La relation de pouvoir entre l'AS et l'usager (mémoire)
Publié : 12 juil. 2011 13:04
Bonjour à tous,
je rentre en deuxième année de formation d'assistant de service social l'an prochain et je commence à prospecter autour de moi afin de trouver un thème de mémoire et des lectures qui pourraient m'apporter des éléments en ce sens.
Je penche actuellement pour deux sujets : l'humour dans le travail social (à affiner, préciser etc.).
Mon deuxième sujet concerne la relation de pouvoir entre le travailleur social, plus précisément l'AS, et l'usager.
Cette idée fait suite à un constat qui est qu'il existe (je le crois) dans tout échange avec un usager une certaine relation de pouvoir. De fait, ou bien c'est l'usager qui sollicite l'aide de l'AS, et c'est elle qui détient alors les renseignements demandés, les "solutions" ; ou bien c'est l'AS qui est envoyée à la rencontre de l'usager et qui "s'introduit" dans la vie de celui ci. Elle est en tout cas en position de force au départ dans la relation, c'est bien souvent à elle qu'on vient chercher des renseignements/solutions/aides...
De plus ce pouvoir peut être renforcé au détriment de l'AS. Pour exemple j'ai discuté avec une AS qui travaille dans un service de tutelle et qui m'expliquait qu'elle essayait au maximum de faire faire les démarches par les personnes elles-mêmes dans un soucis de valorisation et d'autonomisation. Pourtant bien souvent, les personnes étaient confrontées comme chacun d'entre nous à des attentes interminables et bien souvent à peu de résultats. Lorsque c'était elle qui appelait, elle précisait être mandatée par le juge et les choses se débloquaient rapidement. Les usagers voyaient alors en elle un certain pouvoir et finissaient par ne plus souhaiter effectuer les démarches seuls.
Bref je trouve ce constat très intéressant, cette relation existe me semble t-il de fait, mais le professionnel a peut être la possibilité d'agir pour balayer cette relation.
Cependant ce constat de fin de première année est peut être erroné, je sollicite donc votre expérience et vos connaissances pour m'apporter des éléments.
Je sais aussi que ce sujet peut être difficile à présenter à un jury, il faut pouvoir le soutenir à l'oral et avoir une présentation nickel. Il est source de débats et de confrontations.
A votre connaissance ce sujet a t-il déjà été traité? Existe t-il des ouvrages sur la question?
Merci d'avance !
je rentre en deuxième année de formation d'assistant de service social l'an prochain et je commence à prospecter autour de moi afin de trouver un thème de mémoire et des lectures qui pourraient m'apporter des éléments en ce sens.
Je penche actuellement pour deux sujets : l'humour dans le travail social (à affiner, préciser etc.).
Mon deuxième sujet concerne la relation de pouvoir entre le travailleur social, plus précisément l'AS, et l'usager.
Cette idée fait suite à un constat qui est qu'il existe (je le crois) dans tout échange avec un usager une certaine relation de pouvoir. De fait, ou bien c'est l'usager qui sollicite l'aide de l'AS, et c'est elle qui détient alors les renseignements demandés, les "solutions" ; ou bien c'est l'AS qui est envoyée à la rencontre de l'usager et qui "s'introduit" dans la vie de celui ci. Elle est en tout cas en position de force au départ dans la relation, c'est bien souvent à elle qu'on vient chercher des renseignements/solutions/aides...
De plus ce pouvoir peut être renforcé au détriment de l'AS. Pour exemple j'ai discuté avec une AS qui travaille dans un service de tutelle et qui m'expliquait qu'elle essayait au maximum de faire faire les démarches par les personnes elles-mêmes dans un soucis de valorisation et d'autonomisation. Pourtant bien souvent, les personnes étaient confrontées comme chacun d'entre nous à des attentes interminables et bien souvent à peu de résultats. Lorsque c'était elle qui appelait, elle précisait être mandatée par le juge et les choses se débloquaient rapidement. Les usagers voyaient alors en elle un certain pouvoir et finissaient par ne plus souhaiter effectuer les démarches seuls.
Bref je trouve ce constat très intéressant, cette relation existe me semble t-il de fait, mais le professionnel a peut être la possibilité d'agir pour balayer cette relation.
Cependant ce constat de fin de première année est peut être erroné, je sollicite donc votre expérience et vos connaissances pour m'apporter des éléments.
Je sais aussi que ce sujet peut être difficile à présenter à un jury, il faut pouvoir le soutenir à l'oral et avoir une présentation nickel. Il est source de débats et de confrontations.
A votre connaissance ce sujet a t-il déjà été traité? Existe t-il des ouvrages sur la question?
Merci d'avance !