Serait-ce la fin des accueils de jour pour le public sans domicile stable?
Publié : 26 juin 2010 09:37
Bonjour à tous!
je suis ass, et je travaille dans un accueil de jour d'auvergne depuis 2008.
Je travaille avec une animatrice et une psychologue qui intervient une journée par semaine.
Nos missions sont:
-accueillir le public sans domicile fixe
-l'animatrice, leur propose une collation et des activités (co, ou individuelle: lecture, création d'origami, atelier informatique, atelier recherches d'emploi, ateliers peinture, etc...)
-orientation vers buanderie (douche, mahcine à laver, seche linge)
- moi, en tant qu'ass: je propose une adresse, afin de permettre aux personnes de retrouver l'ensemble de leurs droits civiques ( carte d'identité, droit de vote, etc)
- pour les personnes n'ayant pas de compte bancaire, nous avons un agrément permettant de recevoir le rsa des personnes et de leur donner dés réception, avant de les accompagner vers l'ouverture du compte bancaire
-ouverture de l'ensemble des droits sociaux (rsa, cmu, aah, etc)
-accompagnement vers l'accès à un hébergement, ou un logement...)
et j'en passe... Nous travaillons en partenariat avec le 115, les abris de nuit, le chrs, et les partenaires sociaux habituels (hopital, ccas, conseil général, caf, cpam, restos du coeur...)
Depuis début 2010, l'état ne nous a pas versé de subvention pour financer les accueils de jour.
Et nous avons appris la semaine passée, que faute de financement, les accueils de jour allaient être supprimés, et les personnels licenciés. Ainsi, les sdf n'auront plus de structure pouvant les accueillir en journée, leur permettant de créer du lien, de prendre une collation, de se préoccuper de leur hygiène, etc...
mais ils n'auront aussi, plus de domiciliation, donc ne pourront plus prétendre au RSA puisqu'il faut une adresse stable et que nous sommes le seul service à avoir l'agrément (le ccas étannt habilité de droit, mais refusant de la faire).
Ainsi, et pour pleins d'autres raisons, l'état prend sciemment (pour cause de faillite nationale, il parait!) la décision que de précariser davantage les sans domicile fixe... ce qui est en totale contradiction, avec la loi dalo, qui nous impose un pricipe de continuité entre la nuit et le jour, et le parcours d'insertion des personnes (à savoir, éviter la remise à la rue du public), principe réaffirmé par la circulaire du 19 mars 2010!
Faca à toutes ces incohérences, et contradictions, nous sommes obligés de nous battre contre la décision somme toute arbitraire de l'état! entre accueils de jour du département, nous allons nous reunir, afin d'essayer de nous mobiliser vers une action commune. Je tente déjà de réflechir pour une action qui pourrait sensibiliser l'état, les citoyens, sans en faire patir le public accueilli (oui, je reste dans l'utopie!!!) à proposer aux collègues des autres accueils de
jour...
je ne sais pas si d'autres régions sont concernées, pour l'instant, notre hièrarchie nous a signalé la suppression de ce service au niveau régional.
je suis ass, et je travaille dans un accueil de jour d'auvergne depuis 2008.
Je travaille avec une animatrice et une psychologue qui intervient une journée par semaine.
Nos missions sont:
-accueillir le public sans domicile fixe
-l'animatrice, leur propose une collation et des activités (co, ou individuelle: lecture, création d'origami, atelier informatique, atelier recherches d'emploi, ateliers peinture, etc...)
-orientation vers buanderie (douche, mahcine à laver, seche linge)
- moi, en tant qu'ass: je propose une adresse, afin de permettre aux personnes de retrouver l'ensemble de leurs droits civiques ( carte d'identité, droit de vote, etc)
- pour les personnes n'ayant pas de compte bancaire, nous avons un agrément permettant de recevoir le rsa des personnes et de leur donner dés réception, avant de les accompagner vers l'ouverture du compte bancaire
-ouverture de l'ensemble des droits sociaux (rsa, cmu, aah, etc)
-accompagnement vers l'accès à un hébergement, ou un logement...)
et j'en passe... Nous travaillons en partenariat avec le 115, les abris de nuit, le chrs, et les partenaires sociaux habituels (hopital, ccas, conseil général, caf, cpam, restos du coeur...)
Depuis début 2010, l'état ne nous a pas versé de subvention pour financer les accueils de jour.
Et nous avons appris la semaine passée, que faute de financement, les accueils de jour allaient être supprimés, et les personnels licenciés. Ainsi, les sdf n'auront plus de structure pouvant les accueillir en journée, leur permettant de créer du lien, de prendre une collation, de se préoccuper de leur hygiène, etc...
mais ils n'auront aussi, plus de domiciliation, donc ne pourront plus prétendre au RSA puisqu'il faut une adresse stable et que nous sommes le seul service à avoir l'agrément (le ccas étannt habilité de droit, mais refusant de la faire).
Ainsi, et pour pleins d'autres raisons, l'état prend sciemment (pour cause de faillite nationale, il parait!) la décision que de précariser davantage les sans domicile fixe... ce qui est en totale contradiction, avec la loi dalo, qui nous impose un pricipe de continuité entre la nuit et le jour, et le parcours d'insertion des personnes (à savoir, éviter la remise à la rue du public), principe réaffirmé par la circulaire du 19 mars 2010!
Faca à toutes ces incohérences, et contradictions, nous sommes obligés de nous battre contre la décision somme toute arbitraire de l'état! entre accueils de jour du département, nous allons nous reunir, afin d'essayer de nous mobiliser vers une action commune. Je tente déjà de réflechir pour une action qui pourrait sensibiliser l'état, les citoyens, sans en faire patir le public accueilli (oui, je reste dans l'utopie!!!) à proposer aux collègues des autres accueils de
jour...
je ne sais pas si d'autres régions sont concernées, pour l'instant, notre hièrarchie nous a signalé la suppression de ce service au niveau régional.