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Majeurs protégés
Publié : 21 sept. 2011 18:31
par ass
Bonjour
Depuis peu je suis déléguée mandataire à la protection des majeurs et je souhaiterai échanger avec des personnes travaillant dans ce domaine. Je suis de formation ASS. Combien de majeurs vous accompagnez, comment vous percevez ce métier car parfois j'ai l'impression d'être en décalage et qu'en est il de la formation au CNC dans mon cas ce ne serait qu'en septembre 2012
Merci pour vos réponses
Re: Majeurs protégés
Publié : 21 sept. 2011 22:41
par zineb
Bjr, je viens d'être embauchée justement comme mandataire judiciaire. La directrice m'a dit que sur ce poste je ne serai pas amenée a rencontrer les personnes, mise a part par telephone.... Je me pose pas mal de questions mais jme dis que c'est une bonne expérience. Et toi qu'en est-il?
Re: Majeurs protégés
Publié : 22 sept. 2011 14:34
par Tassacafée
Bonjour,
Je suis CESF en poste à l'UDAF en tant que déléguée.
J'ai actuellement environ 50 dossiers (ce qui est peu). C'est mon premier poste et effectivement, c'est extrémement formateur.Un grand travail en partenariat. On touche à tout. C'est passionnant. C'est compliqué parfois.
Ce qui est dommage ce poste c'est le peu d'accompagnement social. C'est très frustrant.
Quant- au CNC, je le passerais en 2013. Il y en a d'autres à passer avant moi :s Dommage.
Re: Majeurs prot�g�s
Publié : 22 sept. 2011 17:55
par sabine
j'ai été déléguée à la tutelle (ou mandataire judiciaire) en tant qu'a.s et je n'ai pas tenu 4 mois, beaucoup de dossiers à traiter, essentiellement que de l'administratif, en tant qu'a.s je ne vois absolument pas le travail social comme cela, d'ailleurs il y avait pratiquement que des CESF + éduc et un peu de juriste. mais que 2 a.s !
j'avais plus de 55 dossiers en tant que débutante ! je me suis noyée , énormément de choses à faire, bien sûr formateur quand on nous presse pas comme des citrons, comment on peut prendre le temps avec les personnes ? et comment j'aurais m'en sortir en prenant directement 55 dossiers ?? le personnel râlait souvent, du stress ++ pas mal de pression, j'ai halluciné sur le travail qu'on faisait. je vois pas l'intérêt d'embaucher des a.s sur ce poste vraiment. ils devraient embaucher des secrétaires pour tout l'administratif (le principal du boulot ne l'oublions pas) et le reste le laisser aux travailleurs sociaux. j'ai touché à tout effectivement mais d'une manière si superficielle (pas le temps d'approfondir !!) que j'en ressors frustrée de ce boulot. en plus faut pas oublier le public avec pathologies psy parfois sévères et parfois agressifs. le contact est principalement téléphonique, peu de V.A.D (visite à domicile), par rapport à mes anciens boulots, j'ai trouvé le personnel usé et stressés et surtout Débordé ! j'avais le cul vissé sur ma chaise pendant des heures sans décoller de mon ordi tellement j'avais du boulot.
majoritairement les A.S ne postulent pas dans ce genre de structure, la boite où j'ai bossé avait du mal à recruter des A.S, ben tu m'étonnes ! les A.S veulent pas bosser là dedans, notre boulot n'est pas administratif il est relationnel avant tout. et les cdd sont courants pour les remplacement, sur un poste à remplacer en 1 an 3 personnes sont passées ! inutile de vous dire les conséquences sur le suivi de ces personnes qui sont souvent en rupture de lien avec leur délégué.
enfin, toutes les structures ne sont pas les mêmes avec les mêmes effectifs mais boulot pas intéressant pour moi. bon courage !
Re: Majeurs protégés
Publié : 25 sept. 2011 11:44
par Florence
Bonjour "ass",
Je suis moi aussi de formation ASS (diplômée 2008 ) et j'exerce comme déléguée à la protection des majeurs depuis janvier 2009.
Avant, j'avais travaillé 3 mois comme ASS en hôpital, cette expérience ne m'a pas plu du tout, car j'ai trouvé qu'il y avait très peu de suivi : on voit les patients 2 fois maxi, sur la plupart des situations. J'avais l'impression de passer mon temps à faire des demandes d'APA, d'aide ménagère, et des demandes d'ARH (aide au retour après hospi, pour les retraités CRAM)
Comme déléguée à la protection des majeurs, j'ai 60 suivis de majeurs autonomes (pas de suivis en établissement pour ma part)
Bien sûr, il y a beaucoup de boulot administratif, je dirais que c'est les 2/3 du temps, mais sur cette partie, il y a beaucoup de contacts téléphoniques, y compris avec de nombreux partenaires.
Et ce qui me plaît, c'est la variété des situations : ils sont tous majeurs protégés, mais certains sont jeunes, d'autres quarantenaires, d'autres ont plus de 60 ans ; il y a beaucoup de personnes seules, mais aussi des couples, voire des familles. Certains travaillent, d'autres non. Certains sont déficients intellectuels, et d'autres sont dans la maladie mentale (psychiatrie)
Et le 1/3 de temps restant, je fais des VAD. Je passe du temps avec chaque majeur (3/4 d'heure à 1 h par personne, en moyenne), en essayant de voir les majeurs au moins tous les 2 mois. Mais certains viennent me voir en perm' en plus.
Pas d'ISIC, mais perso, je préfère le suivi individuel ; pas de réunnionite aigüe, comme en polyvalence ... Une grande liberté d'organisation dans mon travail ...
Nous avons la chance, dans notre assoc, d'avoir un service "placements financiers" qui s'occupe de tout ça, et un service juridique qui suit les procédures judicaires concernant nos majeurs les licenciements de salariés à domicile, les héritages et successsions, les divorces, et même les dossiers de surendettement déposés BDF ...
Donc, mon travail est vraiment tourné vers le quotidien des majeurs : suivi budgétaire, mais aussi (surtout) médico-social !
Bref, moi je m'y plaît vraiment et j'ai le sentiment que d'être ASS est vraiment un plus. Mais je n'aimerai pas intervenir en établissement, où il y a parfois pas ou peu de communication possible avec les majeurs (démences séniles, handicap intellectuel profond ...)
Pour finir sur la question du CNC, j'avais eu quelques jours de formation en lien avec la réforme il y a un an et demi.
Mais j'entame vraiment la formation depuis peu, c'est un peu tardif (d'autres collègues plus anciennes ont suivi cette formation avant moi), mais finalement plus concret, quand on connaît bien le boulot.