Mobilisation des étudiants (la gratification des stagiaires) !!!
Publié : 08 mars 2008 11:18
Salut,
Je lance ce post pour que les étudiants et futurs étudiants s'expriment et voir ce qu'ils nous seraient possible de faire concernant la gratification des stagiaires en travail social.
En parcourant ce forum, j'ai pu lire des choses qui font peurs :
"salut je suis en formation éduc et je cherche des infos concernant la gratififation.
je commence mon stage de derniere année le 28 mars (d'une durée de 9 mois) et l'asso où j'allai vient de m'apprendre qu'elle ne pouvai pas me prendre, comme prévu, faute de moyen pour me payer (décidement le social est vraiment tres pauvre!). je ne suis pas la seule dans ce cas, on est tres inquiet pour la suite (sur 16 stages, 14 ont ete annulés!!!! à quinze jours de commencer!)".
Et le témoignage de deux chefs d'établissement :
1er témoignage :
"Bonjour je suis Chef de Service dans une institution.
L'accueil d'un stagiaire exige de l'institution un réel investissement qui peut représenter un coût non toujours visible (temps dégagé à l'accompagnement, frais divers...). C'est de notre devoir de proposer aux étudiants un terrain de formation pour vous qui serez nos collègues de demain. L'égalité des chances prévoit aujourd'hui une rémunération des stages. Outre les entreprises sociales et les établissements publics qui gèrent leur budget différemment de nous autres associations, petites et grosses, toute dépense budgétaire supplémentaire (ne serait-ce que le coût de la rémunération d'un stagiaire) doit être prévue au budget annuel négocié en N-1 avec nos tarificateurs. La politique actuelle étant à la restriction budgétaire, je vous laisse deviner quel sera le sort d'une telle demande. Si des choix doivent être faits, les tarificateurs sucreront prioritairement de tels financements.
Chers étudiants, vous allez vous retrouver demain face à un bon nombre d'institutions qui n'auront pas les budgets pour vous accueillir en stage...
Combien d'étudiants ne valideront pas leur formation faute d'avoir trouvé un site qualifiant ?
Sans compter "qu'investir" dans un stagiaire peut induire une volonté incidieuse d'un "retour sur investissement..."
Je ne suis absolument pas convaincu que l'égalité des chances soit dans ce principe... ou alors dans un secteur plus marchand et commercial où seules les entreprises sereines se paieront le luxe de s'acheter des stagiaires... dans une démarche de pré-recrutement... au détriment des plus petites PME...
Vaste interrogation mais pour l'heure, je faisais le choix d'accueillir 2 stagiaires par an dans l'établissement... maintenant, je leur donne directement rdv sur le marché de l'emploi... à bientot"
2ème témoignage :
"Chef de service en CCAS, mon institution adopte la même position que celle de SD : nous n'avons déjà pas les moyens de pourvoir au remplacements des agents absents, donc nous n'aurons pas les moyens de payer les stagiaires, qui représentaient déjà un cout en terme de disponibilité et de temps consacré par les professionnels.
La DRH nous a proposé de "recruter " les stagiaires sur le même mode que les salariés, avec entretiens de sélection et mise en concurrence des compétences, pour sélectionner un seul stagiaire travailleur social (AS, ES ou CESF) par an (au lieu des 5 ou 6 qu'on accueillait habituellement, sans sélection) qui serait plus "rentable" s'il était plus vite autonome...
Pour éviter de fausser le rapport pédagogique formateur-stagiaire (alors que les formateurs ne reçoivent, pour leur part, aucune gratification ni contre-partie pour le travail supplémentaire que demande l'accueil d'un stagiaire) sans pour autant couper les ponts avec les centres de formation, il a été décidé que nous n'accueillerons désormais que des stagiaires pour des stages de moins de 3 mois...
Je pense que cette position risque d'être adoptée par de nombreux lieux de stage, ce qui laisse de l'espoir aux 1ères années AS et ES et aux stages mémoire des 3ème année CESF, mais qui va largement compliquer les choses pour les autres étudiants en recherche de stage long".
+ lien de la circulaire http://anas.travail-social.com/
Je crois qu'il est temps qu'à notre niveau que nous envisagions une action à mettre en place pour faire entendre notre voix. Il s'agit là de notre avenir professionnel. Chanceux seront ceux qui parviendront à trouver leurs terrains de stage long pour la 2ème et 3ème année. Il faut se rappeler que les stages sont obligatoires dans notre parcours de formation. Pas de stages, pas de DEASS.
Pour ma part, je ne vois que 2 solutions possibles :
1/ faire que l'Etat et les collectivités territoriales, en particulier la région qui prends en charge le volet formation,aident les structures dans le financement de la gratification des stagiaires.
2/ l' annulation de cette gratification concernant les étudiants en travail social.
Il est vrai que cela reste "un cadeau empoisonné" pour nous.
J' avoue ne pas comprendre le pourquoi de cette réforme, si le jeu est faussé dès le commencement.
Des étudiants se veront "rémunérer" et d' autres non, alors qu'il s'agit de la même formation. Il n'y a pas d'égalité de traitement.
Pour conclure, il serait bien que chacun à son niveau, auprès de son centre de formation par exemple, envisage très sérieusement une ation à mettre en place.
Alors à nous étudiants de portez notre voix, en espèrant que nous serons entendus, comme cela a été le cas pour le rattrapage des 3ème année, ayant échoué au DE de juin dernier.
Je lance ce post pour que les étudiants et futurs étudiants s'expriment et voir ce qu'ils nous seraient possible de faire concernant la gratification des stagiaires en travail social.
En parcourant ce forum, j'ai pu lire des choses qui font peurs :
"salut je suis en formation éduc et je cherche des infos concernant la gratififation.
je commence mon stage de derniere année le 28 mars (d'une durée de 9 mois) et l'asso où j'allai vient de m'apprendre qu'elle ne pouvai pas me prendre, comme prévu, faute de moyen pour me payer (décidement le social est vraiment tres pauvre!). je ne suis pas la seule dans ce cas, on est tres inquiet pour la suite (sur 16 stages, 14 ont ete annulés!!!! à quinze jours de commencer!)".
Et le témoignage de deux chefs d'établissement :
1er témoignage :
"Bonjour je suis Chef de Service dans une institution.
L'accueil d'un stagiaire exige de l'institution un réel investissement qui peut représenter un coût non toujours visible (temps dégagé à l'accompagnement, frais divers...). C'est de notre devoir de proposer aux étudiants un terrain de formation pour vous qui serez nos collègues de demain. L'égalité des chances prévoit aujourd'hui une rémunération des stages. Outre les entreprises sociales et les établissements publics qui gèrent leur budget différemment de nous autres associations, petites et grosses, toute dépense budgétaire supplémentaire (ne serait-ce que le coût de la rémunération d'un stagiaire) doit être prévue au budget annuel négocié en N-1 avec nos tarificateurs. La politique actuelle étant à la restriction budgétaire, je vous laisse deviner quel sera le sort d'une telle demande. Si des choix doivent être faits, les tarificateurs sucreront prioritairement de tels financements.
Chers étudiants, vous allez vous retrouver demain face à un bon nombre d'institutions qui n'auront pas les budgets pour vous accueillir en stage...
Combien d'étudiants ne valideront pas leur formation faute d'avoir trouvé un site qualifiant ?
Sans compter "qu'investir" dans un stagiaire peut induire une volonté incidieuse d'un "retour sur investissement..."
Je ne suis absolument pas convaincu que l'égalité des chances soit dans ce principe... ou alors dans un secteur plus marchand et commercial où seules les entreprises sereines se paieront le luxe de s'acheter des stagiaires... dans une démarche de pré-recrutement... au détriment des plus petites PME...
Vaste interrogation mais pour l'heure, je faisais le choix d'accueillir 2 stagiaires par an dans l'établissement... maintenant, je leur donne directement rdv sur le marché de l'emploi... à bientot"
2ème témoignage :
"Chef de service en CCAS, mon institution adopte la même position que celle de SD : nous n'avons déjà pas les moyens de pourvoir au remplacements des agents absents, donc nous n'aurons pas les moyens de payer les stagiaires, qui représentaient déjà un cout en terme de disponibilité et de temps consacré par les professionnels.
La DRH nous a proposé de "recruter " les stagiaires sur le même mode que les salariés, avec entretiens de sélection et mise en concurrence des compétences, pour sélectionner un seul stagiaire travailleur social (AS, ES ou CESF) par an (au lieu des 5 ou 6 qu'on accueillait habituellement, sans sélection) qui serait plus "rentable" s'il était plus vite autonome...
Pour éviter de fausser le rapport pédagogique formateur-stagiaire (alors que les formateurs ne reçoivent, pour leur part, aucune gratification ni contre-partie pour le travail supplémentaire que demande l'accueil d'un stagiaire) sans pour autant couper les ponts avec les centres de formation, il a été décidé que nous n'accueillerons désormais que des stagiaires pour des stages de moins de 3 mois...
Je pense que cette position risque d'être adoptée par de nombreux lieux de stage, ce qui laisse de l'espoir aux 1ères années AS et ES et aux stages mémoire des 3ème année CESF, mais qui va largement compliquer les choses pour les autres étudiants en recherche de stage long".
+ lien de la circulaire http://anas.travail-social.com/
Je crois qu'il est temps qu'à notre niveau que nous envisagions une action à mettre en place pour faire entendre notre voix. Il s'agit là de notre avenir professionnel. Chanceux seront ceux qui parviendront à trouver leurs terrains de stage long pour la 2ème et 3ème année. Il faut se rappeler que les stages sont obligatoires dans notre parcours de formation. Pas de stages, pas de DEASS.
Pour ma part, je ne vois que 2 solutions possibles :
1/ faire que l'Etat et les collectivités territoriales, en particulier la région qui prends en charge le volet formation,aident les structures dans le financement de la gratification des stagiaires.
2/ l' annulation de cette gratification concernant les étudiants en travail social.
Il est vrai que cela reste "un cadeau empoisonné" pour nous.
J' avoue ne pas comprendre le pourquoi de cette réforme, si le jeu est faussé dès le commencement.
Des étudiants se veront "rémunérer" et d' autres non, alors qu'il s'agit de la même formation. Il n'y a pas d'égalité de traitement.
Pour conclure, il serait bien que chacun à son niveau, auprès de son centre de formation par exemple, envisage très sérieusement une ation à mettre en place.
Alors à nous étudiants de portez notre voix, en espèrant que nous serons entendus, comme cela a été le cas pour le rattrapage des 3ème année, ayant échoué au DE de juin dernier.