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Renseignement pour ES Merci d'avance!!!!

Publié : 17 nov. 2009 18:15
par Laurent
Dans le cadre d'un bilan de comptécences, étant AMP à la base; je voudrait avoir des infos complémentaires sur le profession ES tel que:

L'actvivité professionnelle
Quelles sont les connaissances nécéssaires?
Les qualités pour ce métier?
Les aspects les plus motivants dans cette profession?
Les difficultés?
Qu'est ce qui est le plus exigeant dans ce travail?
Les conditions de travail, les horaires et salaires indicatif?
Possibilité de progression?
Niveau de formation demandés?
Les perspectives de travail?

Merci d'avance pour votre aide qui me sera importante.

Re: Renseignement pour ES Merci d'avance!!!!

Publié : 18 nov. 2009 14:38
par kkk google magie
Niveau scolaire requis : bac.
Durée des études : 3 ans dont 15 mois de stages.


Qui est-il ? C’est le spécialiste de l’inadaptation. L’éducateur spécialisé intervient auprès de populations très variées :
enfants ou adolescents présentant des troubles du comportement ou des difficultés d’insertion ;
handicapés moteurs, mentaux ou sensoriels ;
adultes en difficultés sociales, physiques ou psychologiques. 55 000 éducateurs spécialisés exercent aujourd’hui en France.

Sa mission ? Elle est complexe et multiple. Un éducateur spécialisé est avant tout un médiateur et son rôle diffère selon le lieu d’exercice de son métier.

En milieu fermé (foyers d’accueil pour enfants et jeunes inadaptés, instituts médico-éducatifs, ateliers protégés, hôpitaux de jour…), il assiste, par exemple, au quotidien, les personnes en difficulté ou inadaptées.

Afin de mieux comprendre à quoi ressemble la journée d’un éducateur spécialisé, nous vous proposons de laisser la parole à un professionnel. Suivons dans son travail quotidien, Christelle, 28 ans, éducatrice spécialisée dans un service de pédopsychiatrie à l’hôpital Sainte-Anne : « Le service accueille trois enfants en hôpital de jour et dix autres qui sont placés chez nous la semaine et qui rentrent dans leur famille le week-end. Ce sont des enfants autistes ou psychotiques au sens large. Ma journée commence à 8 h. J’interviens sur les différents moments de la journée : déjeuner, habillage, toilette… mais aussi au travers d’activités. Il s’agit d’entrer en relation avec les enfants, de les aider à se sentir bien, à vivre avec leurs difficultés. J’anime un atelier comptine, mais le plus souvent, je les suis en séance individuelle Mes outils de travail sont surtout les jeux d’éveil car ce sont des jeunes enfants (entre 3 et 6 ans). Je travaille également par le biais de l’eau en les emmenant une fois par semaine à la piscine mais aussi au niveau du bain parce que l’eau est un élément où en général les enfants autistes se sentent plutôt à l’aise. Dans ces moments-là, on peut avoir une vraie relation avec eux. L’eau est un très bon médiateur. Mes activités s’inscrivent dans un travail d’équipe : réunions de synthèse, échanges informels sur un enfant qui pose problème… » Une fois par semaine, l’équipe au grand complet - infirmières, orthophoniste, psychomotricienne, médecin, pédopsychiatre et psychologue - se réunit pour étudier le cas d’un enfant. « Cette réunion permet d’élaborer un projet à mettre en place, mais aussi d’harmoniser le travail des membres du service et de dépasser les difficultés rencontrées. » La journée de Christelle s’achève vers 15 h. Elle peut également travailler l’après-midi. Sa journée commence alors à 13 h et se termine à 21 h.

Les éducateurs spécialisés sont également nombreux à travailler en milieu ouvert, par exemple, dans des clubs de prévention où ils accompagnent des jeunes en dehors des horaires scolaires. Certains prennent en charge des groupes de soutien scolaire ou d’insertion dans le cadre de centres sociaux. Ils peuvent également être appelés, sur mandat d’une autorité administrative (Ddass) ou judiciaire, à agir auprès d’un jeune, de sa famille, de son employeur ou de son professeur. Enfin, les éducateurs spécialisés peuvent apporter leur concours au développement social des quartiers en collaboration avec des agents de développement local, notamment dans des centres d’hébergement pour des jeunes sans domicile fixe ou dans des entreprises d’insertion pour des chômeurs de longue durée.


Ses qualités ? Ecoute, patience, équilibre, persévérance, disponibilité sont autant de qualités que doit posséder un éducateur spécialisé. Et bien sûr aimer le travail en équipe car il n’agit jamais seul, mais avec différents partenaires, d’autres éducateurs, des animateurs, des médecins, des enseignants, des psychiatres… C’est toujours avec une équipe pluridisciplinaire qu’il met en place pour chaque enfant un projet éducatif et évalue les progrès accomplis. Il faut avoir une vraie force mentale, être créatif, et avoir un sens des responsabilités.


Ses employeurs ? Le premier employeur de l’éducateur spécialisé est le milieu associatif (associations de sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence, clubs de prévention…). Mais également les collectivités territoriales (services sociaux départementaux ou municipaux), l’Etat (Protection judiciaire de la jeunesse).


Quelle formation ? Un seul diplôme permet d’accéder à la profession d’éducateur spécialisé : le diplôme d’Etat d’éducateur spécialisé (DEES). Pour obtenir ce diplôme, vous pouvez soit entrer sur concours dans une école préparant en trois années au DEES, soit préparer un DUT carrières sociales, option éducation spécialisée, suivi d’une année de formation complémentaire. Dans les deux cas, trois années d’études seront nécessaires pour décrocher le DEES. Le concours est très sélectif puisque seul un candidat sur dix y est reçu !


Combien gagne-t-il ? Son salaire est variable selon le secteur d’activité. Au sein de la fonction publique territoriale, un éducateur spécialisé débute en catégorie B et gagne un salaire brut mensuel de 1 333 euros (hors primes). En fin de carrière, le salaire se situe aux environs de 2 370 euros brut. Dans la convention collective de l’enfance inadaptée, le salaire brut en début de carrière est de 1 541 euros brut et de 2 705 euros brut en fin de carrière.


Perspectives d’évolution : Elles sont réelles et intéressantes. Après quelques années d’expérience professionnelle et une éventuelle formation complémentaire, l’éducateur spécialisé peut prétendre à des fonctions de chef de service ou de directeur de centre social ou d’établissement, de responsable d’une circonscription d’action sociale ou de conseiller technique. Il peut aussi poursuivre une formation supérieure pour préparer le certificat d’aptitude aux fonctions d’encadrement et de responsable d’unité d’intervention sociale, le diplôme d’Etat d’ingénierie sociale, le certificat d’aptitude aux fonctions de directeur d’établissement ou de service d’intervention sociale.

Re: Renseignement pour ES Merci d'avance!!!!

Publié : 19 nov. 2009 18:32
par laurent
Merci beaucoup pour tout ces renseignements!!!!

Re: Renseignement pour ES Merci d'avance!!!!

Publié : 19 nov. 2009 20:17
par Lu
"Google magie" c'est bien, mais en même temps, l'interet d'un forum est aussi de pouvoir échanger sur du vécu personel...

Tout ça pour (a nouveau, je pense que ça deviens redondant, mais puisque les gens posent toujours les mêmes questions, ils ne lisent peut etre pas les autres post du forum...) dire que le métier d'ES est beaucoup en train de changer... De plus en plus d'éducs s'éloigne "du terrain" pour se retrouver sur des missions administratives, de coordinations, de gestion d'équipe, de suivi de dossiers et de projets...

Et de rajouter que les postes sont chers dans de nombreuses régions, voir en provinces en général( même si certains parisiens galerent aussi), et qu'il faut etre conscient de tout ça avant de se lancer...

Cette présentation (article tiré de Studyrama, -au passage- c'est pas mal de citer ses sources! ;-) ) comme toutes les présentations des métiers dans tout les magazines ou autres conseils d'orientation donne une vision "plaquée" du métier, lisse et théorique... Il ennonce certe beaucoup de vérités, mais je trouvais important de pouvoir AUSSI pointer les difficultés...

Si ce n'est pas indiscret, dans quel contexte fais tu ce bilan de compétence?

Merci de m'avoir lu: non, je ne cherche pas à faire fuire les gens, juste à ce qui s'engage dans cette voie sache à quoi s'attendre...