Il faut le dire une fois pour toute : Pérennisation EVS-AVS = Non!
Publié : 18 juin 2009 16:42
En espérant ne pas être modéré, voilà une réponse du 17 courant de M. le Ministre de l'Education :
Extrait de la séance des questions d’actualité
du 17 juin 2009
Question de Me M.Faure
(Groupe Socialiste, radical, citoyen et divers gauche
- Gironde)
Auxiliaires de vie scolaire
M. le président. La parole est à Mme Martine Faure, pour le groupe socialiste, radical, citoyen et
divers gauche.
Mme Martine Faure. Ma question s’adresse à M. le ministre de l’éducation nationale : elle concerne
l’avenir des emplois de vie scolaire et des auxiliaires de vie scolaire.
Ces personnels interviennent dans les écoles pour remplir les tâches d’aide administrative,
d’assistance pédagogique au sein des équipes éducatives, ou d’accompagnement des élèves
porteurs de handicap. Pourvus de contrats d’accompagnement dans l’emploi ou de contrats
d’avenir dont la durée ne peut excéder six ans dans le meilleur des cas, les deux tiers d’entre eux
arrivent au terme des possibilités de reconduction prévues par le plan de cohésion sociale Alors
qu’ils ont acquis une vraie qualification, tout ce qui leur est proposé, c’est un retour à la case Pôle
emploi à partir du 30 juin prochain : couperet redoutable, surtout si l’on songe aux terribles
difficultés que connait ce service.
Pourtant, leurs missions méritent d’être pérennisées avec des personnels stables, une formation
sérieuse, une rémunération décente et un véritable statut parce que les besoins auxquels ils
répondent aujourd’hui ne vont malheureusement pas disparaitre par miracle. Les élèves concernés,
leurs parents, les équipes enseignantes demandent que soit mis un terme à la précarité au sein des
écoles, ainsi qu’au mouvement perpétuel des personnels qui résulte de la durée limitée des
contrats.
Nous savons que les entreprises sont des monstres froids. Les services publics, et singulièrement
l’éducation nationale, ressemblent de plus en plus aux entreprises régies par des normes
concurrentielles. Monsieur le ministre, allez-vous contribuer à accroitre le nombre de chômeurs ?
N’est-il pas préférable de pérenniser ces emplois indispensables au bon fonctionnement des
établissements scolaires ? (Applaudissements sur les bancs des groupes SRC et sur plusieurs
bancs du groupe GDR.)
M. le président. La parole est à M. Xavier Darcos, ministre de l’éducation nationale.
M. Xavier Darcos, ministre de l’éducation nationale. Madame Faure, je me demandais si vous
alliez vous enquérir si la promesse du Président de la République de faire accueillir les élèves
handicapés dans le milieu scolaire avait été honorée. Je me demandais si vous alliez rappeler qu’en
2007, nous avons créé 10 000 d’agents de vie scolaire, et qu’à la rentrée 2008, nous en avons créé
10 000 de plus, soit 50 % de plus en un an ! (Exclamations sur les bancs des groupes SRC et sur
plusieurs bancs du groupe GDR.) Je me demandais aussi si vous alliez rappeler que nous avons
recruté 4 700 agents de vie scolaire et créés 470 unités pédagogiques d’intégration à la rentrée
dernière !
M. Jean-Paul Lecoq. Et les licenciements ?
M. Xavier Darcos, ministre de l’éducation nationale. Je vous aurais dit, madame Faure : « Oui,
nous avons accompli la promesse du Président de la République, et ce sont 10 000 enfants
handicapés de plus, à chaque rentrée, qui sont accueillis à l’école. »
Mais votre question est tout autre : allons-nous créer un corps de fonctionnaires supplémentaires
pour s’occuper des enfants en difficulté ? Ma réponse est « non », car ce n’est pas ainsi que nous
concevons les choses. Nous considérons la fonction d’auxiliaire de vie scolaire comme une mission
qui doit s’accomplir dans un moment de sa vie, à condition, évidemment, que soit garantie la
continuité du service rendu aux élèves et aux familles, notre seule préoccupation. Cette mission
peut venir à s’interrompre, et quelqu’un viendra alors prendre la place de celui qui l’exerçait.
Cela étant, nous n’oublions pas les AVS. Un plan de formation leur permet, dans le cadre des
travaux que nous conduisons avec les divers services de Pôle emploi,…
M. Jean-Paul Lecoq. Ce sont des salariés kleenex !
M. Xavier Darcos, ministre de l’éducation nationale. …d’utiliser dans d’autres métiers de
l’accompagnement l’expérience qu’ils ont acquise. Nous avons en effet besoin des métiers
d’accompagnement.
M. Pierre Gosnat. Vous n’avez rien fait pendant trois ans pour les former !
M. Xavier Darcos, ministre de l’éducation nationale. L’avenir des élèves, la satisfaction des familles
aussi bien que le destin de ces agents, tout cela est assuré car nous y travaillons : le
Gouvernement, dans cette affaire, est à l’oeuvre. (Applaudissements sur de nombreux bancs du
groupe UMP.)
Extrait de la séance des questions d’actualité
du 17 juin 2009
Question de Me M.Faure
(Groupe Socialiste, radical, citoyen et divers gauche
- Gironde)
Auxiliaires de vie scolaire
M. le président. La parole est à Mme Martine Faure, pour le groupe socialiste, radical, citoyen et
divers gauche.
Mme Martine Faure. Ma question s’adresse à M. le ministre de l’éducation nationale : elle concerne
l’avenir des emplois de vie scolaire et des auxiliaires de vie scolaire.
Ces personnels interviennent dans les écoles pour remplir les tâches d’aide administrative,
d’assistance pédagogique au sein des équipes éducatives, ou d’accompagnement des élèves
porteurs de handicap. Pourvus de contrats d’accompagnement dans l’emploi ou de contrats
d’avenir dont la durée ne peut excéder six ans dans le meilleur des cas, les deux tiers d’entre eux
arrivent au terme des possibilités de reconduction prévues par le plan de cohésion sociale Alors
qu’ils ont acquis une vraie qualification, tout ce qui leur est proposé, c’est un retour à la case Pôle
emploi à partir du 30 juin prochain : couperet redoutable, surtout si l’on songe aux terribles
difficultés que connait ce service.
Pourtant, leurs missions méritent d’être pérennisées avec des personnels stables, une formation
sérieuse, une rémunération décente et un véritable statut parce que les besoins auxquels ils
répondent aujourd’hui ne vont malheureusement pas disparaitre par miracle. Les élèves concernés,
leurs parents, les équipes enseignantes demandent que soit mis un terme à la précarité au sein des
écoles, ainsi qu’au mouvement perpétuel des personnels qui résulte de la durée limitée des
contrats.
Nous savons que les entreprises sont des monstres froids. Les services publics, et singulièrement
l’éducation nationale, ressemblent de plus en plus aux entreprises régies par des normes
concurrentielles. Monsieur le ministre, allez-vous contribuer à accroitre le nombre de chômeurs ?
N’est-il pas préférable de pérenniser ces emplois indispensables au bon fonctionnement des
établissements scolaires ? (Applaudissements sur les bancs des groupes SRC et sur plusieurs
bancs du groupe GDR.)
M. le président. La parole est à M. Xavier Darcos, ministre de l’éducation nationale.
M. Xavier Darcos, ministre de l’éducation nationale. Madame Faure, je me demandais si vous
alliez vous enquérir si la promesse du Président de la République de faire accueillir les élèves
handicapés dans le milieu scolaire avait été honorée. Je me demandais si vous alliez rappeler qu’en
2007, nous avons créé 10 000 d’agents de vie scolaire, et qu’à la rentrée 2008, nous en avons créé
10 000 de plus, soit 50 % de plus en un an ! (Exclamations sur les bancs des groupes SRC et sur
plusieurs bancs du groupe GDR.) Je me demandais aussi si vous alliez rappeler que nous avons
recruté 4 700 agents de vie scolaire et créés 470 unités pédagogiques d’intégration à la rentrée
dernière !
M. Jean-Paul Lecoq. Et les licenciements ?
M. Xavier Darcos, ministre de l’éducation nationale. Je vous aurais dit, madame Faure : « Oui,
nous avons accompli la promesse du Président de la République, et ce sont 10 000 enfants
handicapés de plus, à chaque rentrée, qui sont accueillis à l’école. »
Mais votre question est tout autre : allons-nous créer un corps de fonctionnaires supplémentaires
pour s’occuper des enfants en difficulté ? Ma réponse est « non », car ce n’est pas ainsi que nous
concevons les choses. Nous considérons la fonction d’auxiliaire de vie scolaire comme une mission
qui doit s’accomplir dans un moment de sa vie, à condition, évidemment, que soit garantie la
continuité du service rendu aux élèves et aux familles, notre seule préoccupation. Cette mission
peut venir à s’interrompre, et quelqu’un viendra alors prendre la place de celui qui l’exerçait.
Cela étant, nous n’oublions pas les AVS. Un plan de formation leur permet, dans le cadre des
travaux que nous conduisons avec les divers services de Pôle emploi,…
M. Jean-Paul Lecoq. Ce sont des salariés kleenex !
M. Xavier Darcos, ministre de l’éducation nationale. …d’utiliser dans d’autres métiers de
l’accompagnement l’expérience qu’ils ont acquise. Nous avons en effet besoin des métiers
d’accompagnement.
M. Pierre Gosnat. Vous n’avez rien fait pendant trois ans pour les former !
M. Xavier Darcos, ministre de l’éducation nationale. L’avenir des élèves, la satisfaction des familles
aussi bien que le destin de ces agents, tout cela est assuré car nous y travaillons : le
Gouvernement, dans cette affaire, est à l’oeuvre. (Applaudissements sur de nombreux bancs du
groupe UMP.)