Mobilisation le 22 Juin 2009 contre la casse de la convention 66
Publié : 17 juin 2009 23:07
Le 10 Juin, à Paris, 4000 manifestants, venus de toute la France à l’appel de la CGT, de SUD et de la Coordination ont réussi à perturber le bon déroulement des négociations malgré une forte présence policière et un usage inconsidéré de gaz lacrymogènes sur les manifestants déterminés. En province également des milliers de salariés ont montré leur détermination à s’opposer au démantèlement de notre convention.
Ces manifestations bien couvertes par les média ont permis de faire connaître notre lutte contre la casse de la CC66 bien au delà du secteur social, médico-social et sanitaire.
Pendant que dehors, à Paris, les manifestants exigeaient le retrait du projet patronal, revendication martelée depuis janvier 2009, les partenaires sociaux, au sein de la CNP placée sous haute protection policière, continuaient de négocier, comme si de rien n’était, autour des filières qui constituent la base du projet patronal.
Les filières ont pour vocation de se substituer aux annexes qui sont constituées, outre des congés trimestriels, des grilles de salaires et de tous les éléments de rémunération.
Seuls les négociateurs FO et CGT sont venus s’expliquer devant les manifestants. Les autres organisations syndicales (CFDT, CGC, CFTC) n’ont pas jugé utile de s’expliquer et surtout de montrer leur solidarité aux manifestants pourtant victimes des violences policières.
Et pour cause : « les partenaires sociaux, représentants les employeurs et les salariés (à l’exception de FO et CGT) se sont accordés sur des principes (au nombre de 7) qui s’opposent aux revendications des salariés et ouvrent largement la porte à tous les objectifs patronaux » suivant le compte-rendu de la CFDT.
En effet, c’est une refonte complète des classifications, des déroulements de carrière, des niveaux et éléments de rémunération et l’annonce d’une fin programmée des annexes qui se met en place. En fait, ces 7 principes posent le cadre d’une révision de grande ampleur de la CC 66 (seules les dispositions permanentes ne seraient pas touchées.).
Nous y voilà !!!!! Les masques tombent ! Ceux qui nous vendaient et qui tentent encore de nous vendre « l’amélioration de la CC66 » sont prêts à user de leur stylo pour satisfaire aux objectifs des employeurs et osent affirmer dans le 7ème principe que « les partenaires sociaux rappellent que durant toutes les négociations et dans l’attente de signatures, les dispositions de la convention collective (y compris les annexes) demeurent inchangées ». Nous voilà rassurés !!!
Mais après !? Une fois que ces premières décisions auront été actées, le 22 juin, conformes au projet patronal, elles n’offriront aucune garantie sur les qualifications et ouvriront la porte, notamment au salaire au mérite. Ils n’auront plus qu’à suivre la pente et balayer les annexes !!!
La coordination dénonce une parodie de négociation qui se déroule sans prendre en compte l’avis, les revendications de la majorité des salariés et les nombreuses journées de grève, de manifestations.
Nous exigeons toujours le retrait du projet patronal et l’arrêt de toute discussion autour des filières comme préalable. Nous refusons les 7 principes. Nous demandons aux organisations syndicales opposées au projet patronal de tout mettre en œuvre et d’utiliser tous les moyens pour faire obstacle à cette révision d’ampleur, dans l’unité, avec les salariés en lutte.
Nous exigeons une transparence totale des débats et une consultation démocratique par référendum des 240 000 salariés de la CC66 sur tout texte soumis à signature.
Nous affirmons que ce qui se négocie actuellement n’a pas de légitimité, car cela ne correspond pas aux aspirations des salariés, ne reprend aucune de leurs revendications, et n’est pas représentatif des positions de la majorité des salariés de la CC66.
Nous appelons l’ensemble des salariés à montrer de nouveau leur opposition ferme et déterminée à ces négociations en répondant à toutes les initiatives locales, régionales et nationales (pour ceux qui le peuvent).
Pour défendre une conception du social, médico-social et sanitaire fondée sur la solidarité et la justice sociale.
Le 22 juin nous avons les moyens d’infléchir les négociations en adressant un avertissement à tous ceux qui seraient tentés par une signature : si leur accord n’est pas conditionnée par une véritable consultation et prise en compte de nos revendications, nous saurons nous en souvenir au moment où tous les salariés serons appelés à choisir ceux qui les représenteront.
Le 22 juin 2009, tous en grève et en action !
Ces manifestations bien couvertes par les média ont permis de faire connaître notre lutte contre la casse de la CC66 bien au delà du secteur social, médico-social et sanitaire.
Pendant que dehors, à Paris, les manifestants exigeaient le retrait du projet patronal, revendication martelée depuis janvier 2009, les partenaires sociaux, au sein de la CNP placée sous haute protection policière, continuaient de négocier, comme si de rien n’était, autour des filières qui constituent la base du projet patronal.
Les filières ont pour vocation de se substituer aux annexes qui sont constituées, outre des congés trimestriels, des grilles de salaires et de tous les éléments de rémunération.
Seuls les négociateurs FO et CGT sont venus s’expliquer devant les manifestants. Les autres organisations syndicales (CFDT, CGC, CFTC) n’ont pas jugé utile de s’expliquer et surtout de montrer leur solidarité aux manifestants pourtant victimes des violences policières.
Et pour cause : « les partenaires sociaux, représentants les employeurs et les salariés (à l’exception de FO et CGT) se sont accordés sur des principes (au nombre de 7) qui s’opposent aux revendications des salariés et ouvrent largement la porte à tous les objectifs patronaux » suivant le compte-rendu de la CFDT.
En effet, c’est une refonte complète des classifications, des déroulements de carrière, des niveaux et éléments de rémunération et l’annonce d’une fin programmée des annexes qui se met en place. En fait, ces 7 principes posent le cadre d’une révision de grande ampleur de la CC 66 (seules les dispositions permanentes ne seraient pas touchées.).
Nous y voilà !!!!! Les masques tombent ! Ceux qui nous vendaient et qui tentent encore de nous vendre « l’amélioration de la CC66 » sont prêts à user de leur stylo pour satisfaire aux objectifs des employeurs et osent affirmer dans le 7ème principe que « les partenaires sociaux rappellent que durant toutes les négociations et dans l’attente de signatures, les dispositions de la convention collective (y compris les annexes) demeurent inchangées ». Nous voilà rassurés !!!
Mais après !? Une fois que ces premières décisions auront été actées, le 22 juin, conformes au projet patronal, elles n’offriront aucune garantie sur les qualifications et ouvriront la porte, notamment au salaire au mérite. Ils n’auront plus qu’à suivre la pente et balayer les annexes !!!
La coordination dénonce une parodie de négociation qui se déroule sans prendre en compte l’avis, les revendications de la majorité des salariés et les nombreuses journées de grève, de manifestations.
Nous exigeons toujours le retrait du projet patronal et l’arrêt de toute discussion autour des filières comme préalable. Nous refusons les 7 principes. Nous demandons aux organisations syndicales opposées au projet patronal de tout mettre en œuvre et d’utiliser tous les moyens pour faire obstacle à cette révision d’ampleur, dans l’unité, avec les salariés en lutte.
Nous exigeons une transparence totale des débats et une consultation démocratique par référendum des 240 000 salariés de la CC66 sur tout texte soumis à signature.
Nous affirmons que ce qui se négocie actuellement n’a pas de légitimité, car cela ne correspond pas aux aspirations des salariés, ne reprend aucune de leurs revendications, et n’est pas représentatif des positions de la majorité des salariés de la CC66.
Nous appelons l’ensemble des salariés à montrer de nouveau leur opposition ferme et déterminée à ces négociations en répondant à toutes les initiatives locales, régionales et nationales (pour ceux qui le peuvent).
Pour défendre une conception du social, médico-social et sanitaire fondée sur la solidarité et la justice sociale.
Le 22 juin nous avons les moyens d’infléchir les négociations en adressant un avertissement à tous ceux qui seraient tentés par une signature : si leur accord n’est pas conditionnée par une véritable consultation et prise en compte de nos revendications, nous saurons nous en souvenir au moment où tous les salariés serons appelés à choisir ceux qui les représenteront.
Le 22 juin 2009, tous en grève et en action !