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Inestigations, expertises ? pour quoi faire ?

Publié : 27 févr. 2016 22:09
par PROY
Bonjour à tous,

Je suis maman d'une fille de 10 ans. Depuis sa naissance, ma fille est nerveuse, d'autres dirons hyper active ou encore autre chose.

Elle a su déchiffrer à 2 ans à partir (je pense) des jeux diffusés à la télévision.

Je vis dans une région très peu en "pointe" en matière d'éducation et socialement sinistrée. La Creuse, en effet compte beaucoup de "cas sociaux".Pauvreté, délaissement, violence etc...

Du fait de l'absence d'école proposant une éducation classique, d'autres dirons à l'ancienne, j'ai choisi les cours Hattemer par correspondance. Ma fille a rapidement su lire, puis écrire. Au plan scolaire, elle a commencé tôt, mais je ne la considère en rien comme "surdouée" ou plus brillante que la moyenne.

Elle est aujourd'hui en 5ème et suit sans problèmes particuliers. Toutefois, ayant connu depuis toujours des problèmes d'attention, nous avons au fil du temps mis en place un mode d'étude différent, en cela que 1 heure dans une matière, puis 1 autre dans une autre ne sont pas "effficaces". Elle préfère AVEC FES PAUSES, faire une matinée d'histoire par exemple. L'essentiel étant de renvoyer les devoirs pour la correction en temps et en heure, ce que nous faisons bien.

Le bilan d'instruction fait par l'éducation nationale est favorable, "l'enfant suit bien une instruction à son rythme qui est rapide".

Alors pourquoi suis-je ici ?

Eh bien... je suis une maman qui se pose des questions. Je précise que ma fille passe toutes les fins de semaines avec deux petites filles de son âge, soit chez moi, soit chez la maman des autres enfants. Elle est très sociable avec les enfants comme avec les adultes.

Je travaille à la gestion de biens immobiliers, ce qui me laisse un peu de temps pour être près d'elle. L'école en elle même était faite dans le primaire par sa mamie. Je précise que mes parents vivent chez moi (non je ne suis pas Tanguy), ils sont âgés et comme nous avons perdu notre papa et que je ne souhaite pas imposer à ma fille des candidats beaux pères à répétition elle grandit entourée de mes parents et de moi. Je vis ma vie "perso" en dehors du contexte familial, il se peut que cela change, bien entendu, mais compte tenu du lieu où je me trouve ce ne sera pas ici sans doute. Je fais des rencontres par Internet, les choses sont claires, nous passons de bons moments qui ne nous engagent pas, (rapports protégés bien sûr).

Elle pratique l'équitation depuis ses 3 ans et possède son propre poney. Elle monte en reprise une fois par semaine.

Vu de l'extérieur c'est une petite fille modèle, douce, éveillée et très joyeuse. Un peu plus au "fond" c'est une fillette facilement en colère avec qui une fermeté bienveillante s'impose.

Il y a de cela un an, j'ai commis une énorme sottise. Comme elle avait bagayée petite, présenté quelques tocs qui ont disparus avec le temps, j'ai choisi de prendre contact avec un pédopsychiatre pour faire le "point". J'ai scrupuleusement suivi les conseils des cours Hattemer, APRES avoir beaucoup lu et cherché, c'est donc avec le même état d'esprit que j'ai pris contact avec le psy. Hélas, des listes d'attentes d'une année me sont opposées presque partout.

Il n'y a que l'hôpital local, un centre psychiatrique (donc pas exactement ce que je cherchais) qui dit pouvoir la voir plus rapidement. Au bout de six mois, ne voyant rien venir, je me suis orientée vers le CNPP local, qui noua reçues quelques semaines plus tard.

Le "parcours" de soin passe, dans ce centre par l'assistante sociale qui aide au choix des professionnels à rencontrer. Il y a une psychomotricienne, un psychiatre, une psychologue, une orthoponiste, et un professeur des écoles. Nous avons choisi de nous placer dans les mains du psychiatre et de la psychologue.

Le psychiatre m'a TOTALEMENT rassurée sur mes inquiétudes, estimant que ma fille allait bien et avit "oublié d'être bête". La psychologue a, de son côté, entendu mon discours concernant une dysharmonie entre des discours de "grand" et une sensibilité très enfantine. Elle est donc PRISE en charge 2 fois par mois (je pense que cela va passer à une fois par semaine).

J'ai donc été surprise de la "colère" de l'hôpital psychiatrique qui n'a pas compris que j'avais trouvé -ailleurs- la eéponse à mon souci. Ma fille va très bien, la thérapie fonctionne et je suis soulagée de mes inquiétudes.

LAS... Une information préoccupante a été pondue par le médecin de l'hôpital ALORS MEME qu'il n'avait rencontré ni ma fille, ni moi.

Visite inquisitoire des assistants sociaux qui ont arrangés mes propos pour en faire une sorte de délire épouvantable. A force d'insitance ils sont parvenu à me convaincre qu'il serait bon de consulter le psy de l'hôpital (DONT JE ME MEFIAIS) pour un second avis.

Après une semaine d'hôpital de jour, le "grand homme" a décidé que ma fille était en grande difficulté, voulu la placer SOUS neuroleptiques et la prendre une journée entière en hôpital de jour pour voir seulement deux spécialistes, un psychhologue et une psychomotriciene.

Revenue au CMPP je fais part des avis de l'hôpital. On me rassure, il n'est pas question de médicaments, mais on ajoute un bilan en psychomotricité (en cours) par acquis de conscience.

Ecartelée entre deux avis plus que différents, j'ai fini par rencontré un pédopsychiatre de ville qui, lui, m'a expliqué qu'un enfant me communique PAS avant 18 ans et qu'elle n'avair RIEN, un psychologue étant toxique pour elle.

J'ai compris à présent qu'il y a autant de psy que d'avis et que le mieux reste la mesure.

MA FILLE VA BIEN avec la thérapie du CMPP et l'école à la maison. elle mène une vie sociale comportant des contacts avec d'autres enfants, pratique un sport (dans lequel il y a beaucoup d'affectif), contact avec un animal.

Je croyais fermement être dans mon bon droit. Eh bien NON ! Second signalement pour refus de soins de l'hôpital assorti de propos farfelus sur mon état mental.

Le rapport des services sociaux décrit ma fille comme "hurlant épouvantée ayant des visions d'avions fous qui la pourchassent". IL y a six mois environ, elle avait découvert les avions, dont le concorde, et aimait à se composer de petites histoires d'avions "magiques". Elle sait très bien que c'est quelque chose d'imaginqire et n'en a évidemment pas peur. Au reste, elle est passée à autre chose, car elle lit beaucoup, avec une vraie passion pour les grands auteurs, Les misérables, Le cid, l'avare, et aussi une attrait pour les romans comme la planète des singes, 1984 de G. Orwell etc. Le thème du droit de penser librement et du droit au respect de l'individu est important pour elle. Des fleurs pour Algernon roman qui décrit le pénible parcours d'un jeune attardé, opéré qui devient estrêmenent intelligent puis sombre de nouveau dans son état premier lui a donné la conviction que toutes les expériences ne sont pas "permises".

Le centre des "fous" a demandé excusez du peu un placement provisoire pour ABSENCE DE SOIN. Les services sociaux eux, me reprochent d'exercer mon libre choix de l'instruire à la maison, DANS LE RESTECT DES LOIS ET DES CONTROLES en ma faveur.

Passage devant le juge des enfants.... Ma fille a connu une période d'angoisse TRES cruelle - en tant que maman je ne pourvais même pas lui promettre qu'elle rentrerait avec moi après l'audience. LUne avocate sur Paris qui comprends mon choix d'élever ma fille dans le respect du savoir, dans l'amour de l'effort, dans la foi en le travail scolaire, m'a guidée pour monter un dossier de défense. Notes de l'école année par année, présentation du témopignage de la maman des enfants fréquentés, preuves de son adhésion à un club équestre, avis de personnes ayant l'occasion de la rencontrer, avis positif de l'éducation nationale. J'ai pris sur place un avocat qui, de toute évidence, baigne, lui, dans l'idée que ma famille pratique une éducation austère à l'ancienne qu'il n'approuve pas, les choses étant aggravées par la possession d'un patrimoine familial et personnel important (sa gestion est une suggestion continuelle, songez par exemple que j'ai plus de 1000m2 de toitore et 28 logements qu'il faut entretenir, louer, rénover etc...

Soyons clairs, je vis bien ma fille aussi, mais nous ne roulons pas en porche, n'avons pas de bateau et autres signes extérieurs de richesses.

J'ai fait ma vie, AVEC le poids de mon patrimoine (il faut être dynamique, concentré, efficace sinon les choses peuvent très mal tourner). Il est considéré comme impensable que j'ai travaillé dans un secteur de pointe en informatique aux USA il y a plus de dix ans (mais pas chez Microsoft comme le suggère le rapport) et que je forme ma fille à goûter les merveilles de sa culture française tout en envisageant de m'installer un peu plus tard aux USA où au plan pro on m'a donné ma chance. La vie aux USA est très prometteuse mais aussi très dure, entreprendre est facile et je sais que dans ma branche je suis sûre de (beaucoup "trop' travailler. Cela signifie que pour l'instant à dix ans il n'est pas utile de lui infliger une compétition féroce à l'âge où apprendre est pour elle avant tout un plaisir. Donc, je reste en France, m'interrogeant sur le devenir de biens QUE J'AIME et pour lesquels j'ai donné une patie de ma jeunesse en traveaux, projets, rénovations etc...

Enfin, nous n'avons pas de papa. Ce dernier est décédé à l'étranger, ayant juste eu le temps de savoir qu'il allait être papa. J'ai accouché en France entourée de mes parents et de mon oncle aujourd'hui décédé. C'était une rupture avec une vie construire ailleurs, dans un projet à deux qui a cessé malgré nous.

J'ai dit à ma fille que tout le monde a un papa et que même si le nôtre ne vit pas avec nous, elle a été désirée par deux personnes.

Elle a, au fur et à mesure de sa demande des infos sur le ouple que nous étions, mais c'est personnel, je ne comprends pas la volonté des services sociaux de perquisitionner dans ma vie.

Nous étions heureuses, strictement suivies pour tous les problèmes spécifiques et mineurs de ma fille on l'a torturée (elle a vomit à l'audiance et été taxée de beuacoup trop sensible) alors même qu'elle avair PEUR de m'être enlevée, ce que la juge n'a pas fait en raison d'un dossier de défense étoffée.

Je veux bien passer une expertise psychiatrique ainsi que ma fille comme le demande Madmae le juge des enfants, souffrir l'inquisition des services sociaux, mais je REDOUTE qu'on ne respecte pas mes droits et les siens en transformant les faits et les propos. Je n'ai rien à cacher, mais le sphère intime que l'on veut violer mérite un peu plus de respect.

Oui, je crois à la discipline bienveillante, au travail scolaire poussé, mais je ne m'explique pas que l'on veuille perquisitioner dans le psychisme de mon enfants à coups de tests de QI par exemple.

Que puis-he faire ?

Merci de m'avoir lue.

Re: Inestigations, expertises ? pour quoi faire ?

Publié : 28 févr. 2016 23:27
par Elodie
Une seule réponse prenez un avocat et un bon !!!!!

La machine protection de l'enfance peut broyer les familles et les enfants avec leur soit disante belle pensée de la normalité.

Étoffez vos dossiers ++++.
Ne vous laissez pas faire.

Re: Inestigations, expertises ? pour quoi faire ?

Publié : 29 févr. 2016 11:57
par Carine
Bonjour,

Ne baissez pas les bras, continuer dans la même lignée qu ce que vous avez ai jusqu'à présent, tant auprès e votre fille que dans le combat face à cette administration hospitalière si bornée et si " à côté de la plaque".
J'ai tout de même du mal à comprendre comme vous, qu'il y ait pu avoir un voire deux signalements sans que votre fille n'ait été vue par le psychiatre de l'Hôpital.
Il me semble en effet ( je suis éducatrice spécialisée dans un service qui accompagne des personnes soufrant de troubles psy)que le suivi que vous avez mis en place avec le CMPP était largement suffisant et justifié.
Courage, tenez bon.

Re: Inestigations, expertises ? pour quoi faire ?

Publié : 01 mars 2016 13:50
par gina
Bonjour Proy, il y a beaucoup de choses dans ce que vous expliquez et plusieurs lectures possibles. Elodie voit bien ce qui arrive trop souvent. Les familles ne sont pas considérées avec leurs différences mais évaluées en fonction de normes qui appartiennent à la société bien pensante de trop de travailleurs sociaux et de professionnels du médico-social ou du sanitaire et social. Donc, oui il est nécessaire d'avoir un bon avocat.Vous êtes allez voir des professionnels parce que manifestement vous étiez inquiète. Voici la porte d'entrée pour eux: vos doutes ( ils transparaissent dans votre écrit)Cependant vous avez vu des professionnels qui vous rassurent, alors faites leur confiance. Peut importe ce que chacun peut vous reprocher à propos de votre mode de vie ou de vos bien, ne perdez pas de vue la seule chose sur laquelle les professionnels peuvent s'appuyer :
l'article 375 du code civil - "Si la santé, la sécurité ou la moralité d'un mineur non émancipé sont en danger, ou si les conditions de son éducation ou de son développement physique, affectif, intellectuel et social sont gravement compromises," Dans votre cas, on peut penser que le juge ne pourra s'appuyer sur l'aspect - conditions de son éducation - La juge a estimée que les éléments en sa possession ne lui permettaient pas de prendre une décision, c'est la raison pour laquelle elle demande une investigation plus approfondie. Elle vous reverra ensuite. De votre côtés vous aurez continué de recueillir des attestations des psychiatres et psychologues qui vous ont rassurés et que vous donnerez à votre avocat. Finalement c'est plutôt vous que votre fille qui avez besoin d'un peu d'aide. A son sujet : vous dites qu'elle est en 5è et qu'elle a 10 ans ; c'est ça ou il y a une erreur ? Je crois aussi que les activités extérieures ne sont pas suffisantes. Il est nécessaire de lui proposer des activités dans lesquelles elle rencontrera beaucoup plus d'enfants de son âge. Sport ou culture mais dans un groupe : danse, dessin, poterie peut importe à condition qu'elle rencontre plus de monde ( pour les conditions de son éducation !) Ensuite, vous dites ; nous n'avons pas de père. C'est assez choquant comme propos. Elle n'a pas de père, pas vous. On a le sentiment que vous vous identifiez à votre fille en parlant comme ça.Probablement que ce manque est déstabilisant pour elle. Avez-vous des photos de son père qu'elle puisse s'approprier? Son père n'avait pas de famille avec laquelle vous pourriez être en contact ? Il est important de pouvoir lui donner une existence au quotidien. C'est ce que vous pouvez faire et surtout ne pas vous opposer au juge. L'investigation qu'elle demande n'est pas optionnelle, il faut vous y prêter.
N'hésitez pas à faire part de vos commentaires.
Cordialement,
Gina