besoin de débattre.
Publié : 06 nov. 2009 16:38
Bonjour!
Dans l'absolu, j'aimerais devenir éducatrice. Mais plusieurs choses me rendent réticente. J'ai besoin de vos lumières pour savoir si je me trompe de chemin, ou si je peux insister.
j'ai de l'expérience en tant qu'Animatrice, Educatrice remplaçante et auxiliaire de vie. J'ai donc travaillé avec des enfants de 3 à 15 ans, des personnes en situation d'handicap physique ou mental.
Il y a quelque chose qui a rejoint toutes ses expériences, c'est le manque de respect, l'infantilisation de tous ces gens qui ont croisé ma route. Cette déshumanisation, ce manque de sentiment, d'instinct et de bon sens.
Je ne mets pas tout le monde dans le même panier, pas toutes les personnes professionnelles ou non dans le même panier. Mais beaucoup de choses me chagrinent. L'uniformisation des suivis par exemple, le manque d'écoute de la personne qui a besoin d'aide pour x ou y raison, cela donne l'impression que maintenant qu'ils sont devant les professionnels, ils n'ont plus le droit à la parole, vu que les professionnels savent mieux qu'eux. (Alors encore une fois, je généralise exprès, mais c'est ce que moi j'en ai vu, et ressenti). Des réunions entre différentes professions, très très bien, mais sans prendre en compte l'avis de la personne, ou si peu, je ne comprends pas. Après tout, ne sommes nous pas là justement pour qu'ils trouvent leurs solutions? Est ce que ça n'est pas le rôle des éducateurs, des "adultes", des personnes qui les entourent pour n'importe quel public, de les rendre "indépendants" les uns des autres, de leur faire prendre conscience de qui ils sont, de leur limite??
Je ne comprends pas non plus le manque de respect, En institution, j'ai vu de mes yeux tant de manque de respect, pour la tranquilitée des "soignants", qu'en fait, cela donnait des scènes assez hallucinantes de violences (qui ne le serait pas d'ailleurs, violent, quand sa personne, son intégrité n'est pas pris en compte? Alors je n'occulte pas les autres facteurs de la violence, juste je parle de ceux-là).
Je ne comprends pas non plus l'infantilisation des personnes (je dirais même pas ironie des enfants), lorsque pour moi, ce métier est juste un tremplin, un soutient, une aide ponctuelle ou non mais certainement pas un substitue à la personne ou aux parents.
Lorsque l'on travail avec des adultes handicapés par exemple, le but étant quand même qu'ils puissent faire ce qu'ils veulent/peuvent, pour qu'ils se sentent bien, pas de les enfermer dans un rôle que l'on n'accepterait pas nous-mêmes?
Il y a aussi quelque chose qui m'a été fortement reproché, c'est de réagir instinctivement à une demande. Bon, si c'était tout le temps, j'accepterais, mais là, pour dire, c'était avec une personne, tout le monde me disait "il est dur, il va te frapper...Blablabla...", (poser des étiquettes, la personne vous le rendra bien, c'est juste une parenthèse...)
Et bien, je n'ai pas écouté les gens, il est venu vers moi il a voulu discuter (dans son mode de communication, et instinctivement, je me suis dis "écoute le", ce que j'ai fais, et ça c'est très très bien passé...), il m'a été reproché de prendre du temps avec lui...
Et un manque de bon sens parce que les besoins fondamentaux des gens ne sont pas respectés sous des prétextes de manque d'argents, (je ne doute pas qu'il y en a, mais ceux qui me l'ont dit manqué quand même cruellement de recul et quand on a pas d'argent on a des idées...)
Pourquoi, alors qu'il serait plus simple de répondre directement à ces besoins, sans pinailler, sans faire de réunions qui durent des heures sans forcément avoir de résultats concrets pour la/les personnes concernées (et une autre question, pourquoi déshumaniser les gens en les appelant les "usagers"?)
Je me rends compte que c'est très brouillon, je sais qu'il y a des pro qui pensent comme moi, n'hésitez pas à poser des questions si vous avez besoin d'éclaircissements. Et est ce qu'à l'heure actuelle, ça vaut le coup d'être encore éducateur quand on a des idées humanistes?
Dans l'absolu, j'aimerais devenir éducatrice. Mais plusieurs choses me rendent réticente. J'ai besoin de vos lumières pour savoir si je me trompe de chemin, ou si je peux insister.
j'ai de l'expérience en tant qu'Animatrice, Educatrice remplaçante et auxiliaire de vie. J'ai donc travaillé avec des enfants de 3 à 15 ans, des personnes en situation d'handicap physique ou mental.
Il y a quelque chose qui a rejoint toutes ses expériences, c'est le manque de respect, l'infantilisation de tous ces gens qui ont croisé ma route. Cette déshumanisation, ce manque de sentiment, d'instinct et de bon sens.
Je ne mets pas tout le monde dans le même panier, pas toutes les personnes professionnelles ou non dans le même panier. Mais beaucoup de choses me chagrinent. L'uniformisation des suivis par exemple, le manque d'écoute de la personne qui a besoin d'aide pour x ou y raison, cela donne l'impression que maintenant qu'ils sont devant les professionnels, ils n'ont plus le droit à la parole, vu que les professionnels savent mieux qu'eux. (Alors encore une fois, je généralise exprès, mais c'est ce que moi j'en ai vu, et ressenti). Des réunions entre différentes professions, très très bien, mais sans prendre en compte l'avis de la personne, ou si peu, je ne comprends pas. Après tout, ne sommes nous pas là justement pour qu'ils trouvent leurs solutions? Est ce que ça n'est pas le rôle des éducateurs, des "adultes", des personnes qui les entourent pour n'importe quel public, de les rendre "indépendants" les uns des autres, de leur faire prendre conscience de qui ils sont, de leur limite??
Je ne comprends pas non plus le manque de respect, En institution, j'ai vu de mes yeux tant de manque de respect, pour la tranquilitée des "soignants", qu'en fait, cela donnait des scènes assez hallucinantes de violences (qui ne le serait pas d'ailleurs, violent, quand sa personne, son intégrité n'est pas pris en compte? Alors je n'occulte pas les autres facteurs de la violence, juste je parle de ceux-là).
Je ne comprends pas non plus l'infantilisation des personnes (je dirais même pas ironie des enfants), lorsque pour moi, ce métier est juste un tremplin, un soutient, une aide ponctuelle ou non mais certainement pas un substitue à la personne ou aux parents.
Lorsque l'on travail avec des adultes handicapés par exemple, le but étant quand même qu'ils puissent faire ce qu'ils veulent/peuvent, pour qu'ils se sentent bien, pas de les enfermer dans un rôle que l'on n'accepterait pas nous-mêmes?
Il y a aussi quelque chose qui m'a été fortement reproché, c'est de réagir instinctivement à une demande. Bon, si c'était tout le temps, j'accepterais, mais là, pour dire, c'était avec une personne, tout le monde me disait "il est dur, il va te frapper...Blablabla...", (poser des étiquettes, la personne vous le rendra bien, c'est juste une parenthèse...)
Et bien, je n'ai pas écouté les gens, il est venu vers moi il a voulu discuter (dans son mode de communication, et instinctivement, je me suis dis "écoute le", ce que j'ai fais, et ça c'est très très bien passé...), il m'a été reproché de prendre du temps avec lui...
Et un manque de bon sens parce que les besoins fondamentaux des gens ne sont pas respectés sous des prétextes de manque d'argents, (je ne doute pas qu'il y en a, mais ceux qui me l'ont dit manqué quand même cruellement de recul et quand on a pas d'argent on a des idées...)
Pourquoi, alors qu'il serait plus simple de répondre directement à ces besoins, sans pinailler, sans faire de réunions qui durent des heures sans forcément avoir de résultats concrets pour la/les personnes concernées (et une autre question, pourquoi déshumaniser les gens en les appelant les "usagers"?)
Je me rends compte que c'est très brouillon, je sais qu'il y a des pro qui pensent comme moi, n'hésitez pas à poser des questions si vous avez besoin d'éclaircissements. Et est ce qu'à l'heure actuelle, ça vaut le coup d'être encore éducateur quand on a des idées humanistes?