Le concours externe sur épreuves n'est pas le seul à avoir souffert de la réduction du nombre de postes offerts :
Le concours interne prévoyait 59 postes : 13 ont été pourvu (12 ème ex aequo)
Le concours externe sur titre n'a pas eu ce souci, 37 postes prévus, 37 pourvus et une liste complémentaire comportant le même nombre.
Q 1 : les postes non pourvus censés être ouvert le seront-il en définitive ?
Je doute qu'ils modifient l'arrêté fixant la liste des candidats admis. Y a-t-il eu un précédent dans un concours de la Fonction Publique ? je n'ai pas cherché, mais l'absence de liste complémentaire peut être interprété comme la décision de ne pas comblé les postes vacants
Q 3 : existe-t-il une Liste complémentaire pour cette session ?
Non, il n'y en a ni pour le concours externe ni pour le concours interne sur épreuve.
Une FAQ du ministère de l'équipement précise (source :
http://www2.equipement.gouv.fr/recrutement/index_52.htm)
"Le jury est libre de dresser une liste complémentaire après la phase d'admission, s'il estime le niveau des candidats suffisant et si l'arrêté d'organisation du dit concours ne l'interdit pas."
Et le document rajoute qu'ils sont libres aussi de fixer le nombre de personnes, ne dépassant généralement pas les 200%.
En fonction de ces éléments je poserais les hypothèses suivantes pour répondre à ta question 2 :
Hyp 1 : il est possible qu'il soit prévu (ou que cela soit déjà le cas) une réduction de nombre de postes d'éducateurs. Ainsi, s'il devait y avoir des désistements, le nombre de postes vacants serait ajouter au nombre de postes qui seraient à pourvoir lors du recrutement suivant (cf arrêté du 27/01 2014, notamment le passage sur l'article R412).
Hyp 2 : le fait d'avoir respecté le nombre de poste pour le concours sur titre, et d'avoir une liste complémentaire conséquente, laisse suggérer qu'il y a la volonté de titulariser un nombre important de professionnels (détenteurs de diplômes d'éducateur et ayant de l'expérience)sur le terrain.
Le rapport du jury du concours d'educs sur titre (2011), précise :
"Les candidats travaillent déjà pour la plupart d’entre eux dans le secteur associatif et connaissent
généralement, de par leur activité, les travailleurs sociaux de la PJJ. Certains d’entre eux sont
contractuels dans des unités éducatives du secteur public de la PJJ."
Hyp 3 : en lien avec les deux précédentes, ils ont privilégié le niveau des candidats. Autrement dit, les attentes du jury (peut-être compte tenu des impératifs économiques de la FP) s'est focalisé sur un profil attendu des candidats. Le rapport du jury de 2011 sur épreuves stipule :
"L’épreuve d’entretien est surtout orientée sur l’aptitude du candidat à se projeter en fonction de sa propre
expérience sur le métier d’éducateur de la PJJ. Elle favorise une évaluation de ses capacités de réflexion,
d’analyse, de son positionnement dans le cadre d’un travail d’équipe. Elle interroge le candidat sur son
propre rapport à la loi. Elle vérifie enfin sa disponibilité, sa mobilité et ses dispositions pour entreprendre un
cursus de formation initiale."
Et donc, sur ces critères, et peut être d'autres, la sélection a été plus dur. Et, en ce sens, les éducateurs sur titres, correspondent le mieux au profil attendu.
Bien entendu, cela reste des hypothèses, le rapport du jury nous permettra, peut être, d'en savoir plus.
Bonne chance, pour ceux qui comme moi, devront le repasser l'année prochaine.