Bonjour,
Je suis en 3 eme année d'ASS, mon conjoint et moi avons chacun un enfant de notre côté. Mon fils vit avec nous, tandis que le sien ( 6ans) vit avec sa mère dans une autre région. Mon conjoint, suite à un jugement, peut prendre son fils à chaque vacances.
Depuis le début, plusieurs éléments nous ont interpellés: l'hygiène du domicile, avec des chats qui urinent partout, sur les lits, les vêtements, le petit avait uniquement des vêtements trop petits, il nous ai arrivé deux fois d'aller le chercher et qu'il ne soit pas tout à fait propre ( la bouche avec la bave de la nuit à 11h du mat alors qu'on a 4h de route à faire), pas de brosse à dent au domicile à priori...il est tout le temps au courant de ce que vit sa mère ( histoire d'amour, ruptures...) jusque là nous n'avions rien dit..elle vivait en plus avec un compagnon disons particulier qui semblait prendre volontiers la place du papa..
Le petit à déménagé plusieurs fois, il a donc changé d'école ( il est en maternelle). Il ya quelques semaines nous avons reçu un courrier de la soeur de la maman qui nous expose une situation alarmante: elle donnerait des douches froides à son fils quand il fait des caprices,a &-h elle refuse de lui donner un petit gouter si il a faim, il doit attendre 20h, il est vraiment maigre pourtant, elle lui met des vetements sortis du panier de linge sale, il manque souvent l'école parce qu'elle n'a pas envie de l'y emmener.
Il ya aquelques mois elle a rencontré un nouveau compagnon, c'est très conflictuel, meme violent, le petit en est témoin et s'est mis à tenter d'étrangler des camarades à l'école, elle a tout minimisé sans écouter les recommandations de lui faire rencontrer un psychologue. L'école a fini par lui imposer.
Elle entraîne son fils dans toutes les disputes, il sait tout de sa vie!! au bout de deux mois ils ont pris la décision de vivre ensemble chez elle, il a abandonné son appart. Elle s'est dit à ce moment là pourquoi ne pas revenir avec son ex: elle a donc mis son compagnon à la porte le soir, avec son fils à lui en appelant la police. Ils se sont finalement remis ensemble, elle décide de s'installer chez lui, elle inscrit le petit dans une école tout près du nouveau domicile, et au bout d'une semaine il l'a met à la porte à son tour avec le petit ( il s'est vengé..) Elle rentre chez elle sans un sous ( elle a payé l'intégralité du loyer de monsieur alors qu'elle meme est au chomage avec un retard de loyer), sans vêtements, sans papiers. Elle doit frapper à la porte des voisins pour nourrir le petit...Elle doit donc le réinscrire à l'école en bas de chez elle. Demain c'est la reprise et il n'est toujours pas inscrit..
Quand il est à la maison nous limitons les appels, car elle le fait systématiquement pleuré au téléphone, il s'inquiète pour sa mère, elle lui raconte qu'elle a pu récupérer quelques vêtements ,mais pas tout, elle lui raconte qu'elle a retrouvé les chats avec les os brisés alors qu'elle pensait que monsieur les avait donné.
Bref, nous avons signalé la situation parce que c'est trop, il a 6 ans et semble en retard sur les apprentissages scolaires. Et surtout même si elle aime son fils, elle ne pense pas à lui, à ses besoins, elle n'a pas d'autorité au point qu'elle dit qu'il ne se brosse pas les dents parce qu'il ne veut pas ( il a maintenant une brosse à dent chez lui), l'infirmière scolaire a quand même constaté l'état catastrophique de ses dents..
Ca nous touche de près et on est un peu perdu.. ca m' quand meme touché de la " dénoncer" auprès des services sociaux. On ne sait pas ce qu'on peut attendre des services sociaux pour le bien être du petit.
Quen pensez vous?
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protection de l'enfance dans notre vie privée.
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Laurène
Re: protection de l'enfance dans notre vie privée.
Il est difficile d'intervenir soi-même en tant qu'AS dans une situation personnelle : nos sentiments et notre vision des choses prennent parfois le pas sur nos compétences professionnelles.
Le conseil que je donnerai serait de s'adresser aux travailleurs sociaux du secteur, qui pourront faire les démarches. L'appel au 119 peut aussi être un moyen de mobiliser les assistants de service social sur cette situation qui semble très compliqué voire dangereuse pour l'enfant.
Enfin, rien n'empêche votre compagnon de saisir le JAF afin de réévaluer les conditions et dispositions d'accueil si celles-ci mettent en danger la sécurité, la santé, la moralité ou le développement de l'enfant.
Le conseil que je donnerai serait de s'adresser aux travailleurs sociaux du secteur, qui pourront faire les démarches. L'appel au 119 peut aussi être un moyen de mobiliser les assistants de service social sur cette situation qui semble très compliqué voire dangereuse pour l'enfant.
Enfin, rien n'empêche votre compagnon de saisir le JAF afin de réévaluer les conditions et dispositions d'accueil si celles-ci mettent en danger la sécurité, la santé, la moralité ou le développement de l'enfant.
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Juas
Re: protection de l'enfance dans notre vie privée.
Tu peux appeler le 119.
Les infos seront traitées par le CG qui demandera une évaluation sociale auprès des assistantes sociales de secteur.
Les infos seront traitées par le CG qui demandera une évaluation sociale auprès des assistantes sociales de secteur.
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vb
Re: protection de l'enfance dans notre vie privée.
je suis tout à fait d'accord il est très difficile voire impossible d'intervenir en temps que pro dans une situation de sa vie privée.
C'est pourquoi il faut savoir passé le relai.
Et dans la situation que tu décris il y a urgence parce qu'il s'agit d'un enfant en danger tant sur le plan physique, moral et psychologique.
j'en profite pour rappeler la loi :
Article 434-3 En savoir plus sur cet article...
Modifié par Ordonnance n°2000-916 du 19 septembre 2000 - art. 3 (V) JORF 22 septembre 2000 en vigueur le 1er janvier 2002
Le fait, pour quiconque ayant eu connaissance de privations, de mauvais traitements ou d'atteintes sexuelles infligés à un mineur de quinze ans ou à une personne qui n'est pas en mesure de se protéger en raison de son âge, d'une maladie, d'une infirmité, d'une déficience physique ou psychique ou d'un état de grossesse, de ne pas en informer les autorités judiciaires ou administratives est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45000 euros d'amende.
Sauf lorsque la loi en dispose autrement, sont exceptées des dispositions qui précèdent les personnes astreintes au secret dans les conditions prévues par l'article 226-13
C'est pourquoi il faut savoir passé le relai.
Et dans la situation que tu décris il y a urgence parce qu'il s'agit d'un enfant en danger tant sur le plan physique, moral et psychologique.
j'en profite pour rappeler la loi :
Article 434-3 En savoir plus sur cet article...
Modifié par Ordonnance n°2000-916 du 19 septembre 2000 - art. 3 (V) JORF 22 septembre 2000 en vigueur le 1er janvier 2002
Le fait, pour quiconque ayant eu connaissance de privations, de mauvais traitements ou d'atteintes sexuelles infligés à un mineur de quinze ans ou à une personne qui n'est pas en mesure de se protéger en raison de son âge, d'une maladie, d'une infirmité, d'une déficience physique ou psychique ou d'un état de grossesse, de ne pas en informer les autorités judiciaires ou administratives est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45000 euros d'amende.
Sauf lorsque la loi en dispose autrement, sont exceptées des dispositions qui précèdent les personnes astreintes au secret dans les conditions prévues par l'article 226-13
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Sophie
Re: protection de l'enfance dans notre vie privée.
Je rejoins le conseil d'appeler le 119 pour expliquer la situation. Tu peux te présenter pour donner + de poids à ton appel ou rester anonyme si tu penses que c'est compliqué.
Ca déclenchera une évaluation de la part des services sociaux du département de la mère qui verront comment ça se passe pour l'enfant. Le père sera surement contacté aussi pour expliquer.
Ca ne changera rien sur la garde entre les parents (pour cela il faudrait saisir le JAF) mais une mesure éducative peut être mise en place pour aider cette mère a s'occuper de son enfant...
Essaie de ne pas trop t'en meler car tu ne peux être objective...
Ca déclenchera une évaluation de la part des services sociaux du département de la mère qui verront comment ça se passe pour l'enfant. Le père sera surement contacté aussi pour expliquer.
Ca ne changera rien sur la garde entre les parents (pour cela il faudrait saisir le JAF) mais une mesure éducative peut être mise en place pour aider cette mère a s'occuper de son enfant...
Essaie de ne pas trop t'en meler car tu ne peux être objective...
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lili
Re: protection de l'enfance dans notre vie privée.
La priorité est aux droits et devoirs des parents: les 2 parents; en cas de séparation du couple parental, rien n'interdit (ou tout oblige, c'est selon..) le parent chez qui l'enfant n'est pas domicilié mais qui le reçoit les weekend, de faire valoir ses responsabilités et devoirs: assurer la protection de son enfant!
autrement dit ce parent peut/doit s'adresser au JAF pour l'informer de la situation; autre possibilité: ce parent peut/doit se mettre en relation avec le service social du secteur de l'autre parent pour essayer une aide contractuelle, après en avoir palré à cet autre parent.
Mais par définition il sera quasi impossible de prendre de la distance dans cette situation, puisque c'est la vôtre et que vos droits et responsabilités (du père) sont engagés..
autrement dit ce parent peut/doit s'adresser au JAF pour l'informer de la situation; autre possibilité: ce parent peut/doit se mettre en relation avec le service social du secteur de l'autre parent pour essayer une aide contractuelle, après en avoir palré à cet autre parent.
Mais par définition il sera quasi impossible de prendre de la distance dans cette situation, puisque c'est la vôtre et que vos droits et responsabilités (du père) sont engagés..