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pleurer oral éducateur spécialisé

Publié : 17 avr. 2014 17:58
par mimi
Bonjour à tous ,

Voilà , j'ai passé l'oral d'éducatrice spécialisé , et tous c'est bien passé d'après moi , j'ai répondu sincèrement à toutes les questions , expliqué mon parcours ....

Jusqu'au moment où l'une des personnes du jury me demande quel évènement de ma vie ma poussé à choisir ce métier.
Elle voulais que je lui réponde vraiment , directement , sans réfléchir. Je lui répond que c'est la perte d'un ami très cher , qui à fais des mauvais choix , qui ma conforté dans l'idée de vouloir faire ce métier. Face à cette question innatendue et au stress d'un oral , je me suis mise à pleurer , incapable de me retenir. Je suis d'ordinaire un personne qui arrive à retenir ces émotions, mais là , rien à y faire...

J'ai peur d'avoir échoué à cause de ce moment, consciente qu'en exerçant ce métier , je vais être confronté à des situations bien plus difficile.

Qu'en pensez vous ? avez vous déjà vécu ce ci ?

Merci pour vos réponses que j'attend avec impatience

Re: pleurer oral éducateur spécialisé

Publié : 18 avr. 2014 16:58
par ju
Salut mimi,

déjà félicitations pour avoir réussi l'écrit et avoir passé l'oral: tu dis que ça s'est bien passé, donc c'est qu'il y a une majorité de positif même si une question t'a perturbée.
comment le jury a-t-il réagi à ce moment là?

souvent, on dit qu'il y a une nécessaire mise à distance (je pense notamment aux personnes qui font éduc suite à un parcours d'enfant placé, ou de jeune adulte en insertion): ici on peut penser que ta réaction témoigne de ta difficulté à mettre à distance ton vécu... ou bien penser qu'il s'agit d'une évenement douloureux, couplé au stress d'un concours, et qu'il est légitime de se laisser submerger. c'est très difficile de te dire comment a pu être reçue ton émotion car il y a une énorme part d'aléatoire, inhérente à la différence de chaque personne des jurys.
Je sais que dans ce secteur, on peut voir d'un mauvais oeil les personnes dont l'orientation provient d'un parcours marqué comme ceux dont je parle plus haut, ou le tien: cela peut alors être vu comme une tentative de revanche sur la vie, ou augurer que la personne pourra être dans un transfert négatif // son vécu et la vie des personnes accompagnées.
en effet il y a un travail nécessaire sur soi avant d'envisager de s'occuper des autres mais la formation n'est-elle pas là pour ça aussi? cette "formation" déforme et reforme, en fin de compte... et le diplôme ne marque certainement pas la fin de cette nécessaire évolution: le moteur de l'éduc, c'est ça!


D'ici les résultats, je te suggère de t'axer sur le positif de ta prestation, sur la qualité de l'échange que tu sembles avoir eu avec eux: je pense que c'est la globalité de l'oral qui importe, et qu'à moins de considérer comme éliminatoire quelqu'un qui est dans l'émotion, tu as toutes tes chances. personnellement je suis très loin de la posture de beaucoup de travailleurs sociaux qui estiment qu'on doit rester neutre, ne pas être dans l'émotion: on travaille avec l'humain, au contact, bien souvent d'ailleurs on travaille à la reconnaissance des émotions par la personne: comment accompagner une personne dans ce sens quand soi-même on est déconnecté de l'affect?

Je te souhaite bonne chance et surtout, ne baisse pas les bras si tu n'es pas retenue cette année: oui les places sont chères en école d'éduc, mais quand on y croit, on finit par y arriver.

Re: pleurer oral éducateur spécialisé

Publié : 18 avr. 2014 17:22
par isa
Désolée mais je pense que c'est cuit..

Re: pleurer oral éducateur spécialisé

Publié : 18 avr. 2014 18:18
par mimi
Merci Ju ,
Je reste positive malgrès tout ...

J'ai craquée à la dernière minute de l'oral , et quans je me suis mise à pleurer, l'éduc en face de moi m'a dit de ne pas m'inquiéter , que j'avais fais un super entretiens , et que l'épreuve était terminé.. Donc je garde quand même espoir :)

Ils m'on également dit que la plupart des personnes exerçant dans le social avais fais ce choix pour réparer leur propres blessures.. Donc j'espère qu'il comprendrons ma réaction.

En attendant , je vais me détendre au maximum :)

Je vous tiendrai au courant des résultats

Re: pleurer oral éducateur spécialisé

Publié : 18 avr. 2014 21:56
par Ju
Ils n'ont pas tort! d'une manière ou d'une autre, ce choix de carrière n'est pas anodin.

Honnêtement, si un des membres du jury s'est permis de te dire que tu avais fait un super entretien, ça serait étonnant que ta note soit particulièrement mauvaise.
Peut-être que ça a pu t'enlever un, deux points au pire... pour ma part, il me semble qu'un jury de concours qui te complimente en disant "super entretien" puis te saque, ça rentre dans le domaine de la perversité!

Je pense que tu peux légitimement garder espoir!
Tiens nous au courant, et je croise les doigts pour toi!
(ps: tu as passé le concours de quelle école?)

Re: pleurer oral éducateur spécialisé

Publié : 18 avr. 2014 23:16
par cece
cest malheureusement eliminatoire

Re: pleurer oral éducateur spécialisé

Publié : 19 avr. 2014 12:40
par Ju
A Isa et Cece, bonjour,

pouvez vous développer un peu?

Il me semble qu'en dépit des barèmes et des règlements de sélection, il y a une part évidente d'aléatoire selon le jury sur lequel on tombe.
Cela se manifeste également pendant la formation, étant moi-même en 3ème année, j'ai une amie qui, sur la note de l'écrit (noté systématiquement avant l'oral) est passé de 16 à 12 entre l'oral blanc et l'oral du DE... pourtant il s'agissait bien du même écrit, seulement les jurys n'en attendaient pas la même chose...
(Personnellement, je pense qu'une meilleure harmonisation entre les attendus des jurys permettrait de donner davantage de sens au concours, mais...)

Les attendus de l'oral sont principalement centrés autour de la question des aptitudes à exercer plus tard le métier: la qualité de l'analyse, la finesse dans la relation, les motivations, le questionnement...

Re: pleurer oral éducateur spécialisé

Publié : 19 avr. 2014 15:50
par cece
Je suis en prépas et 3 professionnels différents qui font passer les oraux m'ont dit que pleurer était malheureusement éliminatoire.
En effet, pour eux cela montre un manque de force de caractère, si en te voyant 45 minutes tu arrives à pleurer, comment fera tu en 40 de carrières face à un public souvent difficile qui va te tester tes limites continuellement ?

Il faut régler ses propres problèmes avant de vouloir s'occuper de ceux des autres ..

Re: pleurer oral éducateur spécialisé

Publié : 19 avr. 2014 18:51
par Ju
Ces questions, il faut se les poser: mais a-t-on jamais réglé entièrement ses problèmes? est-on censé arriver en formation tel qu'on en ressortira?
je pense que ceci doit pouvoir se débattre!
Au terme de 3 ans de formation je sais avoir évolué, grandis, mûri une réflexion, mais je ne prétends certainement pas n'avoir aucun problème sur lequel travailler. Je pense qu'une telle pensée, si elle est trop rigide, augure une vision bien paternaliste de l'accompagnement.

La position que l'on occupe pendant un oral de concours n'est pas celle que l'on occupe professionnellement.
Mimi a trois années de formation devant elle au cours desquelles elle pourra travailler sur elle, sur sa dimension personnelle et sa dimension professionnelle...

Comme je l'ai dis plus haut, il existe une grande disparité dans les attendus des jurys et ce qui est éliminatoire ou non. Je te souhaite Mimi d'avoir des jurys qui ne considère pas ça comme éliminatoire, mais cece a raison, c'est possible. Mais quand je lis ce qu'ils t'ont dit en fin d'entretien, je pense que tu as de bonnes chances d'avoir une note correcte.

Re: pleurer oral éducateur spécialisé

Publié : 24 avr. 2014 13:51
par léa
Je sais pas si c'est éliminatoire mais je l'espère.. Rien de méchant, mais si tu as pleurée c'est que tu n'es pas prête a exercer ce métier et a faire la formation, parce qu'il faut savoir que la formation est psychologiquement difficile et qu'il faut être prêt à ca. Mieux vaut que tu ne sois pas prise cette année, que tu fasses un travail sur toi même pour régler ce qui t'es trop difficile ( même si on a tous nos faiblesse et qu'on a le droit de pleurer ) et repasser le concours l'année d'après.