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as a l'ase

Publié : 18 avr. 2007 14:56
par mélo
bonjour, je suis entrain de lire Vies privées de Caroline Elliacheff, dans le chapitre qui sont les bons parents, celle ci dit :
qu'il est impossible de travailler à l'ASE (aide sociale à l'enfance) sans s'identifier à l'enfant. Que le travailleur social projette sur les parents ce que lui même croit qu'il aurait penser si il avait été à la place de l'enfant. Le travailleur social n'a pas à se substituer à l'enfant mais à l'aider à se construire avec ses parents tels qu'ils sont.On ne peut pas prétendre respecter un enfant si l'(on ne respecte pas les parents dont il est issu

Voici le passage, et suite à cela je me suis posé quelque questions, pour ma part je pense qu'il est " dangeureu" de s'indentifier à l'enfant et de projetter sur les parents ce que l'on aurait penser si l'on avait été à la place de l'enfant, on ne peut pas se mettre à sa place et je pense que sa "fausse" la relation d'aide et le travail avec les parents .
Et vous qu'en pensez vous ?

Re: as a l'ase

Publié : 18 avr. 2007 16:57
par nath
bien difficile d'etre un travailleur social parfait.............;;
en tant qu'as on apprend à mettre de la distance, cependant, nous ne sommes pas psychanalyste non plus.
En travaillant à l'ASE, on peut, dans le cadre des prises en charge etre en alliance avec l'enfant ou ses parents ou le lieu accueillant parce que tous ces paramètres sont à prendre en compte. Dieu merci, nous travaillons au sein d'un service, avec des collègues........ce qui permet de pouvoir parler des situations dans lesquelles nous nous sentons "coincées".
Il ne s'agit pas de ne pas respecter les parents lorsque les enfants sont placés et il s'agit bien sur de les aider à grandir avec les parents qu'ils ont. Ceci dit, il parait bien difficile de les laisser vivre au quotidien avec des parents qui les mettent en danger et de dire que c'est pour leur bien.

Re: as a l'ase

Publié : 18 avr. 2007 22:45
par nico
bjr,
elle parle de processus inconscient. C effectivement interessant de se demander si il y a des mécanismes d'identification, et à qui.
Pour prendre un autre biais, le fait d'être soi même parent et travailler à l'ASE doit avoir des effets sur ces mécanismes d'identification. N'étant pas moi meme parent, j'ai parfois de la difficulté à remettre en question le parent que j'ai en face de moi.
Heureusement, on travaille en équipe, dans une institution. Mais on est aussi agit par son inconscient, il ne faut pas le nier. Non?

Re: as a l'ase

Publié : 19 avr. 2007 09:33
par mélo
Des parents qui ne viennent pas ou pas assez, on dit qu’ils ne remplissent pas leurs devoirs, des travailleurs sociaux on dit simplement qu’ils ont trop de travail. Quand les parents disent qu’ils vont venir, ils sont la plupart du temps persuadés qu’ils vont tenir leur engagement. Et puis ils n’arrivent pas car ces visites sont de véritables épreuves pour eux. Quand les travailleurs sociaux ne tiennent pas leurs engagement c’est une faute professionnelle.

Pour ma part je trouve que C. ELLIACHEFF est assez caricatural

Re: as a l'ase

Publié : 19 avr. 2007 22:41
par ASE


Je pense tout de même que faire preuve d'empathie dans la relation avec l'enfant mais aussi avec les parents c'est très important.

Attention empathie ne veut pas dire qu'après tu ne peux pas te positionner en tant que professionnel!!

Et puis ce n'est pas toujours évident de faire du soutien à la parentalité avec des parents absent et un enfant en souffrance.

Re: as a l'ase

Publié : 20 avr. 2007 07:41
par lam
ce n'est pas évident de faire du soutien à la parentalité si les parents se sentent, à tort ou à raison, jugés ou disqualifiés... j'ai vu , moi, des aemo inerxerçable parce que les TS avaient, sans le vouloir, humiliés les parents et essayés d'imposer leus vues, si ce n'est leurs valeurs... dans certaines familles, ça ne marche pas en effet, mais il nous faut construire à partir de ce qui existe (et non pas de ce que l'on voudrait qui existe). Les compétences sont d'abord dans les familles, ça me parait un postulat important... Mais nous ne sommes pas toujours très fort pour nous remettre en cause. Souvent nous frolons, que dis-je nous dépassons la toute puissance, au motif de nous poser professionnellement, de garder la bonne distance... et puis on n'a pas toujours le temps nécessaire pour approfondir notre connaissance des problématiques, alors on fait au plus vite et on fait à peu près, non ?????