AE, surveillants... face à la violence : contez nous vos histoires !
Publié : 27 nov. 2007 18:17
AE depuis un bon bout de temps dans des établissements pas franchement méchants, je viens de faire une expérience assez déstabilisante.
C'est en sortant du lycée, en fin de journée, que je me fais interpeller par une personne inconnue, qui commence par s'assurer que le nom d'une élève m'est familier, pour ensuite exiger de moi que je cesse dit-il de l'emmerder.
Franchement surpris par la tournure du dialogue (je ne connais pratiquement pas la fille dont il parle, c'est dire si j'ai du l'"emmerder"), et décidé à ne pas effaroucher le bestiau, je me contente de lui dire qu'il n'y a pas d'emmerdement possible et que seul comptait à mes yeux le respect du règlement intérieur. Mon interlocuteur comprenant que je ne me pliait pas à ses injonctions, bafouille quelques mots au sujet du règlement, et en vient finalement à un sujet pour lequel son éloquence peut enfin briller : "pêter la gueule", "pires cauchemars", "tu t'imagine même pas...". Pour témoigner de son courage, il me donne même son nom (pratique à défaut d'être sympa...) et m'invite même, me tournant le dos, à porter plainte à la gendarmerie. Je lui annonce en tentant de garder le sourire (c'est difficile) que ce sera chose faite dans peu de temps. Ban! il se retourne, revient et s'approche très près de moi, manifestement pas pour un calin, et me prédit des malheurs pires encore que les précédents. Le dernier, c'était de payer des "ptits jeuns" pour venir me casser la gueule comme celà le monsieur "il aura pas d'emmerd" (avec la justice je pense).
Un éclair de bon sens (de peur aussi) m'a interdit de lui faire remarquer que je n'étais pas impressionné par les personnes réduites à envoyer des mioches pour règler leur problème...
Suite à cet incident, je suis parti pour porter plainte et en parler au chef d'établissement - en commençant par le dernier, plus proche. Pas de bol, ce sont les conseils de classes qu'il préside. Je trouve le CPE, qui cherche à me rassurer et qui me conseille de reporter au lendemain un signalement à la gendarmerie (tout en m'offrant de m'accompagner si je souhaitais le faire tout de suite, ce qui est sympa). J'ai suivi son conseil (l'incident a eu lieu il y a moins d'une heure).
Je verrais donc demain la réaction du chef d'établissement (notamment vis-à-vis de cette élève qui rameute ses copains pour intimider le personnel de surveillance). Cependant, je ne suis guère trop confiant.
Aussi, maintenant que j'ai pu extérioriser ma colère en vous narrant ma petite histoire, je vous invite à raconter vous aussi vos petites (et grandes) mésaventures et accessoirement à indiquer vos moyens de défenses si vous en connaissez. Le dépôt de plainte ? Les arrêts maladies ? Faire de la violence un prétexte pour refuser aurpès de l'établissement l'accomplissement de certaines tâches faites sans accompagnement ?
D'ailleurs, avons-nous un statut juridique particulier maximisant les sanctions à l'encontre de personnes auteurs de violence ou de menaces ? Les menaces sont-elles sanctionnées par la justice ?
Bref, si vous avez des réponses, des astuces, des histoires drôles ou des anecdotes attristantes sur la question, n'hésitez pas à les poster ici (ça défoule...). Merci
C'est en sortant du lycée, en fin de journée, que je me fais interpeller par une personne inconnue, qui commence par s'assurer que le nom d'une élève m'est familier, pour ensuite exiger de moi que je cesse dit-il de l'emmerder.
Franchement surpris par la tournure du dialogue (je ne connais pratiquement pas la fille dont il parle, c'est dire si j'ai du l'"emmerder"), et décidé à ne pas effaroucher le bestiau, je me contente de lui dire qu'il n'y a pas d'emmerdement possible et que seul comptait à mes yeux le respect du règlement intérieur. Mon interlocuteur comprenant que je ne me pliait pas à ses injonctions, bafouille quelques mots au sujet du règlement, et en vient finalement à un sujet pour lequel son éloquence peut enfin briller : "pêter la gueule", "pires cauchemars", "tu t'imagine même pas...". Pour témoigner de son courage, il me donne même son nom (pratique à défaut d'être sympa...) et m'invite même, me tournant le dos, à porter plainte à la gendarmerie. Je lui annonce en tentant de garder le sourire (c'est difficile) que ce sera chose faite dans peu de temps. Ban! il se retourne, revient et s'approche très près de moi, manifestement pas pour un calin, et me prédit des malheurs pires encore que les précédents. Le dernier, c'était de payer des "ptits jeuns" pour venir me casser la gueule comme celà le monsieur "il aura pas d'emmerd" (avec la justice je pense).
Un éclair de bon sens (de peur aussi) m'a interdit de lui faire remarquer que je n'étais pas impressionné par les personnes réduites à envoyer des mioches pour règler leur problème...
Suite à cet incident, je suis parti pour porter plainte et en parler au chef d'établissement - en commençant par le dernier, plus proche. Pas de bol, ce sont les conseils de classes qu'il préside. Je trouve le CPE, qui cherche à me rassurer et qui me conseille de reporter au lendemain un signalement à la gendarmerie (tout en m'offrant de m'accompagner si je souhaitais le faire tout de suite, ce qui est sympa). J'ai suivi son conseil (l'incident a eu lieu il y a moins d'une heure).
Je verrais donc demain la réaction du chef d'établissement (notamment vis-à-vis de cette élève qui rameute ses copains pour intimider le personnel de surveillance). Cependant, je ne suis guère trop confiant.
Aussi, maintenant que j'ai pu extérioriser ma colère en vous narrant ma petite histoire, je vous invite à raconter vous aussi vos petites (et grandes) mésaventures et accessoirement à indiquer vos moyens de défenses si vous en connaissez. Le dépôt de plainte ? Les arrêts maladies ? Faire de la violence un prétexte pour refuser aurpès de l'établissement l'accomplissement de certaines tâches faites sans accompagnement ?
D'ailleurs, avons-nous un statut juridique particulier maximisant les sanctions à l'encontre de personnes auteurs de violence ou de menaces ? Les menaces sont-elles sanctionnées par la justice ?
Bref, si vous avez des réponses, des astuces, des histoires drôles ou des anecdotes attristantes sur la question, n'hésitez pas à les poster ici (ça défoule...). Merci