Coup de gueule.
Publié : 29 nov. 2013 09:13
J'entends déjà d'ici les incrédules, les non-convaincus, les "je fais ce que je peux mais...", les blasés, les vieux, les trop jeunes, les pas à temps pleins,les pas au bon endroit, les pas le bon cv...
J'entends déjà d'ici ces éducateurs parce que ce que je vais leur dire va les heurter...Et peut être d'autres aussi...La discussion est ouverte dans le respect des idées de chacun, dans un métier comme le notre, c'est quand-même la moindre des choses (et de mettre son égo de côté pour faire avancer le débat aussi...Sera donc autorisé quelque cynisme, blagues et tout ce qui pourra faire avancer le débat.)
Et oui, je dois passer "un coup de gueule", parce que j'en ai assez...Assez des plaintes et des "mais c'est de la faute des autres si...(ce que vous voulez derrière, c'est pas ce qui manque". Et bien, il faut le dire, je serais cette personne, c'est de VOTRE faute, chacun, personnellement. Et oui...Fallait que quelqu'un le dise.
C'est de ma faute aussi, parce que je ne me dédouane pas, même si j'essaye d'avancer le travail sur moi, pour sortir de toutes ces choses...
La violence est de plus en plus là? C'est un constat...Mais vous, en tant que professionnel, vous êtes vous déjà demandé votre part de responsabilité dans cette violence? Pensez-vous toujours en être victime? C'est ce qui ressort de ce forum, "mes collègues ne me soutiennent pas, ma direction m'a lâché...", mais je n'ai jamais lu "j'ai eu ce comportement là, il y a eu telle réponse, comment je fais pour sortir de là?"...
Remise en question de sa pratique professionnelle, remise en question (et oui, aussi, derrière le professionnel, y'a toujours un être humain) de sa façon d'être, de sa personnalité, de ses failles...
Le but de notre travail est la revalorisation de notre égo, ou l'accompagnement de personnes qui en ont besoin? Qui en a réellement besoin? Grande question, je pense qu'il faudrait, tout au long de sa carrière la garder dans un coin de la tête celle-là...Ca éviterait quelques situations malheureuses ou l'égo de l'éduc est gonflé et celui de l'autre personne tellement à vide qu'on se demande comment on va faire pour l'accompagner réellement dans le regonflage.
Ah, j'en ai après les superman, ceux qui sauvent le monde et qui ne se demandent même pas comment il peut faire pour que l'autre soit une personne à part entière, avec ses qualités, ses défauts, ses envies, ses freins (pourtant sur le papier, c'est si beau...), mais qui à la fin du compte sont là pour les sauver coûte que coûte...Vous voulez un scoop? Ca ne fonctionne pas...Réellement pas...Alors après on entend les "notre travail n'est pas valorisé, ni valorisant", alors que tellement que si!!!A partir du moment où on écoute la personne, qu'on lui laisse le temps (rien ne dit qu'il faut travailler sur toutes les problématiques j'entends déjà "mais on a de moins en moins le temps"...Bah oui, toujours la faute des autres, hein!), et si elle n'est pas prête à travailler? Et bien, c'est son chemin à elle, faut être présent, c'est tout...C'est que ça votre travail...Les personnes accompagnées ne devraient vous demander que ça...Malheureusement, le formatage étant là, elles attendent de vous que vous leur donniez des directives...Parce que vous ne leur laissez pas le choix! (oui, là, je désigne vraiment les superman, et bien que j'ai également des défauts, je ne me compte plus dans cette catégorie, je l'ai été, sauveuse du monde, parce qu'il faut bien faire des bêtises quand on est jeune!)
Alors, ma question finale, c'est comment faire autrement que de se plaindre?
Quoi mettre en place (à notre juste niveau, on peut pas changer les institutions, mais on peut changer notre façon de faire...Non?)
J'entends déjà d'ici ces éducateurs parce que ce que je vais leur dire va les heurter...Et peut être d'autres aussi...La discussion est ouverte dans le respect des idées de chacun, dans un métier comme le notre, c'est quand-même la moindre des choses (et de mettre son égo de côté pour faire avancer le débat aussi...Sera donc autorisé quelque cynisme, blagues et tout ce qui pourra faire avancer le débat.)
Et oui, je dois passer "un coup de gueule", parce que j'en ai assez...Assez des plaintes et des "mais c'est de la faute des autres si...(ce que vous voulez derrière, c'est pas ce qui manque". Et bien, il faut le dire, je serais cette personne, c'est de VOTRE faute, chacun, personnellement. Et oui...Fallait que quelqu'un le dise.
C'est de ma faute aussi, parce que je ne me dédouane pas, même si j'essaye d'avancer le travail sur moi, pour sortir de toutes ces choses...
La violence est de plus en plus là? C'est un constat...Mais vous, en tant que professionnel, vous êtes vous déjà demandé votre part de responsabilité dans cette violence? Pensez-vous toujours en être victime? C'est ce qui ressort de ce forum, "mes collègues ne me soutiennent pas, ma direction m'a lâché...", mais je n'ai jamais lu "j'ai eu ce comportement là, il y a eu telle réponse, comment je fais pour sortir de là?"...
Remise en question de sa pratique professionnelle, remise en question (et oui, aussi, derrière le professionnel, y'a toujours un être humain) de sa façon d'être, de sa personnalité, de ses failles...
Le but de notre travail est la revalorisation de notre égo, ou l'accompagnement de personnes qui en ont besoin? Qui en a réellement besoin? Grande question, je pense qu'il faudrait, tout au long de sa carrière la garder dans un coin de la tête celle-là...Ca éviterait quelques situations malheureuses ou l'égo de l'éduc est gonflé et celui de l'autre personne tellement à vide qu'on se demande comment on va faire pour l'accompagner réellement dans le regonflage.
Ah, j'en ai après les superman, ceux qui sauvent le monde et qui ne se demandent même pas comment il peut faire pour que l'autre soit une personne à part entière, avec ses qualités, ses défauts, ses envies, ses freins (pourtant sur le papier, c'est si beau...), mais qui à la fin du compte sont là pour les sauver coûte que coûte...Vous voulez un scoop? Ca ne fonctionne pas...Réellement pas...Alors après on entend les "notre travail n'est pas valorisé, ni valorisant", alors que tellement que si!!!A partir du moment où on écoute la personne, qu'on lui laisse le temps (rien ne dit qu'il faut travailler sur toutes les problématiques j'entends déjà "mais on a de moins en moins le temps"...Bah oui, toujours la faute des autres, hein!), et si elle n'est pas prête à travailler? Et bien, c'est son chemin à elle, faut être présent, c'est tout...C'est que ça votre travail...Les personnes accompagnées ne devraient vous demander que ça...Malheureusement, le formatage étant là, elles attendent de vous que vous leur donniez des directives...Parce que vous ne leur laissez pas le choix! (oui, là, je désigne vraiment les superman, et bien que j'ai également des défauts, je ne me compte plus dans cette catégorie, je l'ai été, sauveuse du monde, parce qu'il faut bien faire des bêtises quand on est jeune!)
Alors, ma question finale, c'est comment faire autrement que de se plaindre?
Quoi mettre en place (à notre juste niveau, on peut pas changer les institutions, mais on peut changer notre façon de faire...Non?)