Bonjour à tous!
Je suis actuellement en troisième année en formation d'Assistant de service social à Paris.
J'effectue un mémoire sur la place laissée à la culture d'origine dans la parentalité adoptive lors d'adoption internationale.
Je recherche des témoignages de travailleurs sociaux, au sujet de situations où les adoptants ne souhaitaient pas faire référence au pays et à la culture de naissance de leur enfant.
Si vous souhaitiez m'aider à étayer ce sujet, nous pourrions effectuer un entretien en face à face ou par téléphone ou bien même par mail. Je reste à votre disposition pour un entretien à votre convenance.
Vous pouvez me contacter à l'adresse mail suivante: cultureadoption@gmail.com.
Merci par avance de votre aide.
Amélie
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Mémoire sur la culture d'origine lors de parentalité adoptive internationale
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jg
Re: Mémoire sur la culture d'origine lors de parentalité adoptive internationale
je vous ai envoyé une réponse par mail mais le mail m'a été retourné.
je vous le renvoie en espérant qu'il vous parvienne.
je vous le renvoie en espérant qu'il vous parvienne.
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future maman adoptante(?)
Re: Mémoire sur la culture d'origine lors de parentalité adoptive internationale
Bonjour
je suis actuellement en démarche d'adoption (agrément obtenu et dossier en cours dans un pays)et assistante sociale.ne pas faire référence au pays d'origine de l'enfant me parait relever de l'impossible.c'est justement une des particularité de la filiation adoptive, on devient parent d'un enfant d'une autre nationalité autre culture(sauf si l'enfant est né en france, mais la majorité des adoptions se font à l’international)l'histoire de l'enfant a existé avant que l'on arrive comme parent et nier cette histoire entière serait dommageable pour la construction de l'identité de l'enfant...l'enfant va de toute façon poser des questions donc ignorer sa culture me parait de l'ordre d e l’impossible.
Si j'avais à évaluer dans le cadre d'un agrément je serais très sceptique si une famille me disait on ne fera pas référence à la nationalité culture de l'enfant..sans tomber dans l'exces de reproduire la vie quotidienne comme dans le pays, il me semble que connaitre un peu la langue de l'enfant, des infos sur son pays, des choses valorisantes de sa culture (ex la cusiine) sans oublier les infos qu'on peut avoir sur son passé est indispensable.On reconnait à l'enfant le fait d'avoir eu une vie avant nous.
des adoptants qui ne réfléchiraient pas à ça et resteraient fermes sur leur position après tentative de disucssion me donneraient l'impression de vouloir mettre l'enfant dans leur moule à eux, leur enfant idéal et idéalise.
je suis actuellement en démarche d'adoption (agrément obtenu et dossier en cours dans un pays)et assistante sociale.ne pas faire référence au pays d'origine de l'enfant me parait relever de l'impossible.c'est justement une des particularité de la filiation adoptive, on devient parent d'un enfant d'une autre nationalité autre culture(sauf si l'enfant est né en france, mais la majorité des adoptions se font à l’international)l'histoire de l'enfant a existé avant que l'on arrive comme parent et nier cette histoire entière serait dommageable pour la construction de l'identité de l'enfant...l'enfant va de toute façon poser des questions donc ignorer sa culture me parait de l'ordre d e l’impossible.
Si j'avais à évaluer dans le cadre d'un agrément je serais très sceptique si une famille me disait on ne fera pas référence à la nationalité culture de l'enfant..sans tomber dans l'exces de reproduire la vie quotidienne comme dans le pays, il me semble que connaitre un peu la langue de l'enfant, des infos sur son pays, des choses valorisantes de sa culture (ex la cusiine) sans oublier les infos qu'on peut avoir sur son passé est indispensable.On reconnait à l'enfant le fait d'avoir eu une vie avant nous.
des adoptants qui ne réfléchiraient pas à ça et resteraient fermes sur leur position après tentative de disucssion me donneraient l'impression de vouloir mettre l'enfant dans leur moule à eux, leur enfant idéal et idéalise.
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jg
Re: Mémoire sur la culture d'origine lors de parentalité adoptive internationale
maman de plusieurs enfants nés sur différents continents, je confirme ce que dit "future maman adoptante."
Bien entendu que dès la constitution du dossier,et pendant le temps de l'attente, les futurs parents essaient de connaître le mieux possible l'histoire de ces pays pour comprendre d'ailleurs pourquoi ils en sont venus à confier leurs enfants sur une large échelle.il est important que nos enfants puissent connaître la culture de leurs pays d'origine pour en être fiers plus tard.Car ces pays malgré leurs difficultés de tous ordres aujourd'hui, ont néanmoins une richesse culturelle particulière, ont abrité des civilisations qui ont laissé des témoignages admirables dans tous les domaines. On ne peut pas non plus faire l'impasse sur le climat social de ces pays, les mentalités qui aussi peuvent expliquer que des jeunes mères n'aient pu garder auprès d'elles leurs enfants, victimes de la pression sociale et de leur incapacité à se faire accepter comme telles dans la société et à accéder à une indépendance financière.
aujourd'hui, grâce à internet, grâce à la solidarité entre adoptants et futurs adoptants, grâce aux forums,il est aisé de s'informer.Nous avons de la reconnaissance et une certaine tendresse pour le pays d'origine de nos enfants et nous les adoptons nous aussi.car nous y avons fait des rencontres inoubliables et admiré ces pays qui sont généralement à une autre échelle sur le plan géographique que les nôtres.
Les forums par pays vont permettre également de sensibiliser nos enfants à la culture de leur pays d'origine en provoquant des rencontres autour d'une fête etc...
Par contre, je n'ai pas souhaité que mes enfants arrivent à l'âge adulte en se sentant écartelés entre deux pays, entre deux modes de vie.
J'ai souhaité avant tout qu'ils s'enracinent ici,ce qui est quand même un meilleur facteur d'équilibre.
Je n'ai pas voulu en faire des exilés à vie. Leur vie est ici auprès de leur famille, de leurs amis et de la famille qu'ils ont créée ou se créeront.
De toute manière, future maman adoptante, vous constaterez que vos enfants à l'âge de l'école primaire ou de la préadolescence rejetteront leur pays d'origine, la langue s'ils ont la possibilité de l'apprendre. Les enfants adoptés à un âge où ils parlent déjà leur langue d'origine l'oublient souvent pour mieux s'intégrer dans leur nouvelle vie.
Ils y reviendront plus tard, à des âges variables, visiteront leurs pays de naissance, s'initieront à la littérature du pays, mais à de rares exceptions, s'y sentiront étrangers, surtout s'il y a la barrière de la langue. Ils se sentent d'ici tout en ayant le sentiment qu'ils possèdent grâce à leur histoire, une ouverture d'esprit particulière qui leur donne une vision différente sur les rapports entre les peuples.
Je crois qu'il est important qu'ils soient fiers de leurs origines car l'adoption est souvent décriée, les préjugés sont tenaces dans les mentalités.et ils ont besoin de cette estime d'eux mêmes pour se construire.
Bien entendu que dès la constitution du dossier,et pendant le temps de l'attente, les futurs parents essaient de connaître le mieux possible l'histoire de ces pays pour comprendre d'ailleurs pourquoi ils en sont venus à confier leurs enfants sur une large échelle.il est important que nos enfants puissent connaître la culture de leurs pays d'origine pour en être fiers plus tard.Car ces pays malgré leurs difficultés de tous ordres aujourd'hui, ont néanmoins une richesse culturelle particulière, ont abrité des civilisations qui ont laissé des témoignages admirables dans tous les domaines. On ne peut pas non plus faire l'impasse sur le climat social de ces pays, les mentalités qui aussi peuvent expliquer que des jeunes mères n'aient pu garder auprès d'elles leurs enfants, victimes de la pression sociale et de leur incapacité à se faire accepter comme telles dans la société et à accéder à une indépendance financière.
aujourd'hui, grâce à internet, grâce à la solidarité entre adoptants et futurs adoptants, grâce aux forums,il est aisé de s'informer.Nous avons de la reconnaissance et une certaine tendresse pour le pays d'origine de nos enfants et nous les adoptons nous aussi.car nous y avons fait des rencontres inoubliables et admiré ces pays qui sont généralement à une autre échelle sur le plan géographique que les nôtres.
Les forums par pays vont permettre également de sensibiliser nos enfants à la culture de leur pays d'origine en provoquant des rencontres autour d'une fête etc...
Par contre, je n'ai pas souhaité que mes enfants arrivent à l'âge adulte en se sentant écartelés entre deux pays, entre deux modes de vie.
J'ai souhaité avant tout qu'ils s'enracinent ici,ce qui est quand même un meilleur facteur d'équilibre.
Je n'ai pas voulu en faire des exilés à vie. Leur vie est ici auprès de leur famille, de leurs amis et de la famille qu'ils ont créée ou se créeront.
De toute manière, future maman adoptante, vous constaterez que vos enfants à l'âge de l'école primaire ou de la préadolescence rejetteront leur pays d'origine, la langue s'ils ont la possibilité de l'apprendre. Les enfants adoptés à un âge où ils parlent déjà leur langue d'origine l'oublient souvent pour mieux s'intégrer dans leur nouvelle vie.
Ils y reviendront plus tard, à des âges variables, visiteront leurs pays de naissance, s'initieront à la littérature du pays, mais à de rares exceptions, s'y sentiront étrangers, surtout s'il y a la barrière de la langue. Ils se sentent d'ici tout en ayant le sentiment qu'ils possèdent grâce à leur histoire, une ouverture d'esprit particulière qui leur donne une vision différente sur les rapports entre les peuples.
Je crois qu'il est important qu'ils soient fiers de leurs origines car l'adoption est souvent décriée, les préjugés sont tenaces dans les mentalités.et ils ont besoin de cette estime d'eux mêmes pour se construire.