Bonjour à tous!
voilà, je suis AS depuis quelques années. J'ai d'abord travaillé au CG, en polyvalence. Et cela va faire un an que j'ai été embauchée dans le privé (association), mission: service social de catégorie.
J'ai toujours eu l'habitude de travailler en équipe, d'avoir des collègues et une responsable présentes pour échanger sur nos pratiques pro... J'ai toujours travaillé au sein d'équipes pluridisciplinaires.
Mais là, sur ce nouveau poste, je me sents et je suis... toute seule!!! Pas de secrétaire, pas de collègue (le plus proche et à 1h de mon bureau, on se voit quasiment jamais) et une responsable loin et super débordée et pas très dispo.
En gros, c'est: t'es grande, t'as été embauchée parce qu'on te sent "capable", t'es AS... donc tu sais et tu te débrouilles!
C'est très difficile pour moi de me retrouver seule dans mon bureau chaque jour. La solitude est insupportable.
Outre cette solitude, je me pose des questions quant à ma pratique. Souvent, lorsque j'interviens dans une situation, je me demande si je fais bien, si j'ai pensé à tout ect... Je n'ai pas de retour sur ma pratique.
Je ne sais pas quoi faire. J'ai tenté de me rapprocher des AS du secteur, des partenaires potentiels mais en fait ça n'accroche pas. Je n'ai de nouvelle des partenaires que si ils sont besoin de savoir si il existe telle ou telle aide financière pour un usager...
J'aimerai savoir comment les AS qui sont très isolées comme je le suis vivent cette situation? Qu'avez vous mis en place pour rompre cet isolement? Ou au contraire, si des AS préfèrent travailler dans un cadre comme celui ci, j'aurais aimé connaître leurs motivations...
Dans l'attente de quelques échanges, je vous remercie par avance.
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seule sur mon poste
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pierre
Re: seule sur mon poste
salut océane
je pige ton désarroi. Après un entretien d'embauche il y a deux ans et quelques dans une association spécialisée dans l'accueil et le suivi de toxicomanes, j'ai compris que j'allais être seul, que j'allais devoir me débrouiller comme toi, travailler seul, sans aucune expérience préalable qui plus est dans une équipe de travailleurs sociaux. J'ai décliné, et suis maintenant salarié d'un gros CHS. Tout était pré-installé en quelque sorte, déjà là. Le réseau était constitué, il m'a suffit de récupérer les répertoires laissés par les prédécesseurs et de consulter les collègues, l'adaptation a été facilitée par l'environnement, tu te glisses dans le boulot comme dans la circulation. Seul(e) c'est une autre paire de manches en effet. Tu ne savais pas ce qui allait t'attendre ? pourquoi avoir décidé de partir et de choisir ce poste ? mieux payé ?
Il n'y a pas d'associations avec lesquelles tu pourrais travailler régulièrement ? je crois qu'à ta place j'essaierais un maximum de tisser des liens avec les partenaires en me déplaçant le plus possible pour me faire connaître... C'est ce que je fais souvent, rien de tel que de se faire connaître, soi et son travail, pour rompre avec l'isolement, mais pour pouvoir mieux bosser surtout, à part ça je vois pas bien. Bon courage en tout cas...
je pige ton désarroi. Après un entretien d'embauche il y a deux ans et quelques dans une association spécialisée dans l'accueil et le suivi de toxicomanes, j'ai compris que j'allais être seul, que j'allais devoir me débrouiller comme toi, travailler seul, sans aucune expérience préalable qui plus est dans une équipe de travailleurs sociaux. J'ai décliné, et suis maintenant salarié d'un gros CHS. Tout était pré-installé en quelque sorte, déjà là. Le réseau était constitué, il m'a suffit de récupérer les répertoires laissés par les prédécesseurs et de consulter les collègues, l'adaptation a été facilitée par l'environnement, tu te glisses dans le boulot comme dans la circulation. Seul(e) c'est une autre paire de manches en effet. Tu ne savais pas ce qui allait t'attendre ? pourquoi avoir décidé de partir et de choisir ce poste ? mieux payé ?
Il n'y a pas d'associations avec lesquelles tu pourrais travailler régulièrement ? je crois qu'à ta place j'essaierais un maximum de tisser des liens avec les partenaires en me déplaçant le plus possible pour me faire connaître... C'est ce que je fais souvent, rien de tel que de se faire connaître, soi et son travail, pour rompre avec l'isolement, mais pour pouvoir mieux bosser surtout, à part ça je vois pas bien. Bon courage en tout cas...
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Chris
Re: seule sur mon poste
Bonjour Océane,
J'exerce dans les mêmes conditions que toi depuis 3 ans et demi.
Je partage le même sentiment que toi en ce qui concerne le doute qui s'installe quant à ma pratique.
J'ai pourtant tissé un réseau important, multiplié les formations (gratuites). D'ailleurs, lors d'une de ces formations, chacun présentant le contexte du lieu de travail ainsi que ses spécificités, l'intervenante m'a dit "clairement" que j'étais en situation d'exclusion professionnelle. M^me si je ressentais un sentiment de malaise, je n'arrivais pas à mettre de mots : je te laisse imaginer, lorsque tu te prends cette vérité pleine face...........
Je m'accroche mais ce n'est pas confortable :
- je travaille dans un petit hôpital de proximité
- les médecins n'ont pas le mot "social" dans leur dictionnaire et n'en perçoivent pas la nécéssité, notamment pour une orientation vers l'assistante sociale tout simplement.
- Ils ne veulent pas prendre en compte qu'une personne hospitalisée c'est trois angles d'évaluation qui sont imbriqués :
le soin, le psychologique, le social (pour résumer)
J'ai l'impression de rebacher tjrs la m^me chose et ma hiérarchie qui me dit qu'il faut donner du temps mais ne s'implique pas plus.
Cependant, je ne crois pas qu'elle m'aurait autorisé à prendre autant de temps.
Parfois je suis découragée,le plus souvent je râle : les médecins sont fièrs de préciser qu'ils vident les lits plus vite que l'assistante sociale. Je leur laisse volontier ce score et suis fière de ne pas le détenir............
Bref, il y aurait tant à dire....
ce qui me fait tenir c'est surtout de ne pas perdre de vue le "pourquoi je suis sur ce poste" et le sens que je dois donner à mes accompagnements.
Bon courage à toi.
J'exerce dans les mêmes conditions que toi depuis 3 ans et demi.
Je partage le même sentiment que toi en ce qui concerne le doute qui s'installe quant à ma pratique.
J'ai pourtant tissé un réseau important, multiplié les formations (gratuites). D'ailleurs, lors d'une de ces formations, chacun présentant le contexte du lieu de travail ainsi que ses spécificités, l'intervenante m'a dit "clairement" que j'étais en situation d'exclusion professionnelle. M^me si je ressentais un sentiment de malaise, je n'arrivais pas à mettre de mots : je te laisse imaginer, lorsque tu te prends cette vérité pleine face...........
Je m'accroche mais ce n'est pas confortable :
- je travaille dans un petit hôpital de proximité
- les médecins n'ont pas le mot "social" dans leur dictionnaire et n'en perçoivent pas la nécéssité, notamment pour une orientation vers l'assistante sociale tout simplement.
- Ils ne veulent pas prendre en compte qu'une personne hospitalisée c'est trois angles d'évaluation qui sont imbriqués :
le soin, le psychologique, le social (pour résumer)
J'ai l'impression de rebacher tjrs la m^me chose et ma hiérarchie qui me dit qu'il faut donner du temps mais ne s'implique pas plus.
Cependant, je ne crois pas qu'elle m'aurait autorisé à prendre autant de temps.
Parfois je suis découragée,le plus souvent je râle : les médecins sont fièrs de préciser qu'ils vident les lits plus vite que l'assistante sociale. Je leur laisse volontier ce score et suis fière de ne pas le détenir............
Bref, il y aurait tant à dire....
ce qui me fait tenir c'est surtout de ne pas perdre de vue le "pourquoi je suis sur ce poste" et le sens que je dois donner à mes accompagnements.
Bon courage à toi.
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karen113
Re: seule sur mon poste
Coucou Océane,
Moi aussi quand j'ai occupé mon nouveau poste en IME (je suis la seule AS) je me sentais assez seule. Avant je bossais en hospitalier donc c'est très different.
Même si l'équipe pluridisciplinaire est très sympa et ouverte n'empêche que l'unité d'un service social me manque!!!
Mais les réunions d'AS spécialisées me permettent de connaître d'autres collègues et d'échanger.
Ne peux-tu pas te faire connaître lors de réunions extérieures. Je suis d'accord avec Pierre quand il dit de se déplacer, d'aller à la rencontre des partenaires, etc.
En tout cas, bon courage et ne te laisse pas miner par cette j'espère "temporaire solitude"!!!
Karen113
Moi aussi quand j'ai occupé mon nouveau poste en IME (je suis la seule AS) je me sentais assez seule. Avant je bossais en hospitalier donc c'est très different.
Même si l'équipe pluridisciplinaire est très sympa et ouverte n'empêche que l'unité d'un service social me manque!!!
Mais les réunions d'AS spécialisées me permettent de connaître d'autres collègues et d'échanger.
Ne peux-tu pas te faire connaître lors de réunions extérieures. Je suis d'accord avec Pierre quand il dit de se déplacer, d'aller à la rencontre des partenaires, etc.
En tout cas, bon courage et ne te laisse pas miner par cette j'espère "temporaire solitude"!!!
Karen113
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océane
Re: seule sur mon poste
En fait, j'ai accepté ce poste parce que c'était... un cdi! J'étais contractuelle dans un CG et je n'arrive pas à obtenir le concours fpt. Alors au bout de quelques années de cdd, j'ai cherché un cdi dans le privé et... voilà où j'en (je) suis!
Lors de mon embauche, on m'a informé des missions du poste et de ses spécificités. Mais je n'ai vu que le cdi, comme une grosse bêbête, j'ai pas réfléchi et je ne suis pas projetée.
Tu parles de salaire, eh ben tu sais quoi??? Je gagne bien moins qu'au CG!!!
Enfin bref, je me démène alors j'espère qu'avec le temps... je me sentirai moins seule!
Lors de mon embauche, on m'a informé des missions du poste et de ses spécificités. Mais je n'ai vu que le cdi, comme une grosse bêbête, j'ai pas réfléchi et je ne suis pas projetée.
Tu parles de salaire, eh ben tu sais quoi??? Je gagne bien moins qu'au CG!!!
Enfin bref, je me démène alors j'espère qu'avec le temps... je me sentirai moins seule!