Bonjour nad et andrea,
j'espère ne pas vous avoir heurter par mes propos qui, je vous l'assure, n'avaient pas ce but !
Il me faut juste préciser quelques points. En effet, je crains que vous ne fassiez une confusion entre les conditions du travail de l'éducateur spécialisé (salaire sur la plupart des CC, reconnaissance, statut social...) et le travail d'accompagnement(car il s'agit bien ici, pour tout PROFESSIONNEL, d'un métier et non d'une vocation sous couvert de culpabilité, rejet voire inscription dans un processus de réparation...!) En ce qui concerne nos conditions de travail, est-il pertinent de préférer la "fuite" plutôt que de se mobiliser à la fois dans le contexte personnel qui vous emploi (votre employeur), mais aussi et surtout dans une mobilisation sociale, politique voire syndicale (soutenu évidemment par un praxis, donc élaboration et écrits...le gros pbl des éducateurs !)? Ne pensez-vous pas que les dernières mobilisations du secteur furent quelque peu pathétiques voires ridicules ?! ....Peut-être avez-vous lu les derniers débats avec notamment Rouzel aux ASH "Formation ou Formatage". Plutôt pertinent comme questionnement !
Il n'en reste pas moins que je suis d'accord sur ces points de vue !!! Je dois revendiquer un salaire potable, des horaires moins "élastiques"...l'internat et la vie de famille ne font pas toujours bon ménage...en tous cas mon épouse et mes enfants le soulignent !!!
Pour ce qui est du travail à proprement dit, l'exode des professionnels formés se ressent sur le terrain. La formation n'apporte pas tout évidemment, heureusement j'ai envie de dire !! Les choses se déroulent, se comprennent, s'élaborent... ailleurs ! Pas toujours facile c'est vrai, mais tellement riche. "élargir ses connaissances" n'est-ce pas d'abord connaître le Sujet, le rencontrer...? J'ai le sentiment (je ne parle pas de vous rassurez-vous !) que de plus en plus de "nouveaux professionnels" ont soit peur de rencontrer les personnes (violences...) ou ne pense à cette formation que comme une "échelle" pour une promotion sociale (ce qui n'est certe pas une tarre), voire les deux !
Bref, un tuyau : si vous avez fait votre formation en "cours ou situation d'emploi", je vous conseil de prendre connaissance des arrêts de la cour de cassation sur "la majoration de salaire pour ancienneté" du 5/03/2003employeur doit vous rémunérer depuis votre entrée dans la structure (CC66)
Ca vaut le coup, un éduc s'est vu payer 18 ans de rappel de salaire ! Pour moi ça a marché

Enfin, pour les équivalences :
- Sciences de l'éducation = possibilité de rentrer en licence (certaines voies directes ES le font en même temps que le DE) ;
- Droit = Là il faut soutenir un dossier d'équivalence. Ca dépend donc du volume de droit que vous avez fait et des facultés. Pour ma part on m'avait proposé d'entrer en licence (droit privé) ou LAP.
- DSTS = possibilité d'y prétendre avec le DE + 2 ans de travail ! (voir site faculté ou centre de formation) ;
- Formation chef de service = idem ;
_ Psychologie = Ca dépend des fac. (Paris 7 = entrée en seconde année de deug, avec gros volume de travail) (Paris 8 = entrée en licence) = Pour les deux cas il faut constituer un dossier pour validation et équivalence (certificats de travail etc...)
- AES = ???
Voilà, il y a plein de possibilités, il faut juste soutenir son choix!
Pour info, je suis dans le même cas de figure que vous, je cherche enrichir un apport initial de formation et de travail.
Bon courage