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urgence en travail social! help!
Publié : 20 mai 2010 12:08
par caroline
Voila j'ai choisi le sujet de ma problématique à savoir: la notion d'urgence en travail social. Or j'aitrouvé peu de matière sur le sujet mis à part des articles de revues comme le lien social ou ASH. Est ce que quelqu'un aurait travaillé sur le sujet ou bien réalisé un mémoire? Si vous avez des infos je suis preneuse! merci
Re: urgence en travail social! help!
Publié : 24 mai 2010 11:30
par AD
Tu trouve peu de matière du fait que c'est un sujet "tarte à la crème".
la notion d'urgence n'existe pas en matière de travail social, dans la mesure ou les cas d'urgence c'est : police, Samu, pompier.
Le reste c'est de la littérature.
Re: urgence en travail social! help!
Publié : 24 mai 2010 16:53
par caro
bien sur que si, il existe la notion d'urgence en travail social! Des auteurs et des travailleurs sociaux ont écrit dessus !
Re: urgence en travail social! help!
Publié : 24 mai 2010 18:10
par pierre
tarte à la crème ? de la littérature ? en quoi ? pas certain qu'on puisse éluder la question comme ça : elle revient sans cesse, à l'école, au boulot. Rien a priori n'interdit d'interroger cette notion. S'il n'y a pas d'urgence vitale au sens strict, cad médical (et heureusement, on n'est pas bien équipés ni formés pour réanimer ou opérer des gens

), on se trouve parfois face à des publics qui expriment une urgence, devant un problème donné, une situation concrète, très pressante, très angoissante. Pas lieu de traiter ces demandes à la légère ou par une non reconnaissance de la manière qu'elles ont de s'exprimer. Ca pourrait être ennuyeux, pour qui fait voeu d'éprouver un minimum d'empathie. Pourquoi cette urgence s'exprime-t-elle ? à quelle occasion ? dans quel contexte ? allez dire à un sans papier qui n'a pas d'hébergement, qui vient vous voir pour obtenir un toit la nuit prochaine que sa demande n'a rien d'urgent : que c'est de la littérature. On peut en effet s'abriter derrière le fait que l'urgence, c'est réservé aux numéros dédiés. Certes. On doit se protéger aussi d'une certaine façon et se dire que la vie d'untel qui n'a pas de toit au-dessus de lui dans les 24 heures n'est pas forcément menacée. Bien sûr. Rien n'empêche cependant d'interroger la notion : pourquoi elle nous revient sans cesse ?
De façon bcp plus large, hors ISAP, au plan politique : pas d'urgence à penser le social ? peut-être. On risque néanmoins de finir par le payer au prix fort, collectivement.
Re: urgence en travail social! help!
Publié : 24 mai 2010 18:31
par pierre
Sujet intéressant en tout cas. L'urgence c'est, selon le Robert, ce dont "on doit s'occuper sans retard". N'a pas forcément un caractère d'urgence vitale tout ce qui est urgent à faire ou se présente comme tel. Il y a plusieurs approches possibles sans doute. L'urgence qui s'exprime chez la personne que nous recevons pour x raison. Celle de l'institution aussi. L'urgence colle bien à l'époque, qui exige du rendement. On nous met parfois la pression dans les services. Cette urgence-là est intéressante à interroger aussi, il me semble ! cf "Trop de gestion tue le social, essai sur une discrète chalandisation", de Michel Chauvière, éd. La Découverte, doit y avoir des recoupements intéressants à faire. Ca irait plutôt dans le sens de ce que dit AD, sauf que c'est pas seulement de la littérature ! hélas pour nous. Ciao... bon courage
Re: urgence en travail social! help!
Publié : 24 mai 2010 21:34
par pierre
à caroline, une précision en passant, avant d'aller écouter le résumé du tennis.
J'écrivais : on se trouve parfois face à des publics qui expriment une urgence, devant un problème donné, une situation concrète, très pressante, très angoissante. Et il serait malvenu en effet, à mon sens, de traiter ces demandes de façon désinvolte en réfutant l'urgence au prétexte que personne n'est en danger immédiat. Ca pourrait être déplacé pour qui se prétend capable d'empathie. De plus, de l'urgence à se bouger il peut y en avoir. Un mineur débarque soudain dans le service, en rupture d'hébergement, il y a des violences avérées. Bien sûr que nous devons répondre dans l'urgence. C'est plutôt rare je crois et c'est tant mieux. Ici, je rejoins AD sur l'idée qu'elle (il) veut sans doute faire passer, à savoir qu'en service social on travaille plutôt sur la durée. C'est là que je voudrais préciser mon propos : l'urgence il convient sans doute de s'en méfier. Notre travail consiste pour beaucoup, presque l'essentiel, à nous interroger sur le sens de nos actions, sur le sens de ce que nous faisons pour les personnes, et avec elles autant que possible. Elles dont les difficultés remontent souvent loin en arrière. De fait, l'urgence paraît incompatible avec toute réflexion devant s'inscrire sur la durée. A quoi devons-nous répondre ? à qui ? A quel(s) impératif(s), s'il y en a ? Attention avec ce terme. Sur ce, Garros !