A LIRE : Le Meilleur Des Mondes / L'Etat et la famille du 25 Oct 2005 – article faisant suite à l’émission "On ne peut pas plaire à tout le monde"
sur :
http://www.stephane.info/show.php?code= ... =476&lg=fr
extraits :
… Autrement dit, une petite fille de 10 ans vivant chez ses grand-parents a été retirée de leur garde par décision de justice. Il faut noter que la mère n'a pas réclamé explicitement ce retrait; comme l'ont expliqué les grand-parents sur les ondes, les services sociaux se sont matérialisés comme un acteur distinct dans cette relation entre une fillette et le reste de sa famille et ont commencé à agir de leur propre initiative. Les "explications" données par l'administration pour motiver ce retrait de garde laissent pantois: la famille Chédru faisait preuve de trop d'affection envers la petite Emilie….
…A l'heure actuelle, le résultat est surtout qu'une petite fille souffre d'une façon totalement artificielle, son enfance lentement mais sûrement laminée par des décisions de justice. La vraie question n'est pas de savoir ce qui est le mieux pour Emilie - une interrogation à laquelle la fillette a plusieurs fois répondu sans que les services sociaux en tiennent le moindre compte - mais dans l'attitude de l'administration:…
PRIS SUR france3.fr
01 10 05
Saint-Gaudens se mobilise pour le retour d’Emilie
marche pour le retour d'une enfant chez un couple de retraités
Une marche de protestation contre la décision de justice retirant la garde d'une fillette ans à un couple de retraités qui l'élevaient depuis 9 ans a rassemblé samedi une centaine de personnes à Saint-Gaudens. Le couple de retraités, Mr et Mme Chedru, ouvrait la marche silencieuse, entouré de membres de leur famille et accompagné de parents, et d'enfants fréquentant l'école du Pilat à Saint-Gaudens, où la fillette, âgée de 10 ans, était scolarisée.
Sur deux banderoles, on pouvait lire "rendez-nous Emilie" et "ASE (Aide sociale à l'enfance) = vie sans amour".
La fillette a été retirée à ce couple la semaine dernière pour être placée dans une institution proche du domicile de sa mère sur décision du juge pour enfants d'Evreux du 20 septembre. La mère l'avait confiée à l'âge de 14 mois au couple qui vivait alors dans l'Eure. M. et Mme Chedru avaient été placés en garde à vue à Saint-Gaudens vendredi et samedi dernier après avoir caché la fillette pendant quatre jours. Après une halte symbolique devant le tribunal de la ville, la marche s'est rendue à la mairie où une délégation a été reçue par un adjoint au maire. Une pétition lancée pour soutenir les deux retraités a recueilli 1.800 signatures, ont affirmé les organisateurs. M. et Mme Chedru ont annoncé une nouvelle marche devant le palais de justice de Rouen le 5 octobre.
05 10 05
Des retraités contestent en appel le retrait de la garde d'une enfant
Un couple de retraités de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) à qui la justice a retiré la garde d'Emilie, 10 ans, qu'ils élevaient depuis 9 ans, a tenté d'obtenir mercredi devant la cour d'appel de Rouen la suspension de cette décision. La réponse de la cour a été mise en délibéré au 19 octobre. Pendant la durée de la brève audience de référé, une dizaine de parents et d'amis du couple de retraités, Gisèle et Daniel Chedru, ont manifesté près du palais de justice et fait signer une
"pétition pour Emilie", "afin qu'elle ne voie pas sa vie détruite par un jugement de tribunal".
L'enfant a été retirée au couple, à la suite d'une décision du juge pour enfants d'Evreux du 20 septembre qui la plaçait dans une institution proche du domicile de sa mère.
Le juge estimait que le couple, qui a vu une demande d'adoption refusée, n'était plus dignes de confiance. M. et Mme Chedru, qui s'étaient vu confier la fillette par sa mère alors qu'ils habitaient dans l'Eure, avant de déménager à Saint-Gaudens en 2002, affirment qu'"Emilie ne voulait pas partir, elle voulait continuer de vivre" chez eux.
mercredi 19 octobre 2005, 18h19
Affaire de la garde d'Emilie: les retraités de Saint-Gaudens déboutés par la cour d'appel de Rouen
ROUEN (AP) - La cour d'appel de Rouen a débouté mercredi un couple de retraités de Saint-Gaudens qui avait saisi la justice pour tenter de conserver la garde d'Emilie, une petite fille de 10 ans qui a vécu chez eux durant neuf ans près de Rouen puis en Haute-Garonne.
…
Le couple Chedru s'était vu confier la garde d'Emilie par sa mère peu après sa naissance. C'est le déménagement des retraités en Haute-Garonne au milieu de l'année 2000 et l'éloignement géographique qui seraient la première motivation de la juge des enfants. Celle-ci a décidé en septembre dernier le placement de la petite fille dans un foyer plus proche du lieu de résidence de sa mère naturelle.
L'affaire sera de nouveau jugée sur le fond le 8 novembre prochain devant le tribunal pour enfants de Rouen. En attendant la fillette reste placée dans son foyer.
…
vei/jp/cr
Par Claude STEPHAN Publié le 20/10 à 10:49
« Emilie restera dans un foyer de Normandie »
Jugement le 8 novembre. Sa famille d'accueil à Saint-Gaudens continue de se battre pour son retour
Emilie, retirée à un couple de retraités, reste dans son foyer
Emilie, une fillette de 10 ans retirée à un couple de retraités de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) chez lesquels elle vivait depuis neuf ans, restera dans le foyer de l'Eure où elle a été placée sur décision de justice, a décidé mercredi la cour d'appel de Rouen. La cour a rejeté une demande de suspension de l'exécution du placement jusqu'à l'examen sur le fond de l'affaire qui doit intervenir le 8 novembre, devant la chambre des mineurs de la cour d'appel de Rouen.
Emilie a été retirée il y a un mois à Gisèle et Daniel Chedru, à la suite d'une décision d'une juge pour enfant du tribunal d'Evreux dont dépend sa mère, jugée incapable de l'élever. Elle a été placée dans un foyer de la DDASS où, selon l'avocate des Chedru, Me Anita Mallet, elle ne cesse de demander à pouvoir retourner chez ses "grands-parents" adoptifs. Présente au tribunal de Rouen, Mme Chedru a qualifié d'"injustice" et de "honte" la décision de la cour d'appel. "Emilie ne voulait pas partir, elle voulait continuer de vivre chez son ‘papi’ et sa ‘mamie’, a-t-elle rappelé.
Les Chedru et leurs proches ont multiplié les manifestations et pétitions "pour Emilie", à Saint-Gaudens et Rouen. Pour eux, Emilie court le risque d'être "détruite par un jugement de tribunal". Leur avocate a estimé que la décision de placement d'Emilie a été "prise dans une urgence qu'aucun danger ne pouvait justifier".
La décision de la juge pour enfants a notamment été provoquée par une affaire d'attouchement dont Emilie a été victime en 2003 dans un café de Saint-Gaudens, de la part d'un homme qui n'est toutefois en rien lié aux Chedru, selon leur avocate. Les Chedru ont porté plainte contre cet homme qui a fait appel d'une condamnation à 2 ans de prison.
Emilie avait été confiée à l'âge de 15 mois aux Chedru, alors qu'ils vivaient dans l'Eure. La mère d'Emilie est la soeur de l'un des gendres du couple, qui a déménagé à Saint-Gaudens en 2002. Emilie, soulignent-ils, était "scolarisée à Saint-Gaudens, elle avait des copains et copines, c'était une petite fille heureuse".
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