De l'argent pour les instituts de formation
Publié : 22 févr. 2010 18:22
Il devient urgent d'informer les futurs élèves en formation (et ceux qui sont en prépa) que le diplôme d'éducateur spécialisé ne correspond plus à ce qu'il était :
- Premier point : Si ce diplôme a encore un avenir, cela implique que la fonction d'éducateur va changer (en fait, le changement s'est déjà opéré). Pour être clair, les futurs éducateurs spécialisés auront pour fonction de coordonner une équipe éducative, voire de faire office de chef de service. Si vous désirez travailler auprès des personnes, orientez vous plutôt vers AMP ou ME. Si vous voulez jouer au chef, c'est la bonne direction.
- Deuxième point : Les instituts de formation sont, à l'image des écoles de commerces, de véritable machine à fric. Dans ce sens, ils se sont bien gardé, depuis de nombreuses années, de recenser le nombre de diplômé qui se retrouvent au chômage, en réorientation professionnelle ou dans l'obligation de brader leur diplôme (ex: travailler en tant qu'AMP alors que l'on a le diplôme d'ES). Leur seul intérêt, c'est de faire payer des droits exhorbitants à un nombre élévé de candidats pour des épreuves de sélections inutiles car peu efficientes. Malgré les retours d'informations d'anciens élèves sans travail (et ils sont nombreux), ceux-ci, augmentent encore le nombre d'élèves dans les promotions. Ces mêmes instituts de formation arguent des nombreux départs en retraite qui pointent à l'horizon (cela fait, d'après eux, une dizaine d'année que des départs massifs vont avoir lieu). Pour information, et dans un contexte peu favorisant (contexte économique et politique), ces mêmes départs en retraite ne sont peu ou pas du tout remplacé poste pour poste. Et quand bien même ils sont remplacés, les directions ne s'embêtent pas à remplacer un éduc par un éduc, cela leur revient à trop chère.
Pour finir, je ne remercierai jamais assez l'institut de formation qui m'aura permis de comprendre les rouages de ce que peut être la désocialisation, merci monsieur Paugam. Aujourd'hui, cela me fait chaud au coeur de comprendre le contexte qui fait que, moi aussi, j'apprend à vivre dans la précarité (400€ par mois). Je vois déjà mon ancien responsable de formation me dire que je rejette ma faute sur les autres, que je suis dans le déni.... Oui MONSIEUR, j'ai pêché, pêché d'orgueil, je voulais me former pour être plus compétent. Aujourd'hui, j'ai appris plein de choses, mais cela n'a plus d'intérêts. Mais si, il y a bien un intérêt, je connais le secteur social. Assez rapidement, je pourrais me tourner vers une Assistante Sociale et me réfugier dans le Centre d'Hébergement et de Réinsertion Sociale au sein duquel j'ai effectué un stage pendant ma formation.
Encore merci à l'IFRAMES, l'IRTS et autre fabricant de chercheur (d'emploi!!), le Pôle Emploi vous remercie.
- Premier point : Si ce diplôme a encore un avenir, cela implique que la fonction d'éducateur va changer (en fait, le changement s'est déjà opéré). Pour être clair, les futurs éducateurs spécialisés auront pour fonction de coordonner une équipe éducative, voire de faire office de chef de service. Si vous désirez travailler auprès des personnes, orientez vous plutôt vers AMP ou ME. Si vous voulez jouer au chef, c'est la bonne direction.
- Deuxième point : Les instituts de formation sont, à l'image des écoles de commerces, de véritable machine à fric. Dans ce sens, ils se sont bien gardé, depuis de nombreuses années, de recenser le nombre de diplômé qui se retrouvent au chômage, en réorientation professionnelle ou dans l'obligation de brader leur diplôme (ex: travailler en tant qu'AMP alors que l'on a le diplôme d'ES). Leur seul intérêt, c'est de faire payer des droits exhorbitants à un nombre élévé de candidats pour des épreuves de sélections inutiles car peu efficientes. Malgré les retours d'informations d'anciens élèves sans travail (et ils sont nombreux), ceux-ci, augmentent encore le nombre d'élèves dans les promotions. Ces mêmes instituts de formation arguent des nombreux départs en retraite qui pointent à l'horizon (cela fait, d'après eux, une dizaine d'année que des départs massifs vont avoir lieu). Pour information, et dans un contexte peu favorisant (contexte économique et politique), ces mêmes départs en retraite ne sont peu ou pas du tout remplacé poste pour poste. Et quand bien même ils sont remplacés, les directions ne s'embêtent pas à remplacer un éduc par un éduc, cela leur revient à trop chère.
Pour finir, je ne remercierai jamais assez l'institut de formation qui m'aura permis de comprendre les rouages de ce que peut être la désocialisation, merci monsieur Paugam. Aujourd'hui, cela me fait chaud au coeur de comprendre le contexte qui fait que, moi aussi, j'apprend à vivre dans la précarité (400€ par mois). Je vois déjà mon ancien responsable de formation me dire que je rejette ma faute sur les autres, que je suis dans le déni.... Oui MONSIEUR, j'ai pêché, pêché d'orgueil, je voulais me former pour être plus compétent. Aujourd'hui, j'ai appris plein de choses, mais cela n'a plus d'intérêts. Mais si, il y a bien un intérêt, je connais le secteur social. Assez rapidement, je pourrais me tourner vers une Assistante Sociale et me réfugier dans le Centre d'Hébergement et de Réinsertion Sociale au sein duquel j'ai effectué un stage pendant ma formation.
Encore merci à l'IFRAMES, l'IRTS et autre fabricant de chercheur (d'emploi!!), le Pôle Emploi vous remercie.