mobilisation des EVS
Publié : 03 févr. 2008 09:38
bonjour
nous sommes déjà plusieurs EVS à être d'accord pour écrire tous en même temps à Mr Sarkosy et autres personnes politiques afin de f
Joignez vous à nous départ des courriers le 7 février.
voici un exemple de lettre
Monsieur le Président de la République
Palais de l'Elysée
55, rue du faubourg Saint-Honoré
75008 Paris
Monsieur le Président,
Dans votre programme, vous avez annoncé vouloir vaincre le chômage, réhabiliter le travail et augmenter le pouvoir d’achat.
Je suis Emploi de Vie Scolaire, donc en contrat dit « aidé ». Mon contrat arrive à terme (en juin prochain) et je ne peux envisager sereinement l’avenir. Le travail que j’ai effectué dans l’Éducation Nationale ne me donne aucune qualification supplémentaire, aucune reconnaissance de l’expérience acquise sur le terrain. J’ai, pendant toute la durée de mon contrat, continué mes recherches d’emploi qui n’ont à ce jour toujours pas abouti.
Ce contrat devait, me semble-t-il, permettre d’envisager une réelle formation qualifiante et me servir de tremplin pour remettre un pied à l’étrier du monde du travail et de la dignité. Or, il n’en est rien. Je me retrouve comme avant, sans aucune perspective avec la nette impression d’être écarté de l’emploi et le sentiment de n’avoir servi qu’à faire baisser les chiffres du chômage, juste le droit d’inscrire sur mon CV : qualification = main d’œuvre gratuite et jetable.
À défaut d’aboutir à une insertion professionnelle durable, comme annoncé, ces contrats ne serviraient-ils qu’à une insertion dans la précarité durable ?
N’ayant même pas droit à une prime de fin de contrat, je vais encore voir mon pouvoir d’achat diminuer et intégrer la population inscrite dans le seuil de pauvreté. À moins que vous n’ayez une proposition concrète et immédiate à faire pour tous ceux qui, comme moi, n’ont servi qu’à pallier un manque de personnel dans les écoles, pendant une courte durée. Nous avions un rôle considérable à jouer auprès des enseignants, pour une école qui garantit la réussite de tous les élèves, ce qui faisait aussi, me semble-t-il, partie de vos préoccupations.
Ne voyant toujours pas arriver le bout du tunnel et ayant le sentiment désagréable d’être rejeté de la société, je me permets donc de vous interpeller sur ma situation qui est loin d’être unique dans ce pays.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma considération.
nous sommes déjà plusieurs EVS à être d'accord pour écrire tous en même temps à Mr Sarkosy et autres personnes politiques afin de f
Joignez vous à nous départ des courriers le 7 février.
voici un exemple de lettre
Monsieur le Président de la République
Palais de l'Elysée
55, rue du faubourg Saint-Honoré
75008 Paris
Monsieur le Président,
Dans votre programme, vous avez annoncé vouloir vaincre le chômage, réhabiliter le travail et augmenter le pouvoir d’achat.
Je suis Emploi de Vie Scolaire, donc en contrat dit « aidé ». Mon contrat arrive à terme (en juin prochain) et je ne peux envisager sereinement l’avenir. Le travail que j’ai effectué dans l’Éducation Nationale ne me donne aucune qualification supplémentaire, aucune reconnaissance de l’expérience acquise sur le terrain. J’ai, pendant toute la durée de mon contrat, continué mes recherches d’emploi qui n’ont à ce jour toujours pas abouti.
Ce contrat devait, me semble-t-il, permettre d’envisager une réelle formation qualifiante et me servir de tremplin pour remettre un pied à l’étrier du monde du travail et de la dignité. Or, il n’en est rien. Je me retrouve comme avant, sans aucune perspective avec la nette impression d’être écarté de l’emploi et le sentiment de n’avoir servi qu’à faire baisser les chiffres du chômage, juste le droit d’inscrire sur mon CV : qualification = main d’œuvre gratuite et jetable.
À défaut d’aboutir à une insertion professionnelle durable, comme annoncé, ces contrats ne serviraient-ils qu’à une insertion dans la précarité durable ?
N’ayant même pas droit à une prime de fin de contrat, je vais encore voir mon pouvoir d’achat diminuer et intégrer la population inscrite dans le seuil de pauvreté. À moins que vous n’ayez une proposition concrète et immédiate à faire pour tous ceux qui, comme moi, n’ont servi qu’à pallier un manque de personnel dans les écoles, pendant une courte durée. Nous avions un rôle considérable à jouer auprès des enseignants, pour une école qui garantit la réussite de tous les élèves, ce qui faisait aussi, me semble-t-il, partie de vos préoccupations.
Ne voyant toujours pas arriver le bout du tunnel et ayant le sentiment désagréable d’être rejeté de la société, je me permets donc de vous interpeller sur ma situation qui est loin d’être unique dans ce pays.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma considération.