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demandeuse d'asile et envoutement

Publié : 03 janv. 2010 17:38
par mamanours
a l'aide !!!!
memoire sur : quel accompagnement éducatif pour une demandeuse d'asile se croyant envoutée ?
Je voudrais faire mon mémoire sur cette question et j'aimerais des éléments de lecture ou tout autre documents

Re: demandeuse d'asile et envoutement

Publié : 06 janv. 2010 16:13
par FrAnck

Bonjour,

Alors je vous présente mes excuses d'avance parce que je vais sans doute me montrer discourtois.

Les formateurs et professionnels qui vous accompagnent vous laissent faire sur ce sujet?!

Parce que les personnes envoutées, il doit pas y en avoir des masses...
J'aurais plus tendance à garder cette situation sous le coude pour un exemple ou une étude de cas dans un mémoire au sujet plus large.

Et sans vouloir vexer personne, l'envoutement reste très... abstrait... et n'a pas sa place en temps que sujet de mémoire de formation d'ES.
Je parlerais plus de troubles psychologiques.

Troubles psychologiques et personnes demandeurs d'asile; quel accompagnement?
Là, en temps que sujet de mémoire, ça me semble plus pertinent.
Et les sources d'informations seront sans doute plus nombreuses.

Cordialement.

FrAnck

Re: demandeuse d'asile et envoutement

Publié : 12 janv. 2010 20:26
par Ginette
Je suis d'accord avec Franck. Il ne s'agit pas d'un sujet de mémoire...

Re: demandeuse d'asile et envoutement

Publié : 12 janv. 2010 22:33
par Francois
Bonsoir,

Il me semble que la question que relève mamanours n'est pas que faire avec une personne envoutée mais que faire avec une personne se croyant envoutée.

Il y a a mon sens un sujet fort interessant qui peut se centrer sur les travaux de Tobie Nathan concernant l'etnopsychiatrie.

Plus généralement, il s'agit de comment travailler avec des personnes qui ont des façons d'apréhender le monde physique et le monde immatériel radicalement différentes des miennes. Comment respecter les croyances qui ne rentrent pas dans mes cases tout en faisant oeuvre utile en ravail social. il me semble que c'est une question majeur portant sur les notions d'ethique, d'interculturalité, de connaissance de l'autre, de respect, de rencontre.

Voici le quatrième de couverture du livre de tobie Nathan "l'influence qui guérit" :

"Comment la psychiatrie occidentale peut-elle aider les populations immigrées? Pourquoi échoue-t-elle dès lors qu'elle sort du cadre culturel qui lui a donné naissance? Lorsqu'il s'agit de soigner des malades issus d'Afrique, du Maghreb, des Antilles, les « guérisseurs », malgré l'irrationalité de leurs pratiques, sont bien plus efficaces que les médecins armés de leur « science ». Tobie Nathan montre comment, sans sacrifier l'exigence scientifique qui doit habiter le médecin, celui-ci peut s'inspirer de démarches traditionnelles pour vraiment aider des patients venus d'une autre culture. "

Re: demandeuse d'asile et envoutement

Publié : 13 janv. 2010 11:27
par Aurélie
Bonjour

je suis de l'avis de Franck,il vaudrait peut-être mieux que tu le tournes plutôt en "demandeurs d'asile et tbles psychologiques". et par ailleurs,cela ne t'empêchera pas d'exploiter la piste intéressante de François :)

Re: demandeuse d'asile et envoutement

Publié : 13 janv. 2010 13:49
par François
Juste une question pourquoi troubles psychologiques. On peut se croire envouté et n'avoir aucun trouble psy.

Mettre du sens a ce que je vis, même si ce sens est faux ne relève pas du trouble, mais du commun des mortels. D'autres diront devant les problèmes qu'ils rencontrent c'est dieux qui me met à l'épreuve, qui m'a puni, ou le diable ou un mauvais esprit ou une personne qui m'a ensorcelé, ou c'est du fait de mon enfance,ou a cause de ma mère, de mon père, de ma famille, du fait d'un disfonctionnement relationnel, etc.
Bref chaucun en fonction de qui il est et aussi surement de quel culture il est issu donnera un sens particulier a ce qu'il vit. Il n'y a pas de différence de nature entre " j'ai ce problème parce que quelqu'un m'a surement envouté" et "j'ai ce problème parce quil y a surement quelque chose qui s'est passé quand j'étais petit". Les deux sont invérifiable et possible à la fois. Il y a d'abord une différence de culture.

Il faut comprendre par exemple que dans certains endroits du monde. Pour les gens tout est sacré et tout est gouverné par les esprits et que quand il arrive quelque chose il y a forcément une explication surnaturelle. C'est une croyance. Elle en vaut bien une autre.

Il n'y a donc pas forcément trouble. Il y a des centaines de milions de personnes qui croient au petit Jésus. Il ne sont pas tous malades mentaux (quoique...lol).

Imaginons que je sois missionnaire du Christ et que j'aille dans une contrée moderne et animiste vierge de tout christianisme ( j'ai bien dit imaginons)et que je fasse une demande d'asile car c'est le christ qui m'envoie. Peut être penserons t'ils que je suis envouté et qu'il me demanderont d'abord de passé par un marabout pour me désenvouter. Comme on presse cerrtains demandeurs d'asile de rencontrer un psy.

Perso, j'intitulerais le mémoire "envoutement et demande d'asile", ou "L'animisme est il un frein à la demande d'asile?", ou "Choc des cultures et demande d'asile"

Re: demandeuse d'asile et envoutement

Publié : 13 janv. 2010 18:30
par Julie
Tu as une seule situation pour ton mémoire?
Si tel est la cas, ça me parait un peu juste.

Re: demandeuse d'asile et envoutement

Publié : 15 janv. 2010 22:53
par François
Mananours,

Un petit retour de ta part aurait été sympathique. On t'écrit pour te donner un coup de main et toi rien, enfin si tu reprends les idées proposées (etnopsy) pour faire un autre topic!!!
sans meme nous remercier de t'avoir aidé. Bravo!!!

Lis la charte de ce forum ça te fera les pieds.

Re: demandeuse d'asile et envoutement

Publié : 16 janv. 2010 12:06
par Stéphanie
Une petite question : Le fait de croire que l'on est envoûté relève-t-il forcément de troubles psychologiques? Comme cela a été dit précédemment, certaines cultures admettent ces croyances et en aucun cas elles ne sont considérées comme troubles psychologiques. Ne faites-vous pas preuve d'ethnocentrisme en partant du postulat que ces croyances sont des troubles psychologiques?

Deuxième point : faire un mémoire sur un population extrêmement réduite (ici une seule personne apparamment) paraît plutôt risqué, mais les hypothèses, confirmées ou infirmées par des références bibliographiques, peuvent rendre cet écrit très intéressant. C'est un sujet risqué certes, mais original.

Re: demandeuse d'asile et envoutement

Publié : 18 janv. 2010 17:52
par mamanours
Désolée François, si je n'ai pas répondu plus tôt mais mes collègues semblent inquiets du sujet de mon mémoire. En effet, je suis diplômée ME et je fais la formation ES en 1 an dont 20 semaines de stage en CADA-CHRS.
J'avoue que je ne sais plus trop où j'en suis et que je m'interroge sur ce sujet car je n'accompagne qu'une personne ayant ces troubles. Le sujet m'interresse beaucoup mais j'ai peur de ma "planter". Tes infos, effectivement m'ont aidé. J'avais déjà lu Tobie Nathan, je souhaitais rencontrer une ethnopsy sur ma région.... bref, j'en suis là. Merci de ton aide et ainsi que celle des autres participants