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question de socio
Publié : 14 juin 2005 11:08
par manue
bonjour je suis en formation ESF je fé appel o educ car g ecrit dans mon memoire une phrase de socio/psycho que je suis incapable d expliquer pouvez vous m aider svp (je passe mon oral jeudi!)
"les professionnels de la sante mettent la famille au coeur des processus sociaux et de la structuration des relation sociale"
merci d avance a tous
Re: question de socio
Publié : 14 juin 2005 14:01
par Salem
Salut,
Qu'est-ce que j'aime ce genre d exercice. Ca booste les neuronnes mais au moins ca permet d'exercer le sens de produire du sens.
"les professionnels de la sante mettent la famille au coeur des processus sociaux et de la structuration des relation sociale"
les professionnels de la sante :
Qui ? des éducs spé, des amp, des psy chiatres ou des ologues. Aaaaah j'oubliai l'infirmière.
mettent la famille : la famille en tant que foyer nucléaire, papa, maman les enfants et mon chien. Ou la famille comme institution verticale qui structure la société. Les deux je crois.
au coeur des processus sociaux :c'est quoi un processus et un processus social encore plus, comment cerner la complexité d'un syteme dynamique comme celui du lien social qui structure justement le lien sociale : et de la structuration des relation sociale".
La famille est-elle la seule institution qui tisse du lien social et le structure ? D'autres institutions le font aussi : l'histoire, l'économie (division du tarvail), les religions ....
Maintenant revenons à l'affirmation générale : est-ce vrai que les professionnels de la santé (j'aurais dit du social et médico-social mais bon) mettent la famille au centre du social et du lien sociale ?
Ca c'est une question de spécialiste : En théorie ca serait bien mais dans les faits qu'en est-il ? Pourquoi avoir recours à la loi (renovation sociale 2002 2 notemment) pour poussez les pros du social et médico-social à associer d'avantage la famille dans les projets personnalisés de leur enfants ou de leur parent ? ou au sein des institutions par des conseils familiaux ou d'usagers ?
Mais la question que je me pose c'est que cette affirmation se trompe peut être de champs d'intervention la santé n'est pas le social même si les deux sont liés surtout dans le secteur de l'intervention médico-sociale.
Quelles sont les sources qui te permettent de lancer une telle affirmation... autrement dit qui de scientifiquement reconnu en sociologie, ethnologie ou science de l'éducation l'a dit et l'a fait paraitre ?
Après c'est relativement facile de faire référence à ces auteurs pour justifier de l'affirmation et d'en comprendre le sens avec dico e main.
Ce qui manque à mon sens dans cette affirmation c'est le contexte dans laquelle elle a été formulé car les concepts auxquels elle fait référence sont trop large et font référence à des champs de la connaissance encore en chantier aujourd'hui.
En tous cas cette réponse n'est pas celle d'un scientifique mais d'un travailleur social.....
Salut !
Re: question de socio
Publié : 14 juin 2005 15:58
par pauline
bel exercice salem auquel tu t'es livré :bounce: je n'aurais pas osé ...
Moi je vais répondre par la tengeante mais bon je sors d'une soutenance donc c'est tout un art à savoir manier
Je pense que si tu n'es pas sure de ta phrase et de son sens et si les infos que l'on t'a donnée ne suffise pas à valider ton propos, tu as parfaitement le droit de le dire au jury en expliquant et en reformulant ta pensée !
il faut savoir reconnaitre qu'on fait des erreurs, qu'on écrit pas forcément des choses intelligentes tout le temps (je fais référence à moi ne t'inquiète pas !) mais que par contre, nous pouvons revenir dessus et être ouvert au débat !
bonne chance pour ta soutenance
a plus
pauline
Re: question de socio
Publié : 15 juin 2005 11:35
par Salem
salut à toutes,
Bien vu Pauline, bien vu.
Le point de vu psy dans l'affirmation de départ :
"les professionnels de la sante mettent la famille au coeur des processus sociaux et de la structuration des relation sociale"
Prenons comme référence le modèle de développement de l'homme/femme. Il est évident que jusqu'à l'adolescence voir même jusqu'à l'accès à l'âge d'adulte (autonomie tres large)la famille est au coeur des processus sociaux et de la structuration du lien social. La triangulation entre l'enfant et deux autres adultes est le schéma classique de socialisation de départ, l'enfant construit petit à petit sa conscience de l'autre et donc de lui. A cette triangulation s'associent la fratrie et les co-papa et co-maman (tonton, tata etc...) et ensuite l'âge scoalire amène les premières étapes de l'élargissement du cercle de socialisation avec une autonomie grandissante au fur et à mesure du développement. Jusqu'à la construction de réseaux de socialisation externe à la famille autour d'affinités particulières.
En ethno nous savons bien que le taboiu suprême (l'inceste) pousse les éléments féminins vers l'extérieur, elles vont dans d'autre clans et les éléments masculins tissent des liens avec d'autres clan pour trouver épouse, ce qui conditionne ici le processus de socialisation c'est la finalité reproductive avec comme règle absolu le fameux tabou. Ce schéma vaut encore dans les sociétés à solidarité mécanique (tribales.) dans ce genre de société la socialisation consiste à construire des individuations et personnes en étroite relation voir dépendance de la famille d'origine.
Qu'en est-il dans les sociétés à solidarité organique (moderne ou occidentale) ? Et bien le processus de socialisation consiste à construire des individus. Donc une individualisation aboutie de la personne. Celle-ci se trouve être un élément complétement autonome du tout. La solidarité se réalise par des contributions sociales sur la fiche de paye ou en payant des impôts (on redistribu aux plus pauvres...), la notion de contrat y revêt toute son importance.
Dans cette deuxième forme de socialisation/individualisation la famille ne revêt qu'un caractère secondaire. D'autant que les tendances sociologique tendent à confirmer un étiolement du lien de solidarité familiale (ex : mémé et tata ne garde plus les gamins, on emprunte des sous à un membre de sa famille comme on le ferait avec une banque ou un ami.....).
On faite ma position c'est que la famille à toute sa place dans la dynamique social de construction du lien social mais que les institutions comme "la division du travail" par exemple font et défont le lien social d'avantage que la famille. La famille revêt un caractère secondaire dans la forme de socialisation des sociétés post industrielles et/ou post-coloniales. C'est le travil qui donne un statut social bien plus que la place au sein d'une famille.
D'ailleurs certains auteurs en sociologie comme Maffesoli pensent qu'on assiste à une involution de la société. Nous reviendrions à une société basée sur la solidarité organique. Cependant ce n'est plus la famille qui structure le clan mais un regroupement de personne autour d'affinités particulières (loisirs, groupe de travail association etc..).
La logique dans le passé étais une identité sociale étroitement liée à une identité familiale. Aujourd'hui, le manque de solidarité familiale poussent les individus à recrèer une solidarité mécanique en intégrant des groupes d'affinité ou plutôt des mini-tribues.
Alors la question à ce moment là, c'est de savoir à quoi sert aux travailleurs sociaux et de la santé de placer la famille au coeur de la structuration du lien social ? à participer inconsciencemment à cette involution des sociétés développés qui ont mal à la famille ? A revenir enfin au schémas de structuration d'un individu plus enclin à partager avec autrui ? A en finir avec l'égoïsme inhérent à l'individu individualisé (organique)et revenir à l'individu individué (mécanique). A redonner vie au pater familias qui seul est garant et peu porter la loi symbolique ?
Le travailleur social ou de santé ne serait-il pas victime d'une idéologie moribonde ex-soixante-huitarde qui regrette d'avoir commis le paricide du pater familias avec des relents d'assassinat du père primitif cher à Freud et levi-strauss.
Ou ne serait-ce l'aveu d'une impuissance éducative ou thérapeutique du professionnel qui voit le parent maltraitant ou la mère analphabète obtenir plus de résultat en une heure que lui en un an ? Est-ce le fait que voyant que nous nous somme trompés de route depuis les 30 dernières années (choc pétrolier) nous voudrions changer de trajectoire et revenir au bon sens sacro saint de la famille et des valeurs qu'elle porte ?
Pour ma part, la famille a un rôle prépondérant à jouer dans l'individualisation d'un des ses membres et qu'il serait temps de rendre à César ce qui est à César et de tuer non pas le pater ou mater familias mais les discours psychologisant et culpabilisant qui ont amené au fait que la famille dépouillé de son pouvoir symbolique par une société où la mère sont les mass médias et le père nul autre que l'argent. Serais-ce le moment pour nous citoyens et/ou professionels soignants ou sociaux de tuer Freud 100 ans aprés la naissance de ce discours que Freud lui même dénoncerait certainement aujourd'hui ?
Les professionnels soignants ou sociaux sont-ils vraiment désireux de replacer la famille à sa vrai place ? ou souhaitent-ils continuer à sauvegarder leur rentes de situation ?
J'avoue que je penche facilement pour la deuxième hypothèse, mais cela est un jugement de valeur....
Question finale : les sociologues sont-ils les mieux désignés pour répondrent à ta question ? cherches-tu une réponse ou des chiffres qui te permettent de consolider ton affirmation ?
bien vu Pauline, bien vu, car le jury en fin de compte ne cherche qu'à vérifier si le candidat est conscient de ne pas être toujours objectifs et honnête quant à ses lacunes....
Salut.