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Mémoire
Publié : 26 juil. 2012 05:29
par Céline
Bonjour à toutes/tous,
Je rentre en deuxième année en septembre et je commence à réfléchir à un sujet de mémoire (je sais que je m'y prend un peu à l'avance).
je pense orienter mon sujet vers la relation de confiance, son importance, comment la mettre en place selon les personnes rencontrées...
Pensez-vous que cela peut faire un bon sujet?
Re: Mémoire
Publié : 26 juil. 2012 10:35
par CooL Raoul
Salut,
vaaaaste champs qu'il va falloir commencer à défricher avec la grosse machine, puis quand t'auras enlever le gros tu passeras aux outils manuels puis les finitions à la mains.
Ton sujet n'est pas encore un sujet, ni même une thématique, je dirais que c'est une orientation. Mais en soit, oui c'est une bonne orientation vers un thème. Tu affineras par la suite.
Re: Mémoire
Publié : 26 juil. 2012 14:25
par kirikou
oui ça c'est sur, d'abord déblayer comme dit Raoul, le gros oeuvre (lectures variées) avant d'attaquer au piochon (parties de textes précises), puis au pinceau d'archéologue (un ou deux concepts ?)
ça fait un peu dartynien comme sujet . La relation de confiance, c'est un préalable, un prérequis même, comme tu préfères, à la relation. D'ailleurs c'est comme le clin d'oeil, on n'y fait pas gaffe, elle survient comme ça entre les parties. De là à savoir comment en faire un mémoire... intéressant, intéressant.
Par quels biais mystérieux la relation de confiance se met-elle en place ? par quoi par où apparaît-elle, cette "chose" invisible mais presque palpable si nécessaire à la relation d'aide pérenne ? et comment l'entretenir...
donc : 1) la confiance, c'est quoi ? à quoi ça sert ? à quoi ça renvoie, que mobilise-t-elle ? qui est le plus concerné ? à qui profite-t-elle en preum's et comment ? quels effets ? etc. etc. bon travail , fat que j'y retourne un peu moi aussi
Re: Mémoire
Publié : 26 juil. 2012 14:59
par Céline
Merci de votre réponse.
En fait, lors de mon stage en psychiatrie, j'ai pu voir deux méthodes de travail: celle où on connait la pathologie de la personne, les effets de celle ci sur la vie, les médicaments et leurs effets, et celle où on ne se renseigne pas dessus et on rencontre la personne sans à priori.
Et j'aimerais orienter mon mémoire justement sur l'influence de cette connaissance sur la relation de confiance, si le fait de s'être renseigné au préalable change notre vision de la personne en tant que telle (même si je soupçonne que oui)...
Je n'arrive pas encore à trouver le bon terme pour désigner le titre de mon mémoire. Mais voilà, ça serait en rapport avec cette relation de confiance si importante dans notre métier.
Bien à vous =)
Re: Mémoire
Publié : 26 juil. 2012 17:37
par Romain
Bonjour Céline,
Oui c'est très bien ça comme orientation , ça semble intéressant.
Je me suis posé les mêmes questions en tous cas que toi, notamment lorsque j'hérite d'un dossier (remplacement de collègue ) .
Faut il partir de zéro avec la personne, ou bien se baser sur les notes et évaluation de la collègue ?
par principe , je repars à zéro avec la personne, pour mettre toutes les chances de créer une relation de confiance
parfois cette relation de confiance existe entre l'usager et l'institution , donc là pas de souci , à interposer un travail social avec un autre
parfois la relation de confiance est trop intimiste entre l'usager et le travailleur social , si bien que tu dois recréer une relation de confiance nouvelle , sur de bonnes bases , si celle qui existait était difficile
mais parfois , avoir lu le dossier avant de rencontrer la personne pour la première fois, permet de ne pas perdre de temps , de ne pas reposer des questions dont les réponses seraient difficile pour la personne à répéter etc .
je pense que le principe c'est de rester objectif , et ne te fonder que sur des éléments que tu peux vérifier , et non pas sur des opinions et préjugés d'autres professionnels, car on en a tous.
Bon courage !
Re: Mémoire
Publié : 26 juil. 2012 17:51
par kirikou
salut Céline
tu as fait un stage en psychiatrie ? les deux "méthodes" que tu mentionnes se confondent je crois, sur la durée. Je travaille en psychiatrie aussi... les pathologies on finit par les connaître, ne serait-ce que par le biais des collègues, des réunions, et c'est important à un moment donné de savoir de quoi il retourne au plan clinique. Cependant on s'efforce en effet de recevoir sans a priori, de voir par nous-mêmes, de nos propres yeux, c'est important. C'est ce qui participe de notre positionnement pro et nous permet de l'étoffer, quant aux suites à donner, etc.
Quand on sait plus précisément de quoi souffre quelqu'un, on le perçoit un peu différemment, nos représentations sont affectées, selon la maladie, le profil psy, mais quand tu le sais, quand tu sais que ton regard est influencé par tel diagnostic, et que tu travailles en l'intégrant, au bout du compte, avec le temps cela ne perturbe pas plus que ça ton intervention. Au contraire même, savoir de quoi souffre quelqu'un te permet d'affiner ton approche, de la singulariser. Vis-à-vis de certains, les paranos, les psychopathes, ces profils par ex peuvent te "secouer" (grave). Si les représentations qu'on a peuvent jeter un peu de trouble dans la relation, un diagnostic de paranoïa ou de psychopathie peut par contre carrément t'inciter à la prudence, en modifiant ton approche, et de confiante, tu deviens de prime abord assez prudente.
la confiance, c'est aussi celle que tu inspires
bosse la psychologie sociale !
sur ces belles paroles, bonnes recherches à toi
Re: Mémoire
Publié : 26 juil. 2012 19:21
par marie
Je pense aussi que tu devrais t'interroger sur les accompagnements sans relation de confiance, est ce possible de mettre en place un accompagnement sans confiance, je pense que oui. Établir une relation de confiance n'est pas chose facile et parfois impossible pourtant l'accompangement se fait quand même, peut être moins aisément mais se fait quand même.
Re: Mémoire
Publié : 26 juil. 2012 20:53
par kirikou
héhéé, ma parole je ne sais pas si j'aurais confiance dans le conseil de quelqu'un qui me dirait que la confiance est en option, dans la relation d'aide... ou que ce soit dans un autre domaine : un prof pour mon fils, "n'ayez pas confiance, je sais enseigner", ou mon dentiste, qui m'expliquerait que sans confiance, le soin est possible, le garagiste, qui me dirait : "allez, filez sans portières". on peut rouler sans portières...

bon, sinon, Marie, sérieusment ce serait quoi la relation à l'autre, dans notre travail, sans confiance ? qu'elle soit nôtre, simplement vis-à-vis de notre pratique, ou qu'elle soit celle de "l'usager" à notre égard ? je suis impatient de savoir! merci d'avance pour les éclaircissements! bonne soirée
Re: Mémoire
Publié : 26 juil. 2012 21:18
par Céline
@ Kirikou: en fait, la deuxième "méthode" que j'ai pu voir, c'est de ne pas lire le dossier médical (et donc le diagnostic) avant la rencontre enfin de ne pas avoir de représentation sur les effets de la maladie dans la relation.
et je pense que de savoir, ça peut perturber notre accompagnement. De savoir qu'une personne est diagnostiquée paranoïaque, on sera plus attentif à nos formulations de phrase.
Mais j'aimerais intégrer également le passé des personnes (s'il a fait de la prison, eu des actes violents...).
@Marie: je vais réfléchir à cet axe là aussi.
Merci.
Re: Mémoire
Publié : 26 juil. 2012 22:02
par kirikou
ps : ceci étant, Marie a raison : parfois la confiance n'y est pas. Je réagissais vite, lecture un peu rapide.
Mais alors c'est pas facile... Sujet de mémoire possible ? comment travailler quand la confiance n'y est pas. Faut voir. ffou, je passe...
(excuse-moi Marie)
bonne soirée