bourses régioniales
Publié : 12 sept. 2007 19:11
Bonjour à tous,
nous sommes 2 étudiantes de 2ème année assistant de service social à l'ireis de firminy. Nous avons appris que la région rhône alpes avait mis en place des nouveaux critères d'attribution pour les bourses, et ce, dans le plus grand secret.
Ces nouveaux critères ne permettent malheureusement plus à de nombreux étudiants d'obtenir un financement pour leur formation.
Ces nouveaux critères concernent:
- un revenu obligatoire minimum de 50% du SMIC, pour obtenir un droit aux bourses en son nom propre.
Comment obtenir 450 euros par mois lorsque l'on suit une formation de 35 à 40 heures par semaine? Ce nouveau système favorise ainsi les personnes qui disposent déjà d'autres financements, tels que les Assedic. Par exemple, une personne percevant 700 euros par les assedic aura droit à la bourse régionale au taux maximum (soit 300 euros par mois), tandis qu'une personne n'ayant pas de revenu n'aura aucun droit ouvert.
-Si ce revenu n'est pas atteint, c'est l'avis d'imposition des parents qui sera demandé. Nous suivons pourtant une formation professionnelle pour adulte, beaucoup d'entre nous sont indépendants de leurs parents et souhaitent le rester.
-L'an dernier, il fallait justifier de son dernier avis d'imposition disponible (par exemple, pour l'année 2006/2007, l'avis d'imposition 2005 était accepté). Beaucoup d'étudiants se sont donc déclarés seuls cette année, afin d'obtenir un droit aux bourses. Cependant pour cette nouvelle rentrée, l'avis d'imposition 2006 n'est pas accepté, puisqu'il faut justifier de son avis d'imposition sur l'année n-2.
Ainsi, de nombreux parents ont accepté de payer beaucoup plus d'impots, pour que leur enfant étudiant puisse bénéficier d'une bourse régionale. Avec cette réforme, les parents paient non seulement plus d'impots, mais le droit aux bourses n'est pas ouvert, et ils doivent donc en plus assumer leur enfant.
- De plus, là où le concubinage est aujourd'hui légalement reconnu, le conseil régional refuse de le reconnaitre, prétextant qu'il n'est pas possible de vérifier s'il s'agit de concubinage ou de colocation. Il est cependant très aisé de prouver l'existence du concubinage, par une simple déclaration de mairie ou photocopie du dossier de demande d'APL. Ainsi, le salaire d'un concubin assumant en grande partie la charge financière des études ne sera pas pris en compte, au profit du salaire des parents.
Pour toutes ces raisons, nous appelons à une mobilisation générale des étudiants en travail social et en soins infirmiers de la région Rhones Alpes, afin que ces critères aléatoires et votés dans le plus grand secret soient retirés dès cette année, et que tous les étudiants puisse continuer à bénéficier du financement auquel ils peuvent prétendre. Faire des études est un droit, et il est inadmissible que des étudiants ne puissent plus poursuivre leur formation par manque de financement.
Afin d'organiser cette mobilisation, nous avons besoin d'un maximum de contacts d'étudiants dans toutes les écoles sanitaires et sociales de la région, voire au niveau national, afin de pouvoir organiser une pétition ainsi qu'une manifestation en conséquence.
Nous pouvons faire changer ces critères si nous faisons appel à la solidarité des étudiants pour donner le plus d'ampleur possible à la manifestation.
Merci de nous contacter sur l'une des adresses mail suivantes:
prouxel@ireis.org
jdelors@ireis.org
Merci à tous pour votre solidarité,
Paméla et Jacinthe.
nous sommes 2 étudiantes de 2ème année assistant de service social à l'ireis de firminy. Nous avons appris que la région rhône alpes avait mis en place des nouveaux critères d'attribution pour les bourses, et ce, dans le plus grand secret.
Ces nouveaux critères ne permettent malheureusement plus à de nombreux étudiants d'obtenir un financement pour leur formation.
Ces nouveaux critères concernent:
- un revenu obligatoire minimum de 50% du SMIC, pour obtenir un droit aux bourses en son nom propre.
Comment obtenir 450 euros par mois lorsque l'on suit une formation de 35 à 40 heures par semaine? Ce nouveau système favorise ainsi les personnes qui disposent déjà d'autres financements, tels que les Assedic. Par exemple, une personne percevant 700 euros par les assedic aura droit à la bourse régionale au taux maximum (soit 300 euros par mois), tandis qu'une personne n'ayant pas de revenu n'aura aucun droit ouvert.
-Si ce revenu n'est pas atteint, c'est l'avis d'imposition des parents qui sera demandé. Nous suivons pourtant une formation professionnelle pour adulte, beaucoup d'entre nous sont indépendants de leurs parents et souhaitent le rester.
-L'an dernier, il fallait justifier de son dernier avis d'imposition disponible (par exemple, pour l'année 2006/2007, l'avis d'imposition 2005 était accepté). Beaucoup d'étudiants se sont donc déclarés seuls cette année, afin d'obtenir un droit aux bourses. Cependant pour cette nouvelle rentrée, l'avis d'imposition 2006 n'est pas accepté, puisqu'il faut justifier de son avis d'imposition sur l'année n-2.
Ainsi, de nombreux parents ont accepté de payer beaucoup plus d'impots, pour que leur enfant étudiant puisse bénéficier d'une bourse régionale. Avec cette réforme, les parents paient non seulement plus d'impots, mais le droit aux bourses n'est pas ouvert, et ils doivent donc en plus assumer leur enfant.
- De plus, là où le concubinage est aujourd'hui légalement reconnu, le conseil régional refuse de le reconnaitre, prétextant qu'il n'est pas possible de vérifier s'il s'agit de concubinage ou de colocation. Il est cependant très aisé de prouver l'existence du concubinage, par une simple déclaration de mairie ou photocopie du dossier de demande d'APL. Ainsi, le salaire d'un concubin assumant en grande partie la charge financière des études ne sera pas pris en compte, au profit du salaire des parents.
Pour toutes ces raisons, nous appelons à une mobilisation générale des étudiants en travail social et en soins infirmiers de la région Rhones Alpes, afin que ces critères aléatoires et votés dans le plus grand secret soient retirés dès cette année, et que tous les étudiants puisse continuer à bénéficier du financement auquel ils peuvent prétendre. Faire des études est un droit, et il est inadmissible que des étudiants ne puissent plus poursuivre leur formation par manque de financement.
Afin d'organiser cette mobilisation, nous avons besoin d'un maximum de contacts d'étudiants dans toutes les écoles sanitaires et sociales de la région, voire au niveau national, afin de pouvoir organiser une pétition ainsi qu'une manifestation en conséquence.
Nous pouvons faire changer ces critères si nous faisons appel à la solidarité des étudiants pour donner le plus d'ampleur possible à la manifestation.
Merci de nous contacter sur l'une des adresses mail suivantes:
prouxel@ireis.org
jdelors@ireis.org
Merci à tous pour votre solidarité,
Paméla et Jacinthe.