pas (vous faire reconnaitre que vous avez échoué, que vous n’avez pas géré, que vous êtes coupable), même si vous avez le sentiment que vous ne pouvez pas vous exprimer, que vous êtes obligé de passer pour quelqu’un que vous n’êtes pas... que vous avez le sentiment de vous faire manger littéralement.
Ne vous découragez pas, voyez plus loin, voyez plus large, parlez-en autour de vous, ne restez surtout pas seul avec vos pensées, sortez, défoulez-vous, mais ne restez pas avec votre stress et votre angoisse permanente. L’avis de Monsieur Untel ou de Madame Je-suis-plus-forte-que-tout-le-monde ne vous définit pas en tant que personne, ne peut être absolu, prédire l’avenir, prévoir votre évolution, ce que vous serez ailleurs, ce que vous deviendrez.
Le social quand on n’y connait rien, quand on y débarque, peut parfois être très violent. On peut déchanter en découvrant qu’il est exactement comme partout ailleurs... un monde où les gens peuvent être durs, jugeants, hypocrites, individualistes, dominateurs, manipulateurs, voire harcelants. Le social ne fait pas exception à la règle, soyez au clair avec ça, et trouvez le moyen de trouver une place qui vous protège de tout cela.
Mais surtout, armez-vous de patience, de détermination, de tolérance, envers VOUS-MÊME. On veut toujours satisfaire les exigences de ses formateurs (terrain ou école), être à la hauteur très vite, tout de suite. Mais non. Surtout dans cette formation de CESF, tout va très vite, trop vite, on n’a pas le temps de tout voir, on n’aura JAMAIS le temps de tout voir, de penser à tout, de tout apprendre, de tout assimiler dans les temps, de tout bien faire. JAMAIS.
Même si vous ne vous faites pas confiance totalement maintenant, que chaque jour vous faites des erreurs, que chaque jour on contribue à votre stress en vous remettant en question... SOYEZ PATIENTS AVEC VOUS-MÊME CAR LES AUTRES NE LE SERONT PAS POUR VOUS. Vous allez évoluer, vous allez retrouver des personnes plus ouvertes, bienveillantes, même si elles sont surement plus rares, même s’il faudra les chercher, les dénicher comme s’il s’agissait de trésors... Vous en rencontrerez, et parfois même, ce ne seront pas forcément des travailleurs sociaux.
Restez forts. Résistez.
Ne laissez pas les autres vous dire qui vous êtes. Même si vous avez le sentiment qu’ils ont raison, que vous êtes en tort, que vous n’avez pas les compétences pour être un bon travailleur social, que vous avez un trop grand manque de confiance en vous.
Rien n’est figé, tout s’apprend, tout s’améliore, même si on vous fait penser le contraire, même si on vous rabaisse, même si on arrive toujours à vous faire dire ce que vous ne pensez pas (vous faire reconnaitre que vous avez échoué, que vous n’avez pas géré, que vous êtes coupable), même si vous avez le sentiment que vous ne pouvez pas vous exprimer, que vous êtes obligé de passer pour quelqu’un que vous n’êtes pas... que vous avez le sentiment de vous faire manger littéralement.
Ne vous découragez pas, voyez plus loin, voyez plus large, parlez-en autour de vous, ne restez surtout pas seul avec vos pensées, sortez, défoulez-vous, mais ne restez pas avec votre stress et votre angoisse permanente. L’avis de Monsieur Untel ou de Madame Je-suis-plus-forte-que-tout-le-monde ne vous définit pas en tant que personne, ne peut être absolu, prédire l’avenir, prévoir votre évolution, ce que vous serez ailleurs, ce que vous deviendrez.
Le social quand on n’y connait rien, quand on y débarque, peut parfois être très violent. On peut déchanter en découvrant qu’il est exactement comme partout ailleurs... un monde où les gens peuvent être durs, jugeants, hypocrites, individualistes, dominateurs, manipulateurs, voire harcelants. Le social ne fait pas exception à la règle, soyez au clair avec ça, et trouvez le moyen de trouver une place qui vous protège de tout cela.
Mais surtout, armez-vous de patience, de détermination, de tolérance, envers VOUS-MÊME. On veut toujours satisfaire les exigences de ses formateurs (terrain ou école), être à la hauteur très vite, tout de suite. Mais non. Surtout dans cette formation de CESF, tout va très vite, trop vite, on n’a pas le temps de tout voir, on n’aura JAMAIS le temps de tout voir, de penser à tout, de tout apprendre, de tout assimiler dans les temps, de tout bien faire. JAMAIS.
Même si vous ne vous faites pas confiance totalement maintenant, que chaque jour vous faites des erreurs, que chaque jour on contribue à votre stress en vous remettant en question... SOYEZ PATIENTS AVEC VOUS-MÊME CAR LES AUTRES NE LE SERONT PAS POUR VOUS. Vous allez évoluer, vous allez retrouver des personnes plus ouvertes, bienveillantes, même si elles sont surement plus rares, même s’il faudra les chercher, les dénicher comme s’il s’agissait de trésors... Vous en rencontrerez, et parfois même, ce ne seront pas forcément des travailleurs sociaux.
Restez forts. Résistez.