Bonjour,
Je me présente: je m'appelle Catherine, j'ai 49 ans.
Cadre de la fonction publique territoriale pendant 20 ans, j'ai pris une retraite anticipée en 2001 (22 ans de service et 3 enfants). Je suis actuellement assistante pédagogique dans un collège et souhaiterais passer le concours d'éducateur spécialisé.
En raison de ma situation personnelle, je ne pourrai passer le concours que dans deux ans c'est-à-dire à l'âge de 51-52 ans et donc finir la formation à l'âge de 55 ans.
Je voudrais savoir si, selon vos expériences, je pourrais objectivement réussir à trouver du travail à l'âge de 55 ans en tant qu'éducateur spécialisé ou bien si cela est voué à l'échec. Je sais qu'il n'y a pas d'âge pour s'inscrire en formation mais qu'en est-il réellement des chances d'embauche?
Merci d'avance de vos réponses,
En vous souhaitant de très bonnes vacances,
Catherine
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Devenir éducateur spécialisé à 55 ans
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Rohnan
Re: Devenir éducateur spécialisé à 55 ans
Bonjour,
Cela doit être les vacances à moins que ce forum m'étonne sur les volontés de donner réponse à ce type de question.
Je fais vite (car il est tard...). Déjà pour la formation et sa sélection, vous avez toutes vos chances. Désolé de le dire, mais c'est le sujet de votre questionnement, la discrimination déguisée pour l'entrée en formation et sa certification n'existe pas encore, à ce que j'ai pu voir.
Sur le terrain, en comparaison d'un E.S de votre âge et ayant toujours travaillé en tant que tel, vous coûterez moins cher pour un employeur.
Par contre d'ordre général au sujet des métiers et des fonctions dans le social, un E.S a plus de peine à trouver un travail, et surtout pérenne, qu'un M.E en comparaison...toujours pour une question de coût.
Si vous avez d'autres questions ou demandes de précision, n'hésitez pas, et, en tout c'est un beau courage de reconversion vers un métier qui peut sonner pour certains comme une vocation...
Cela doit être les vacances à moins que ce forum m'étonne sur les volontés de donner réponse à ce type de question.
Je fais vite (car il est tard...). Déjà pour la formation et sa sélection, vous avez toutes vos chances. Désolé de le dire, mais c'est le sujet de votre questionnement, la discrimination déguisée pour l'entrée en formation et sa certification n'existe pas encore, à ce que j'ai pu voir.
Sur le terrain, en comparaison d'un E.S de votre âge et ayant toujours travaillé en tant que tel, vous coûterez moins cher pour un employeur.
Par contre d'ordre général au sujet des métiers et des fonctions dans le social, un E.S a plus de peine à trouver un travail, et surtout pérenne, qu'un M.E en comparaison...toujours pour une question de coût.
Si vous avez d'autres questions ou demandes de précision, n'hésitez pas, et, en tout c'est un beau courage de reconversion vers un métier qui peut sonner pour certains comme une vocation...
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alex
Re: Devenir éducateur spécialisé à 55 ans
catherine, je pense que Rohnan a raison, ce ne sont pas des métiers en tension et je pense que meme si les employeurs cherchent des personnes mûres pour ce métier, il est évident qu'ils préfèrent embaucher les étudiants, et les contrats d'avenir car ils peuvent en plus les envoyer en formation sans que cela leur coute peut etre trop cher (il y a des formations prises en charge par des financements). je le vois je ne suis pas non plus jeune d'âge. et je pense qu'il y a des priorités malheureusement vers des jeunes aussi. je ne fais pas partie de ces contrats non plus...après évidemment si tu es motivée tu peux faire cette formation, mais il y a plus de diplômés sur le marché du travail que de postes c'est évident prends en conscience. si maintenant on te paye toute la formation et que tu as du temps libre...mais je te conseille de ne pas lâcher ton poste d'assistante pédagogique car c'est un contrat salarié c'est ce qu'il y a de plus précieux dans le monde professionnel un poste, plus qu'un diplôme.
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Rohnan
Re: Devenir éducateur spécialisé à 55 ans
C'est un métier en tension sans l'être. On parle de la génération baby boom qui termine de partir à la retraite, mais c'est couplé d'une mutation des responsabilités en fonction des diplômes. Grosso modo, avant l'E.S était "éduc", il accompagnait dans le quotidien les bénéficiaires. Maintenant il est coordonnateur de projets, autrement dit il a des délégations de chef de service (gestion de planning de personnel, de projets etc.). Quid de sa proximité avec les "usagers" ? Et, par vase communiquant, les M.E ont pris la place des E.S, et les A.M.P, celle des M.E. Je caricature plus ou moins, toutes les asso' ne sont pas pareilles, mais il y a une logique générale qui se profile malheureusement.
Mon propos était aussi de dire à Catherine que faire une formation dans le social à son âge n'est pas vouée à l'échec. D'une part, dans ma fraîche promo de M.E il y avait quelques quarantenaires, et qui doivent bosser maintenant.Cela ne vaut pas pour tous les secteurs. Je sais qu'en secteur médical, pour des formations d'infirmières, l'école même peut dissuader/saper le moral des étudiants qui n'ont plus l'âge si je puis dire. Si diplôme en poche, à âge égal avec un E.S ayant fait sa formation dans sa vingtaine, lors d'une embauche, son manque d'ancienneté pèsera en sa faveur. Après, les cadres dans le social sont de plus en plus formés sur des méthodes "manageriales", et pourraient se poser beaucoup de question sur son parcours atypique, pour certains.
Bref, si l'éducation spécialisée te botte comme on dit, tentes, sans perdre de plume ou te mettre en difficulté.
Mon propos était aussi de dire à Catherine que faire une formation dans le social à son âge n'est pas vouée à l'échec. D'une part, dans ma fraîche promo de M.E il y avait quelques quarantenaires, et qui doivent bosser maintenant.Cela ne vaut pas pour tous les secteurs. Je sais qu'en secteur médical, pour des formations d'infirmières, l'école même peut dissuader/saper le moral des étudiants qui n'ont plus l'âge si je puis dire. Si diplôme en poche, à âge égal avec un E.S ayant fait sa formation dans sa vingtaine, lors d'une embauche, son manque d'ancienneté pèsera en sa faveur. Après, les cadres dans le social sont de plus en plus formés sur des méthodes "manageriales", et pourraient se poser beaucoup de question sur son parcours atypique, pour certains.
Bref, si l'éducation spécialisée te botte comme on dit, tentes, sans perdre de plume ou te mettre en difficulté.
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mimi
Re: Devenir éducateur spécialisé à 55 ans
Bonjour,
tu as d'autres bagages derrière toi, aussi si tu fais la formation d'éduc, cela pourra compléter ton profil.si tu fais cette formation dans l'idée d'acquérir d'autres compétences ou d'enrichir celles que tu as, dans ce cas cela peut valoir la peine et cela peut t'ouvrir des portes, professionnellement parlant.
Par contre, ne t'attend pas forcément à être éducatrice, les postes ne courent pas les rues et il y a quoiqu'on en dise des préférences sur le profil type recherché (25-30 ans).
tu as d'autres bagages derrière toi, aussi si tu fais la formation d'éduc, cela pourra compléter ton profil.si tu fais cette formation dans l'idée d'acquérir d'autres compétences ou d'enrichir celles que tu as, dans ce cas cela peut valoir la peine et cela peut t'ouvrir des portes, professionnellement parlant.
Par contre, ne t'attend pas forcément à être éducatrice, les postes ne courent pas les rues et il y a quoiqu'on en dise des préférences sur le profil type recherché (25-30 ans).
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Colomba
Re: Devenir éducateur spécialisé à 55 ans
Bonsoir Catherine,
Je trouve toutes les réponses qui vous ont été faites pertinentes et représentatives du terrain actuel que ce soit au niveau du marché du travail que les éléments sur les centres de formation.
Je vous encourage dans votre reconversion et votre courage, et du coup, sur un autre angle, peut-être vous orienter sur d'autres aspects et questionnements que vous avez sans doute.
Est-ce que cette formation si elle ne débouchait pas sur un emploi concret vous "satisferait" quand-même ? Il y a des personnes qui choisissent des formations/études sans pour autant avoir envie de travailler réellement par la suite exactement dans ces secteur où qui pour x raisons changent encore de voie, même si c'est moins fréquent dans le travail social.
Aussi, ayant rencontré et avoir aussi eu la chance d'avoir une promo très hétérogène dans les âges, il était notable et c'est ressorti dans les échanges et débats collectifs que, souvent, plus les personnes avaient parcouru un chemin dans la vie et plus la formation était moins "confortable" à vivre pour eux. Au risque d'être maladroite, c'est plutôt là dessus que j'ai envie de vous retranscrire des longs échanges que j'ai pu avoir avec mes collègues. Nous traversons et sommes traversés tous par des choses différentes et fortes durant les formations, des périodes où nous remettons beaucoup de choses en perspectives. Ce que signifiait que c'était parfois plus compliqué pour des personnes grosso modo à partir de la quarantaine et/ou surtout lorsqu'ils avaient déjà des enfants. Je me souviens d'une étudiante très secouée par ce que pouvait lui renvoyer la formation et l'éducation qu'elle-même transmettait à ses enfants. Voilà, ce que je veux dire c'est qu'au delà de penser aux réelles débouchées il faut aussi se projeter en amont de ce qui va se chambouler en vous pendant votre cursus, de la disponibilité qu'il va vous être demandé et si vous êtes prête pour vous engager là dedans en premier lieu. Pour le reste, personne ne peut présager de vous en tant que futur professionnelle, et j'espère que personne ne vous jugera simplement en fonction de votre état civil mais attendez-vous à des questions sur vos motivations. (Dans mon centre de formation, il était abordé aussi rapidement comment on se projetait sur les 3 ans financièrement parlant sachant que ce sont des études plus coûteuses qu'elles ne rapportent...) Voilà je préfère vous l'avoir dit pour rien que vous ne le découvriez une fois engagée, même si tout est loin d'être prévisible.
Je trouve toutes les réponses qui vous ont été faites pertinentes et représentatives du terrain actuel que ce soit au niveau du marché du travail que les éléments sur les centres de formation.
Je vous encourage dans votre reconversion et votre courage, et du coup, sur un autre angle, peut-être vous orienter sur d'autres aspects et questionnements que vous avez sans doute.
Est-ce que cette formation si elle ne débouchait pas sur un emploi concret vous "satisferait" quand-même ? Il y a des personnes qui choisissent des formations/études sans pour autant avoir envie de travailler réellement par la suite exactement dans ces secteur où qui pour x raisons changent encore de voie, même si c'est moins fréquent dans le travail social.
Aussi, ayant rencontré et avoir aussi eu la chance d'avoir une promo très hétérogène dans les âges, il était notable et c'est ressorti dans les échanges et débats collectifs que, souvent, plus les personnes avaient parcouru un chemin dans la vie et plus la formation était moins "confortable" à vivre pour eux. Au risque d'être maladroite, c'est plutôt là dessus que j'ai envie de vous retranscrire des longs échanges que j'ai pu avoir avec mes collègues. Nous traversons et sommes traversés tous par des choses différentes et fortes durant les formations, des périodes où nous remettons beaucoup de choses en perspectives. Ce que signifiait que c'était parfois plus compliqué pour des personnes grosso modo à partir de la quarantaine et/ou surtout lorsqu'ils avaient déjà des enfants. Je me souviens d'une étudiante très secouée par ce que pouvait lui renvoyer la formation et l'éducation qu'elle-même transmettait à ses enfants. Voilà, ce que je veux dire c'est qu'au delà de penser aux réelles débouchées il faut aussi se projeter en amont de ce qui va se chambouler en vous pendant votre cursus, de la disponibilité qu'il va vous être demandé et si vous êtes prête pour vous engager là dedans en premier lieu. Pour le reste, personne ne peut présager de vous en tant que futur professionnelle, et j'espère que personne ne vous jugera simplement en fonction de votre état civil mais attendez-vous à des questions sur vos motivations. (Dans mon centre de formation, il était abordé aussi rapidement comment on se projetait sur les 3 ans financièrement parlant sachant que ce sont des études plus coûteuses qu'elles ne rapportent...) Voilà je préfère vous l'avoir dit pour rien que vous ne le découvriez une fois engagée, même si tout est loin d'être prévisible.