Annoncer son départ à une famille
Publié : 03 janv. 2013 23:19
bonsoir à tous et mes meilleurs voeux pour tous!
Besoins de conseils, mais je vous présente la situation :
Je suis ES depuis 10 ans, je travaille depuis 8 mois dans une famille auprès d'une petite fille autiste de 4 ans, dans une région où il y a peu de travail et où je suis arrivée en Avril 2012.
La mère vit seule, le papa n'a jamais vu sa petite.
J'interviens 13 heures par semaine, un peu plus selon les semaines, et tous les jours sauf le Jeudi.
Je suis là au départ pour mettre en place un système de communication alternatif au langage verbal.
Mais aussi dans la réalité d'une part en soutien à la maman, d'autre part j'accompagne la petite dans les actes de la vie quotidienne et j'applique le programme éducatif décidé en collaboration avec la maman, la psychologue libérale, l'orthophoniste, l'autre éduc.
En fait je suis la seule à venir à domicile aussi souvent. Mais j'ai "imposé" à la mère que si elle voulait augmenter mes heures de présence (j'étais à 4h semaine au début), je ne voulais pas travailler seule mais être en lien avec tous les professionnels et l'école (où la petite va chaque matin)pour travailler en cohérence.
Une relation assez forte, du fait je pense de ma présence au domicile, mais aussi parce-qu'il s'agit d'une "rencontre" comme il y en a peu, entre la mère et moi et l'enfant et moi, s'est mise en place.
Je n'arrive plus à mettre et prendre
assez de distance. J'entends par là que j'y pense et je travaille souvent chez moi pour la petite (heures comptées), et il faut savoir aussi que le milieu de l'autisme est certes passionnant, mais trop prenant pour moi, ça me "prend la tête" au sens propre. J'avais déjà bossé quasi 6 ans en IME pour enfants avec TED.
Par ailleurs j'ai aussi rencontré pas mal de soucis persos ces 2 dernières années et au début je voulais me poser quelques mois sans bosser, puis la rencontre s'est faite.
J'en suis à un point où je ne vois surtout que le négatif :
- peu d'heures peu payées, et ce que je bosse étant retiré de mon complément chômage, au bout du compte je "touche" la même chose à la fin du mois
- beaucoup d'investissement, mais trop, je n'arrive pas à prendre assez de temps pour moi, et pour chercher un travail avec plus d'heures.
- je bosse 13h mais tous les jours, conclusion, journées coupées qui passent trop vite
- pas d'avantages liés à un établissement : maladie= pas payée, pas d'analyse de la pratique, travail de la psy qui ne me convient pas, trop peu poussée comme réflexion, le projet n'en est pas un et on ne peut rien dire, Mme semble susceptible et elle est psychologue" vous comprenez...
- épuisement général de ma part, je dois prendre soin de moi.
J'en arrive à ma question (bravo si vous avez lu jusqu'ici
) :
J'ai quasi décidé d'arrêter pour prendre soin de moi. Mais en douceur, pour laisser à la maman le temps de trouver quelqu'un, elle-même est épuisée depuis quelque temps, sa fille progresse beaucoup mais quand la mère voit l'ampleur des tâches restantes....
J'imaginais donc quelque chose comme une fin aux alentours de Fin février.
Comment l'annoncer? La mère semble deviner, elle n'arrête pas de me dire "il en reste du boulot hein?!", "je suis épuisée, heureusement que vous êtes là", "je vous arrange souvent quand même non?"...etc
oui c'est un peu de la manipulation, mais je comprends tellement son quotidien, pour l'avoir vécu au plus près...
Je culpabilise d'avance. Et nous pourrions être amies. Je sais, je ne devrais pas ressentir cela, mais il faut bien tout dire pour que vous m'aidiez à y voir plus clair.
Merci de votre attention et à bientôt,
Jeanne
Besoins de conseils, mais je vous présente la situation :
Je suis ES depuis 10 ans, je travaille depuis 8 mois dans une famille auprès d'une petite fille autiste de 4 ans, dans une région où il y a peu de travail et où je suis arrivée en Avril 2012.
La mère vit seule, le papa n'a jamais vu sa petite.
J'interviens 13 heures par semaine, un peu plus selon les semaines, et tous les jours sauf le Jeudi.
Je suis là au départ pour mettre en place un système de communication alternatif au langage verbal.
Mais aussi dans la réalité d'une part en soutien à la maman, d'autre part j'accompagne la petite dans les actes de la vie quotidienne et j'applique le programme éducatif décidé en collaboration avec la maman, la psychologue libérale, l'orthophoniste, l'autre éduc.
En fait je suis la seule à venir à domicile aussi souvent. Mais j'ai "imposé" à la mère que si elle voulait augmenter mes heures de présence (j'étais à 4h semaine au début), je ne voulais pas travailler seule mais être en lien avec tous les professionnels et l'école (où la petite va chaque matin)pour travailler en cohérence.
Une relation assez forte, du fait je pense de ma présence au domicile, mais aussi parce-qu'il s'agit d'une "rencontre" comme il y en a peu, entre la mère et moi et l'enfant et moi, s'est mise en place.
Je n'arrive plus à mettre et prendre
assez de distance. J'entends par là que j'y pense et je travaille souvent chez moi pour la petite (heures comptées), et il faut savoir aussi que le milieu de l'autisme est certes passionnant, mais trop prenant pour moi, ça me "prend la tête" au sens propre. J'avais déjà bossé quasi 6 ans en IME pour enfants avec TED.
Par ailleurs j'ai aussi rencontré pas mal de soucis persos ces 2 dernières années et au début je voulais me poser quelques mois sans bosser, puis la rencontre s'est faite.
J'en suis à un point où je ne vois surtout que le négatif :
- peu d'heures peu payées, et ce que je bosse étant retiré de mon complément chômage, au bout du compte je "touche" la même chose à la fin du mois
- beaucoup d'investissement, mais trop, je n'arrive pas à prendre assez de temps pour moi, et pour chercher un travail avec plus d'heures.
- je bosse 13h mais tous les jours, conclusion, journées coupées qui passent trop vite
- pas d'avantages liés à un établissement : maladie= pas payée, pas d'analyse de la pratique, travail de la psy qui ne me convient pas, trop peu poussée comme réflexion, le projet n'en est pas un et on ne peut rien dire, Mme semble susceptible et elle est psychologue" vous comprenez...
- épuisement général de ma part, je dois prendre soin de moi.
J'en arrive à ma question (bravo si vous avez lu jusqu'ici
J'ai quasi décidé d'arrêter pour prendre soin de moi. Mais en douceur, pour laisser à la maman le temps de trouver quelqu'un, elle-même est épuisée depuis quelque temps, sa fille progresse beaucoup mais quand la mère voit l'ampleur des tâches restantes....
J'imaginais donc quelque chose comme une fin aux alentours de Fin février.
Comment l'annoncer? La mère semble deviner, elle n'arrête pas de me dire "il en reste du boulot hein?!", "je suis épuisée, heureusement que vous êtes là", "je vous arrange souvent quand même non?"...etc
oui c'est un peu de la manipulation, mais je comprends tellement son quotidien, pour l'avoir vécu au plus près...
Je culpabilise d'avance. Et nous pourrions être amies. Je sais, je ne devrais pas ressentir cela, mais il faut bien tout dire pour que vous m'aidiez à y voir plus clair.
Merci de votre attention et à bientôt,
Jeanne