En espérant ne pas être modéré, voilà une réponse du 17 courant de M. le Ministre de l'Education :
Extrait de la séance des questions d’actualité
du 17 juin 2009
Question de Me M.Faure
(Groupe Socialiste, radical, citoyen et divers gauche
- Gironde)
Auxiliaires de vie scolaire
M. le président. La parole est à Mme Martine Faure, pour le groupe socialiste, radical, citoyen et
divers gauche.
Mme Martine Faure. Ma question s’adresse à M. le ministre de l’éducation nationale : elle concerne
l’avenir des emplois de vie scolaire et des auxiliaires de vie scolaire.
Ces personnels interviennent dans les écoles pour remplir les tâches d’aide administrative,
d’assistance pédagogique au sein des équipes éducatives, ou d’accompagnement des élèves
porteurs de handicap. Pourvus de contrats d’accompagnement dans l’emploi ou de contrats
d’avenir dont la durée ne peut excéder six ans dans le meilleur des cas, les deux tiers d’entre eux
arrivent au terme des possibilités de reconduction prévues par le plan de cohésion sociale Alors
qu’ils ont acquis une vraie qualification, tout ce qui leur est proposé, c’est un retour à la case Pôle
emploi à partir du 30 juin prochain : couperet redoutable, surtout si l’on songe aux terribles
difficultés que connait ce service.
Pourtant, leurs missions méritent d’être pérennisées avec des personnels stables, une formation
sérieuse, une rémunération décente et un véritable statut parce que les besoins auxquels ils
répondent aujourd’hui ne vont malheureusement pas disparaitre par miracle. Les élèves concernés,
leurs parents, les équipes enseignantes demandent que soit mis un terme à la précarité au sein des
écoles, ainsi qu’au mouvement perpétuel des personnels qui résulte de la durée limitée des
contrats.
Nous savons que les entreprises sont des monstres froids. Les services publics, et singulièrement
l’éducation nationale, ressemblent de plus en plus aux entreprises régies par des normes
concurrentielles. Monsieur le ministre, allez-vous contribuer à accroitre le nombre de chômeurs ?
N’est-il pas préférable de pérenniser ces emplois indispensables au bon fonctionnement des
établissements scolaires ? (Applaudissements sur les bancs des groupes SRC et sur plusieurs
bancs du groupe GDR.)
M. le président. La parole est à M. Xavier Darcos, ministre de l’éducation nationale.
M. Xavier Darcos, ministre de l’éducation nationale. Madame Faure, je me demandais si vous
alliez vous enquérir si la promesse du Président de la République de faire accueillir les élèves
handicapés dans le milieu scolaire avait été honorée. Je me demandais si vous alliez rappeler qu’en
2007, nous avons créé 10 000 d’agents de vie scolaire, et qu’à la rentrée 2008, nous en avons créé
10 000 de plus, soit 50 % de plus en un an ! (Exclamations sur les bancs des groupes SRC et sur
plusieurs bancs du groupe GDR.) Je me demandais aussi si vous alliez rappeler que nous avons
recruté 4 700 agents de vie scolaire et créés 470 unités pédagogiques d’intégration à la rentrée
dernière !
M. Jean-Paul Lecoq. Et les licenciements ?
M. Xavier Darcos, ministre de l’éducation nationale. Je vous aurais dit, madame Faure : « Oui,
nous avons accompli la promesse du Président de la République, et ce sont 10 000 enfants
handicapés de plus, à chaque rentrée, qui sont accueillis à l’école. »
Mais votre question est tout autre : allons-nous créer un corps de fonctionnaires supplémentaires
pour s’occuper des enfants en difficulté ? Ma réponse est « non », car ce n’est pas ainsi que nous
concevons les choses. Nous considérons la fonction d’auxiliaire de vie scolaire comme une mission
qui doit s’accomplir dans un moment de sa vie, à condition, évidemment, que soit garantie la
continuité du service rendu aux élèves et aux familles, notre seule préoccupation. Cette mission
peut venir à s’interrompre, et quelqu’un viendra alors prendre la place de celui qui l’exerçait.
Cela étant, nous n’oublions pas les AVS. Un plan de formation leur permet, dans le cadre des
travaux que nous conduisons avec les divers services de Pôle emploi,…
M. Jean-Paul Lecoq. Ce sont des salariés kleenex !
M. Xavier Darcos, ministre de l’éducation nationale. …d’utiliser dans d’autres métiers de
l’accompagnement l’expérience qu’ils ont acquise. Nous avons en effet besoin des métiers
d’accompagnement.
M. Pierre Gosnat. Vous n’avez rien fait pendant trois ans pour les former !
M. Xavier Darcos, ministre de l’éducation nationale. L’avenir des élèves, la satisfaction des familles
aussi bien que le destin de ces agents, tout cela est assuré car nous y travaillons : le
Gouvernement, dans cette affaire, est à l’oeuvre. (Applaudissements sur de nombreux bancs du
groupe UMP.)
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Il faut le dire une fois pour toute : Pérennisation EVS-AVS = Non!
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Eric
Re: Il faut le dire une fois pour toute : Pérennisation EVS-AVS = Non!
Merci de m'avoir laisser évoquer ce post!
>>> J'en profite pour mettre la Source : http://www.assemblee-nationale.fr/13/cr ... p#INTER_14
>>> J'en profite pour mettre la Source : http://www.assemblee-nationale.fr/13/cr ... p#INTER_14
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mamietipiak
Re: Il faut le dire une fois pour toute : Pérennisation EVS-AVS = Non!
En tant que représentante unaisse de mon département,donc AVS,je ne sais que trop ce que celà représente!Je me suis battue et continue de me battre pour faire en sorte que nous ne soyons pas des emplois kleenex.Mais il faut le reconnaitre:c'est le chômage qui nous attend en septembre.Avec la grêve annonçée dans le pôle emploi,ça promet.Déjà on m'a prévenue:2 mois attente avant être indemnisée car des tonnes de dossiers en attente.3 enfants à charge,divorcée.Super rentrée en perspective.Et qu'ils arrêtent avec leur formation!C'est à nous de nous débrouiller avec nos moyens.Pour beaucoup d'entre nous le parcours du combattant approche.On se donnera des nouvelles à ce moment là.Si on peut payer nos factures en cours et que internet n'est pas coupé.
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Eric
Re: Il faut le dire une fois pour toute : Pérennisation EVS-AVS = Non!
Le mépris de Xavier Darcos, du gouvernement, du groupe parlementaire UMP dans toute sa splendeur odieuse face à 30 000 EVS jetés dans la rue !
Emplois de Vie Scolaire (EVS) :
30 juin, 30 000 SALARIES a la rue
Paris, le 19 juin 2009
Il reste 11 jours avant que 30000 EVS, embauchés dans le cadre du plan de cohésion sociale de JL Borloo par le ministère de l'Education nationale soient renvoyés au Pôle Emploi.
Embauchés en 2006 pour remplir des fonctions d'aide à la direction d'école ou d'accompagnement des enfants handicapés, les EVS ont rempli leur mission dans les écoles.
L'Etat, le ministère du Travail et le ministère de l'Education nationale et leurs représentants (préfets, directeurs départementaux du travail et de la formation professionnelle, recteurs), n'ont pas rempli leur part du contrat : la formation et l'accompagnement de ces salariés. Pendant trois ans, ces EVS n'ont rien eu de l'accompagnement prévu dans leur contrat en terme de formation et de suivi de projet d'insertion professionnelle.
Réservés aux bénéficiaires du RMI et des allocations de fin de droits ou de l'AAH, l'accès aux emplois d'EVS avait permis à beaucoup d'entre eux de sortir de la situation de grande précarité dans laquelle ils étaient et de retrouver une reconnaissance professionnelle et sociale.
Arrivés au terme de leurs contrats, le gouvernement fait fi des expériences qu'ils ont acquises au sein des équipes et auprès des élèves en situation de handicap ; Il organise un turn-over général, s'abstenant ainsi d'offrir des solutions et des perspectives aux 30 000 personnes concernées.
Dans le contexte de crise économique et sociale actuelle, la fin du contrat signifie , pour eux, un retour à la case départ, au Pôle Emploi, à une plus grande précarité.
Le Gouvernement, les ministères de l'Emploi et de l'Education nationale doivent prendre en compte la situation de ces salariés dans le cadre du plan de lutte contre le chômage et la protection des plus démunis.
Nous exigeons une prolongation de leur contrat au delà de juin 2009.
Nous exigeons que l'Etat, le ministère du Travail et le ministère de l'Education nationale respectent leurs engagements en terme d'accompagnement et de formation et donnent à leurs représentants les moyens de les mettre en oeuvre.
Les 100 000 signataires de la pétition unitaire n'acceptent pas que le 1er juillet 30 000 EVS soient jetés à la rue.
Nous renouvelons notre demande de rendez-vous auprès du premier ministre.
Thierry Cadart, Secrétaire Général du SGEN-CFDT
Christian Chevalier, Secrétaire Général du SE-UNSA
Gilles Moindrot, Secrétaire Général du SNUipp-FSU
Catherine Perret, Co-secrétaire Générale de l'UNSEN-CGT
Murielle Michelin, Présidente de l'UNCEVS
Commentaire Eric : tout aura été essayé, en vain ; à vous anciens et nouveaux d'en tirer les conclusions!^^
Emplois de Vie Scolaire (EVS) :
30 juin, 30 000 SALARIES a la rue
Paris, le 19 juin 2009
Il reste 11 jours avant que 30000 EVS, embauchés dans le cadre du plan de cohésion sociale de JL Borloo par le ministère de l'Education nationale soient renvoyés au Pôle Emploi.
Embauchés en 2006 pour remplir des fonctions d'aide à la direction d'école ou d'accompagnement des enfants handicapés, les EVS ont rempli leur mission dans les écoles.
L'Etat, le ministère du Travail et le ministère de l'Education nationale et leurs représentants (préfets, directeurs départementaux du travail et de la formation professionnelle, recteurs), n'ont pas rempli leur part du contrat : la formation et l'accompagnement de ces salariés. Pendant trois ans, ces EVS n'ont rien eu de l'accompagnement prévu dans leur contrat en terme de formation et de suivi de projet d'insertion professionnelle.
Réservés aux bénéficiaires du RMI et des allocations de fin de droits ou de l'AAH, l'accès aux emplois d'EVS avait permis à beaucoup d'entre eux de sortir de la situation de grande précarité dans laquelle ils étaient et de retrouver une reconnaissance professionnelle et sociale.
Arrivés au terme de leurs contrats, le gouvernement fait fi des expériences qu'ils ont acquises au sein des équipes et auprès des élèves en situation de handicap ; Il organise un turn-over général, s'abstenant ainsi d'offrir des solutions et des perspectives aux 30 000 personnes concernées.
Dans le contexte de crise économique et sociale actuelle, la fin du contrat signifie , pour eux, un retour à la case départ, au Pôle Emploi, à une plus grande précarité.
Le Gouvernement, les ministères de l'Emploi et de l'Education nationale doivent prendre en compte la situation de ces salariés dans le cadre du plan de lutte contre le chômage et la protection des plus démunis.
Nous exigeons une prolongation de leur contrat au delà de juin 2009.
Nous exigeons que l'Etat, le ministère du Travail et le ministère de l'Education nationale respectent leurs engagements en terme d'accompagnement et de formation et donnent à leurs représentants les moyens de les mettre en oeuvre.
Les 100 000 signataires de la pétition unitaire n'acceptent pas que le 1er juillet 30 000 EVS soient jetés à la rue.
Nous renouvelons notre demande de rendez-vous auprès du premier ministre.
Thierry Cadart, Secrétaire Général du SGEN-CFDT
Christian Chevalier, Secrétaire Général du SE-UNSA
Gilles Moindrot, Secrétaire Général du SNUipp-FSU
Catherine Perret, Co-secrétaire Générale de l'UNSEN-CGT
Murielle Michelin, Présidente de l'UNCEVS
Commentaire Eric : tout aura été essayé, en vain ; à vous anciens et nouveaux d'en tirer les conclusions!^^
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mel
Re: Il faut le dire une fois pour toute : Pérennisation EVS-AVS = Non!
"Nous considérons la fonction d’auxiliaire de vie scolaire comme une mission
qui doit s’accomplir dans un moment de sa vie, à condition, évidemment, que soit garantie la
continuité du service rendu aux élèves et aux familles, notre seule préoccupation".
Voilà tout est dit, nous ne faisons pas partie de leurs préoccupations...
AVS : 1an et 1/2 dans le 74
4 ans dans le 29
Encore 2 ans et je hisse les voiles...
J'ai repris mes études en // je ne regrette pas, leurs formations (les mêmes depuis le début) je n'y vais plus... raz le bol !
mais quelle expérience enrichissante personnellement, alors... ne rien regretter c'est un plus pour vous!
formez- vous à côté, profitez-en !
N'attendez rien du ministère vous ne serez que déçus!
qui doit s’accomplir dans un moment de sa vie, à condition, évidemment, que soit garantie la
continuité du service rendu aux élèves et aux familles, notre seule préoccupation".
Voilà tout est dit, nous ne faisons pas partie de leurs préoccupations...
AVS : 1an et 1/2 dans le 74
4 ans dans le 29
Encore 2 ans et je hisse les voiles...
J'ai repris mes études en // je ne regrette pas, leurs formations (les mêmes depuis le début) je n'y vais plus... raz le bol !
mais quelle expérience enrichissante personnellement, alors... ne rien regretter c'est un plus pour vous!
formez- vous à côté, profitez-en !
N'attendez rien du ministère vous ne serez que déçus!